Croître en maturité, partie 1

« Comme les Hébreux, chaque chrétien, quel que soit son âge, son expérience ou ses circonstances, porte cette responsabilité de grandir spirituellement. »

 

La nécessité de la maturité spirituelle

La plupart des enfants ont en commun le désir de grandir. Ils ont hâte d’être grands et de vivre la vie du point de vue de quelqu’un qui a dépassé son enfance. Qu’il s’agisse d’aller à l’école ou d’obtenir un permis de conduire, les privilèges et les opportunités qui accompagnent la maturité poussent les enfants à aspirer à la croissance. Les adultes s’attendent à ce que les enfants grandissent également. Quand ils ne parviennent pas à se développer à maturité, c’est anormal et donc inquiétant. Les Écritures encouragent de tels désirs et attentes pour les croyants.

Pierre écrit :

[…] désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, […] (1 Pierre 2.2)

Il nous commande de désirer ce qui permettra notre croissance spirituelle (« le lait de la parole »), afin que nous puissions mûrir, progresser, dans le salut que nous avons en Christ. De même, vous pouvez entendre la frustration des attentes non satisfaites dans les paroles de l’auteur d’Hébreux alors qu’il réprimande gentiment ses lecteurs pour leur immaturité spirituelle qui date et dure :

Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. (Hébreux 5.11-12)

Parce que les Hébreux n’ont pas grandi comme ils auraient dû, ils ne sont pas en mesure de recevoir d’instructions supplémentaires qui leur seraient autrement bénéfiques. Cependant, l’auteur d’Hébreux ne laisse pas ses lecteurs décrocher en dépit de leur immaturité spirituelle; il souligne avec soin leur culpabilité et les exhorte à se développer. La principale raison pour laquelle il a du mal à expliquer les implications de la haute prêtrise du Christ (au sujet de laquelle il a écrit dans Hébreux 4.14-5.10) n’est pas due au sujet traité, mais plutôt à leur propre « manque d’écoute ».

Le mot traduit par « lent » signifie « paresseux » ou « négligent » et indique qu’ils sont responsables de leur état. Les Hébreux ont développé une réticence à écouter la Parole de Dieu. Cependant, les destinataires de la lettre ne sont pas simplement blâmés pour leur condition spirituellement immature, mais ils sont également positivement mis au défi de mettre ça derrière eux et de « passer à la maturité » (Hébreux 6.1) en établissant les fondements de leur vie depuis longtemps au début par le repentance et la Foi et de continuer sur ces mêmes bases.

Comme les Hébreux, chaque chrétien, quel que soit son âge, son expérience ou ses circonstances, porte cette responsabilité de grandir spirituellement.

C’est pourquoi, laissant l’enseignement élémentaire de la parole du Christ, tendons vers la perfection, sans poser de nouveau le fondement : repentance des œuvres mortes, […] (Hébreux 6.1)

[…] jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ. Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices, mais en disant la vérité avec amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ. (Éphésiens 4.13-15)

Sylvain Forest, pasteur
4 septembre 2019

Sylvain Forest

Pasteur de l’Église Baptiste de la Foi de Drummondville

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