Méditation quotidienne – 1 Jean 2.2

Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. – 1 Jean 2.2

Ce verset fait l’objet de 2 principales interprétations.

La première veut que Jésus ait expié les péchés de tous les hommes sans exception. La deuxième veut que Jésus ait expié les péchés des élus seulement au sein de toutes les nations. Une partie de la réponse repose sur le sens de l’expression « le monde entier ».

Cette expression se retrouve ailleurs dans les Écritures et ne signifie pas toujours tous les humains sans exception (ex. Romains 1.8). Toute la Galilée (Matthieu 4.23) n’insinue pas que Jésus soit allé à chaque endroit sans exception. De même que sa renommée qui se répandit dans toute la Syrie (Matthieu 4.24).

Je pense que le contexte va nous aider à comprendre ce verset. Jésus est présenté comme la victime expiatoire (ou propitiatoire) pour nos péchés. Notre avocat plaide en notre faveur non pas sur la base que nous serions innocents mais sur la base de sa justice accomplie pour nous et de son sacrifice d’expiation à titre de représentant de son peuple.

La propitiation signifie que la colère de Dieu contre le péché de son peuple a été satisfaite par l’œuvre de son Fils à la croix. Autrement dit, la colère qui nous attendait (Éphésiens 2.3) est retombée sur Jésus-Christ.

Si nous affirmons que la colère de Dieu est retombée sur Jésus-Christ à la place de tous les humains sans exception, nous devrions aussi croire en un salut universel, c’est-à-dire un salut accompli et appliqué à tous les humains sans exception.

Alors que certains interprètent ce passage comme signifiant que Jésus serait victime expiatoire pour les chrétiens (les nôtres) comme pour les non chrétiens (le monde entier), d’autres comprennent que Jésus est victime expiatoire pour les péchés des élus Juifs (les nôtres) comme pour ceux des élus non Juifs (le monde entier).

Un autre aspect dont nous devons tenir compte est que le sacrifice de Jésus-Christ en est un de substitution. Jésus est mort à la place de pécheurs. Alors, il est impossible que ceux pour qui il a pris la place meurent dans leurs péchés. S’il a pris le châtiment de tous les hommes sans exception, ce châtiment ne peut revenir sur ces mêmes bénéficiaires.

Ajoutons à cela le contexte qui précède. Jean parle aux chrétiens (v. 2.1) en leur présentant Jésus comme leur avocat. Jésus ne plaide pas pour ceux que le Père n’a pas élus mais uniquement pour ceux que le Père lui a donnés (Jean 17.9).

Frères et sœurs, combien nous devons être reconnaissants pour Jésus-Christ qui s’est volontairement fait victime expiatoire. Il a pris sur lui la colère foudroyante du Dieu trois fois saint afin que nous ne la subissions pas.

Confessons nos péchés au Seigneur. Goûtons au pardon de Dieu. Vivons la sanctification.

Père éternel, quelle joie de contempler l’Agneau immolé. Merci pour tant d’amour, de compassion à notre égard.

Prédicateur invité

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