Regard biblique sur nos états d’âme, partie 15

« Frères et sœurs, si le péché nous trouble, si nous avons en dégoût le péché, si, lorsque nous péchons, nous sommes dégoûtés de nous-mêmes, c’est parce que Dieu nous a donné la repentance. Certains diront avec raison qu’un non chrétien peut s’en vouloir pour un péché. Celui qui a commis un meurtre peut avoir du regret pour toute sa vie, mais la différence avec un chrétien, c’est que son sentiment de regret et de répugnance, il l’a face à Dieu. Il sait qu’il a désobéi non pas à un principe, mais à Dieu. Il vit une tristesse en raison d’une atteinte dans sa communion avec Dieu. Alors, je prie que chacun de vous qui m’entendez avez cette conscience aiguisée par le Saint-Esprit sur le péché. »

Nous sommes toujours dans notre série sur les états d’âme. Nous avions vu que les doutes sur le salut ébranlent parfois le chrétien sur sa condition spirituelle. La semaine passée, j’avais mentionné que le Seigneur nous donne de voir des fruits qui confirment l’arbre. Nous avions vu que le premier fruit de la conversion, de la vraie foi, est la repentance. La repentance est une prise de position vis-à-vis la loi de Dieu. Nous devons nous repentir de nos péchés. Voici comment 1 Jean 3.4 définit le péché :

Quiconque commet le péché, commet aussi une violation de la loi, et le péché, c’est la violation de la loi. (1 Jean 3.4)

Frères et sœurs, si le péché nous trouble, si nous avons en dégoût le péché, si, lorsque nous péchons, nous sommes dégoûtés de nous-mêmes, c’est parce que Dieu nous a donné la repentance. Certains diront avec raison qu’un non chrétien peut s’en vouloir pour un péché. Celui qui a commis un meurtre peut avoir du regret pour toute sa vie, mais la différence avec un chrétien, c’est que son sentiment de regret et de répugnance, il l’a face à Dieu. Il sait qu’il a désobéi non pas à un principe, mais à Dieu. Il vit une tristesse en raison d’une atteinte dans sa communion avec Dieu. Alors, je prie que chacun de vous qui m’entendez avez cette conscience aiguisée par le Saint-Esprit sur le péché.

L’obéissance

La vraie repentance est automatiquement suivie de l’obéissance. Il y a l’obéissance à la loi de Dieu, non pas une obéissance légaliste, c’est-à-dire la prétention qu’on se qualifie devant Dieu, qu’on est accueilli par Dieu sur la base de notre obéissance. Cette obéissance est prétentieuse et aveugle. Elle est prétentieuse, parce que la personne qui prend cette voie se croit parvenu. C’est lui qui se sauve par son obéissance. Elle est aveugle parce que celui qui prend cette voie croit qu’il obéit parfaitement de sorte que Dieu ne trouvera aucun motif de condamnation en lui. L’obéissance qui découle de la foi est d’une tout autre nature. On la voit en Hébreux 11.8 :

C’est par la foi qu’Abraham, obéit à l’appel (de Dieu) en partant vers un pays qu’il devait recevoir en héritage ; et il partit sans savoir où il allait. (Hébreux 11.8)

C’est par la foi qu’Abraham obéit. Il y a une obéissance qui découle de la foi. Cette obéissance ne souffre pas de suffisance, elle ne vient pas d’un cœur prétentieux. C’est plutôt l’inverse : cette obéissance vient d’un cœur repentant, un cœur qui reconnaît son incapacité à diriger sa vie. J’ai souvent donné l’image du randonneur qui est perdu en forêt. Il est incapable de retrouver son chemin. Soudainement, il aperçoit un garde forestier qui lui demande de le suivre. Le randonneur va obéir aux consignes du garde forestier non pas par prétention. Son obéissance aux consignes sera plutôt l’expression de son aveu d’incompétence à retrouver sa route, ainsi que de sa confiance dans le garde forestier. Ainsi en est-il de l’obéissance qui découle de la foi : loin de démontrer une prétention, par son obéissance, le chrétien reconnaît qu’il ne peut lui-même diriger sa vie et il reconnaît, il confesse que Dieu seul a cette compétence et que Dieu le fait par sa loi. Frères et sœurs, la foi inclut l’obéissance du cœur. Maintenant, comment différencier l’obéissance du cœur et le conformisme? La réponse est en Romains 7.22 :

Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur. (Romains 7.22)

Le véritable chrétien ne repoussera pas la loi : il va prendre plaisir dans la loi de l’Éternel. Il va la considérer comme quelque chose d’essentiel dans sa vie. Alors que le conformiste va agir sans conviction. Il se conforme extérieurement sans plus. Nous allons revoir les textes d’Ézéchiel cités précédemment, mais en lisant la phrase qui suit :

Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur chair le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes prescriptions et qu’ils observent et pratiquent mes ordonnances ; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu. (Ézéchiel 11.19-20)

Au chapitre 36, les versets 26 et 27 :

Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions, et que vous observiez et pratiquiez mes ordonnances. (Ézéchiel 36.26-27)

Dans ces deux textes, Ézéchiel affirme que ce que Dieu fait pour que nous obéissions est de nous donner un cœur nouveau, un esprit nouveau. En plus de nous donner la repentance, ce que nous avions vu la dernière fois, et la repentance est la confession que nous sommes pécheurs, le Seigneur nous donne une affection pour sa loi, une disposition favorable pour que nous lui obéissions. Il nous a donné l’amour de la vérité et la vérité inclut la loi de Dieu. Qu’il y ait une lutte entre la vieille nature et la nouvelle, c’est normal, mais quand le vrai chrétien chute, tombe dans un péché, il se repent parce qu’il prend plaisir en la loi de l’Éternel. Peut-être une belle façon de vérifier notre amour de la loi de Dieu est de regarder comment nous nous laissons interpeler par la Parole de Dieu lorsqu’elle nous reprend ou, encore, comment est-ce que nous accueillons l’exhortation de nos frères et sœurs. Si nous nous braquons sur une défensive lorsqu’un frère ou une sœur nous reprend, si nous tentons de justifier, si nous cherchons à renverser et accuser celui qui vient vers nous, ça signifie probablement que notre orgueil nous empêche d’aimer la loi de l’Éternel. Par contre, si nous accueillons l’exhortation, la réprimande, la correction, en considérant que ça vient du Seigneur, c’est que j’aime la loi de l’Éternel. Même si la personne s’est trompée à mon sujet, je devrais quand même apprécier son souci pour moi.

L’amour

Le vrai chrétien ne fait pas qu’obéir à des obligations de la loi extérieures à lui. Le cœur de la loi est l’amour : l’amour pour Dieu, l’amour pour son prochain. Si quelqu’un dit aimer Dieu et qu’il a de la haine pour son frère, c’est un menteur, nous dit 1 Jean 3.10. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère.

Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. (1 Jean 4.20)

On le voit : le fruit est d’abord une disposition du cœur et non les actions. Celles-ci sont importantes, mais ne sont pas premières. Les actions découlent du cœur. Si quelqu’un n’aime pas obéir au Seigneur, si quelqu’un ne veut pas la vie d’Église, si quelqu’un ne prend pas plaisir en Dieu et dans ce que Dieu a institué, il devrait vraiment s’examiner pour voir s’il est dans la foi, mais à l’inverse, si quelqu’un aime le Seigneur, recherche l’intérêt de son prochain, prend plaisir dans la loi de Dieu, il y a là une grande assurance.

Ils mettront leur assurance en Dieu. Ils n’oublieront pas les actes de Dieu, Ils observeront ses commandements, (Psaumes 78.7)

Il ne s’agit pas d’une assurance dans ce que je fais. Il s’agit d’une assurance dans les choses de Dieu. En résumé, la preuve de notre salut est une vie changée par le Seigneur. Un jour, j’ai eu le privilège de présenter l’évangile à un jeune qui s’est converti. Rapidement, j’ai constaté que sa manière de penser, ses priorités, tout était changé en lui. Je ne le reconnaissais plus. Parce qu’il avait reçu un nouveau cœur, un nouvel esprit, parce que son intelligence était renouvelée, parce que le Seigneur lui avait donné de voir son péché, de s’en repentir, de croire à ce qu’il rejetait jusqu’alors, ses actions ont aussi changé. Le bon arbre portait de bons fruits et ces fruits étaient visibles.

Prédicateur invité

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