Qui est Jésus? Jean 19.4-7

« On le voit avec tout ce qui s’écrit sur le coronavirus : il y a des fausses nouvelles et les vraies nouvelles et il n’est pas facile de faire la part des choses. La difficulté pour savoir si une nouvelle est crédible ou non est de savoir si l’organisme ou la personne qui la propage est crédible ou non. Face à Jésus, notre Dieu ne nous a pas abandonnés à cette difficulté, parce qu’il nous a donné des témoignages dont la fiabilité est la plus certaine qui soit. Donc, face à tous les faux témoignages contre Jésus, il est temps de considérer les vrais témoins, les seuls témoignages crédibles sur Jésus : Dieu lui-même a attesté publiquement l’identité de Jésus. »

Nous poursuivons ce matin dans l’évangile de Jean, toujours dans la section où Jésus est devant Pilate, ce gouverneur romain sur la Judée.

Texte biblique

Nous lirons au chapitre 19, les versets 4 à 7 :

Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui. Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme ! Lorsque les principaux sacrificateurs et les gardes le virent, ils crièrent : Crucifie ! Crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas de motif (de condamnation) en lui. Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. (Jean 19.4-7)

Que le Seigneur bénisse sa Parole. Nous allons prier.

Exposé

Quand vient le temps d’évaluer une religion, un des premiers points à considérer, sinon le premier, est de connaître l’origine, le fondateur du mouvement. Quand on me demande pourquoi nous croyons au christianisme mais pas dans une autre religion, ma première réponse porte toujours sur le fondateur, à savoir Jésus-Christ. J’aime bien faire de l’apologétique, c’est-à-dire défendre la foi chrétienne. J’aime bien défendre la supériorité absolue de la loi de Dieu. J’aime bien parler des alliances de Dieu dans la Bible. J’aime aussi parler de la création et de son importance. Ces points sont tous importants, mais c’est la personne de Jésus qui doit occuper la place la plus importante dans notre évangélisation : la personne de Jésus-Christ. Le christianisme a toute la crédibilité en raison de son fondateur, Jésus-Christ. Je précise que le christianisme a débuté avant l’incarnation, c’est-à-dire que bien des gens ont été sauvés en croyant au messie à venir, mais c’est vraiment Jésus-Christ qui a tout confirmé ce qui s’est passé avant. Si vous préférez parler du fondement plutôt que du fondateur, ça me va aussi. Les autres religions n’ont aucun appui. Alors que Jésus-Christ a été annoncé non seulement des millénaires avant sa venue, mais aussi durant des millénaires, c’est énorme. Non seulement 4000 ans avant, on a annoncé sa venue, mais durant les 4000 ans, le Seigneur a suscité des prophètes, il a institué des préfigurations. Bref, tout pointait vers Jésus-Christ, alors que les autres religions n’ont rien comme fondement. On demande de croire en un homme qui prétend des choses. La question de savoir qui est Jésus-Christ est primordiale. Notre texte fait ressortir ce point. D’une part, nous lisons au verset 3 :

Les soldats s’approchaient de Jésus et disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des gifles. (Jean 19.3)

Évidemment, les soldats étaient sarcastiques, mais ça démontre que pour eux, Jésus n’était qu’un homme méprisant, un homme qui mérite la moquerie. Puis, au verset 4 :

Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun motif de condamnation en lui. (Jean 19.4)

Nous avons vu ce point dans les dernières prédications. Pilate ne voit aucun motif de condamnation en lui. Il le répètera au verset 6, puis au verset 7 :

Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. (Jean 19.7)

Pour les Juifs, les dirigeants, Jésus était un imposteur, il se faisait passer pour qui il n’était pas. De plus, Jésus était un blasphémateur : il se disait Fils de Dieu. Frères et sœurs, nos contemporains qui rejettent Jésus se trouvent tous à l’accuser faussement. Dans les évangiles, nous avions vu les fausses accusations. En Matthieu 26.61, on l’a accusé d’avoir menacé de détruire le temple alors que Jésus avait plutôt dit : « Détruisez ce temple et je le rebâtirai en 3 jours. » En Jean 18.30, on l’a accusé d’être un malfaiteur, alors que Jésus n’a fait que du bien durant tout son ministère. Il a guéri les malades, délivré les opprimés, nourri la foule, etc. En Luc 23.2, on l’a accusé de pervertir la nation, alors que Jésus a plutôt enseigné à la nation la repentance et le salut. Toujours dans le même texte, on l’a accusé de dissuader la nation à ne pas payer ses impôts à César, alors que c’est tout le contraire que Jésus a enseigné. Encore dans le même texte, on a accusé Jésus de se faire roi au sens de vouloir la couronne de César ou d’Hérode. En Luc 23.5, on l’a accusé de soulever la foule alors que Jésus n’a jamais fait cela.

Paradoxe

Ce qui est paradoxal, c’est qu’on a mis à mort Jésus sur ces fausses accusations, mais en le mettant à mort, les hommes ont fait en sorte que certaines de ces fausses accusations sont devenues réalité. Par exemple, on a accusé Jésus de vouloir détruire le temple. Jésus n’avait jamais dit cela, mais en rejetant Jésus et en le faisant mourir, Jésus est ressuscité dans un corps glorifié qui appartient à la nouvelle création. Ce rejet du messie de la part de son peuple a amené le jugement de Dieu sur Israël. En 70, les troupes romaines menées par Titus ont détruit non seulement le temple, mais aussi la ville de Jérusalem. On a faussement accusé Jésus de soulever les foules, ce que Jésus n’avait jamais fait. On l’a tué. Que s’est-il passé? Le christianisme a envahi tout l’empire en quelques décennies. Puis, le reste de la planète a suivi. Le monde a été modifié suite à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ. D’autres fausses accusations sont particulières dans un autre sens : c’est que ce sont ceux qui les ont portées qui étaient coupables de ce dont ils accusaient Jésus. Les dirigeants juifs ont accusé Jésus de soulever les foules, mais en vérité, qui a soulevé la foule pour qu’elle choisisse Barabbas au lieu de Jésus, sinon les dirigeants juifs? On a accusé Jésus d’être un malfaiteur, mais qui sont les véritables malfaiteurs qui ont faussement accusé un innocent pour le mettre à mort? Qui sont les vrais criminels? Jésus ou ceux qui l’ont faussement accusé pour qu’il soit mis à mort? On a accusé Jésus de se faire roi au sens de vouloir une couronne politique, mais en réalité, ce sont les dirigeants juifs qui voulaient conserver leurs postes d’autorité. Nous lisons ceci en Jean 19.15 :

Mais ils s’écrièrent : À mort ! À mort ! Crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. (Jean 19.15)

Quelle affaire. Les principaux sacrificateurs affirment que le seul roi qu’ils reconnaissent est César. Le Seigneur envoie son Fils pour régner sur eux, un descendant de David, donc de la lignée royale, et les principaux sacrificateurs rejettent le roi divin pour affirmer leur allégeance à César, mais en réalité, ce qui semble avoir le plus dérangé les dirigeants juifs, c’est que Jésus se disait Dieu. Nous lisons en Matthieu 26.63-66 :

Le souverain sacrificateur dit à Jésus : Je t’adjure par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements et dit : Il a blasphémé. Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre son blasphème. Qu’en pensez-vous ?Ils répondirent : Il est passible de mort. (Matthieu 26.63-66)

C’est la seule fois dans tous les évangiles où un dirigeant juif déchire ses vêtements, mais en réalité, de qui se sont-ils débarrassé? Qui était ce Jésus qu’ils ont rejeté? On le voit avec tout ce qui s’écrit sur le coronavirus : il y a des fausses nouvelles et les vraies nouvelles et il n’est pas facile de faire la part des choses. La difficulté pour savoir si une nouvelle est crédible ou non est de savoir si l’organisme ou la personne qui la propage est crédible ou non. Face à Jésus, notre Dieu ne nous a pas abandonnés à cette difficulté, parce qu’il nous a donné des témoignages dont la fiabilité est la plus certaine qui soit. Donc, face à tous les faux témoignages contre Jésus, il est temps de considérer les vrais témoins, les seuls témoignages crédibles sur Jésus : Dieu lui-même a attesté publiquement l’identité de Jésus. Matthieu 17.5, et c’est le Père céleste qui parle :

Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les enveloppa. Et voici qu’une voix sortit de la nuée qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-le ! (Matthieu 17.5)

Puis, Jésus lui-même a déclaré sa propre identité :

Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis. (Jean 8.58)

Ici, nous avons un problème de conjugaison.

[…] avant qu’Abraham fût, moi, je suis. (Jean 8.58)

Nous avons un problème de conjugaison si nous ne considérons que la grammaire, mais en réalité, le « je suis » n’est pas tant un verbe conjugué qu’un nom, un nom qui nous renvoie à Exode 3.14 que je vous lis.

Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : c’est ainsi que tu répondras aux Israélites : (Celui qui s’appelle) « Je suis » m’a envoyé vers vous. (Exode 3.14)

« Je suis », en hébreu, c’est Yahvé, que nos Bibles traduisent par « l’Éternel ». En se présentant comme le « Je suis », Jésus se déclare Dieu, le grand Yahvé. Les Juifs ont tellement bien compris le sens des paroles de Jésus qu’ils voulaient le lapider. Quand Jésus désignait Dieu comme son propre Père, ce fut la même réaction des Juifs :

Moi et le Père, nous sommes un. Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. (Jean 10.30-31)

Le Père et le Fils sont d’accord. Pour le Saint-Esprit, je vous lis Jean 15.26-27 :

Quand sera venu le Consolateur que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité qui provient du Père, il rendra témoignage de moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement. (Jean 15.26-27)

Jésus annonce la venue du Saint-Esprit qui provient du Père et qui allait rendre témoignage de la personne, de l’identité de Jésus. Jésus ajoute au verset 27 :

[…] et vous aussi, vous me rendrez témoignage. (Jean 15.27)

Parce que l’Esprit de Dieu habite en nous, nous rendons aussi témoignage de la divinité de Jésus-Christ. L’ange Gabriel aussi également a rendu témoignage de l’identité de Jésus, et ce, lors de l’annonce de sa naissance :

Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (Luc 1.32)

Il ajoute au verset 35 :

Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. (Luc 1.35)

Même les démons ont reconnu l’identité de Jésus :

Les démons crièrent à Jésus : Que veux-tu de nous, Fils de Dieu ? (Matthieu 8.29)

Parlons maintenant de ceux qui ont écrit les évangiles. Matthieu rapporte une prophétie explicite :

Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. (Matthieu 1.23)

Marc débute son évangile ainsi :

Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu. (Matthieu 1.1)

Luc a écrit ceci au verset 32 du premier chapitre de son évangile :

Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (Luc 1.32)

Jean complète le quatuor :

Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. (Jean 20.30-31)

C’est très intéressant de voir que le but de Jean en écrivant est que les lecteurs croient en l’identité de Jésus, qu’il est le Christ, c’est-à-dire celui que Dieu a choisi comme Roi des rois, que Jésus est le Fils de Dieu et qu’en croyant à tout ce que ça implique, les gens aient la vie en son nom. Frères et sœurs, ceci nous conduit à l’essentiel du christianisme.

Applications

Premièrement, nous ne devons pas écouter tout ce qui se dit sur Jésus. Nous devons toujours nous assurer que ce que nous entendons dans les prédications, les enseignements, soit conforme aux Écritures. Ce ne sont pas tous ceux qui témoignent qui disent la vérité. Le Nouveau Testament dénonce les faux enseignants, les faux docteurs, et ne croyons pas que cette espèce a disparu. Nous devons aussi être sur nos gardes lorsque nous lisons des livres. Ce n’est pas parce que des versets bibliques sont cités que c’est biblique. Satan a cité les Écritures devant Jésus, mais pour mieux les tordre et tenter Jésus afin qu’il dévie de sa mission. Deuxièmement, l’importance de l’identité de Jésus doit être au centre de notre évangélisation. L’évangile n’a pas comme centre de belles valeurs, ni une bonne philosophie de vie. L’évangile a comme centre la personne de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. C’est Jésus et Jésus crucifié pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, selon Romains 4.25. Troisièmement, personne ne sera sauvé sans connaître l’identité de Jésus. Tous ceux qui sont sauvés reconnaissent et croient qui est Jésus. Si quelqu’un ne croit pas que Jésus est Dieu, pleinement Dieu, il ne peut être sauvé. Si vous écoutez présentement et ne croyez pas que Jésus est réellement Dieu, vous ne pouvez espérer être sauvé. Si jamais c’est le cas, écrivez-nous sur le site www.parolededieu.ca sous l’onglet « Contact ». Finalement, toute notre espérance repose sur l’identité de Jésus. Tout débute là. Si Jésus n’est pas Dieu, c’est qu’il nous a menti et il s’est entouré de menteurs qui ont aussi menti. Nous ne pourrions pas nous fier sur lui. Frères et sœurs, j’ai l’impression que l’Église moderne a perdu la notion de contempler, de méditer, de réfléchir et peut-être même de penser, alors que les Écritures nous enjoignent à le faire, prendre le temps de réfléchir à ces choses pour mieux adorer notre Seigneur, pour mieux le servir. Je termine avec les deux derniers versets de l’Apocalypse :

Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! (Apocalypse 22.20-21)

Prions.

Prédicateur invité

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