Pourquoi Jésus prie exclusivement pour ses disciples, Jean 17.9-10

« Pour Jésus-Christ, ces personnes, et si nous sommes chrétiens, nous sommes de ces personnes, pour Jésus-Christ, nous sommes précieux parce que nous appartenons au Père. Il intercède spécifiquement pour nous, les élus, parce que nous appartenons au Père.
Donc, le Fils reconnaît une valeur spéciale aux élus, à ceux qui appartiennent au Père. » Jean 179.10

Introduction

Il y a deux semaines, nous avons vu dans les premiers versets de Jean 17 la marque distinctive des élus de Dieu. Ils gardent la Parole de Dieu. Ce matin, nous allons regarder particulièrement le verset 9, mais pour des raisons de mise en contexte, nous lirons à partir du verset 6.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; ils les ont reçues ; ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé. C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Jean 17.6-9

Exposé

Prière exclusive

Le verset 9 peut surprendre, voire choquer certains chrétiens. Pourquoi est-ce que Jésus écarte de sa prière ceux qui ne sont pas élus. D’abord, nous devons savoir que Jésus a déjà prié pour des personnes qui n’étaient pas nécessairement élues. Sur la croix, lorsqu’il fit cette prière en Luc 23.34 :

Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Jésus ne distingue pas ici entre ceux qui sont élus et ceux qui ne le sont pas. Mais dans le cadre de sa prière sacerdotale que nous retrouvons en Jean 17, non seulement Jésus écarte ceux qui ne sont pas élus, mais il le dit et ça nous est rapporté. Autrement dit, le Seigneur a voulu que nous sachions que Jésus a écarté ceux qui ne sont pas élus. Sa prière ici ne vise que les élus, ceux que le Père lui a donnés, ses disciples.

Vêtements sacerdotaux

Déjà, sous l’ancienne alliance où les préfigurations étaient multiples, nous voyons cette idée. Lorsque le temps fut venu de faire des habits sacerdotaux à Aaron afin qu’il puisse exercer son ministère de souverain sacrificateur, le Seigneur donna comme consigne que les noms des 12 tribus soient inscrits sur le vêtement.

Ces pierres seront enchâssées dans leurs montures d’or. Il y en aura douze, d’après les noms des fils d’Israël ; elles seront gravées comme des cachets, chacune avec le nom de l’une des douze tribus. Exode 28.20-21

Le souverain sacrificateur était le représentant du peuple devant Dieu. Il agissait en lieu et place du peuple de Dieu. Il n’agissait pas comme représentant des nations païennes. Et il devait présenter les offrandes pour le peuple élu. Il agissait comme représentant du peuple élu.

Évidemment, l’ancienne alliance en est une d’ombre. Ce n’était pas tous les Juifs qui étaient élus. Mais l’offrande n’avait pas d’efficacité pour le salut. Le sang des boucs et des taureaux ne peut jamais purifier le péché. C’était des institutions qui annonçaient le vrai sacrifice que Dieu agrée, celui de son Fils, et le peuple de Dieu dont chaque membre a été donné au Fils par le Père. La question se pose à savoir pourquoi Jésus a prié pour ceux que le Père lui a donnés en écartant les autres. La raison est simple. Cette prière ne concernait que les élus. Pas les autres. Les mercredis soir, dans mon groupe, nous prions pour les enfants, pour les parents, pour les célibataires, pour les personnes âgées, bref, pour les frères et sœurs de toute condition. Et quand nous prions pour les parents de jeunes enfants, nous excluons de facto les parents dont les enfants sont adultes et ceux qui n’ont pas eu d’enfant. Parce que notre prière, sur ce point précis, ne concerne que les parents de jeunes enfants. Jésus prie pour ceux que le Père lui a donnés et précise que cette prière ne concerne pas les autres. Nous verrons certaines raisons qui font que Jésus a prié spécifiquement pour ceux que le Père lui a donnés.

Ils appartiennent au Père.

La 1ère raison, c’est que ces personnes appartiennent au Père.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Jean 17.9 

Pour Jésus-Christ, ces personnes, et si nous sommes chrétiens, nous sommes de ces personnes, pour Jésus-Christ, nous sommes précieux parce que nous appartenons au Père. Il intercède spécifiquement pour nous, les élus, parce que nous appartenons au Père.

Donc, le Fils reconnaît une valeur spéciale aux élus, à ceux qui appartiennent au Père. Ce fait rend compte à lui seul que Jésus intercède particulièrement pour les élus. Mais le Fils reconnaît aussi que le Père donne une valeur spéciale à ces personnes. Le Père a donné ces personnes au Fils. Non pas que nous avons quelque chose d’agréable en nous-mêmes. Mais parce que Dieu a décidé de faire de nous ses enfants. Autrement dit, ce n’est pas en nous-mêmes que nous avons cette valeur, mais en raison du statut dans lequel Dieu nous a placés. Le Père a donné à son Fils ceux qui lui appartenaient. Et même plus, il les a fiancés à son Fils et tous ceux-là, qui forment donc l’Église, sont l’épouse du Christ. Si le Père nous donne au Fils, c’est comme future épouse qu’il le fait. Il nous a donnés au Fils afin que nous devenions son épouse éternelle. Le Fils reconnaît combien la valeur des élus pour son Père est grande. Le Fils aime ceux que le Père aime. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand j’ai de l’affection pour des parents, de facto j’en ai pour les enfants. Il me semble que ça va de soi. Le Fils aime le Père, et le Fils aime tous ceux que le Père aime. Le Fils nous reconnaît une valeur infinie parce que son Père nous reconnaît une valeur infinie. C’est parce que nous appartenons au Père que le Fils a prié pour nous, les élus. Il me semble que c’est ce qui ressort de ce que Jésus dit en Jean 17.9-10.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi…

Le fait que le Père nous donne au Fils ne signifie pas que le Père n’a plus d’intérêt pour nous. Il y a plusieurs années, ma souffleuse ne fonctionnait pas. Je l’ai donnée à un frère (qui s’y connaît en mécanique). Et un coup que je l’ai donnée, je n’avais plus aucun intérêt pour cette souffleuse. Je suis passé à autre chose. Mais en ce qui nous concerne, le Père nous a donnés à son Fils, nous l’avons vu il y a quelques semaines, afin que le Fils nous prenne en charge complètement. Mais le Père continue d’avoir de l’intérêt pour nous. Jésus avait dit que nul ne nous ravirait de la main de son Père. L’idée du mariage nous aide à comprendre. Ce n’est pas parce qu’un père donne sa fille en mariage au jeune homme qu’elle a rencontré que le père ne s’y intéresse plus. Au contraire. Sa fille demeure sa fille et il veut le meilleur pour elle. S’il le peut, il va même aider son gendre à ce qu’il devienne un meilleur époux. Il peut les aider financièrement. Le père continue de s’intéresser à sa fille.

Intérêt commun

La 2e raison pour laquelle le Fils a prié spécifiquement pour les élus nous est donnée au verset 10.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi… Jean 17.9-10

Le Père et le Fils s’intéressent à nous conjointement. C’est comme si le Fils disait à son Père : Ils sont à toi, mais ils sont aussi à moi. Et c’est vrai pour toute chose. Ce qui appartient au Père appartient au Fils. Et ce qui appartient au Fils appartient aussi au Père.

La cause que Jésus défend ne concerne pas ce qui appartiendrait au Père seulement, ou encore ce qui appartiendrait au Fils seulement, mais ce qui appartient et au Père et au Fils.

Notre valeur

Nous avons une grande valeur aux yeux du Père et aux yeux de notre Seigneur Jésus. Notre valeur ne vient pas de ce que nous sommes ni de ce que nous faisons, mais du fait que Dieu a voulu, depuis toute éternité, nous avoir pour ses enfants. Frères et sœurs, l’élection n’est pas une décision froide et impersonnelle de Dieu dans l’éternité passé.

C’est une décision d’amour. Il a décidé que nous aurions une grande valeur. Il nous a placés dans son Fils, nous sommes en Lui. Il nous aime depuis toute éternité. Il a décidé de nous adopter, de faire de nous ses enfants d’adoption. Il a décidé depuis toute éternité que nous passerions l’éternité avec lui. Il a décidé depuis toute éternité que nous allions être l’épouse de son Fils bien-aimé. Si vous avez l’impression que vous ne valez pas grand-chose pour Dieu, détrompez-vous. Ce ne sont que vos idées. Mais ce n’est pas du tout ce que Dieu pense de vous. Je pense que pour apprécier ce qui est dit, si nous sommes chrétiens, nous pouvons placer notre nom dans le texte.

Je ne prie pas pour le monde, mais pour Jean-Pierre, Sylvain, Guy, Alain, Joanne, Madeleine, Cynthia, Lucie que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Jean 17.9-10 

Glorifié en nous

La 3e raison pour laquelle, dans cette prière, Jésus ne s’intéresse qu’aux élus nous est fournie à la fin du verset 10.

C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Jean 17.9-10

Comment est-ce que Jésus est glorifié en nous?

1. En nous sauvant

Le 1er point sur cette question est que Jésus est glorifié en nous en nous sauvant.

L’illustration va nous aider à comprendre. Imaginez un travailleur de rue. Et à chaque fois que ce travailleur de rue s’engage dans une relation d’aide avec un itinérant, ce dernier se prend en main, trouve du travail, bref, redevient fonctionnel. Ce travailleur de rue recevra des hommages, des honneurs bien mérités. Mais là, c’est le Seigneur Jésus qui prend de grands pécheurs, des ivrognes, des voleurs, des adultères, et il les transforme, il leur donne une nouvelle vie. N’est-ce pas ce que nous étions? Nous avions les deux pieds coulés dans le béton de notre péché. Nous étions entraînés dans nos pensées pécheresses. Et le Seigneur Jésus nous a sauvés. Il est glorifié en nous. Le Seigneur Jésus a dit : « Celui-ci appartient à mon Père. Il me l’a donné pour que je le sauve. Je vais expier ses péchés. Je vais le purifier. Je vais lui donner une nouvelle vie, une nouvelle identité. J’en fait une affaire personnelle ». Le Fils est glorifié en nous.

Mais il y a plus. Le Fils ajoute même : « Je vais faire de lui, d’elle, mon temple, je vais placer ma lumière en lui, j’en fais mon serviteur, ma servante dans ce monde, et je vais l’utiliser pour amener d’autres personnes à l’évangile ». Frères et sœurs, quel privilège de savoir que c’est par nous que le Christ se glorifie. C’est par son action dans nos vies. C’est lui qui doit être glorifié. Et combien nos vies doivent chercher à le glorifier en tout temps.

2. Par notre adoration

Le 2e point qui fait que Jésus est glorifié en nous c’est notre adoration. Ce que nous faisons ce matin n’est pas banal.  En étant présents ici en Église, nous sommes en train de dire que nous voulons être instruits par la Parole de Dieu, parce que nous voulons être transformés par Dieu et parce que nous voulons le glorifier dans nos vies.

3. Croire en lui

Le 3e point sur le fait que les croyants glorifient le Seigneur, c’est que nous croyons en lui. Qu’est-ce que le Seigneur nous demande le plus? Est-ce de nous lancer dans une mission? Est-ce de nous voir évangéliser dans les rues? Est-ce de nous voir prendre soin les uns des autres? Toutes ces choses sont très valables. Mais elles ne sont pas premières. La première chose que le Seigneur nous demande est de croire en lui, c’est de lui faire confiance. Les autres choses découlent de la foi, de la confiance en Dieu. Mais encore là, que signifie lui faire confiance?

a) Ce que Dieu dit

Faire confiance implique évidemment croire tout ce que Dieu dit. Tout ce qu’il dit qu’il est.

Il est bon, il est compatissant, il aime tendrement chacun de ses enfants. Nous le savons. Mais le défi arrive lorsque nous traversons l’épreuve. Les questions de doute surgissent. Est-ce que Dieu m’aime encore? Est-ce qu’il m’aime moins que d’autres? Et ces questions révèlent un problème de foi. Quand je laisse ces pensées s’installer en moi, c’est que je crois davantage mes pensées, mes impressions, mes analyses que ce que Dieu dit. Ma référence n’est plus Dieu, mais moi. Le commentateur James Montgomery Boice, qui est très pastoral et pas du tout légaliste, en fait, il est très réaliste sur la vie chrétienne, dit que si l’on se plaint des circonstances, c’est que nous ne n’avons pas confiance en Dieu. Et je pense qu’il a raison. Si je me plains des circonstances, c’est que je ne fais pas confiance à Dieu qui a dit que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. Ce Dieu qui a dit qu’il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Ce Dieu qui a dit qu’il ne nous abandonnera pas, qu’il ne nous délaissera pas.

 

b) Ce que Dieu établit

Faire confiance au Seigneur c’est aussi faire confiance en ce qu’il a établi. Le Seigneur a établi que nous allions grandir par les moyens qu’il a donnés. Il a donné sa Parole afin que nous puissions grandir, afin que nous puissions être sanctifiés. Plus loin dans la prière sacerdotale, Jésus dit en Jean 17.17 :

Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

Si on a besoin de restauration, nous devrions considérer ce que David a écrit au Psaume 19 verset 8 :

La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme.

Si je dis que je fais confiance à Dieu mais que je remets en question ce qu’il a établi, je me contredis. Je m’illusionne d’une foi qui n’en est pas une.

c) En Église

Le Seigneur a aussi établi que nous allions grandir en Église. C’est là, à travers les différents ministères, en particulier celui de la Parole par les enseignants aussi établis par ce même Dieu, que nous pouvons grandir.

C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints. Éphésiens 4.11-12 

Si je prends à la légère la vie d’Église, les rencontres d’édification, le service en général, ne suis-je pas en train de dire au Seigneur que je suis capable de m’en sortir sans ce qu’il a établi? Si je trouve mieux à faire que de vivre pleinement la vie d’Église, si mes loisirs et mon confort passent avant la vie d’Église, ne suis-je pas en train de dire que ce que Dieu a établi n’est pas si important? Certains diront peut-être qu’on peut très bien vivre la vie chrétienne en dehors de l’Église, qu’on peut très bien s’édifier à la maison, soit par des lectures personnelles ou en écoutant des prédications sur Internet. Ces choses sont bonnes en soi, mais ne remplacent jamais la vie d’Église. L’Église est une famille. L’Église au sens de tous ceux qui sont sauvés. Et une vie de famille, ça se vie en famille. Nous sommes des frères et sœurs.

d) Soins pastoraux

Croire en Dieu, c’est aussi croire que Dieu a bien fait d’établir des bergers pour veiller sur nous. Le Seigneur n’a jamais dit que les bergers, les pasteurs sont parfaits. Dieu appelle des pécheurs. Mais c’est tout de même lui qui les a établis. Je ne me suis jamais placé comme pasteur par moi-même. J’aspirais, mais jamais je n’ai poussé ma candidature. J’ai toujours attendu que ce soit l’Église qui m’appelle. Lorsque j’ai étudié à la Faculté, nous avons dû changer d’Église locale. En arrivant dans notre nouvelle Église, je n’ai absolument rien fait pour mousser ma candidature. Ce sont les anciens qui m’ont demandé à ma 4e année d’étude de faire un stage pastoral. Et par la suite, le Seigneur a ouvert une porte pour que je sois pasteur. Encore là, c’est la porte qui est venue à moi. Les anciens ne sont pas des gens qui s’établissent eux-mêmes. Ce sont des gens que Dieu établit. Lorsque l’Église suit bien le processus biblique, examine bien les candidats à partir des critères bibliques, nous devons croire que c’est le Seigneur qui les établit. Maintenant, si un chrétien ne considère pas ses pasteurs sur leur vie, c’est un manque de foi envers Dieu, celui qui les a établis. Un de nos rôles est de veiller sur les âmes des brebis que le Seigneur nous confie. Mais lorsqu’une brebis ne veut pas recevoir les soins pastoraux de ses pasteurs, c’est le plan de Dieu qu’elle remet en question. Et j’aimerais que nous réfléchissions au point suivant. Si je rejette les moyens que Dieu a donnés, je ne dois pas m’attendre aux promesses que Dieu a faites. Si je ne prends pas les moyens que Dieu a donnés, je ne dois pas m’attendre aux résultats que Dieu veut me donner. Si c’est mon cas, je dois me repentir d’avoir rejeté non pas d’abord des hommes, mais Dieu qui les a établis. Chers frères et sœurs. Croire au Seigneur, c’est croire tout ce qu’il est. C’est même croire que ce qu’il a décidé est empreint de sagesse et de bonté. Lorsque nous croyons au Seigneur nous le glorifions. Lorsque nous entrons dans ce qu’il a établi, nous sommes en train de professer que Dieu est sage, que Dieu est bon, que Dieu connaît mieux que nous ce dont nous avons besoin.

4. Sainteté

Le 4e point sur lequel nous allons nous arrêter sur le fait que le croyant glorifie le Seigneur est la sainteté. La sainteté est le fait de vivre une vie consacrée, vouée totalement au Seigneur. D’un côté, il s’agit de renoncer au péché, mais pas juste au péché grave. Je dirais même de renoncer à adopter une vie centrée sur soi. Une vie consacrée est une vie où le croyant se soucie de ceux qui souffrent, des malheureux. Une vie consacrée est une vie ou le croyant prie pour ses frères et sœurs, pour ses anciens parce que nous en avons bien besoin. Par nous-mêmes, nous sommes impuissants. Une vie consacrée est une vie où le croyant n’est pas centré sur lui-même mais sur les autres. Et ainsi nous glorifions le Seigneur. Parce que l’amour de Dieu pour chacun passe souvent par les soins fraternels que les autres nous apportent. Nous sommes placés en Église pour nous donner les uns aux autres. Et ça, ça glorifie le Seigneur, et ce, même aux yeux du monde.:

À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Jean 13.35 

Ce qui m’a toujours impressionné de ce verset, c’est que Jésus ne dit pas que c’est en aimant les non chrétiens que ceux-ci verront que nous sommes les disciples du Seigneur.

C’est en ayant de l’amour, du don de soi, de la grâce les uns pour les autres que les non croyants verront que nous sommes les disciples de Jésus-Christ. Et ça, ça glorifie le Seigneur. Frères et sœurs, si ma vie en est une de débauche, même si ce n’est qu’en privé, je ne glorifie pas le Seigneur. Et même, je donne une fausse image de qui est Dieu. Si ma vie est centrée sur moi-même, je ne glorifie pas le Seigneur. Lui qui s’est donné pour les siens, il me demande de faire la même chose. Sur ceux qui pensent comme moi comme sur ceux qui ne pensent pas comme moi. Sur ceux qui sont de tempérament agréable comme sur ceux qui sont plutôt déplaisants. Sur ceux qui sont consacrés comme sur ceux qui font preuve de légèreté. Lorsque nous péchons, notre péché ne glorifie pas le Seigneur, mais notre repentance le glorifie. Parce que notre repentance est de reconnaître que Dieu avait raison lorsqu’il a donné sa loi. La repentance est la reconnaissance que Dieu a autorité sur ma vie : j’ai dérogé à ce que Dieu avait dit, et je n’avais pas le droit parce que Dieu est Dieu. La repentance est de reconnaître que Dieu est bon. Si Dieu nous attendait avec une brique, nous n’irions pas vers lui. Quand quelqu’un implore la grâce, c’est parce qu’il sait que la grâce est là. Donc, la sainteté que nous sommes appelés à rechercher, et sans laquelle nul ne verra le Seigneur, glorifie Dieu qui est 3 fois saint. J’ai appris en préparant cette prédication que la sainteté est l’attribut le plus mentionné dans les Écritures. Ce n’est pas l’amour ni la toute-puissance, mais la sainteté. Le croyant est celui qui croit que la vie avec Dieu implique la vie selon Dieu. Il y a des personnes qui mettent de côté les valeurs chrétiennes lorsqu’elles sont en dehors de l’Église. Au travail ou dans la famille, elles s’adonnent à toutes les vulgarités, elles entrent en confrontation inutile avec ceux qu’elles côtoient. Ou encore, elles font des choses douteuses et malhonnêtes en dehors de l’Église. Frères et sœurs, le Seigneur nous demande de le glorifier dans tous les aspects de nos vies, à chaque instant de nos vies. Si nous vivons selon les principes du monde, selon les valeurs du monde, si nos priorités sont les mêmes que celles des non croyants, nous ne vivons pas pour la gloire de Dieu. Nous vivons pour nous-mêmes. Et il serait salutaire de se demander alors si l’on a vraiment cru en Jésus-Christ. Mais si, par contre, nos priorités sont les principes bibliques, en prenant Jésus-Christ comme modèle, en renonçant à nous-mêmes comme le Christ l’a fait, alors nous vivons pour la gloire de Dieu.

5. Évangélisation

Finalement, le 5e point, glorifier le Seigneur consiste aussi à faire connaître son nom dans l’évangélisation. En évangélisant, je professe publiquement que Jésus-Christ est Seigneur sur l’univers, et Sauveur de tous les pécheurs qui se tournent vers lui. Frères et sœurs, que notre prière soit vraiment de vivre pour la gloire de notre Seigneur qui s’est donné avec un tel amour pour nous. Et si nous nous sommes éloignés, si nous nous sommes refroidis, endurcis, revenons dans la repentance au Seigneur qui ne se lasse pas de faire grâce.

 

Que le Seigneur vous bénisse.

Daniel Durand, pasteur

 

18 novembre 2018

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Prédicateur invité

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