La sanctification, partie 2

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« Autrefois, nous vivions dans ces péchés. Ils étaient caractéristiques de notre mode de vie. Nous marinions dans cette vie de rébellion, mais maintenant, c’est-à-dire maintenant que nous sommes ressuscités avec le Christ, rejetons tout cela. Frères et sœurs, nous sommes appelés à vivre la sanctification. »

 

Introduction

La dernière fois, nous avions vu que la sanctification est le fait que Dieu met à part. Il nous met à part du monde. Nous sommes séparés du monde, mais surtout, il nous met à part pour lui, c’est-à-dire qu’il nous réserve pour un usage particulier. Nous sommes donc « séparés de » et surtout « séparés pour ». Dieu met à part ses élus pour les sauver, pour les purifier.

Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. (1 Corinthiens 6.11)

Le verbe « sanctifier » est conjugué à l’aoriste passif. L’aoriste indique que c’est une action passée qui a eu lieu une fois pour toutes. Le passif indique que ce n’est pas nous qui nous sommes sanctifiés, mais le Seigneur.

Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de donner l’héritage parmi tous ceux qui sont sanctifiés. (Actes 20.32)

Le verbe « sanctifier » ici a la même conjugaison que celui du verset que nous avons lu juste avant. Il s’agit donc d’une réalité qui a été accomplie dans le passé par Dieu.

L’apôtre Pierre s’intéresse aussi à la sanctification initiale.

Aux élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées! (1 Pierre 1.2)

Séparé de

Le premier volet est la position. Le chrétien est un être déclaré saint par Dieu, mais un statut doit être suivi d’une réalité, d’une application. Le couple qui adopte un enfant, mais qui le laisse à l’orphelinat, n’a rien fait pour cet enfant. Le Seigneur applique la sanctification dans nos vies.

Et c’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. (Hébreux 10.10)

Maintenant, le verset 14 poursuit sur cette sanctification :

Car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. (Hébreux 10.14)

Ces deux versets sont particulièrement intéressants en raison de leur conjugaison. Comme nous l’avons vu, au verset 10 (Hébreux 10.10), le verbe « sanctifier » est conjugué à l’aoriste, ce qui signifie une action passée, et le passif rappelle que ce n’est pas nous qui l’accomplissons. Au verset 14 (Hébreux 10.14), la conjugaison du verbe « sanctifier » est différente : il s’agit d’un participe présent, qui n’a pas tout à fait le même sens qu’en français.

En grec, le participe présent indique une action qui est en train de se faire et, au passif, le sens est : « ceux qui sont en voie d’être sanctifiés » (Bénétreau, p. 105). L’auteur s’intéresse donc à la sanctification initiale, qui a été faite une fois pour toutes au verset 10 (Hébreux 10.10), et au processus dans ses effets au verset 14 (Hébreux 10.14). La sanctification subjective, c’est-à-dire l’application de ses effets, est progressive dans nos vies. Là, il y a deux revers d’une même médaille : dans un sens, nous sommes séparés de quelque chose : du péché, de notre ancienne manière de vivre, de notre vieille nature. Certains ont comme opinion que les chrétiens vivent sans péché, qu’ils sont toujours honnêtes, généreux, sensibles aux autres. Ça amène des non-chrétiens à se croire en règle avec Dieu, parce qu’ils prennent garde de ne pas tomber dans ces crimes manifestes. La réalité, c’est que notre nature pécheresse agit encore : elle est morte, elle a été crucifiée avec le Christ, mais sous un registre légal.

Puisque vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. C’est pour cela que vient la colère de Dieu sur les rebelles. Vous marchiez ainsi autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, vous aussi, rejetez tout cela : colère, animosité, méchanceté, calomnie, paroles grossières qui sortiraient de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques et revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d’une pleine connaissance selon l’image de celui qui l’a créée. (Colossiens 3.1-10)

Les versets 1 à 4 (Colossiens 3.1-4) parlent surtout de notre réalité de personnes régénérées. Nous sommes ressuscités avec le Christ. Le verset 3 (Colossiens 3.3) dit que nous sommes morts et notre vie est cachée en Christ.

Il y a des exhortations qui sont pertinentes : elles sont pertinentes, parce que le péché est encore présent dans nos vies. Je ne pense pas que, lorsque nous serons ressuscités physiquement, nous allons encore lutter contre ces péchés. Ces exhortations sont pertinentes, parce que nous vivons encore dans ce corps. Ces exhortations nous montrent que nous luttons contre les mêmes péchés qui caractérisent les non-chrétiens.

Paul présente souvent une réalité qu’on voit particulièrement bien au verset 1 (Colossiens 3.1). C’est que les exhortations reposent sur un statut, un nouvel état. Puisque le verbe nous est cher, nous pourrions dire que l’impératif repose sur l’indicatif. Autrement dit, c’est parce que nous sommes que nous pouvons et devons faire.

Puisque vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. (Colossiens 3.1-3)

Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. C’est pour cela que vient la colère de Dieu sur les rebelles. Vous marchiez ainsi autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, vous aussi, rejetez tout cela : colère, animosité, méchanceté, calomnie, paroles grossières qui sortiraient de votre bouche. (Colossiens 3.5-8)

« Faites donc mourir »… Autrement dit, vous êtes morts, maintenant, vivez la mort de votre nature terrestre.

Vous marchiez ainsi autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, vous aussi, rejetez tout cela : […] (Colossiens 3.7-8)

Autrefois, nous vivions dans ces péchés. Ils étaient caractéristiques de notre mode de vie. Nous marinions dans cette vie de rébellion, mais maintenant, c’est-à-dire maintenant que nous sommes ressuscités avec le Christ, rejetons tout cela. Frères et sœurs, nous sommes appelés à vivre la sanctification.

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’inconduite; (1 Thessaloniciens 4.3)

Daniel Durand, pasteur
20 décembre 2017

Prédicateur invité

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