Nous n’aurons plus de larmes, Jean 16.16-22

« Le Saint-Esprit est la personne de la trinité par lequel Dieu habite au sein de son peuple. Il vient avec la puissance pour sauver, pour sanctifier les élus. Il a cette puissance d’agir dans les cœurs, dans les pensées, dans les consciences. Le Saint-Esprit est aussi celui qui permet aux chrétiens de remplir leur rôle. »

 

Introduction

Nous poursuivons ce matin dans la série sur l’évangile de Jean. Nous lirons au chapitre 16 les versets 16 à 22 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez de nouveau parce que je vais vers le Père. Alors quelques-uns de ses disciples dirent entre eux : Qu’est-ce qu’il nous dit ? Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez ? et : Je m’en vais vers le Père ? Ils disaient donc : que dit-il là : Un peu de temps… ? Nous ne savons de quoi il parle. Jésus, sachant qu’ils voulaient l’interroger, leur dit : Vous vous questionnez les uns les autres sur ce que j’ai dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira : vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie. La femme, lorsqu’elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue; quand elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de sa douleur, à cause de la joie de ce qu’un homme soit venu au monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant de la tristesse; mais je vous verrai de nouveau, votre cœur se réjouira, et nul ne vous ôtera votre joie. (Jean 16.16-22)

Exposé

Depuis le début du chapitre 13, nous assistons aux derniers moments entre Jésus et ses disciples avant leur séparation, puisque Jésus va se rendre à Jérusalem pour se donner en sacrifice. Le psaume 30, verset 6 dit :

[…] le soir arrivent les pleurs, et le matin la jubilation. (Psaume 30.6)

Et le verset 12 :

Tu as changé mon deuil en allégresse, tu as délié mon sac et tu m’as ceint de joie. (Psaume 30.12)

Il y a un mouvement pour le peuple de Dieu qui nous fait passer des larmes aux rires, du deuil à l’allégresse. Nous en vivons dans nos vies, mais ce n’est rien à comparer à la joie qui nous attend. Nous avons une idée de notre condition future en Apocalypse 21.4-5 :

Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles.

Ce mouvement fait passer le peuple de Dieu de l’épreuve à la délivrance, de la souffrance à la guérison, de l’angoisse à la quiétude, de la tristesse à la joie. Ce que Jésus dit à ses disciples s’inscrit dans ce mouvement. Quand nous lisons le texte sur lequel nous nous arrêtons ce matin, nous pensons immédiatement au fait que les souffrances que nous endurons dans notre vie présente feront place au bonheur éternel qui attend tous les enfants de Dieu lors du retour de Jésus-Christ.

Cette application est vraie. Ceci dit, les paroles de Jésus ne nous dirigent pas vers une interprétation facile. Il dit au verset 16 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez de nouveau parce que je vais vers le Père. (Jean 16.16)

Les informations que nous avons sont celles-ci.

Départ de Jésus

Il y aura absence de Jésus durant un temps. Verset 16 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus (Jean 16.16)

Temps de désarroi

Ce temps sera marqué par la peine, le désarroi. Versets 20 à 22 :

En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira : vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie. La femme, lorsqu’elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; quand elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de sa douleur, à cause de la joie de ce qu’un homme soit venu au monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous verrai de nouveau, votre cœur se réjouira, et nul ne vous ôtera votre joie. (Jean 16.20-22)

Donc, Jésus met beaucoup d’accent sur la réalité de la souffrance et de la tristesse.

Absence temporaire

La troisième affirmation que nous avons, c’est que l’absence de Jésus est temporaire. Verset 16 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez de nouveau parce que je vais vers le Père. (Jean 16.16)

Joie des opposants

Cette absence de Jésus est caractérisée par la joie des opposants au Christ. Verset 20 :

En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira (Jean 16.20)

Interrogation

Il se peut que nous nous posions la même question que les disciples se sont posé. Versets 17 et 18 :

Alors quelques-uns de ses disciples dirent entre eux : Qu’est-ce qu’il nous dit ? Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez ? et : Je m’en vais vers le Père ? Ils disaient donc : que dit-il là : Un peu de temps… ? Nous ne savons de quoi il parle. (Jean 16.17-18)

Ce n’est pas clair et il est même possible que Jésus ait voulu cette ambigüité pour référer à plusieurs réalités. Ce qui est clair, c’est que Jésus appelle à la patience et il place ses disciples dans une position d’attente. Le Seigneur a toujours travaillé comme cela : le peuple de Dieu a toujours attendu. Durant les quatre premiers millénaires, c’est-à-dire de la création jusqu’à la venue du Fils de Dieu, les croyants attendaient le messie. Le messie vient et les disciples ont dû encore attendre. Ils devaient attendre l’envoi du Saint-Esprit. La Pentecôte vient et l’attente continue. Nous attendons le retour du Christ. On le voit : chaque réalisation amène une autre attente. On appelle cela l’espérance : le croyant doit attendre afin de placer son espérance en Dieu.

Le mot « attends » est l’un des premiers mots que les enfants apprennent, parce que c’est souvent ce que les parents répondent. Avec le Seigneur, nous sommes dans un temps d’attente, mais notre attente est nourrie par l’espérance. Nous avons des promesses qui gardent nos yeux vers l’horizon futur. Maintenant, à quoi Jésus faisait-il référence lorsqu’il dit au verset 16 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez de nouveau parce que je vais vers le Père. (Jean 16.16)

Il y a quelques possibilités de réponse, et il est probable que Jésus ait eu en tête toutes ces réponses. Voici les réponses possibles :

  • La résurrection de Jésus;
  • La Pentecôte;
  • Le retour de Jésus à la fin des temps.

Je ne retiens pas l’idée du jugement de Dieu contre Israël en 70. Même si certains voient cet évènement comme un retour de Jésus, je ne vois pas en quoi cet évènement fait passer les chrétiens du désarroi à la joie.

La résurrection de Jésus

Revenons sur la résurrection de Jésus : cette interprétation est tout-à-fait en lien avec le contexte.  On se rappelle que Jésus prépare ses disciples à son départ. Jésus va bientôt se rendre à Jérusalem pour y être crucifié.

Les disciples étaient vraiment désemparés lorsque Jésus a été crucifié. Pierre a renié son Maître à trois reprises et les disciples n’ont pas fait mieux. Matthieu 26.56 :

Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite.

Et au verset 32 de Jean 16, Jésus dit :

Voici que l’heure vient, et même elle est venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. (Jean 16.32)

Donc les disciples ont connu le désarroi quand Jésus a été arrêté. Jésus leur avait annoncé son départ imminent au chapitre 13, aux versets 31 à 33 :

Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, je suis encore pour peu de temps avec vous. Vous me chercherez ; et comme j’ai dit aux Juifs : « Là où je vais, vous ne pourrez venir », à vous aussi je le dis maintenant. (Jean 13.31-33)

Et Jésus savait que ses disciples allaient être troublés parce qu’il leur répète ceci à deux reprises :

Que votre cœur ne se trouble pas. (Jean 14.1; Jean 14.27)

Le Seigneur connaît nos craintes, nos états d’âme. Il voit notre tristesse. Les disciples avaient certainement un sentiment de perte. Jésus leur annonce son départ. Eux qui l’ont suivi pendant trois ans, qui ont tout abandonné pour le suivre, ils ont maintenant l’impression que tout est fini. Les disciples étaient aussi désemparés parce que Jésus les avait avertis qu’ils allaient être persécutés. En plus de la perte du Jésus, ils doivent subir le rejet du monde. Au chapitre 15 verset 20 – on se rappelle que tout ce qui se trouve entre les chapitres 13 et 17 inclusivement constitue les derniers moments, plus ou moins 24 heures, que Jésus a passés avec ses disciples – Jésus les avait avertis :

Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. (Jean 15.20)

Leur désarroi a certainement grandi en apprenant que non seulement Jésus va les quitter, mais en plus qu’ils devront faire face aux persécutions. Les disciples se sentaient abandonnés et seuls pour traverser l’opposition. Les disciples ont aussi été désappointés. Nous voyons cela en Luc 24 où Jésus discute avec les disciples d’Emmaüs. Je vous lis les versets 17 à 21 :

Jésus leur dit : Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ? Et ils s’arrêtèrent, l’air attristé. L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit: Es-tu le seul qui séjourne à Jérusalem et ne sache pas ce qui s’y est produit ces jours-ci ?— Quoi ? leur dit-il. Ils lui répondirent : Ce qui s’est produit au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment nos principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces évènements se sont produits. (Luc 24.17-21)

Ces disciples étaient tristes et ils disent à Jésus, sans savoir que c’était lui, qu’ils espéraient que ce serait celui qu’on a crucifié qui allait délivrer Israël. Pendant ce temps, les ennemis du Christ se sont réjouis de sa mort. Jésus avait soulevé les foules, avait dénoncé les dirigeants religieux. Il avait complètement ébranlé les colonnes du temple. Là, Jésus est mort. Ils ont certainement dit : « Enfin! » Ils entendent bien dire qu’il est ressuscité, mais pour eux, c’était des rumeurs qu’ils tentaient de faire taire. Puis, c’est le revirement : ceux qui se réjouissaient sont désemparés et ceux qui étaient désemparés ont tout pour se réjouir. Tous les disciples sont passés du désarroi à une joie indicible. Jésus est ressuscité : on peut imaginer la fête. Celui qu’ils ont fui alors que Jésus s’est fait arrêter vient rejoindre les disciples. Leur deuil se change en allégresse. Quelle joie pour les chrétiens de savoir que Jésus est ressuscité!

C’est là qu’ils ont compris que le Seigneur ne les avait pas abandonnés. Au contraire, le Seigneur, en tant que bon Berger, est allé mourir pour eux. Après la résurrection, les disciples ont compris que la mort du Christ n’était pas une perte, mais le triomphe sur le péché. Quelle joie ce dut être de constater que Jésus, qu’ils avaient suivi durant 3 ans, n’est pas mort mais ressuscité!

La Pentecôte

La deuxième possibilité d’interprétation du départ et du retour de Jésus, c’est la période entre la mort de Jésus et la Pentecôte. Je pense qu’en raison des versets 23 à 26, c’est le sens qui s’impose le plus. Cette idée est aussi en lien avec le contexte. En fait, les chapitres 14 à 16 de Jean parlent surtout de l’envoi du Saint-Esprit, qui a comme rôle de convaincre de péché, de justice et de jugement. Le Saint-Esprit est aussi celui qui a conduit les apôtres dans toute la vérité. Jésus avait dit à ses disciples qu’il était avantageux pour eux qu’il quitte. L’envoi du Saint-Esprit n’est pas un retour visible de Jésus-Christ. Il n’en demeure pas moins que la Pentecôte, c’est l’envoi de l’Esprit du Christ. Paul dira en Galates 4.6 :

[…] parce que nous sommes des fils, Dieu envoya l’Esprit de son Fils.

Le Saint-Esprit, c’est Jésus qui vient habiter en nous. Ce n’est pas une venue physique, mais une venue spirituelle toute aussi valable. La venue de l’Esprit Saint a marqué un changement évident chez les disciples. Avant cette venue, ils n’avaient pas d’assurance. Ils étaient dépourvus. Ils se sentaient désemparés. Jésus leur dit ceci en Actes 1.8 :

Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le Saint-Esprit est la personne de la trinité par lequel Dieu habite au sein de son peuple. Il vient avec la puissance pour sauver, pour sanctifier les élus. Il a cette puissance d’agir dans les cœurs, dans les pensées, dans les consciences. Le Saint-Esprit est aussi celui qui permet aux chrétiens de remplir leur rôle. Nous n’avons pas idée de l’œuvre de l’Esprit lorsque nous évangélisons, lorsque nous prêchons, lorsque nous témoignons. Sans sa puissante action, tous nos efforts seraient stériles. Quand le Saint-Esprit est venu sur les apôtres, tout a changé. En Actes 2, immédiatement après la descente du Saint-Esprit, ce même Pierre, qui avait renié son Maître, se met à prêcher debout devant tous. Pierre ne craint plus. Il a de l’audace. Puis, en Actes 3, Pierre et Jean sont à la porte du temple et guérissent un paralytique devant tout le monde. Pierre en profite alors pour livrer sa deuxième prédication. Au chapitre 4, Pierre et Jean font face aux sacrificateurs qui s’opposent à la proclamation du message de l’évangile. Versets 7 et 8 :

Ils firent comparaître au milieu d’eux Pierre et Jean, et demandèrent : Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait cela ? Alors Pierre, rempli d’Esprit Saint, leur dit : […] (Actes 4.7-8)

Et là, Pierre livre un autre message.  Le Saint-Esprit a complètement changé Pierre. De lâche – et nous aurions fait la même chose – il est passé à courageux, déterminé, audacieux, mais il n’a pas que l’audace. Pierre enseigne avec une réelle compréhension des textes de l’Ancien Testament. La suite nous montre qu’il lui restait à apprendre, mais ce qu’il enseignait était totalement inspiré. Il est aussi dit que les apôtres prêchaient avec beaucoup d’assurance, les mêmes qui avaient fui lorsque Jésus a été arrêté. Pour nous, frères et sœurs, nous avons le même Esprit. L’Esprit de Dieu n’est pas moins puissant au 21èmesiècle. Notre message a la même puissance, puisque c’est le même message. On le voit : la Pentecôte a fait passer les disciples de désemparés à audacieux. On n’est pas loin du deuil à l’allégresse et les opposants croyaient bien avoir mis fin au mouvement du christianisme, convaincus que c’était une mode temporaire, mais au contraire. L’envoi du Saint-Esprit a propulsé le christianisme jusque dans les peuples païens, barbares. En quelques décennies, tout l’empire est visité par l’évangile et, aujourd’hui, l’évangile est entendu dans tous les pays. Pour nous, en 2018, nous avons exactement le même Esprit que les apôtres. Il me semble que nous évaluons peut-être à tort la puissance du Saint-Esprit aux miracles. Il y a peut-être la pensée que l’Église est moins puissante, parce que les dons apostoliques ont cessé, mais c’est faux. Les dons exprimaient la puissance de l’évangile. L’évangile est toujours aussi puissant pour sauver en 2018. Notre message est le même. Nous devons nous réjouir d’être sous le contrôle du Saint-Esprit. Pendant ce temps, les opposants s’attristent de voir le christianisme. Ils s’y opposent comme si c’était un malheur dans leur vie.

Le retour de Jésus à la fin des temps

La troisième interprétation, c’est que Jésus parle de son retour final. Encore là, ce n’est pas étranger au contexte. Rappelons-nous ce que Jésus disait à ses disciples en Jean 13, versets 2 et 3 :

Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit ; car je vais vous préparer une place. Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. (Jean 13.2-3)

Le Seigneur a donc placé son Église aussi dans un temps d’attente. Bien que Jésus parle d’un temps de courte durée en formulant ainsi au verset 16 :

Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez de nouveau parce que je vais vers le Père. (Jean 16.16)

Sur la ligne du temps éternel, la vie présente est vraiment comme une vapeur qui passe. C’est vraiment un petit peu de temps. Ce temps de notre séjour sur la terre est aussi marqué par la joie des opposants à Dieu. Ils vivent en trouvant leur bonheur dans des artifices. Ils prospèrent même, comme Asaph nous le rappelle dans le psaume 73. Les ennemis de Dieu se moquent de Dieu. Présentement, ils font la fête, mangent et boivent. Dans leur arrogance, ils font des projets pour améliorer leur sort. Ils construisent leur existence, mais en réalité, ils détruisent leur vie. Bientôt, ils feront tous face à Dieu, et là, ils pleureront. Il y aura des pleurs et des grincements de dents. Écoutons ce que dit l’Ecclésiaste au chapitre 7, aux versets 2 à 4 :

Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d’aller dans une maison de festin, dans celle-là se trouve la fin de tout homme, et le vivant en prend conscience. Mieux vaut le chagrin que le rire. Car malgré un visage triste le cœur peut être heureux. Le cœur des sages est dans la maison de deuil, et le cœur des insensés dans la maison de joie. (Ecclésiaste 7.2-4)

Ce qu’il nous dit, c’est que ceux qui font la fête dans ce monde-ci sont les plus malheureux. Ils ne voient pas leur misère. Ils enterrent les plaintes de leur âme par de la musique de danse, mais au fond, ils sont malheureux. Par contre, les chrétiens sont ceux qui ont vu leur misère. Ils ont crié à Dieu, qui répond aux malheureux lorsqu’ils crient à lui. Mieux vaut le chagrin que le rire, car malgré un visage triste, le cœur peut être heureux. Comment un visage triste peut cohabiter avec un cœur heureux ? C’est à cause de l’espérance du croyant : son visage est triste, parce qu’il traverse cette vallée, mais elle est temporaire. Son cœur est heureux, parce qu’il sait que le Seigneur est avec lui dans cette vallée, et parce qu’il espère dans ce qui mettra fin à toute cette tristesse et ce qui y mettra fin, c’est le retour du Christ. Voici ce que Jésus a dit à ses disciples en Luc 6.21-25 et notez les renversements dont nous avons parlé :

Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’ils vous chasseront, vous insulteront et rejetteront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c’est ainsi que leurs pères agissaient à l’égard des prophètes. Mais malheur à vous, les riches, car vous avez votre consolation. Malheur à vous qui êtes rassasiés maintenant, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !

Chers frères et sœurs, nous vivons dans un monde où les gens festoient, courent après des bonheurs qui n’en sont pas, ce que Jérémie appelle des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l’eau. Les gens pigent dans le jardin de Dieu qu’est la création, mais ils rejettent le jardinier et le critiquent et nous, nous sommes dans ce monde sans être du monde. Nous avons notre lot de déceptions, de souffrances, d’épreuves, mais ce temps achève. Lorsque le Seigneur reviendra, il nous ressuscitera, nous prendra avec lui et nous serons transformés totalement. Il y a un renversement qui s’en vient.

 

Applications

Maintenant, quelques applications.

Se réjouir

La première application, c’est que nous devons nous réjouir de la résurrection du Christ, de l’envoi du Saint-Esprit et de savoir que Jésus revient. La résurrection du Christ qui est notre garantie que toutes les promesses de Dieu sont accomplies en Jésus-Christ, bien que certaines restent à être concrétisées. Nous devons nous réjouir de la présence et de l’œuvre du Saint-Esprit. Nous devons nous réjouir du fait que Dieu l’a envoyé. Par le St-Esprit, nous goûtons, nous expérimentons la présence de Dieu dans nos vies.

Nous sommes transformés par l’action du Saint-Esprit. Sa Parole est accessible à notre compréhension par le Saint-Esprit et nous devons nous réjouir aussi de savoir que le Seigneur revient à la fin. Nous devons nous en réjouir, parce que cela va marquer la fin de la pratique du péché; dans ce monde, parce que tous les rebelles seront jugés; et dans nos vies aussi, parce que nous serons totalement purifiés.

Nous devons surtout nous réjouir de la venue de ce jour glorieux, parce que nous verrons notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ face à face. Les disciples étaient découragés, inquiets, désemparés et c’est dans ces promesses que le Seigneur les a encouragés. Ce sont ces mêmes promesses qui doivent nous encourager. Que le Seigneur donne à notre foi d’être encouragée, fortifiée par l’espérance de ce jour glorieux.

Daniel Durand, pasteur
9 septembre 2018

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email