Méditation quotidienne – Psaumes 42

*Veuillez noter que la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

Je vous invite à faire la lecture du psaume 42 :

Au chef de chœur. Poème des fils de Qoré. Comme une biche soupire après des courants d’eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu’on me dit tout le temps : Où est ton Dieu ? Voici pourtant ce dont je me souviens avec effusion de cœur : Je marchais avec la foule Et m’avançais avec elle vers la maison de Dieu, Au milieu des acclamations et de la reconnaissance D’une multitude en fête. Pourquoi t’abats-tu, mon âme, Et gémis-tu sur moi ? Attends-toi à Dieu, car je le célébrerai encore Pour son salut. Mon Dieu, mon âme est abattue à mon sujet : C’est pourquoi, je me souviens de toi, depuis le pays du Jourdain, Depuis l’Hermon, depuis la montagne de Mitsear. Un abîme appelle un autre abîme au bruit de tes cascades, Toutes tes vagues et tous tes flots passent sur moi. Le jour, l’Éternel m’accorde sa bienveillance ; La nuit, son cantique m’accompagne. C’est une prière au Dieu de ma vie. Je dis à Dieu, mon roc : Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi dois-je marcher dans la tristesse, Sous l’oppression de l’ennemi ? Mes os se brisent quand mes adversaires me déshonorent, En me disant tout le temps : Où est ton Dieu ? Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu sur moi ? Attends-toi à Dieu, car je le célébrerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu. (Psaumes 42.1-12)

Ce psaume a été écrit par un chantre en exil. Tout comme nos premiers parents furent expulsés du jardin d’Éden en raison de leur péché, le peuple fut expatrié loin du pays des promesses, loin du temple, là où Dieu manifestait sa présence alliancielle au sein de son peuple. L’exil signifiait beaucoup plus qu’un simple déplacement géographique. C’était être remis entre les mains d’une nation païenne. C’était perdre la jouissance du pays promis. C’était recevoir la malédiction de l’alliance (Deutéronome 28.36, 64). La tristesse de cette situation ressort bien dans le psaume 137.

C’est dans ce contexte que ce psaume a été écrit. Le psalmiste se compare à une biche et avec raison : une biche évoque la fragilité et la vulnérabilité. Ceci dit, l’image frappe surtout pour la soif de la biche qui, contrairement au chameau fait pour les longues traversées du désert, elle ne supporte pas le manque d’eau. Elle a soif.

C’est ainsi que le psalmiste, loin des bénédictions de l’alliance, se voit. La gorge de son âme est sèche, une sorte de déshydratation spirituelle. Seul un croyant peut ressentir ce genre de disette : les morts n’ont jamais soif.

Soupirer après Dieu, c’est confesser son besoin vital d’être en sa présence et c’est professer qu’il est la seule source dont nous avons besoin.

Nous ne sommes pas en exil, mais il se peut que nous ayons des saisons désertiques. Il se peut que ce soit nos yeux qui soient humectés (Psaumes 42.4) et non notre gorge.

Le psalmiste se remémore les bons moments du passé avec Dieu (Psaumes 42.5). Ça le pousse à s’attendre à Dieu (Psaumes 42.6). Parce que la même alliance qui comportait des malédictions avait aussi en réserve des bénédictions pour ceux qui revenaient de leur mauvaise conduite (Deutéronome 4.30-31; 2 Chroniques 6.37;  2 Chroniques 7.14).

Pour nous, chrétiens, il n’y a aucune malédiction qui peut tomber sur nous, puisque le Christ les a toutes subies, entièrement subies à la place de son peuple.

Celui qui ressent toute la correction de Dieu (Psaumes 42.8) doit se rappeler les bontés de Dieu (Psaumes 42.5). Le vrai croyant n’abandonne pas la foi lorsque l’épreuve vient : il continue, il persévère et s’attend à Dieu. Il sait que la bienveillance ne peut venir que de l’Éternel (Psaumes 42.9).

Des questions surgissent d’abord en ce qui concerne Dieu (Psaumes 42.10-11). L’oubli mentionné est sans doute le sentiment du psalmiste dans la détresse. Nous avons les mêmes questionnements lorsque le Seigneur nous fait traverser des périodes sombres.

Le dernier questionnement est cette fois dirigé vers l’auteur lui-même. Au lieu de tomber dans l’abattement et de gémir, attendons-nous à Dieu. N’est-il pas le Dieu de notre salut (Psaumes 42.12)?

Prière : Seigneur, combien j’ai de la difficulté à diriger mes pensées vers toi lorsque les nuages me couvrent. Merci de ton Esprit qui rappelle à ma mémoire tes promesses et tes bénédictions passées, qui sont garantes de l’avenir.

Je te prie pour mes frères et sœurs, que tu nous donnes à chacun d’être envers toi comme cette biche qui soupire après des courants d’eau. Tu es cette source intarissable d’eau vive. Je te loue pour ce que tu es pour nous.

  1. Confessons notre péché de nous abreuver parfois ailleurs qu’en Dieu, ce qui fait que nous nous déshydratons davantage;
  2. Demandons au Seigneur qu’il nous donne de ne pas tomber dans l’abattement lorsque vient l’épreuve.

Prédicateur invité

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