Paradoxe de la victoire

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« La victoire passée du Christ se concrétisera bientôt sous nos pieds. La victoire du Christ est notre victoire. Le paiement par sa mort devient notre libération. Le sacrifice à notre place devient notre accès à Dieu. Le châtiment légal devient notre justification. […] Lorsque quelqu’un pardonne, c’est qu’il prend sur lui l’offense de celui qui se repent. Il accepte l’humiliation. C’est ce que Dieu a fait. Le pardon de Dieu, loin d’être moins généreux, démontre la générosité de Dieu : il a donné son propre Fils et il démontre aussi la gravité du péché. Un pardon sans prix à payer banalise le péché. Le prix payé à la croix fait ressortir toute la justice de Dieu lorsqu’il pardonne. On le voit : la croix suscite beaucoup d’interrogations et de mécompréhension et seule la perspective biblique peut éclairer la croix. »

 

Introduction

La semaine passée, nous avons vu certains points concernant la croix, en particulier, avec les images de la rançon, du rachat et du châtiment.

Victoire

La croix est aussi présentée sous un paradoxe : celui de la victoire. C’est un paradoxe, parce que la croix ressemble à une grande défaite : un homme qui veut sauver son peuple et celui-ci le rejette et le fait mourir sur la croix. Pourtant, c’est dans cette apparente défaite que s’est opérée la plus grande victoire qui soit.

Il a dépouillé les principautés et les pouvoirs, et les a publiquement livrés en spectacle, en triomphant d’eux par la croix. (Colossiens 2.15)

Paul présente la croix comme le moyen par lequel le Christ a triomphé de toutes les puissances.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi, d’une manière semblable y a participé, afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans l’esclavage. (Hébreux 2.14-15)

L’auteur aux Hébreux voit dans la mort du Christ le moyen par lequel il a écrasé, par sa mort, le diable. C’est la victoire sur Satan lui-même.

Celui qui commet le péché est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu est apparu, afin de détruire les œuvres du diable. (1 Jean 3.8)

La croix est le moyen par lequel le Seigneur détruit toutes les œuvres du diable. S’il fallait que la croix n’ait détruit que le diable, ça ne serait pas suffisant. Imaginez un chimiste qui conçoit des trucs dans le but de propager une maladie mortelle. Là, un héros réussit à capturer ce chimiste et à le mettre hors d’état de nuire. C’est bien, mais si la maladie continue de se propager, le mal est fait. Il faut arrêter non seulement le chimiste, mais aussi les conséquences, les œuvres de ce chimiste malveillant. Le Christ n’a pas seulement triomphé de Satan : il a détruit ses œuvres aussi. Cette victoire n’est pas que pour le Christ. Il a triomphé afin que nous soyons victorieux par lui.

Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. (Romains 15.20)

La victoire passée du Christ se concrétisera bientôt sous nos pieds. La victoire du Christ est notre victoire. Le paiement par sa mort devient notre libération. Le sacrifice à notre place devient notre accès à Dieu. Le châtiment légal devient notre justification. Pour certains, et c’est Paul Wells qui souligne la difficulté, un pardon avec un prix à payer serait moins généreux aux yeux de certains qu’un pardon sans contrepartie (p. 26). La vérité est qu’un pardon avec un prix à payer n’est pas moins généreux, parce que ce prix est payé par celui qui pardonne : c’est le principe du pardon. Lorsque quelqu’un pardonne, c’est qu’il prend sur lui l’offense de celui qui se repent. Il accepte l’humiliation. C’est ce que Dieu a fait. Le pardon de Dieu, loin d’être moins généreux, démontre la générosité de Dieu : il a donné son propre Fils et il démontre aussi la gravité du péché. Un pardon sans prix à payer banalise le péché. Le prix payé à la croix fait ressortir toute la justice de Dieu lorsqu’il pardonne. On le voit : la croix suscite beaucoup d’interrogations et de mécompréhension et seule la perspective biblique peut éclairer la croix.

Relationnelle

Les concepts que nous avons vus, que ce soit les rituels, la substitution pénale ou d’autres, risquent de nous éloigner de l’importance des relations pour Dieu. Par exemple, si le Christ est mort pour se conformer aux exigences de la loi pour son peuple, est-ce à dire que Dieu ne s’intéresse qu’à des principes légaux, ou la métaphore du paiement de la dette? Est-ce que Dieu fait du salut un commerce? La difficulté ici est de penser que Dieu voit la loi comme nous la voyons ou que Dieu voit la dette comme nous la voyons. Les relations humaines sont tellement superficielles et basées sur du sentimentalisme. Ajoutons à cela que notre sens de la justice est tellement pauvre et souillé et que l’homme ne sait plus distinguer entre ses émotions et son intelligence, ce qui rend l’homme totalement inapte pour être reconnaissant des notions qui sont rattachées à la croix à partir de ses expériences. C’est au point où l’homme ne peut connaître Dieu grâce à son intuition, ses sentiments et son expérience. La seule façon est par la révélation spéciale de Dieu, c’est-à-dire la Parole de Dieu. L’homme doit recevoir une révélation extérieure à lui.

Daniel Durand, pasteur
15 février 2017

Prédicateur invité

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