Dieu au contrôle, Psaume 95.3

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« Il y a un avantage quand Dieu parle, quand nous prenons conscience que Dieu est là et qu’il est en contrôle sur les situations, tout en nous mettant au défi de vivre selon la volonté révélée de Dieu. Ce matin, ça doit nous faire prendre conscience de ne pas nous attarder à chercher à comprendre les choses qu’on ne sait pas. Laissons ça à Dieu, mais attardons-nous à celles qui sont écrites, celles qu’on doit vivre, celles desquelles nous devons dépendre, auxquelles nous devons nous soumettre, cette autorité pour toute notre vie. En toute situation, il y a des conseils, il y a des principes, il y a des choses qui ont besoin de nous nourrir pour notre journée, pour ce que Dieu s’attend de nous, parce que le Dieu glorieusement souverain de l’univers accomplit réellement ses desseins parfaits à travers nos actions et nos décisions imparfaites. Il s’y plaît, Lui, dans Sa perfection, à utiliser tout ce qui est pour nous soit difficiles, saints, chaotiques. Nous devons nous humilier, reconnaître notre faiblesse. Nous ne devons pas ramasser notre fardeau, accumuler quelque chose qui nous empêche d’être libres pour la liberté que le Christ nous a acquis. Nous lui appartenons. Nous sommes libres de n’importe quoi sauf de l’offense de Dieu au péché. Nous avons beaucoup de liberté. »

 

Quel privilège d’être là ce matin ensemble pour encore apprendre un petit peu plus sur notre grand Dieu. Savez-vous pourquoi nous avons des difficultés des fois? Parce que nous pensons que ça repose sur nous, puis nous ne comprenons pas assez comment, Lui, il est grand. Alors, ce matin, nous parlerons de la souveraineté de Dieu : Dieu au contrôle. J’ai fait l’école du Dimanche et c’est de ça que nous parlions un peu : l’aspect où l’être humain pense qu’il contrôle. Il veut prendre contrôle, mais il ne contrôle rien finalement. C’est bon de se rappeler : ça nous libère de savoir que c’est Dieu qui contrôle toute chose. Nous prendrons conscience qu’Il est en contrôle, notre grand Dieu.

Avoir une haute vision et compréhension de qui est Dieu

On ne l’aura jamais parfaitement, mais on a besoin au moins dans notre compréhension de savoir qui est Dieu, de savoir qu’Il est grand, qu’Il ne sera jamais assez grand dans notre pensée et assez haut, une vision haute. Et ça, c’est primordial pour pouvoir vivre la vie quotidienne. L’Église doit avoir et embrasser (on doit tous avoir ça comme vue, d’apprendre à connaître Dieu), d’avoir une idée plus grande de qui est Dieu. Certains pourraient appeler ça la Divinité de Dieu. Il n’y a que Dieu qui est divin (ce qui est au-dessus de toute chose) pour faire ressortir Sa supériorité. C’est pour ça que le mot le plus grand, le plus supérieur, c’est Dieu, divin. Ça reflète ce qu’Il est. Il faut qu’il soit au-dessus et plus grand que tout pour être Dieu! Nous devons régulièrement nous rappeler que ça va de soi : tout le monde sait qu’il y a quelque chose au-dessus qui est plus grand que tout. Ça ne tiendrait pas tout seul, les planètes, tout ça, Sa création et Il ne soutiendrait pas tout le monde. Ça ne va pas tout seul avec l’être humain qui est laissé à lui-même, non. Il est au-dessus de tout et c’est Lui qui est au-dessus. Ça va de soi, mais, y a-t-il quelqu’un ou quelque chose dans l’univers plus puissant ou plus élevé en autorité que Dieu? Si c’était le cas, alors quelqu’un ou quelque chose serait, par définition, Dieu, alors il n’a pas sa place : il n’y a qu’un seul Dieu.

Enseignement accablant

Une deuxième chose importante qui va dans le même sens, c’est non seulement ça, mais c’est clair et répandu dans l’Écriture qu’Il fait ça, qui démontre que Dieu est plus grand que tout et au-dessus de tout. Nous devons aussi régulièrement nous le rappeler. Ainsi, on lit dans 1 Timothée 6:15-16 :

que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen! (1 Timothée 6.15-16)

Ça nous dépasse : ça montre combien Il est grand et qu’Il est Dieu. Dans Psaumes 95:3, on nous dit que rien n’est plus puissant ni plus élevé en autorité que Dieu :

Car l’Eternel est un grand Dieu, Il est un grand roi au-dessus de tous les dieux. (Psaume 95.3)

Dieu est souvent un morceau de bois, de plâtre, de roche… Il n’y a pas d’autres dieux que Lui.

Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté? (Romains 9.19)

Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu? (Daniel 4.35)

Quand Dieu opère quelque chose, tout ce qu’Il détermine arrive :

Celui qui siège dans les cieux rit, Le Seigneur se moque d’eux. (Psaume 2.4)

Il dirige la nation :

Car à l’Éternel appartient le règne: Il domine sur les nations. (Psaume 22.28)

Des passages comme Éphésiens 1.11 et Psaume 115.3 qui démontrent utilement que la souveraineté ne concerne pas seulement ce que Dieu est, mais aussi ce que Dieu fait.

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, (Éphésiens 1.11)

Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut. (Psaume 115.3)

Il est souverain et agit souverainement. Il trône pour toujours. On ne peut pas être plus élevé que ça.

Plus d’ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est perdu. (Psaume 9.7)

Tout travaille selon le conseil de sa volonté :

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant le plan de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, (Éphésiens 1.11)

Tout ce qui arrive, c’est selon sa volonté et Il fait toujours tout ce qui lui plaît :

Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut. (Psaume 115.3)

Dieu désire quelque chose : Il le fait. Il fait tout ce qui lui plaît. Une telle vision de Dieu – bien que extrêmement encourageante – ne devrait jamais nous conduire à une approche fataliste de la vie qui refuse de prendre la responsabilité de nos actions et de nos décisions. Une fois qu’on comprend que Dieu contrôle tout, il ne faut pas du tout se dire que nous n’avons rien à décider. Nous avons notre responsabilité et ce travail en harmonie avec Dieu. Même s’Il est au-dessus de tout ça, nous avons une grande responsabilité et redevabilité. La Bible dit clairement que les êtres humains sont véritablement responsables :

Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. (Romains 14.12)

Dieu est au-dessus de tout et c’est à Lui que nous devrons rendre compte pour nous-mêmes. Souvent, ça fait peur d’avoir à rendre compte, mais ce n’est pas quand on rend compte aux gens ou que les gens nous jugent : on ne nous comparera jamais aux autres. Dieu ne nous compare pas aux autres. Il regarde avec justesse à nous, où est-ce qu’il nous a pris, où est-ce que nous sommes rendus et c’est soulageant.

Les Ecritures nous ordonnent, nous encouragent constamment à nous repentir :

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, (Actes 17.30)

Elles nous interpellent à croire

Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. (Actes 16.31)

Elles nous demandent d’obéir :

et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. (Matthieu 28.20)

Elles nous encouragent à réaliser notre salut, à travailler à notre salut. La Parole nous dit dans Philippiens 2.12 de travailler à notre salut :

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; (Philippiens 2.12)

Oui, il y a des actions sous la souveraineté de Dieu : notre liberté, nos actions sont importantes et Dieu nous interpelle, parce que ça fonctionne ensemble.

Il nous interpelle à faire le bien :

Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. (Galates 6.9)

Il nous interpelle à se concentrer sur les choses d’en haut. Quand on est trop centré ici-bas, il faut lever les yeux, regarder aux choses d’en haut, là où sont les choses importantes auxquelles nous sommes attachés pour l’Éternité:

Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. (Colossiens 3.2)

Il nous interpelle à prier en tout moment :

Priez sans cesse. (1 Thessaloniciens 5.17)

Il nous interpelle à faire de toutes les nations des disciples, à répandre la Bonne Nouvelle. C’est à nous qu’est donné ce mandat.

Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. (Matthieu 28.18)

Ces choses indiquent que nos pensées, nos paroles, nos actes comptent vraiment pour Dieu. Si Dieu nous demande tout ça, c’est parce que ce n’est pas Lui tout seul qui fait arriver sans que nous intervenions. Il y a Dieu qui agit et nous avons chacun notre rôle!

Volonté cachée et volonté révélée de Dieu

Mais comment pouvons-nous mettre ces deux choses ensemble? Comment se fait-il que Dieu puisse être Souverain à un point tel que tout se passe « selon les conseils de sa volonté » et que les êtres humains peuvent toujours être véritablement responsables de leurs actes et de leurs décisions? D’un côté, on distingue la volonté cachée et la volonté révélée de Dieu, l’une et l’autre se distingue par elles-mêmes et vont ensemble; de l’autre, on distingue la cause primaire et la cause secondaire.

Lorsque nous parlons de la volonté cachée de Dieu, soulignons le fait que Dieu sait beaucoup de choses que vous et moi ignorons. Nous nous référons à ce que certains ont appelé Sa volonté décrétée. Cette volonté, c’est Dieu qui ordonne quoi que ce soit qui se réalise. Il déclare, il veut, il ordonne quelque chose et ça se réalise. On ne peut pas changer Sa volonté décrétée, ni l’influencer. Des choses nous échappent et nous sont cachées parfois. C’est bien en un sens : heureusement, Dieu ne nous a pas tout caché. Il nous a révélé beaucoup de choses dans sa Parole, et ces choses constituent sa volonté révélée pour nos vies. Il y a une part où Dieu, dans Sa souveraineté, fait les choses; puis, nous en-dessous, nous ne savons que ce qui nous est révélé dans sa Parole. Nous ne savons peut-être pas ce qui nous arrivera demain, le mois prochain ou l’année prochaine, mais c’est avec confiance des fois par la foi qu’on peut avancer même si on ne sait pas. Nous ne savons peut-être pas ce qui va nous arriver demain, ni le mois prochain, ni cette année, mais nous savons que nous devons aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toutes nos forces et notre prochain comme nous-mêmes. C’est révélé dans l’ensemble des Écritures pour nous : c’est notre part. Premièrement, reconnaître comment Dieu est grand et c’est ça qui est notre part. C’est dans cette façon-là que la vie va devenir plus facile, puis Dieu va vraiment prendre sa place; nous, la nôtre :

Jésus répondit: Voici le premier: Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur; et: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. (Marc 12.29-31)

Nous savons que nous ne devons pas avoir d’autres dieux devant lui :

Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. (Exode 20.3)

Nous savons que nous devons obéir à tout ce que Dieu nous a commandé :

et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. (Matthieu 28.20)

Ces choses nous sont révélées clairement, comme le dit Deutéronome 29.29 :

Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. (Deutéronome 29.29)

Sa Parole donnée, qui reste, est pour nous. C’est notre part à laquelle nous devons nous soumettre. Elle est notre autorité au fond. On pourrait dire : « La souveraineté de Dieu, dans un sens, ça ne nous regarde pas! Ça lui appartient! » Nous devons laisser Dieu être Dieu. Nous devons le laisser s’inquiéter de ce qui va ou ne va pas se passer. Notre travail et responsabilité ne consistent pas à accorder notre attention aux choses cachées ou secrètes de Dieu. On veut trop souvent comprendre pourquoi, puis il n’y a pas de raison. Comme on voyait ce matin avec Job, Job ne se demandait pas pourquoi : il s’attendait à ce que Dieu comprenne et c’était suffisant. Dieu lui disait : «  Ne t’inquiète pas : moi, je sais pourquoi. » Nous devons plutôt mettre notre attention aux choses qui sont révélées. Combien elles sont importantes, celles que nous avons dans sa Parole. Nos actions et nos décisions, telles qu’elles sont régies par la Parole de Dieu, sont en ce qui « nous appartient et à nos enfants pour toujours ». Pour comprendre ça, des fois, il y a des histoires, c’est difficile de voir comment ça se passe quand Dieu est en plein contrôle, puis que nous avons notre part et nous pensons que nous contrôlons, mais qu’est-ce qui se passe vraiment?

Souveraineté divine et responsabilité humaine

Actes 27.10-44 présente un cas très intéressant sur la volonté cachée et la vérité révélée de Dieu et remarquons comment la souveraineté divine fonctionne avec la responsabilité humaine. Dans Actes 27, Paul est envoyé à Rome. En fait, Paul s’est fait arrêter et un centurion avec des soldats qui a la responsabilité de l’amener à Rome et doit paraître devant César. Il y a d’autres prisonniers aussi qui ont été ramassés. Ils ont voulu prendre un bateau : ça n’a pas fonctionné. Ils ont trouvé un bateau finalement, dans lequel ils vont tous embarquer : le centurion, ses soldats, des prisonniers et les matelots, les gens qui s’occupent du bateau. Ils vont partir pour un voyage. Imaginez que vous embarquiez dans le bateau et réfléchissez à quel moment vous voudriez débarquer du bateau. Dieu va nous inviter à rester dans le bateau. Vous verrez que ce n’est pas simple. On ne voit pas Dieu agir, mais il agit en soutenant tout ça pour que tout arrive à bon port. Nous verrons également comment les personnages agissent et que ça va très bien avec Dieu. On ne lit pas toujours dans l’optique de voir la souveraineté de Dieu quand ça se passe, mais au fur et à mesure que nous lirons, observez-le bien.

Un temps assez long s’était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée. C’est pourquoi Paul avertit les autres, en disant: O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. Le centenier écouta le pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul. Et comme le port n’était pas bon pour hiverner, la plupart furent d’avis de le quitter pour tâcher d’atteindre Phénix, port de Crète qui regarde le sud-ouest et le nord-ouest, afin d’y passer l’hiver.

Un léger vent du sud vint à souffler, et, se croyant maîtres de leur dessein, ils levèrent l’ancre et côtoyèrent de près l’île de Crète.

Mais bientôt un vent impétueux, qu’on appelle Euraquilon, se déchaîna sur l’île. Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre le vent, et nous nous laissâmes aller à la dérive. Nous passâmes au-dessous d’une petite île nommée Clauda, et nous eûmes de la peine à nous rendre maîtres de la chaloupe; après l’avoir hissée, on se servit des moyens de secours pour ceindre le navire, et, dans la crainte de tomber sur la Syrte, on abaissa les voiles. C’est ainsi qu’on se laissa emporter par le vent. Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain on jeta la cargaison à la mer, et le troisième jour nous y lançâmes de nos propres mains les agrès du navire. Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver.

On n’avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d’eux, leur dit: O hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage. Maintenant je vous exhorte à prendre courage; car aucun de vous ne périra, et il n’y aura de perte que celle du navire. Un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit, et m’a dit: Paul, ne crains point; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. C’est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit. Mais nous devons échouer sur une île.

La quatorzième nuit, tandis que nous étions ballottés sur l’Adriatique, les matelots, vers le milieu de la nuit, soupçonnèrent qu’on approchait de quelque terre. Ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses; un peu plus loin, ils la jetèrent de nouveau, et trouvèrent quinze brasses. Dans la crainte de heurter contre des écueils, ils jetèrent quatre ancres de la poupe, et attendirent le jour avec impatience.

Mais, comme les matelots cherchaient à s’échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue, Paul dit au centenier et aux soldats: Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe, et la laissèrent tomber. Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant: C’est aujourd’hui le quatorzième jour que vous êtes dans l’attente et que vous persistez à vous abstenir de manger. Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveux de la tête d’aucun de vous. Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger. Et tous, reprenant courage, mangèrent aussi. Nous étions, dans le navire, deux cent soixante-seize personnes en tout. Quand ils eurent mangé suffisamment, ils allégèrent le navire en jetant le blé à la mer.

Lorsque le jour fut venu, ils ne reconnurent point la terre; mais, ayant aperçu un golfe avec une plage, ils résolurent d’y pousser le navire, s’ils le pouvaient. Ils délièrent les ancres pour les laisser aller dans la mer, et ils relâchèrent en même temps les attaches des gouvernails; puis ils mirent au vent la voile d’artimon, et se dirigèrent vers le rivage. Mais ils rencontrèrent une langue de terre, où ils firent échouer le navire; et la proue, s’étant engagée, resta immobile, tandis que la poupe se brisait par la violence des vagues.

Les soldats furent d’avis de tuer les prisonniers, de peur que quelqu’un d’eux ne s’échappât à la nage. Mais le centenier, qui voulait sauver Paul, les empêcha d’exécuter ce dessein. Il ordonna à ceux qui savaient nager de se jeter les premiers dans l’eau pour gagner la terre, et aux autres de se mettre sur des planches ou sur des débris du navire. Et ainsi tous parvinrent à terre sains et saufs. (Actes 27.13-44)

Ce n’est pas qu’un petit périple. Dieu décrète quelque chose et les gens ne peuvent pas contrôler, bien qu’ils doivent prendre quand même un certain contrôle.

C’est un cas intéressant de la volonté cachée de Dieu, qui a révélé à Paul en partie, et on a remarqué comment sa souveraineté divine fonctionne avec la responsabilité humaine. Dans ce passage, Dieu révèle à Paul quelque chose qui ferait normalement partie de sa volonté cachée. On ne sait pas toujours ce qui va arriver, pourtant ça arrive. Dieu le fait connaître à Paul dans un but. Au milieu d’une tempête sur la mer dans laquelle tout espoir d’être sauvé avait été abandonné (les gens étaient prêts à tout laisser), Dieu dit à Paul qu’il ne périrait pas dans la tempête et qu’ils restent à bord du navire et leur vie sera sauve :

Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver. (Actes 27.20)

Même avec cette connaissance de la volonté cachée de Dieu, Paul ordonne quand même au soldat à boni d’empêcher les matelots de quitter le navire lorsqu’ils tentent de s’échapper dans l’embarcation de sauvetage :

Mais, comme les matelots cherchaient à s’échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue, Paul dit au centenier et aux soldats: Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. (Actes 27.30-31)

Bien que Dieu est souverain, Paul agit du mieux qu’il le peut en faveur de la foi qu’il a. Souvent, nous voulons prendre le contrôle, mais tout ce que Paul a à faire, c’est obéir. La seule chose que Dieu avait dit, c’est ça. Ce n’est pas : «  Faites ci, faites ça et je vous dirai à quel moment pour que le bateau passe où est-ce qu’il n’y a pas de sable », pas du tout! Dans notre vie, c’est comme ça souvent : nous ne connaissons pas, nous ne savons pas.

Il exhorte quand même tous à manger de la nourriture pour préserver leur vie :

Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant: C’est aujourd’hui le quatorzième jour que vous êtes dans l’attente et que vous persistez à vous abstenir de manger. Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveux de la tête d’aucun de vous. (Actes 27.33-34)

Le centurion n’est pas chrétien, mais il a bien entendu ce que Paul a dit, puis il voit bien dans quelle situation il est. Il empêcha le plan des soldats de tuer Paul et le reste des prisonniers en libérant les captifs plus tôt :

Les soldats furent d’avis de tuer les prisonniers, de peur que quelqu’un d’eux ne s’échappât à la nage. Mais le centenier, qui voulait sauver Paul, les empêcha d’exécuter ce dessein. Il ordonna à ceux qui savaient nager de se jeter les premiers dans l’eau pour gagner la terre, (Actes 27.42-44)

Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que Paul et le centurion connaissent la volonté cachée de Dieu. Ils savent tous les deux que Dieu a décrété la survie de tout le monde à bord du navire

On n’avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d’eux, leur dit: O hommes, il fallait m’écouter et ne pas partir de Crète, afin d’éviter ce péril et ce dommage. (Actes 27.21)

Paul, du moins, est confiant que le décret de Dieu se réalisera réellement et exactement sur leur vie et qu’ils seront tous sauvés

C’est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit. (Actes 27.25)

C’est difficile à vivre quand, par la foi, nous ne voyons pas et nous ne comprenons pas. Pourtant, malgré cette confiance, Paul et le centurion se comportent librement comme ils le pensent. Toutes les décisions et toutes les actions ont été prises en fonction de bien faire et d’obéir à Dieu. Si Dieu voulait sauver Paul et ces gens, c’est Lui qui savait comment Il allait le faire, même s’Il doit briser le bateau. Leurs actions et leurs décisions comptent vraiment. Pour nous aussi, quand nous prenons des décisions, ça compte vraiment pour Dieu. C’est moins inquiétant de savoir que, quand nous décidons, que nous avons l’appui de Dieu par la Parole révélée, que nous disons : «  Ce que je suis en train de faire, Dieu veut ça. », parce que sa Parole le dit. Ça nous garde en sécurité. Ça nous met à l’abri de toute crainte, de toute peur. L’explication la plus plausible à cela est que Paul, du moins, doit avoir compris que la volonté décrétée de Dieu serait accomplie dans ce cas par ses actions et par ses décisions. Il ne pouvait pas s’asseoir et ne rien faire de toute façon, mais il est conscient que ça a un impact et Dieu utilise ça. Plutôt que de rendre les actions et décisions inutiles (baisser les bras), la souveraineté de Dieu utilise les actions et les décisions pour accomplir exactement ce que Dieu a l’intention de faire. Des fois, dans des situations, nous sommes portés à baisser les bras. Pourquoi baisserions-nous les bras? Nous devons plutôt faire plus confiance à Dieu et s’efforcer de demander notre direction au Seigneur : « Qu’est-ce que je dois faire, Seigneur? ».

Lorsque nous nous référons à Dieu en tant que cause première ou ultime en toute chose, on reconnaît simplement que Dieu est souverain et qu’il agit souverainement. Des fois, on se dit : « Là, est-ce que c’est Dieu? Est-ce que c’est moi? » Nous ne devons pas lutter avec des pensées comme ça. Nous avons notre part de responsabilité et Dieu a la sienne. Laisser à Dieu ce qui est à Dieu, ça nous libère, ça nous met dans la bonne disposition d’être prêt à assumer ce que Dieu va nous donner de vivre ou d’accomplir. Nous disons que rien ne le surprend, que rien ne se passe par accident, qu’il n’y a pas une molécule ou une force dans l’univers hors du pouvoir et du contrôle de Dieu et que tout ce qui se passe fait partie de la volonté décrétée de Dieu. Tantôt, ça avait l’air d’un accident, ce qui se passait dans l’histoire, mais rien ne se passe par accident. Dieu dit : « Paul, tu partiras à Rome devant César. » À chaque fois qu’Il amène Paul devant quelqu’un, l’Évangile est prêté, les gens se convertissent, donc la tempête et le naufrage, ce n’est rien pour Lui, mais pour eux, c’était quelque chose! Alors, rien n’arrive par accident. Dans toute chose, il y a des choses qu’il a décidées. C’est pour ça qu’elles arrivent : à chaque jour, il arrive quelque chose, puis Il l’avait déjà décidé. C’est comme si notre Dieu, des fois, parce qu’Il est invisible, nous le perdions de vue. Ce matin, je disais que nous étions portés dans des situations à prendre le contrôle, puis que le contrôle est une illusion. Nous nous mettons à vouloir faire arriver les choses à notre manière, ne sachant pas ce qui va arriver, donc nous sommes peut-être des fois en train d’interférer le plan de Dieu, mais ça ne le met pas en peine. Dieu utilise nos faiblesses pour quand même faire arriver ça exactement comme Il le veut. C’est tellement sécurisant!

Bien que Dieu soit la cause première ou ultime dans Sa souveraineté de tout ce qui se passe, il n’est pas la seule cause. Des fois, il y a des choses que nous causons, il y a des choses qui arrivent sans que Dieu ne dise : « Faites ci, faites ça! ». Nous causons des choses, nous agissons. Il y a des causes primaires que Dieu veut, des causes secondaires que nous vivons. Dans Actes 27, par exemple, nous voyons plusieurs exemples de causes secondaires. Nous voyons Paul avertir le centurion et les soldats de garder les matelots à bord (non par souci pour lui, mais par souci d’obéir à Dieu); nous voyons le centurion et les soldats coupant la corde à la chaloupe de sauvetage; nous voyons Paul exhorter les gens à manger; et nous voyons le centurion contrecarrer le plan des soldats de tuer les prisonniers. Paul aurait pu ne rien faire, mais Paul sait que, pour le Dieu à qui il appartient et qu’il sert, n’importe quoi que je fais, aussi banal que ce soit, ça sert à quelque chose, parce qu’il est vivant et que Dieu l’utilise. Au moment donné, les petites choses deviennent des fois grandes, pour soit parler à quelqu’un, faire arriver quelque chose que Dieu va avoir prévu. Nous nous réjouissons dans ce temps-là. Aucune de ces causes n’est ultime. Ce n’est pas les causes principales et majeures, mais ce sont toutes des causes qui sont arrivées que Dieu permet, qui dépendent des décisions de Paul et de ceux qui étaient là. Dieu seul est la cause ultime de toute chose et les autres sont toutes des causes secondaires. Ce sont des moyens par lesquels Dieu réalise ses desseins et ce sont aussi des causes réelles. Ce n’est pas que de l’intangible, que des pensées humaines, que des sagesses où, tout d’un coup, nous devenons autonomes, nous savons quoi faire, nous savons comment nous comporter. Tout ça dépend de la Parole de Dieu et dépend de Dieu. Tout est en conséquence directe ultime avec Dieu, qui a décrété des choses, parce que rien n’arrive sans qu’Il ne l’ait déterminé. Nous savons aussi que, dans sa souveraineté, Dieu, dans toute chose ultime, principale ou secondaire que nous vivons, dans ces moyens-là, Dieu réalise ses desseins et c’est aussi des choses réelles, comme nous le savons grâce à l’avertissement de Paul aux soldats :

Paul dit au centenier et aux soldats: Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. (Actes 27.31)

Comment Dieu, qui est souverain, arrive à ses desseins? Dans toute occasion comme ça : des fois, difficiles comme celle-là; d’autres fois, moins difficiles, mais ça ne doit pas nous faire perdre de vue qu’on est en sécurité et qu’on n’a rien à chercher à contrôler dans chaque occasion malgré que nous ne voyons pas Dieu. Nous nous acharnons tellement à changer des choses, parce que nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, que ce n’était pas la meilleure idée que nous fassions ça. Faisons confiance à Dieu!

Quand ça ne va pas comme nous le voulons, les décisions sont rapides à être prises pour nous sauver du bateau. Pourtant, Dieu dit : « Ne sortez pas du bateau, même si le bateau sera détruit. », mais nous aurons quand même le goût de débarquer du bateau. Dieu dit : « Veux-tu rester en vie? Reste dans le bateau. » C’est comme s’Il disait : « Veux-tu vivre? Meurs à toi-même. » Il y a des choses qui sont paradoxales : c’est par la foi que nous saisissons que les choses sont folles aux yeux du monde, mais elles sont une sécurité pour Dieu et pour nous. C’est la vérité. « Veux-tu être heureux? Ne pense pas à toi : pense aux autres. Veux-tu te sentir bien? Donne plus aux autres du bien. » C’est drôle, mais ça marche. Dans notre esprit, ça ne va pas comme ça. Nous préférons prendre soin de notre bien-être, se conforter et contrôler, jusqu’à temps que ça craque, que nous ayons les épaules comme ça et que nous le réalisions, que nous ayons perdu de vue que Dieu est souverain. « Suis-je en train de vivre selon son plan puis accomplir quand ça se présente ce qu’Il veut ou suis-je en train de me rendre confortable ici-bas? » Ce n’est pas ici que nous appartenons : c’est en haut.

C’est un beau passage qui nous montre un périple spécial où ça fait ressortir comment Dieu est en contrôle. Si nous continuons à lire l’histoire et celles qui suivent, c’est toujours comme ça. Mettons-nous dans quelconque situation : nous devons passer notre vie pour nous, frères et soeurs, à nous rappeler l’importance de la souveraineté de Dieu – ainsi que les nombreux avantages qui l’accompagnent – tout en nous mettant au défi de vivre selon la volonté révélée de Dieu.

Nos actions et nos décisions comptent vraiment. Si ce passage-là n’avait pas été là, si Dieu n’avait pas dit ça, imaginez comment ça aurait été foudroyant de vivre ça, même pour Paul et pour tous ces gens-là. Il y a un avantage quand Dieu parle, quand nous prenons conscience que Dieu est là et qu’il est en contrôle sur les situations, tout en nous mettant au défi de vivre selon la volonté révélée de Dieu. Ce matin, ça doit nous faire prendre conscience de ne pas nous attarder à chercher à comprendre les choses qu’on ne sait pas. Laissons ça à Dieu, mais attardons-nous à celles qui sont écrites, celles qu’on doit vivre, celles desquelles nous devons dépendre, auxquelles nous devons nous soumettre, cette autorité pour toute notre vie. En toute situation, il y a des conseils, il y a des principes, il y a des choses qui ont besoin de nous nourrir pour notre journée, pour ce que Dieu s’attend de nous, parce que le Dieu glorieusement souverain de l’univers accomplit réellement ses desseins parfaits à travers nos actions et nos décisions imparfaites. Il s’y plaît, Lui, dans Sa perfection, à utiliser tout ce qui est pour nous soit difficiles, saints, chaotiques. Nous devons nous humilier, reconnaître notre faiblesse. Nous ne devons pas ramasser notre fardeau, accumuler quelque chose qui nous empêche d’être libres pour la liberté que le Christ nous a acquis. Nous lui appartenons. Nous sommes libres de n’importe quoi sauf de l’offense de Dieu au péché. Nous avons beaucoup de liberté. Les gens nous demandent, aux chrétiens, avant d’adhérer à notre religion : « Qu’est-ce que vous n’avez pas le droit de faire? » J’étais tellement émerveillé de voir la liberté que Dieu nous avait donné, mais que j’étais tellement niais pour faire plein d’affaires que je ne voulais plus faire. Je me plaisais à dire aux gens : « J’ai le droit de tout faire. J’ai le droit de manger des clous de six pouces, mais ce n’est pas bon pour moi. » Il y a plein de choses folles que nous pourrions faire, mais ce n’est pas bon pour nous. C’est ce que Paul disait : nous sommes libres dans notre religion. Nous sommes libres parce que nous n’appartenons plus à celui qui nous tenait esclaves. Le Dieu parfait, qui travaille à travers nos actions et nos décisions imparfaites, c’est à cause de cela que, par la foi, le moment présent, frères et soeurs, ça compte vraiment pour toujours. Ça a un impact aujourd’hui et pour demain. N’attendons pas de nous reposer demain : tout ce que je fais et que je pense pour Dieu, qui est selon sa Parole aujourd’hui, a un impact pour demain. C’est un impact éternel.

Dieu en contrôle parfait! Prenons-en conscience, frères et soeurs, cette année. Nous prions pour nos frères qui vont moins bien. Nous savons que Dieu relève. Nous nous réjouissons comment, dans toute situation, Dieu arrive à ses fins. S’il y a quelqu’un qui doit partir cette année, aller rejoindre le Seigneur, ça va être selon Sa volonté. Ce n’est pas un accident. Nous ne sommes pas comme le monde, à vouloir déterminer pour ne pas souffrir : « J’essaierai de choisir le moment où je mourrai, parce que ça sera plus simple, plus facile, puis je m’épargnerai des souffrances. » Ici-bas, peut-être, mais pas éternellement. Ça ne fait tellement pas de sens.

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l’Éternel. (Ésaïe 55.8)

Quelle sécurité, frères et soeurs!

Sylvain Forest, pasteur
30 décembre 2018

Sylvain Forest

Pasteur de l’Église Baptiste de la Foi de Drummondville

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