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« Le péché est une dette. Pourquoi est-ce que l’homme a une dette envers Dieu? Qui est Dieu pour que je lui doive quelque chose? La réponse est qu’il est le créateur : c’est parce qu’il a tout créé que tout lui appartient. C’est parce qu’il a tout créé qu’il a tous les droits sur sa création et parce que c’est sa création, c’est lui seul qui peut dicter les règles sur celle-ci. La loi de Dieu, c’est la loi du créateur. Parce que nous sommes créés, nous devons nous plier à la loi de Dieu. L’homme a le devoir d’obéir à Dieu. Le mot “dette” signifie “ce qu’on doit”. L’obéissance n’est pas une option : elle est une injonction. Une loi n’est plus une loi si elle est facultative. La grâce n’est pas la mise au rebut de la loi. C’est une grave erreur fréquente dans le monde évangélique. »

 

Introduction

Il y a deux semaines, nous avons parlé de la colère de Dieu. Nous avions vu que sa colère est contre le pécheur. Pour les élus, sa colère est tombée sur Jésus-Christ, mais pour les réprouvés, ils demeurent des enfants de colère. Sa colère et sa haine contre les réprouvés sont aussi parce que Dieu est relationnel et personnel. C’est parce que les réprouvés rejettent ce Dieu créateur qui a pris soin d’eux, qui a manifesté sa bonté envers eux. Si Dieu ne réagissait pas au péché, il serait un Dieu impersonnel, mais parce qu’il est un Dieu aimant, personnel et relationnel, il ne peut laisser le péché impuni. En principe, toute loi et tout châtiment qui s’y rattache reposent sur une sensibilité relationnelle. La loi de Dieu implique l’amour de Dieu. Pourquoi est-ce que le Seigneur punit ceux qui commettent le meurtre? C’est parce que Dieu considère l’homme. Pourquoi est-ce que Dieu ne punit pas ceux qui cassent les roches en deux? C’est parce que Dieu n’a pas de considération pour les roches. Tous les commandements expriment l’amour de Dieu pour l’homme et l’amour que nous devons avoir les uns pour les autres.

Une dette, une aliénation, un crime

Nous allons maintenant voir trois considérations sur le péché. Nous verrons le péché comme une dette, puis comme une aliénation, puis comme un crime.

Une dette

Le péché est une dette. Pourquoi est-ce que l’homme a une dette envers Dieu? Qui est Dieu pour que je lui doive quelque chose? La réponse est qu’il est le créateur : c’est parce qu’il a tout créé que tout lui appartient. C’est parce qu’il a tout créé qu’il a tous les droits sur sa création et parce que c’est sa création, c’est lui seul qui peut dicter les règles sur celle-ci. La loi de Dieu, c’est la loi du créateur. Parce que nous sommes créés, nous devons nous plier à la loi de Dieu. L’homme a le devoir d’obéir à Dieu. Le mot « dette » signifie « ce qu’on doit ». L’obéissance n’est pas une option : elle est une injonction. Une loi n’est plus une loi si elle est facultative. La grâce n’est pas la mise au rebut de la loi. C’est une grave erreur fréquente dans le monde évangélique.

Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de leur chair le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, (Ézékiel 11.19)

À quoi fait référence ce verset? Le verset 20 (Ézékiel 11.20) fait le lien entre la régénération et l’obéissance aux prescriptions de Dieu, à ses ordonnances :

Afin qu’ils suivent mes prescriptions et qu’ils observent et pratiquent mes ordonnances; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu. (Ézékiel 11.20)

La nouvelle naissance ne débouche pas sur une vie sans loi. Au contraire, un des éléments importants de la vie en Jésus-Christ est que nous prenons plaisir dans la loi de Dieu, que nous désirons obéir à la loi de Dieu. Puisque la repentance est l’aveu sans réserve de notre incompétence à diriger nos vies, la personne repentante trouve dans la loi de Dieu son guide, les valeurs qui lui permettront de vivre pour Dieu. L’amour pour Dieu consiste à obéir à ses commandements. C’est un privilège en même temps qu’un devoir. Le non-chrétien n’honore pas cette dette de se soumettre à Dieu, donc à sa loi. Nous avons déjà vu en quoi le Christ a accompli la loi pour nous à la croix. Sa mort est le châtiment que prévoit la loi pour les pécheurs. Cela dit, ça ne signifie pas que cet accomplissement de la loi en notre faveur supprime la pertinence de la loi pour nous. Ce retour à la loi pour le chrétien ne s’oppose pas à la loi : elle est une très grande bénédiction. Nous devons distinguer dans la loi ce qui est aboli et ce qui demeure.

Daniel Durand, pasteur
5 juillet 2017

Prédicateur invité

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