Vivre dans la joie du Christ, Jean 17.13

Introduction

Dans sa prière sacerdotale, nous avions vu que Jésus prie pour ceux que le Père lui a donnés. Sa prière, au verset 13, inclut un nouvel élément, celui de la joie. Jean 17.13 :

Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

 

Exposé

Nous nous approchons rapidement de la période des Fêtes et un des thèmes qui revient souvent dans cette période, c’est la joie.

 

Les non croyants

Cette joie qui manque profondément aux non croyants, au point où ils s’en inventent une basée sur toutes sortes d’artifices, de distractions, d’évasions. Mais toutes ces choses n’apportent jamais la vraie joie. Nous constatons que notre société qui a rejeté Dieu et l’héritage judéo-chrétien n’a plus de joie. Rares sont les familles où la joie règne. Les états d’âme sont souvent très souffrants. Le matérialisme et la société de consommation que tout l’Occident est devenue, et qui gagne aussi maintenant l’Orient, démontre une insatisfaction, du mécontentement. Les enfants sont aussi affectés par cette pensée. Il suffit de se rendre dans un supermarché pour entendre des enfants faire des crises pour avoir une gâterie. Ce sont évidemment des généralités. Je n’insinue pas que ce soient toutes les personnes sans exception qui font cela, mais c’est assez généralisé. Frères et sœurs, la tristesse est caractéristique du monde. Oui nous les voyons fêter, célébrer. Mais ce n’est pas là que nous pouvons mesurer s’ils ont la joie. Parce que ces choses peuvent être autant de moyens de cacher une tristesse profonde. Mais quand les personnes se retrouvent seules et qu’elles entrent en elles-mêmes, c’est souvent là que l’état d’âme réel refait surface et que les gens constatent la profonde tristesse qui les habite.

 

Les chrétiens

En lisant ce texte, je me suis dit que ce que Jésus dit semble tellement en décalage avec ce que tant de chrétiens vivent. Il me semble que la joie, la vraie joie fait défaut dans plusieurs de nos vies. Pour les uns, c’est par moment et pour d’autres, une tristesse s’est installée de façon durable. Ou un tempérament de frustration, de mécontentement, de critique. Et chez certains, ces choses semblent installées avec des racines profondes. Et quand nous lisons ce texte de Jésus qui dit qu’il veut que nous ayons sa joie parfaite, il me semble que nous devrions être interpelés. Quelle est cette joie? Pourquoi je ne vis pas cette joie? Pourquoi les circonstances viennent-elles ébranler ma joie? Alors que la joie est présentée comme une marque de l’Église.

 

Il convient avant d’aller plus loin de faire deux mises au point. La 1ère, c’est que la joie n’est pas synonyme d’une excitation populaire, d’un mouvement de groupe où les gens crient uniquement pour se convaincre qu’ils ont la joie. Cette attitude n’a rien de la vraie joie et s’apparente davantage à la pensée positive. Je ne vois pas de texte où Jésus s’est mis à crier de joie, et pourtant, c’est sa joie qu’il veut que nous ayons. La 2e mise au point, c’est que la joie du Seigneur ne signifie pas l’absence de larmes et d’états d’âme comme l’angoisse, et même la tristesse dans certains cas. Jésus avait une joie parfaite et il a pleuré, il a même connu l’angoisse. La joie du Seigneur transcende nos états d’âme. La joie du Seigneur est au-delà de ce que nous ressentons. Je reviendrai sur ce point. Dans tout le Nouveau Testament, le verbe « se réjouir » revient à 72 reprises. Le nom joie, à 60 reprises. C’est donc 132 occurrences de ces mots dans le Nouveau Testament. De sorte que nous pouvons dire que le Nouveau Testament est un livre de joie, que la vie chrétienne doit être une vie de joie. Quand l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va enfanter le messie, il débute son annonce par ces mots en Luc 1.28 :

Réjouis-toi, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.

Et quand un ange annonce la bonne nouvelle de la naissance du messie aux bergers dans les champs, nous lisons en Luc 2.10-11 :

10 Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : 11 aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

Et nous connaissons pour la plupart cette exhortation de Paul en Philippiens 4.4 :

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.

Et comme le dit un dénommé Barclay : L’appel à la joie résonne triomphalement à travers les pages du Nouveau Testament.

 

Besoin de joie

Nous constatons que nous avons besoin de retrouver la joie du Seigneur si nous l’avons perdue. Ou, comme Paul nous y exhorte, nous avons besoin de nous faire dire de continuer de nous réjouir dans le Seigneur. Dans le verset qui est à l’écran, le sens de la conjugaison est : continuez de vous réjouir. Paul sentait le besoin d’exhorter les chrétiens à ne pas perdre leur joie. Peut-être que certains avaient conclu que la prière de Jésus concernant la joie qu’il veut que nous ayons ne se réalisera que lorsque nous serons glorifiés. Et c’est vrai que lorsque nous serons rassemblés autour du trône de grâce, notre joie sera indicible. Mais en attendant, est-ce que les chrétiens sont plongés dans la tristesse et les pleurs? La réponse est non. Du moins, nous ne sommes pas condamnés à la tristesse durant notre vie actuelle. Le contexte de la prière de Jésus est son départ imminent. Quelques heures plus tard et Jésus est sur la croix. Jésus prépare ses disciples à son départ. Il les avertit qu’il ne sera plus avec eux physiquement. Et pour les rassurer, il leur dit qu’il leur enverra le St-Esprit qui va leur rappeler tout ce qu’il leur avait enseigné. Les disciples étaient plutôt désespérés. Jésus s’en va. Les disciples ont tous fui. Ils ont laissé leur maître aller à la boucherie. Ils ont fui par crainte. Mais c’était pour un temps. Jésus est ressuscité et il leur est apparu. Il a rempli sa promesse d’envoyer le St-Esprit, et les disciples ont été fortifiés, affermis, encouragés par le merveilleux don. Frères et sœurs. Nous avons le même Esprit en nous. Nous avons le même enseignement que les apôtres ont reçu. Nous l’avons à travers les écrits apostoliques.

 

Remèdes

Et j’ai pensé qu’il serait bien de regarder les causes de notre tristesse ainsi que les remèdes pour vivre cette joie. Je suis certain que ceux qui sont dans la tristesse ne désirent pas cette tristesse. Ils aimeraient bien vivre la joie du Seigneur. J’aimerais vous dire que si Jésus a prié pour notre joie, c’est qu’il désire nous voir heureux. Il veut que nous ayons sa joie.

 

« tout cela »

Le premier remède nous est donné dans le verset même. Et je lirai dans la version Semeur qui rend mieux le sens du texte original. Jean 17.13 :

À présent, je retourne auprès de toi, et je dis tout cela pendant que je suis encore dans le monde, pour qu’ils possèdent en eux cette joie qui est la mienne, une joie parfaite.

La première source de joie est la saine doctrine. C’est particulier, d’autant plus que plusieurs chrétiens voient la saine doctrine comme des notions académiques, froides et intellectuelles, sans réelle pertinence pour la vie chrétienne. Or, c’est tout le contraire. Il est vrai que ceux qui enseignent la doctrine, la théologie, ont le devoir de dépasser les notions et d’incarner les textes à la vie des croyants. Mais la saine doctrine est essentielle.

Personnellement, j’ai vécu du rejet qui m’a démoli. Et ce n’est qu’en étudiant la doctrine biblique que j’ai compris combien le Seigneur m’accueille et m’aime, et qu’il ne me rejettera jamais. Ça m’a guéri. La joie jaillit des enseignements du Christ. Par ricochet, nos cœurs ne seront jamais heureux en dehors de la droiture de Dieu. Ce n’est pas le péché qui va me rendre heureux. Les supposés plaisirs péchés ne sont que des plaisirs en surface. Mais à l’intérieur, c’est la mort. Il n’y a aucune joie dans le péché. Frères et sœurs, pensons-nous vraiment que le péché va contribuer à notre joie? Est-ce que nous nous réjouissons de ce qui est droit aux yeux de Dieu? Psaume 119.14 :

Je me réjouis en suivant tes statuts, comme si je possédais toute richesse.

David se réjouissait non seulement de connaître les statuts de Dieu, mais surtout de les suivre. La joie n’est pas dans la simple connaissance, mais aussi et surtout dans l’observance. La doctrine est centrale, la connaissance est primordiale en autant qu’elle s’incarne dans nos vies. Sans la mise en pratique, sans l’intégration dans nos vies, la connaissance ne serait que des notions qui demeureraient sur les tablettes de nos vies.

Nous sommes appelés à vivre les enseignements du Seigneur pour être dans la joie. En quoi les enseignements du Seigneur nous gardent dans la joie? C’est parce que les enseignements du Seigneur nous gardent dans la perspective de Dieu. C’est-à-dire que ces enseignements constituent le seul moyen pour nous de voir les choses, d’interpréter les événements avec les yeux de Dieu. Sans cela, j’interprète les circonstances à partir de ma douleur, de mes désirs, de mes ambitions. Par exemple. Depuis que je suis chrétien, et ça fait presque 40 ans, j’ai remarqué que certains ont été très frustrés parce qu’ils auraient aimé faire quelque chose dans l’Église, et que l’Église ne les a pas reconnus. Ces personnes ont interprété la circonstance à partir de leurs ambitions. Elles se sont mises au centre, s’attendant à être considérées pour tel ministère. Mais l’Église a pensé autrement.

Il arrive même que certaines de ces personnes quittent l’Église en criant à l’injustice. Ces personnes n’ont pas du tout considéré ce que la Bible dit sur les dons et ministères. Elles ont perdu leur joie. Par contre, il y a d’autres personnes qui, dans les mêmes circonstances, vont très bien réagir. Elles vont se proposer, mais non s’imposer. Et si l’Église les reconnaît, elles s’engagent. Et si l’Église ne les reconnaît pas, la perspective biblique leur permet de bien interpréter ce refus. La perspective biblique nous informe que le Seigneur est souverain, et que si le Seigneur veut que j’entre dans un ministère, les hommes ne peuvent empêcher Dieu. La perspective biblique nous informe que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, et que je devrais me réjouir de la direction du Seigneur même si j’aspirais à autre chose. La perspective biblique nous informe que notre joie ne dépend pas des circonstances mais de qui est Dieu et de ce que nous sommes en lui. La perspective biblique nous informe même que nous devons rendre grâce, c’est-à-dire remercier Dieu en toute circonstance, même celle qui vont à l’opposé de ce que j’aurais souhaité. C’est au point où si je me prive des enseignements du Seigneur, je me prive de la joie qu’il veut me donner. Jésus avait enseigné des choses glorieuses à ses disciples. Il n’y a pas de plus belles promesses que celles que Dieu nous fait.

 

Communion verticale

Le deuxième remède est la communion. En parlant de deuxième remède, ce n’est pas un ou l’autre, mais un et l’autre. Donc, la communion. Et elle s’apprécie sous deux angles. La communion verticale est celle avec Dieu, et la communion horizontale est celle avec les frères et sœurs. Jésus est notre modèle. Il avait une communion de chaque instant avec son Père. Jésus priait son Père, il prenait des temps consacrés à la prière. Il passait même des nuits à prier au lieu de dormir. Luc 6.12 :

En ce temps-là, Jésus se rendit à la montagne pour prier, et il passa toute la nuit dans la prière à Dieu.

La prière sacerdotale nous montre Jésus en prière. Cette communion avec son Père est ce qui le soutenait, ce qui le dirigeait. Hébreux 5.7-8 :

7 C’est lui, le Christ, qui, dans les jours de sa chair, offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris, 8 bien qu’il fût le Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert.

Cette communion avec le Père n’est pas réservée à Jésus seulement. Elle est aussi pour nous. 1 Jean 1.3-4 où la communion est aussi associée à la joie :

3 Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. 4 Ceci, nous l’écrivons, afin que notre joie soit complète.

Le Seigneur nous a adoptés, il a fait de nous ses enfants afin que nous entrions dans cette même communion que Jésus avait avec son Père.  Galates 4.6 :

Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba ! Père !

Parce que nous sommes des fils, Dieu envoya l’Esprit de son Fils. Frères et sœurs, notre joie dépend de notre communion avec Dieu. Sans cette communion constante et régulière, nous ne goûterons pas à la joie du Seigneur.

 

Communion horizontale

Mais la communion verticale, celle avec Dieu, ne suffit pas. Le Seigneur bâtit une famille et non un ensemble de singletons. La communion avec Dieu passe par notre communion ensemble. C’est ce que Jésus a voulu. C’est pourquoi il donne le St-Esprit à tous ceux qu’il sauve. Dieu établit la communion entre nous. C’est ce que nous avons lu en 1 Jean 1.3-4.

Dans ces versets, Jean parle des apôtres, eux qui ont vu Jésus, ils l’ont touché, ils l’ont entendu. Les apôtres ont rendu témoignage de Jésus. Les apôtres ont eu le mandat de nous communiquer ce témoignage, ce que nous avons dans leurs écrits, le Nouveau Testament. Pour Jésus, et c’est la même chose pour les apôtres, tout se passe dans l’Église et en Église. Ça signifie que je dois regarder mes frères et sœurs comme faisant partie des moyens de goûter à la joie du Seigneur. Si je regarde certains frères et sœurs comme des éléments négatifs dans ma vie, comme des indésirables, je ne pourrai pas goûter à la joie du Seigneur. Ça nous ramène à l’importance des enseignements du Christ qui nous permet d’avoir la perspective de Dieu sur mes frères et sœurs. Nous devons nous voir, nous considérer comme le Seigneur nous considère.

 

La sainteté

Il y a un autre point sur la joie que le Seigneur nous enseigne. C’est que la joie n’est possible que dans la sainteté. Au verset 17, Jésus dit :

Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

Lorsque nous tombons dans le péché, nous perdons notre joie. Il est impossible de vivre contre les enseignements du Seigneur et espérer goûter à la joie du Seigneur. Paul dit en Romains 14.17 :

Car le royaume de Dieu, c’est non pas le manger ni le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit, c’est l’Esprit de sainteté. Et le royaume de Dieu c’est la justice, c’est-à-dire ce qui est conforme à la loi de Dieu, c’est aussi la paix et la joie. Mais remarquez l’ordre dans lequel les choses sont présentées. La justice d’abord. Sans une vie juste, une vie conforme à ce que le Seigneur demande, il n’y a ni paix ni joie. Le St-Esprit donne les 3 ou il n’en donne aucun. Pourquoi est-ce que certains ne vivent pas la joie du Seigneur? J’ai l’impression que la raison est qu’on cherche la joie ailleurs et non où elle se trouve. On est peut-être parfois comme une personne qui cherche le soleil à l’ombre, ou l’eau dans le désert. Le problème n’est pas tant le manque d’eau que l’endroit où l’on cible nos recherches. Si j’ai besoin d’une scie sauteuse et que je me rends chez le coiffeur, je ne devrais pas être surpris de ne pas en trouver. Le problème n’est pas le coiffeur, mais là où je regarde. Combien de chrétiens ne goûtent pas à la joie du Seigneur? Combien de temps allons-nous vivre en dehors de cette joie? Pourquoi ne pas revenir maintenant dans les choses de Dieu, changer nos regards, abandonner notre perspective, pour prendre celle du Seigneur qui nous est communiquée par les enseignements du Seigneur? Il y a tant de choses qui devraient faire notre joie, une joie durable, la joie du Seigneur. Deutéronome 16.15 :

Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu que choisira l’Éternel ; car l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans toutes tes récoltes et dans toute l’œuvre de tes mains, et tu te livreras à une joie sans réserve.

Il y a une joie du Seigneur à célébrer ses bontés. Pourquoi? Parce que les bontés de l’Éternel me donnent de regarder aux vraies choses. Quand je considère la bonté de Dieu de m’avoir sauvé, je dois trouver une source de joie profonde. Quand je considère la bonté de Dieu de veiller sur moi comme un Père tendre et secourable, je dois trouver une source de joie profonde. La joie fait partie des promesses de Dieu reliées à son royaume.

Ésaïe 35.1-3 :

1 Le désert et le pays aride s’égayeront ; la steppe tressaillira d’allégresse et fleurira comme un narcisse ; 2 Elle se couvrira de fleurs et tressaillira avec chants d’allégresse et de triomphe ; la gloire du Liban lui sera donnée, la magnificence du Carmel et de Sarôn. Ils verront la gloire de l’Éternel, la magnificence de notre Dieu. 3 Fortifiez les mains languissantes et affermissez les genoux qui chancellent ;

Le verset 3 est repris par l’épître aux Hébreux pour exhorter les chrétiens. Hébreux 12.12 :

C’est pourquoi redressez les mains abattues et les genoux paralysés.

Frères et sœurs. Nous découvrons que l’appel à la joie est aussi un commandement. Paul utilise l’impératif actif. Il n’utilise pas le passif. Si c’était le passif, le sens serait quelque chose comme : Soyez rendus dans la joie par le Seigneur. Ou encore, soyez rendus dans la joie par les circonstances. Au contraire, il s’agit d’un verbe actif. Et par définition, un verbe à l’actif est accompli par le sujet du verbe. Le verbe est à la 2e personne du pluriel.

Paul donne l’ordre, le commandement, la consigne d’être dans la joie. Comment Paul peut-il commander la joie? Uniquement en raison de ce qui la procure. Ce n’est que dans la considération de ce que nous sommes en Jésus-Christ et de l’héritage qui est rattaché à notre salut. Matthieu 13.44 :

Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache de nouveau; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a et achète ce champ.

Cet homme est dans la joie non seulement d’acheter ce terrain, mais aussi de vendre tout ce qu’il possède.

 

Applications

Comme applications, je vous propose de regarder 4 facteurs qui perturbent la joie du chrétien afin de voir comment la Parole du Seigneur peut corriger ce qui ne va pas.

 

Mes émotions

Le premier facteur, ce sont mes émotions. Nous le savons, nous sommes des êtres fragiles et vacillants. Plusieurs d’entre nous sommes instables émotivement. Mais si j’écoute mes émotions, si je les alimente, si je me laisse aller à mes états d’âme, je ne goûterai pas à la joie du Seigneur. Je dois faire comme David, répandre mon âme devant le Seigneur. Mais
David ne s’arrêtait pas là. Il se rappelait les promesses du Seigneur et il y croyait. Son âme retrouvait la joie du Seigneur. Tant que je suis tourné vers moi, ça ne va pas. Psaume 34.6 :

Quand on regarde à lui, on resplendit de joie.

Mes yeux

Le 2e facteur, c’est ce que je considère. En lien avec Jean 17.13 que nous avons lu, les enseignements du Seigneur nous donnent la joie. Mais si je m’alimente ailleurs, si je me fie à ce que la société dit, si je me fie à mes pensées, je ne trouverai pas la joie. Il n’y a de joie que dans la perspective biblique.

Mon mécontentement

Le 3e facteur qui me prive de la joie du Seigneur, c’est le mécontentement. Si je maugrée parce que je n’ai pas ce que je veux, je n’ai pas autant d’argent que je le voudrais, je n’ai pas le ministère que j’aurais souhaité, je n’ai pas la santé que j’espérais, c’est que je souffre du mécontentement. Paul dit en Philippiens 4.11 :

…j’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve.

Le mot grec signifie que Paul considérait qu’il en avait suffisamment, que sa condition était adéquate. Il n’enviait rien d’autre. Alors que Paul était en prison lorsqu’il a écrit ces choses… Frères et sœurs, apprenons à nous contenter, à nous satisfaire de ce que Dieu nous donne, et nous serons sur le sentier de la joie.

Mon orgueil

Le 4e facteur qui entrave la joie du Seigneur est mon orgueil.

Une personne me dit quelque chose qui ne fait pas mon affaire, et je suis insulté. Certains vont même s’absenter des réunions d’Église pour une parole. L’orgueil consiste en quelque sorte à me placer au centre. C’est ma petite personne qui importe. Et si je ne reçois pas les hommages, la considération que je souhaite, je réagis mal. Je boude, je m’emporte, je tombe dans la médisance et la calomnie. Bref, je réagis comme un enfant qui n’a pas ce qu’il veut. Mais je suis la première victime. Je me punis moi-même. Je perds ma joie.

 

Frères et sœurs. Jésus a prié pour que nous ayons la joie, mais cette prière ne supprime pas les moyens donnés par le Seigneur. Sachons puiser aux sources de la joie, dans la Parole du Seigneur qui nous garde dans la perspective du Seigneur, en ne se laissant pas aller à nos émotions, en gardant les yeux sur le Seigneur, en apprenant à nous contenter de ce que le Seigneur nous donne, et en ne tombant pas dans l’orgueil.

 

Que le Seigneur vous bénisse.

 

Daniel Durand, pasteur

 

2 décembre 2018

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Prédicateur invité

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