Méditation quotidienne – Psaumes 61

*Veuillez noter que la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

Je vous invite à faire la lecture du psaume 61 :

Au chef de chœur. Sur instrument à cordes. De David. Dieu ! écoute mon cri, Sois attentif à ma prière ! Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; Conduis-moi sur le rocher trop élevé pour moi ! Car tu es pour moi un refuge, Une tour forte, en face de l’ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, Me réfugier à l’abri de tes ailes. Pause. Car toi, ô Dieu ! tu écoutes mes vœux, Tu (me) donnes l’héritage de ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du roi ; Que ses années se prolongent de génération en génération ! Qu’il siège pour toujours devant Dieu ! Fais que ta bienveillance et ta vérité veillent sur lui ! Oui, je psalmodierai sans cesse en l’honneur de ton nom, En accomplissant mes vœux jour après jour ! (Psaumes 61.1-9)

Ce psaume davidique laisse paraître certaines circonstances que David trouvait pénibles. Il crie à Dieu (Psaumes 61.2-3), mais du bout de la terre (Psaumes 61.3). À l’époque où le culte à Dieu passait par la ville de Jérusalem, il est possible que David se trouvât loin de ce lieu saint. Cette distance laisse toutefois entrevoir un sentiment. David se sentait loin de Dieu. Le roi était abattu, déprimé. Dans sa supplication, il demande au Seigneur de le relever, de le conduire sur un rocher trop élevé pour lui.

Frères et sœurs, si vous vous sentez loin du Seigneur et que vous êtes incapables de faire le prochain pas, de gravir la prochaine étape, criez au Seigneur. Suppliez-le de vous conduire vers ce rocher trop élevé pour vous. Pourquoi? Parce que ce rocher, c’est Dieu lui-même. Parce que même dans cet état, le Seigneur demeure votre refuge, votre seul refuge (Psaumes 61.4) à l’abri des ennemis, de ceux qui, dans un mouvement d’opposition à Dieu, s’en prennent à vous. En réalité, avant de nous élever vers lui, notre Dieu s’est abaissé vers nous dans la personne de son Fils.

David passe de la supplication à l’aspiration. Sa sécurité est en Dieu (Psaumes 61.5). Les tentes sont l’expression de la communion (Genèse 9.27; Nombres 24.5). Le tabernacle (appelé aussi « tente ») est probablement en vue ici. Ce qui importe, c’est de savoir que notre sécurité n’est pas seulement d’être protégés des ennemis, mais aussi d’être en communion avec notre Dieu.

On constate que la confiance de David envers le Seigneur s’accroît dans la prière. Lorsque nous venons devant le Seigneur et que nous lui exposons notre cause, notre foi est alimentée (Philippiens 4.6-7).

Les propos de David s’enflamment pour embraser une royauté toute autre : celle du messie, le Roi des rois (Psaumes 61.7-8). Quelle humilité de voir le roi David désirer élever le Roi messianique. La louange qui suit (Psaumes 61.9) est en lien avec la venue de ce Roi.

Prière : Seigneur, tout comme David l’a fait, nos bouches te louent pour Jésus-Christ, le messie, le Roi des rois. Tu lui as remis tout pouvoir et la souveraineté repose sur son épaule (Ésaïe 9.5).

Rappelle-nous, lorsque nous nous sentons loin de toi, que tu es tout près. Tu vis en nous, tes enfants, de telle sorte que tu ne pourrais pas être plus près de nous que tu l’es présentement.

  1. Si nous n’avons plus de force spirituelle, si le courage n’est plus, crions au Seigneur qu’il nous conduise sur ce rocher trop élevé pour nous, Dieu lui-même;
  2. Que nos cœurs aspirent à habiter tous les jours dans la tente de Dieu, c’est-à-dire en communion avec Dieu. Que nous puissions rechercher les moyens de communion que sont la prière, la Parole et la vie d’Église.

Prédicateur invité

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