Méditation quotidienne – Psaumes 80

Je vous invite à faire la lecture du psaume 80.

Veuillez noter que la numérotation des versets de ce psaume diffère d’une version à l’autre.

 

Au chef de chœur, sur la mélodie « Les lis du témoignage ». Psaume d’Asaph. Prête l’oreille, berger d’Israël, toi qui conduis Joseph comme un troupeau ! Interviens dans ta splendeur, toi qui sièges entre les chérubins ! Devant Ephraïm, Benjamin et Manassé, déploie ta force et viens à notre secours ! O Dieu, relève-nous ! Fais briller ton visage, et nous serons sauvés ! Eternel, Dieu de l’univers, jusqu’à quand t’irriteras-tu contre la prière de ton peuple ? Tu les as nourris d’un pain trempé de larmes, tu leur as fait boire des larmes à pleine mesure. Tu fais de nous une source de conflits pour nos voisins et nos ennemis se moquent de nous. Dieu de l’univers, relève-nous ! Fais briller ton visage, et nous serons sauvés ! Tu avais arraché de l’Egypte une vigne : tu as chassé des nations et tu l’as plantée. Tu as déblayé le sol devant elle : elle a pris racine et rempli la terre. Les montagnes étaient couvertes de son ombre, et ses rameaux étaient comme des cèdres de Dieu. Elle étendait ses branches jusqu’à la mer, et ses rejets jusqu’au fleuve. Pourquoi as-tu renversé ses clôtures ? Voilà que tous les passants la dépouillent. Le sanglier de la forêt y sème la dévastation, et les bêtes des champs s’en nourrissent. Dieu de l’univers, reviens donc, regarde du haut du ciel et constate la situation, interviens pour cette vigne ! Protège ce que ta main droite a planté, le fils que tu t’es choisi ! Ta vigne est brûlée par le feu, elle est saccagée ; ton visage menaçant provoque leur perte. Que ta main soit sur l’homme qui est à ta droite, sur le fils de l’homme que tu as toi-même fortifié ! Alors nous ne nous éloignerons plus de toi. Fais-nous revivre et nous ferons appel à ton nom ! Eternel, Dieu de l’univers, relève-nous ! Fais briller ton visage, et nous serons sauvés !

Comment le psaume 78 peut-il écarter la tribu d’Éphraïm, fils de Joseph (Jérémie 7.15), alors que le psaume 80 nous annonce qu’il y a encore de l’espoir pour eux (Psaume 80.1-3) ? C’est que le psaume 80 a été écrit avant le psaume 78, ce que démontrent les indices internes quant à la période de rédaction de ces deux psaumes.

 

Mais précisons aussi que ce n’est pas parce que la tribu a été écartée que ses membres ne peuvent pas implorer le Seigneur. De même que la nation juive a été écartée, les Juifs sont aussi invités, comme tout autre homme, à se tourner vers Jésus-Christ.

 

La structure se voit au refrain répété aux versets 4, 8 et 20 : « Fais briller ta face, et nous serons sauvés. » Cet écho de la prière aaronique (Nombres 6.23-26) dans le contexte de ce psaume est une supplication demandant que Dieu soit de nouveau favorable.

 

Comme il est bon d’avoir Dieu comme berger (Psaume 80.2). Cette désignation évoque la tendresse de Dieu pour ses brebis, et ses soins constants. En effet, il nourrit ses brebis, les rassure, les dirige, les soigne, les chérit, et les corrige. De plus, dans ce même rôle de berger, il protège ses brebis des prédateurs. Et si l’une d’elles s’égare, il va la chercher jusqu’à ce qu’il la trouve (Matthieu 18.12-14).

 

Ceci dit, lorsque l’épreuve vient, la prière se passe souvent sous des gémissements. Dieu s’est irrité contre son peuple, et ce dernier le ressent bien (Psaume 80.5) au point d’en être profondément éploré (Psaume 80.6). Le mépris des nations voisines s’invite dans l’épreuve (Psaume 80.7).

 

Le Seigneur se présente aussi comme le gardien de sa vigne (Psaume 80.9-17), image présente ailleurs dans la Bible (Genèse 49.22 ; Ésaïe 5.1-7 ; Jérémie 2.21 ; Jean 15.1-8). Cette métaphore est utile pour se rappeler que le Seigneur nettoie, émonde sa vigne afin qu’elle porte du fruit.

 

Lorsque Jésus se présente comme le vrai cep (Jean 15.1, le mot grec peut aussi être traduit par vigne), il indique que c’est d’abord lui seul qui est la vigne. Il est la vraie vigne. Et ceux qui sont attachés à lui sont les sarments, c’est-à-dire les branches.

 

Juste avant le refrain final (Psaume 80.18-19), l’espoir est situé dans le fils de l’homme assis à la droite de Dieu (Psaume 80.18). Quelle belle annonce de la venue de Jésus-Christ. Et ce n’est que par lui que le peuple pourra demeurer fidèle au Seigneur (Psaume 80.19). Et ce n’est que par lui que Dieu fait revenir son peuple, fait briller sa face pour sauver son peuple (Psaume 80.20).

 

Ô Seigneur, merci pour Jésus-Christ, lui la vraie vigne et merci de nous avoir attachés à lui, nous les croyants. Nous reconnaissons que ce n’est que par toi que nous portons du fruit.

Daniel Durand

Pasteur de l’Église Baptiste de la Foi de Drummondville

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Prédicateur invité

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