Méditation quotidienne – Psaume 134

Je vous invite à faire la lecture du Psaume 134.

Chant des montées. Oh ! Bénissez l’Eternel, vous tous, serviteurs de l’Eternel, qui vous tenez dans la maison de l’Eternel pendant les nuits! Levez vos mains vers le sanctuaire et bénissez l’Eternel ! Que l’Eternel te bénisse de Sion, lui qui a fait le ciel et la terre!

Ce psaume est un appel à bénir, à louer le Seigneur. Mais que signifie louer? Il s’agit de proclamer qui est Dieu, de reconnaître ses bontés à travers ses œuvres. Au-delà des simples mots, il s’agit d’une proclamation qui est l’expression d’un cœur d’adorateur.

Dans la revue « Christianisme aujourd’hui » (édition du 23 octobre 2006), un article résume une étude d’une série de recueils bien connus dans toute la francophonie. Le titre de cet article est « Notre louange est-elle devenue narcissique ? » Voici quelques affirmations tirées de cet article.

« Placés sous la loupe, les paroles des 837 chants publiés en trente ans traduisent une évolution vers une louange qui s’est décentrée de Dieu pour se focaliser sur l’individu, ses attentes et ses demandes. »

« Les chants basés sur des textes bibliques ont notablement reculé (33% à 13% entre les chants écrits avant 1980 et ceux composés dès 1990). »

« Enfin, les chants qui ne parlent que de Dieu ont disparu dès 1995, alors que l’adorateur lui-même prenait toujours plus de place dans les paroles des chants. »

Personnellement, je partage l’essentiel de cet article.

Alors que le culte, par définition, doit être tourné vers Dieu, nous assistons souvent à un décentrage où, peu à peu, on laisse de moins en moins la place à Dieu pour se centrer sur nos goûts, nos aspirations, nos besoins, etc.

Un culte où Dieu n’est plus le centre, le but, n’est-il pas un anti-culte ? Ou un culte de l’homme ? Ne devrions-nous pas considérer alors ces pratiques comme une usurpation de l’honneur dû à Dieu seul ?

Un directeur d’une revue chrétienne aux États-Unis qualifie la situation courante dans les cultes évangéliques de « Mac-Worship », faisant ressortir que le culte a été rendu commun, bon marché ou trivial. Mac pour la chaîne de restauration rapide bien connue.

De son côté, Kent Hughes a écrit : « L’hypothèse tacite, mais de plus en plus courante, de la chrétienté actuelle est que le culte est avant tout pour nous – pour répondre à nos besoins. Ces services de culte sont axés sur le divertissement, et les adorateurs sont des spectateurs non engagés qui évaluent silencieusement la performance. De ce point de vue, la prédication devient une homilétique de la prédication consensuelle – qui répond à des besoins ressentis -, un programme conscient de l’homme plutôt que de Dieu. Une telle prédication est toujours d’actualité et jamais textuelle. Les informations bibliques sont réduites au minimum et les sermons sont courts et pleins d’histoires. Tout ce que l’on soupçonne de mettre mal à l’aise le marginal est retiré du service. … Prise au nième degré, cette philosophie inculque un tragique égocentrisme. C’est-à-dire que tout est jugé en fonction de la façon dont il affecte l’homme. »

Ce psaume de 3 versets répète à 2 reprises l’injonction de louer (bénir) le Seigneur. Dieu veut que son peuple le loue.

À 3 reprises Paul le rappelle en Éphésiens 1 : « …afin que nous servions à célébrer la gloire de sa grâce… » (Éphésiens 1.6, 12, 14). Voilà les vrais adorateurs que le Seigneur recherche.

C’est-à-dire que le but ultime de notre salut n’est pas notre bien-être mais que nous puissions célébrer le Seigneur, louer son nom.

Frères et sœurs. Je prie le Seigneur qu’il tourne nos pensées et nos cœurs vers lui. Que nos cultes soient autant d’occasions de lui rendre tous nos hommages, nos cultes personnels, nos cultes en famille, et nos cultes en Église.

Le psaume 134 utilise le mot bénir une 3e fois (Psaume 134.3). Mais cette fois, c’est Dieu qui bénit son peuple. L’étymologie grecque du verbe bénir comporte 2 racines signifiant « dire du bien ».

Lorsque nous bénissons Dieu, nous proclamons tout le bien qui définit sa personne et tout ce qui révèle tous ses attributs. Et lorsque Dieu nous bénit, il dit aussi du bien pour nous. Mais parce que sa Parole est créatrice, ce qu’il dit se réalise dans nos vies.

Celui qui bénit l’Éternel est à son tour béni par l’Éternel (Psaume 134.3). C’est le principe selon lequel celui qui cherche d’abord le royaume et la justice sera béni par Dieu (Matthieu 6.33).

Il ne s’agit pas de chanter pour s’attendre à tout recevoir. Il s’agit que notre louange soit l’expression d’une vie consacrée au Seigneur, tournée vers lui.

Seigneur Dieu, donne-nous des cœurs tournés vers toi, vers Jésus-Christ. Que nos vies soient des cultes vivants à chaque instant (Romains 12.1-2).

Prédicateur invité

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