Transcendance et immanence, partie 2

Share on facebook
Share on twitter
Share on google
Share on email

« Le Dieu transcendant, c’est-à-dire le Dieu totalement distinct de toute sa création, est aussi le Dieu immanent, le Dieu qui s’engage dans sa création, et même, en Jésus-Christ, c’est le Dieu qui fait irruption dans sa création. La croix est au centre de son engagement. La croix révèle donc le Dieu créateur et rédempteur. En fait, la mort et la résurrection du Christ révèlent tous les attributs de Dieu. […] Lorsque l’homme place sa foi en Jésus-Christ, mort et ressuscité, l’homme reconnaît tous les attributs de Dieu. »

 

Introduction

La semaine passée, nous avions vu la question de la transcendance et de l’immanence de Dieu. La transcendance est le fait que Dieu est totalement distinct de sa création : tout est créé sauf lui. Il est le créateur, l’unique créateur. L’immanence est le fait que ce Dieu transcendant est engagé dans sa création : il la soutient. Nous avions vu que ce verbe n’a pas un sens statique, mais dynamique.

Le Seigneur porte sa création, c’est-à-dire qu’il la conduit vers le but fixé. Il y a un mouvement, il y a une direction, il y a un objectif. Quand nous disons que Dieu est Seigneur, nous affirmons cette transcendance et cette immanence de Dieu. En disant Dieu, nous parlons du créateur infini, distinct de toute sa création. En disant qu’il est Seigneur, nous affirmons qu’il règne sur sa création, qu’il n’est pas loin, qu’il dirige souverainement. Ces deux réalités sont au cœur des alliances que Dieu a établies. Dans chaque alliance, c’est Dieu qui décide des clauses de l’alliance. Il est celui qui définit les rapports avec ceux qui entrent en alliance avec lui. L’autre partenaire d’alliance, l’homme, n’est jamais l’égal de Dieu dans l’alliance. Il n’y a pas eu de négociation. Quand le Seigneur a rencontré Moïse et qu’il a manifesté sa présence dans le buisson ardent, il y a là tout un symbole.

Les théologiens s’entendent presque tous pour voir dans ce buisson ardent la présence permanente de Dieu au sein de son peuple. Il est fréquent dans les Écritures que le peuple de Dieu soit comparé à un arbre, en particulier l’olivier et la vigne. Le feu représente Dieu : il est un feu dévorant. C’est dans ce buisson ardent que le Seigneur révèle le sens de son nom Yahvé.

Ce nom signifie « celui qui est », mais en hébreu, le présent et le futur du verbe « être » sont identiques. En français, « je dis » peut être au présent, mais aussi au passé simple. « Présentement, je dis quelque chose sur Dieu. », mais je peux aussi dire « L’autre jour, je dis à mon épouse telle chose. » En hébreu, « je suis » et « je serai » s’écrivent de la même manière, de sorte que, lorsque Dieu dit : « Je suis celui qui est », nous pouvons comprendre :

  • Je suis celui qui est;
  • Je serai celui qui est;
  • Je suis celui qui sera;
  • Je serai celui qui sera.

On ne pense pas qu’il s’agit d’une ambiguïté, mais plutôt d’une richesse de sens.

Dieu est ce qu’il est et il le sera pour l’éternité. C’est le Dieu de l’alliance, le Dieu qui s’engage à accomplir son plan dans cette création-ci pour la nouvelle création. C’est le Dieu de l’histoire et c’est le Dieu du salut. Lorsque Dieu se présente ainsi face à Moïse, c’est que Dieu s’apprête à sauver son peuple de l’esclavage d’Égypte.

Le Dieu transcendant, c’est-à-dire le Dieu totalement distinct de toute sa création, est aussi le Dieu immanent, le Dieu qui s’engage dans sa création, et même, en Jésus-Christ, c’est le Dieu qui fait irruption dans sa création. La croix est au centre de son engagement. La croix révèle donc le Dieu créateur et rédempteur. En fait, la mort et la résurrection du Christ révèlent tous les attributs de Dieu. Sa justice est révélée, parce que la croix démontre ce que le péché mérite. La justice de Dieu dit que le péché mérite la mort et c’est ce que le Christ a subi à notre place. Sa justice est aussi révélée à la croix, parce qu’en mourant à notre place, le Seigneur démontre qu’il est juste qu’un représentant parfait meure en substitution à nous. La compassion de Dieu est aussi manifestée à la croix : il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, et tous les disciples de Jésus-Christ sont ses amis.

La puissance de Dieu est aussi manifestée à la croix. Paul dit que l’évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. La sagesse de Dieu est manifestée à la croix.

nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. (1 Corinthiens 1.23-24)

L’éternité de Dieu est aussi manifestée à la croix, puisque c’est par la croix que Dieu, seul éternel, communique sa vie aux élus pour l’éternité. C’est par la croix que nous recevons la vie éternelle. De plus, la croix fait partie du plan éternel de Dieu. L’apôtre Pierre nous dit que Jésus a été désigné avant la fondation du monde pour être victime propitiatoire. Le caractère unique de Dieu est aussi manifesté à la croix, parce que seul Dieu pouvait assumer le rôle de se livrer à la croix pour nous sauver. La sainteté de Dieu est manifestée à la croix. Il fallait un sacrifice totalement saint, sans péché, pour racheter le peuple que Dieu s’est choisi. La fidélité de Dieu est aussi manifestée à la croix, parce que Dieu avait promis son salut et, par fidélité, il a envoyé son Fils pour accomplir ce même salut. Donc, la croix révèle Dieu dans tout ce qu’il est. Lorsque l’homme place sa foi en Jésus-Christ, mort et ressuscité, l’homme reconnaît tous les attributs de Dieu.

Daniel Durand, pasteur
12 avril 2017

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email