Transformés pour annoncer, Jean 17.18-19

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« Dieu crée l’unité au sein de son peuple. Si l’Église est divisée, elle n’offre pas grand-chose de plus attrayant que le monde. Si nous sommes divisés, nous allons affecter grandement notre impact sur les non chrétiens. » 

 

Nous poursuivons ce matin dans l’évangile de Jean, au chapitre 17, et nous lirons les versets 18 et 19 :

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. 19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

 

Un jour, un jeune pasteur se fait poser la question suivante par une petite fille de 8 ans qui se nommait Marie. Elle lui demande : « Est-il permis de se suicider? ». Le jeune pasteur est très surpris de cette question. Il avait appris à ne jamais répondre à une telle question sans s’enquérir de ce qui motive la personne à la poser. Alors, il demande à Marie pourquoi elle pense au suicide. Elle lui répond que c’est en raison de ce qu’elle venait d’apprendre à l’école du dimanche. Alors il demande ce qu’elle a appris. Elle répond qu’on lui a enseigné que le ciel est un endroit merveilleux, un endroit sans peur, sans pleurs, sans violence. Un endroit où on est avec le Seigneur. Marie ajoute qu’elle a aussi appris que lorsque le chrétien meurt, il s’en va avec Jésus et qu’il entre dans cette vie de bonheur éternel. Le pasteur lui répond que ce qu’elle a appris est tout à fait vrai. Il ajoute : « Mais alors, pourquoi penses-tu au suicide? ». Elle répond : « Pasteur, vous êtes déjà venu à la maison. Vous avez rencontré mon père et ma mère. Ils ne connaissent pas Jésus. Parfois, ils sont ivres. Le matin, mes frères, mes sœurs et moi devons nous lever, préparer nous-mêmes notre déjeuner, et nous rendre à l’école dans des vêtements souvent très sales. Les autres enfants se moquent de nous. Et quand nous rentrons à la maison à la fin de la journée, nous entendons des disputes et des choses qui nous font peur. Pourquoi je pense au suicide? Parce que le ciel est bien meilleur. »[1] Il est évident que Marie a le sens de la théologie pratique. Pour elle, ce n’étaient pas que des théories. Sa question de fond est « Pourquoi le chrétien doit-il demeurer ici-bas et souffrir? ».

 

Puisque ce monde est perdu et que le royaume de Dieu est parfait, puisqu’il y a de la souffrance ici et que nous serons définitivement délivrés de toute souffrance lorsque nous serons avec le Seigneur, pourquoi devons-nous demeurer ici? Combien de non chrétiens font le raisonnement que si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance. Ils attribuent à Dieu la réalité de la souffrance ici-bas. Ils lui reprochent au minimum de ne pas intervenir. En réalité, ces personnes reconnaissent que Dieu existe. On n’attribue pas des choses à quelqu’un qui n’existe pas. La Bible nous informe que la souffrance fait partie du désordre causé par le péché d’Adam qui a entraîné non seulement sa descendance dans le péché et la mort, mais aussi toute la création dans un désordre. Et seule la restauration de la création par le dernier Adam, c’est-à-dire Jésus-Christ, renverse la situation. Plusieurs non chrétiens achoppent sur la souffrance. Mais il y a aussi des chrétiens qui achoppent. Ou, du moins, des personnes qui se disent chrétiennes.

 

J’ai connu un homme qui s’était fait baptiser, qui confessait la foi chrétienne. Mais lorsqu’il est tombé malade, frappé d’un cancer, il s’est complètement détourné, affirmant qu’il ne méritait pas cela. La jeune Marie souffrait de la situation familiale. Elle savait que le ciel était un lieu de paix et de joie parfaites. Pourquoi ne pas y aller directement? Qu’avons-nous à attendre? Le pasteur lui a répondu : « Marie, il y a une seule raison pour laquelle le Seigneur nous garde ici-bas. Par notre témoignage, de vie et en paroles, nous sommes appelés à conduire d’autres personnes comme toi et moi à connaître le Seigneur, pour que ces personnes connaissent elles aussi une éternité avec le Seigneur, sans peur, sans pleurs, dans une paix et une joie parfaites. ». Ce pasteur a ajouté qu’il se pourrait que, dans sa providence, le Seigneur l’utilise pour conduire ses parents à Jésus-Christ. Et plus tard, sa mère s’est convertie. Frères et sœurs. Ce monde ici-bas n’est pas une salle d’attente avant que nous entrions dans l’éternité. Le Seigneur nous garde ici-bas parce qu’il fait de nous des missionnaires. De la même façon que le Seigneur a gardé des chrétiens ici-bas pour nous présenter l’évangile, de la même façon, le Seigneur nous garde ici-bas pour que nous partagions la bonne nouvelle du Seigneur à ceux qui nous entourent.

 

Il est fréquent que les chrétiens pensent que la mission implique d’être loin de chez soi. Et si c’est outre-mer, c’est encore plus missionnaire. J’aimerais vous dire que nous sommes tous en mission, et que nous sommes tous loin de notre maison. Notre patrie est dans les cieux. Nous sommes des étrangers et des résidents temporaires ici-bas. Présentement, notre séjour ici fait que nous vivons encore des souffrances, des injustices, nous pleurons parfois, nous avons de l’angoisse, etc. C’est tout à fait normal parce que nous sommes placés dans un monde qui n’est plus le nôtre, nous ne sommes pas du monde, mais nous sommes dans le monde. Or, ce monde est en désordre. Et la seule façon de bien traverser ce séjour terrestre est d’avoir la perspective biblique sur la situation. Frères et sœurs, notre Dieu est un Dieu missionnaire. Son Église est une Église missionnaire. Et le Seigneur a voulu que notre mandat missionnaire se passe dans la souffrance. C’est normal. Nous sommes missionnaires dans un monde perdu, un monde désordonné, un monde qui fout à l’envers tout ce que Dieu a établi.

 

Dans ce monde

Nous devons pleinement réaliser que nous sommes placés dans ce monde pour des raisons missionnaires. Dieu est en mission à travers nous. Il a décidé dans sa sagesse et son amour de nous associer à ses œuvres. Il aurait pu tout faire sans nous. Il a décidé de nous envoyer dans ce monde. Si nous lisons bien, notre appel missionnaire est le prolongement de l’incarnation du Fils de Dieu. Verset 18 :

Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.

Voyez la comparaison. Jésus dit : COMME tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. C’est très particulier. Nous étions dans le monde avant notre conversion. Nous avions la pensée du monde, nous suivions le courant du monde. Le Seigneur nous sort de ce monde pour nous y envoyer, cette fois, en tant que missionnaire. Être dans le monde ne signifie jamais être comme le monde, ni penser comme le monde. Certains chrétiens sollicitent le texte où Paul dit qu’il a été comme les Juifs avec les Juifs et comme les Grecs avec les Grecs. Soyons clairs. Paul ne s’est jamais adonné aux péchés des communautés où il allait évangéliser. Il ne s’est pas mis à adorer les idoles païennes. Paul a simplement évité d’être une pierre d’achoppement. Si nous invitons à la maison un couple juif afin de leur présenter l’évangile, nous ne leur servirons pas de porc. Mais jamais le chrétien ne doit tomber dans le péché et les pratiques païennes. Nous avons été sortis de ce monde à grand prix, et ce n’est pas pour revivre dans ce qui nous condamnait. En fait, ça signifie que nous devons aller vers les inconvertis en étant sensibles à leur cheminement. Nous ne devons pas nous renfermer sur nous-mêmes. C’est l’erreur qu’ont commis les communautés religieuses cloîtrées, c’est-à-dire qui n’ont aucun contact avec l’extérieur. Il y a eu aussi les ermites qui vivaient sur des poteaux ou dans le haut des arbres. On les appelait les stylites, mot qui vient de « poteau » en grec. Tout cela pour être séparés du monde mauvais. Ces modes sont apparues au 4e siècle, probablement parce que les persécutions avaient presque totalement disparu, ainsi que les souffrances qui viennent avec. Certains chrétiens, pensant qu’il fallait absolument souffrir, se sont imposé des vies de souffrance et de mortification. Ce n’est pas ce que le Seigneur veut pour nous. Il veut que nous allions vers les inconvertis. C’est simple et clair. Il y a le danger, lorsqu’on est une grosse Église, de s’asseoir sur notre situation. Notre mission n’est pas de rendre une Église autonome après quoi on peut se relâcher. Il y a aussi le danger de penser que nous accomplissons notre devoir parce que nous supportons financièrement quelques missionnaires. C’est bien de le faire. Mais ça ne remplace pas notre responsabilité là où le Seigneur nous place. Notre mission est d’aller vers les perdus et d’annoncer le message de l’évangile. C’est la seule raison pour laquelle le Seigneur nous garde ici-bas. C’est vrai que nous n’avons pas tous les mêmes dons. Mais notre témoignage ne repose pas sur un don de service. Notre témoignage consiste à partager à ceux qui nous entourent la réalité de notre foi, l’espérance qui nous habite. Notre témoignage consiste à présenter aux inconvertis la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.

 

Une vie transformée

Le 2e point que le texte nous propose se trouve au verset 18.

Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.

La semaine passée, nous avons vu le verset 17 où Jésus prie pour notre sanctification.

Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Dans cette prédication de la semaine passée, j’ai rappelé certains thèmes que Jésus avait présentés dans ce discours à ses disciples. Il leur a parlé de la paix, de la joie et de la vérité. Et c’est vrai que nous pouvons connaître ces choses en tant que chrétiens. Le Seigneur veut que nous goûtions à ces choses. Mais en même temps, nous ne pourrons jamais les connaître autant que lorsque nous serons avec lui, en sa présence. Jésus prie pour notre sanctification par la vérité de sa Parole. Nous avons vu que nous devons demeurer vigilants et que la seule façon de se prémunir de la pensée du monde est de demeurer dans sa Parole. Nous devons la méditer, nous devons être exposés à l’enseignement de la Parole en Église, nous devons l’étudier. Tout cela afin de la mettre en pratique. C’est le seul moyen de résister contre les vents de rébellion de ce monde. Et ce n’est pas pour rien que cette requête vient tout juste avant l’affirmation missionnaire. Jean 17.17-19 :

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. 18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. 19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

Aux versets 17 et 19, Jésus parle de notre sanctification par la vérité. Et entre ces deux versets, il mentionne notre appel missionnaire. Frères et sœurs, la mission débute par une vie transformée. La mission est indissociable de la sanctification. Autrement dit, pour être en mission, il faut vivre la transformation que le Seigneur opère en nous. Un non croyant ne peut être missionnaire pour le Seigneur. Il est impensable de présenter l’évangile qui transforme la vie sans vivre cette transformation. Un chrétien qui vit dans les compromis ne peut être en mission. Il est plutôt en démission. Quand on y pense, le ciel nous réserve une joie et une paix parfaites. Mais déjà, nous pouvons expérimenter ces choses bien que notre séjour terrestre comporte des nuages gris. Paul dit en Philippiens 3.1 :

Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Comment pouvons-nous nous réjouir ici-bas alors que nous vivons encore dans ce monde de souffrance et de rébellion contre Dieu? La réponse est que nous devons nous réjouir dans le Seigneur en raison des bénédictions présentes et des bénédictions futures. À commencer par sa présence dans nos vies. Nous sommes entre ses mains paternelles. Personne ne nous ravira de sa main. Nous sommes la prunelle de ses yeux. Nos noms sont gravés dans la paume de sa main. Il nous a donné son Fils unique pour nous sauver. Et s’il n’a pas épargné son propre Fils, comment ne nous donnera-t-il pas toute autre chose pour notre bien? Il fait concourir tout ce qui arrive au bien de ceux qui l’aiment. Il nous prépare une place afin que là où il est, nous y soyons aussi. Frères et sœurs. Ce que nous sommes en Jésus-Christ, et l’héritage qui vient avec devrait nous garder dans une telle joie que les épreuves ne peuvent éteindre. Tout ce que le Seigneur fait présentement pour nous, tout ce qu’il nous a promis, toutes ces choses sont amplement suffisantes pour y trouver notre joie. Le royaume qui nous attend est un royaume de paix. Mais déjà, nous pouvons expérimenter la paix du Seigneur. Romains 15.13 :

Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit!

Lorsque nous serons avec le Seigneur, nous allons aussi connaître la vérité comme jamais. Mais déjà, nous pouvons expérimenter cette vérité. Éphésiens 1.13 :

En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru…

Frères et sœurs, notre efficacité missionnaire ne repose pas sur des programmes, sur des stratégies d’Église, mais sur des vies transformées. Des vies qui reflètent notre Dieu. Des vies consacrées. Nous sommes appelés à vivre dès maintenant les réalités qui nous attendent dans le futur. Le théologien Ladd parlait du royaume comme la présence du futur. En principe, ce qui est futur n’est pas présent. Mais en ce qui concerne le royaume de Dieu, il y a une réalité présente. Et nous sommes appelés à vivre présentement selon cette réalité future du royaume, réalité qui est déjà présente en dépit des imperfections de notre état actuel. Si nous ne vivons pas cette réalité, nous ne pourrons pas être efficaces dans notre mission.

Un commentaire que j’ai consulté raconte qu’un jour, l’épouse d’un pasteur a décidé de vendre des produits amaigrissants pour gagner un peu d’argent et lui permettre de sortir de la maison. Elle s’investissait beaucoup. Elle prenait ça vraiment à cœur. Après plusieurs mois, ayant suivi toutes les recommandations de la compagnie, elle constate qu’elle n’a aucun succès. Elle pose la question à son mari : « Chéri, pourquoi penses-tu que je ne réussis pas à vendre ce produit? » Son mari commence à regarder le produit. L’emballage est très attrayant, le produit semble très bien. Alors, il demande à son épouse de voir le dépliant promotionnel du produit. Et en voyant le dépliant, il laisse échapper un soupir. L’épouse lui demande ce qui ne va pas. Embarrassé mais avec le plus d’élégance possible, il lui dit : « Chérie, je regarde le dépliant, et en vérité, tu ressembles à la photo avant et non à la photo après ». 

 

C’est peut-être notre problème. Nous avons peut-être une vie qui présente une image d’avant la conversion. Si nous vivons comme les païens, si nous critiquons tout le monde, si nous sommes constamment insatisfaits, si nous faisons des compromis, nous sommes en train de dire aux gens qui nous entourent que le message que nous prêchons ne règle rien dans la vie. Ce ne sont que des théories qui ne transforment personne. Le voisin vend des clôtures, mais la sienne est toute croche. Je ne serai pas intéressé à lui en acheter une. Frères et sœurs. Jésus a prié pour notre sanctification par la vérité de sa Parole. Et ce n’est que sur cette base-là que nous pouvons remplir notre mission. Relisons les versets Jean 17.18-19 :

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. 19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

Nous sommes envoyés dans le monde de la même manière que le Fils l’a été. Le Fils s’est sanctifié, il s’est consacré entièrement dans un dévouement sans borne, afin de sauver ceux que le Père lui a donnés. Et il nous sanctifie avant de nous envoyer dans le monde. Et comme je l’ai dit plus tôt, notre mission est le prolongement de celle que le Père a confiée au Fils. Le Fils s’est incarné et a accompli l’expiation de nos péchés. Depuis, il envoie son Église annoncer ce message jusqu’aux extrémités de la terre, en passant par Drummondville. Comme le Père l’a envoyé, il nous envoie. Cette sanctification nous informe que nous devons chercher à être comme Jésus. Jésus n’a jamais péché, contrairement à nous. Mais il a lutté contre le péché, ayant été tenté à tous égards comme nous. La différence est qu’il n’a jamais chuté. Il a résisté contre tous les assauts des tentations. Pour nous, nous sommes pécheurs. Et c’est pourquoi le Seigneur nous transforme avant de nous envoyer en mission. Comment puis-je dire aux inconvertis que Jésus transforme des vies si je ne le laisse pas transformer la mienne? Mon message devient alors un contre-message. L’apôtre Pierre va dans le même sens. 1 Pierre 2.12 :

Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera.

Et nous allons aux versets 18 à 21 :

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. 19 Car c’est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. 20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ?  Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. 21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces…

Le Seigneur nous transforme par sa Parole sous le ministère de son Esprit, et il veut que nous suivions ses traces. Et alors, les païens remarqueront nos bonnes œuvres et glorifieront le Seigneur lorsqu’il les visitera. C’est-à-dire que le Seigneur va utiliser notre bon témoignage, l’exemple de notre vie, pour montrer aux non croyants ce à quoi ressemble une vie transformée. Si j’annonce l’évangile, qui signifie bonne nouvelle, mais que je laisse les circonstances m’attrister sans les voir dans la perspective de Dieu, l’expression bonne nouvelle ne présentera aucun intérêt pour les non croyants. Mais si, à l’inverse, je traverse les circonstances avec foi, c’est-à-dire que si je fais la même lecture des circonstances que Dieu fait, je pourrai avoir une certaine tristesse, mais ce ne sera pas une tristesse qui va m’écraser. La joie du Seigneur va refaire surface rapidement. Si je présente Jésus comme le prince de la paix, mais que je ne trouve pas la paix dans ma vie, mon message ne portera pas. Mais si, au contraire, je retrouve ma paix à travers les épreuves en me ressaisissant et en retournant vers le Seigneur, le seul qui peut me garder dans sa paix, mon message sera percutant. Philippiens 4.6-7 :

6 Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. 7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.

Par ricochet, si, au lieu d’aller vers le Seigneur, je tombe dans les inquiétudes, mon cœur et mes pensées s’affoleront dans tous les sens.

 

La vérité

Le 3e élément en lien avec la mission est l’importance de la vérité. Le Christ, qui est au cœur de notre message, est lui-même la vérité. Jean 14.6 :

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Avec Dieu, tout est vérité. Nous avions vu avec le verset 17 que la notion de vérité dépasse la simple conformité à la réalité. Si quelqu’un avoue faire des excès de table, ce qu’il dit est peut-être la vérité au sens où c’est conforme à la réalité. Mais le fait de s’adonner à des excès de table n’est pas selon la vérité. La raison est qu’il s’agit d’un péché, d’un détournement de ce que Dieu a donné. La vérité dans la Bible est aussi le fait de donner aux choses le sens que Dieu leur donne. Dieu nous donne la nourriture pour nous nourrir. Mais les excès de table consistent à utiliser la nourriture que Dieu donne dans un but détourné, celui de s’empiffrer. Être en mission implique de tenir fermement sur la vérité. Jésus a enseigné selon la vérité. Il a vécu dans la vérité sans jamais déroger. Imaginez que Jésus ait vécu dans des compromis. Quel aurait été l’impact de son message? Si les chrétiens ne tiennent pas fermement à la vérité, le message qui sera envoyé aux inconvertis est que l’Église ne semble même pas savoir ni connaître ce qu’elle dit.

 

L’unité

Le prochain point sur notre mission, c’est qu’elle nécessite notre unité. Jean 17.21 :

…afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

Frères et sœurs. Le monde est divisé. Chacun a son opinion. La Bible dit que chacun suit sa propre voie. C’est malheureusement la situation de ceux qui suivent Satan. Il est le diable. Or le mot diable signifie diviseur. Satan ne crée pas l’unité au sein de ses troupes. Les non croyants ne forment pas un corps. Tout est prétention, égoïsme. La réponse qu’Adam a donnée à Dieu après avoir péché est : « C’est la femme que tu m’as donnée ». Il s’est désolidarisé de celle qui était os de ses os, chair de sa chair. Satan divise. Dieu crée l’unité au sein de son peuple. Si l’Église est divisée, elle n’offre pas grand-chose de plus attrayant que le monde. Si nous sommes divisés, nous allons affecter grandement notre impact sur les non chrétiens.

 

L’amour

Finalement, notre mission implique l’amour des perdus. C’est par amour et pour son Père et pour les élus que Jésus s’est donné. Jean 15.13 :

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Si Jésus n’avait pas eu d’amour pour ceux que le Père lui a donnés, il ne serait jamais venu mourir pour eux. Frères et sœurs. Soyons des missionnaires d’abord en vivant la vie chrétienne. En vivant la transformation qui passe par l’exposition à la Parole de Dieu et la mise en pratique de celle-ci. Ce monde-ci n’est pas une salle d’attente. Nous ne sommes pas des touristes ici-bas. Nous sommes des missionnaires, des personnes mandatées par le Seigneur lui-même qui nous envoie pour être la lumière dans ce monde enténébré. Que le Seigneur nous donne de réaliser ces choses, que nous puissions joindre tous nos efforts, afin que d’autres que nous bénéficient du même privilège que nous avons, de connaître le Seigneur, de goûter à sa joie, à sa paix, à son amour, à sa vérité.

 

Que le Seigneur vous bénisse.

Daniel Durand, pasteur

27 janvier 2019

 


 

 

[1] James Montgomery Boice, Olive Tree

Prédicateur invité

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