Méditation quotidienne – Psaumes 70

*Veuillez noter que la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

Je vous invite à faire la lecture du psaume 70 :

Au chef de chœur. De David. Pour commémorer. O Dieu, (viens) me délivrer ! Éternel, hâte-toi de me secourir ! Qu’ils aient honte et qu’ils rougissent, Ceux qui en veulent à ma vie ! Qu’ils reculent et soient confondus, Ceux qui désirent mon malheur ! Qu’ils retournent en arrière par l’effet de leur honte, Ceux qui disent : Ah ! Ah ! Que tous ceux qui te cherchent S’égaient et se réjouissent en toi ! Que ceux qui aiment ton salut Disent sans cesse : Exalté soit Dieu ! Moi, je suis malheureux et pauvre : O Dieu, hâte-toi en ma faveur ! Tu es mon secours et mon libérateur : Éternel, ne tarde pas ! (Psaumes 70.1-6)

En mémorial (Psaumes 70.1) traduit aussi par « Pour commémorer » (TOB) ou « Pour que Dieu se souvienne » (Parole de Vie), s’inscrit dans une requête où on demande au Seigneur de se rappeler de ses promesses alliancielles.

Lorsque nous lisons les prières de David dans les psaumes, nous constatons une répétition, comme si David ne sortait presque jamais de ses états d’âme pénibles. Ceci devrait nous encourager… à ne pas se décourager de nos états d’âme pénibles qui reviennent. Nous sommes fragiles et notre condition actuelle nous garde en état de faiblesse (Romains 8.26; 1 Corinthiens 2.3; 2 Corinthiens 12.9).

Lorsque nous demandons au Seigneur notre pain quotidien, ça inclut notre besoin de la grâce de Dieu pour aujourd’hui afin que notre âme de défaille pas. Chaque jour, dans chaque circonstance, nous devons demander au Seigneur sa grâce de traverser les situations quotidiennes en sachant que la poursuite de notre pèlerinage repose sur sa puissance dans nos vies.

Nous sommes comme une personne qui, pour marcher, a besoin de l’aide de quelqu’un qui lui soutienne le bras. Nous espérons que la personne nous accompagne jusqu’au bout de la route, mais nous ne pouvons nous appuyer sur lui que pour faire le prochain pas.

David, qui était un homme selon le cœur de Dieu (1 Samuel 13.14) dont la louange était (presque) constamment sur ses lèvres, n’a pas échappé à la faiblesse de son âme. Combien nous ne devons pas nous illusionner sur nous-mêmes. Il y a un danger d’idéaliser et de désincarner notre condition actuelle. Une telle illusion va ajouter du découragement.

L’état d’âme de David était tel qu’il voyait l’urgence que Dieu intervienne (« hâte-toi », Psaumes 70.2; Psaumes 70.6). Alors que les ennemis ont le cœur à la moquerie joyeuse (Psaumes 70.3-4), les croyants sont parfois anxieux (2 Corinthiens 4.7-15).

Frères et sœurs, un jour, il y aura un grand renversement. Rappelez-vous du peuple perse qui se réjouissait dans un banquet hors normes (Esther 1.3-8) : à la fin, c’est le peuple de Dieu qui festoie (Esther 9.17-23). Présentement, ceux qui n’ont pas l’espérance chrétienne mangent et boivent, car demain ils mourront (1 Corinthiens 15.32), mais un jour, ce sera nous qui participerons à un grand banquet aux célébrations glorieuses auquel nous sommes invités.

Nos angoisses, nos craintes, nos peines, nos doutes peuvent être profonds, mais la grandeur de notre libérateur (Psaumes 70.6) est infinie. Que le Seigneur ouvre nos yeux pour que nous ne le perdions pas de vue.

Prière : merci de te souvenir de ton alliance (Lévitique 26.42) et de ne pas te souvenir de nos péchés (Ésaïe 43.25). Je reconnais devant toi mes faiblesses, ma fragilité, ma vulnérabilité et je veux compter sur ta grâce seule chaque jour.

Prédicateur invité

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