Méditation quotidienne – Psaumes 38

*Veuillez noter que la numérotation des versets de ce psaume diffère d’une version à l’autre.

Je vous invite à faire la lecture du psaume 38 :

Psaume de David. Pour commémorer. Éternel ! ne me punis pas dans ton indignation, Et ne me châtie pas dans ta fureur. Car tes flèches se sont abattues sur moi, Ta main s’est abattue sur moi. Il n’y a rien d’intact dans ma chair à cause de ton courroux, Point de paix dans mes os à cause de mon péché. Car mes fautes s’élèvent au-dessus de ma tête ; Comme un pesant fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes A cause de ma folie. Je suis courbé, accablé à l’extrême ; Tout le jour je marche dans la tristesse. Car mes reins sont pleins d’une brûlure, Et il n’y a rien d’intact dans ma chair. Je suis sans force, tout à fait brisé ; Je gémis à cause du trouble de mon cœur. Seigneur ! tout mon désir est devant toi, Et mon soupir ne t’est pas caché. Mon cœur est agité, ma force m’abandonne, Et la lumière de mes yeux n’est plus même avec moi. Mes amis et mes compagnons se tiennent éloignés de ma plaie, Et mes proches se tiennent à l’écart. Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges ; Ceux qui cherchent mon malheur disent des injures Et murmurent tout le jour des tromperies. Et moi, comme un sourd, je n’entends pas ; (Je suis) comme un muet, qui n’ouvre pas la bouche. Je suis comme un homme qui n’entend pas, Et dans la bouche duquel il n’y a point de réplique. C’est à toi, Éternel, que je m’attends, C’est toi qui répondras, Seigneur mon Dieu ! Car je dis : Qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet Et ne s’élèvent pas contre moi, quand mon pied vacille ! Car je suis près de chanceler, Et ma douleur est toujours devant moi. Car j’avoue ma faute, Je suis dans l’anxiété à cause de mon péché. Et mes ennemis sont pleins de vie, de force ; Ceux qui me haïssent à tort sont nombreux, Et ceux qui me rendent le mal pour le bien S’opposent à moi, parce que je recherche le bien. Ne m’abandonne pas, Éternel ! Mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi ! Viens en hâte à mon secours, Seigneur, mon salut ! (Psaumes 38.1-23)

Dans ce psaume, David exprime sa culpabilité. Il est primordial de distinguer la culpabilité de la condamnation. Pour le chrétien, il n’y a plus aucune condamnation (Romains 8.1), mais la culpabilité est toujours possible.

Lorsque nous péchons, nous sommes coupables (mot de même famille que « culpabilité »). Notre salut ne fait pas de nous des êtres non coupables, mais des êtres non condamnables, parce que Jésus a pris notre condamnation, mais lorsque nous péchons, nous sommes coupables de notre péché.

 La seule chose à faire est de confesser au Seigneur son péché qui nous assure de son pardon et de son œuvre de purification (1 Jean 1.9).

Lorsque le Seigneur nous révèle notre péché par son Esprit qui nous en convainc (Jean 16.8) et par son Esprit qui nous éclaire sur nous-mêmes, nous pouvons mieux comprendre la nature de celui-ci (Psaume 38.4-9). Notre péché affecte toutes nos facultés, dont notre intelligence, nos pensées. Notre péché tente de nous faire accroire que notre péché n’est pas si grave et ne nous affecte pas énormément. Autrement dit, notre péché nous illusionne sur notre péché.

Seul celui qui reçoit le verdict de Dieu a une juste perception de son péché. David ne blâmait ni les circonstances ni les autres pour ses souffrances : il les attribuait à son péché. Il arrive que nous blâmions les autres alors que c’est nous que nous devrions blâmer. Si une personne se comporte mal vis-à-vis moi, est-ce cette personne qui m’a blessé ou si c’est moi qui me blesse par ma réaction? Je suis très conscient que certains ont été littéralement brisés par des violences et des mauvais traitements qu’ils n’ont pas cherchés et dont ils sont entièrement victimes, mais il y a aussi des blessures que nous nous infligeons nous-mêmes par nos mauvaises réactions ou encore, même lorsque nous avons été injustement traités, gravement maltraités, nous sommes victimes de ses souffrances, mais il se peut que nous les aggravions par une mauvaise réaction de notre part comme du ressentiment.

La grande consolation de David est que Dieu voit. Dieu fait peser le poids de notre péché sur nous (Psaumes 38.3-4) et la consolation est que Dieu voit.

Mais, lorsque le Seigneur afflige, il a compassion selon sa grande bienveillance. (Lamentations 3.32)

Il arrive que notre souffrance éloigne certains de nos proches (Psaume 38.12) et que nos ennemis cherchent à nous écraser (Psaumes 38.13), mais le croyant sait que Dieu se laisse approcher (Psaumes 38.16). David s’attendait à son Dieu. Il reconnaissait sa faiblesse (Psaumes 38.18). Il reconnaissait son péché et l’anxiété que celui-ci provoquait (Psaumes 38.19).

Ses ennemis, au contraire, étaient vigoureux (Psaumes 38.20). Comment expliquer que le juste sente le poids de sa faute et que le méchant soit à l’aise? C’est parce que Dieu ne leur fait pas réaliser leur péché, alors que, pour ses enfants, il nous le fait réaliser.

Frères et sœurs, comprenons bien ceci : si nous sentons le poids de notre péché, c’est parce que Dieu nous le montre pour nous en libérer. Les méchants n’ont pas cette grâce. Le Seigneur nous le montre afin que nous le confessions pour que nous goûtions à la purification qu’il opère en chacun de ses enfants.

David termine par ce cri du cœur. Il ne veut pas que Dieu l’abandonne (Psaumes 38.22), il désire ardemment son secours (Psaumes 38.23).

En conclusion, lorsque nous sentons le poids de notre faute, ne tombons pas dans le piège de blâmer les autres, parce que c’est nous-mêmes que nous piégerions.

Confessons au Seigneur, attendons-nous à lui, sachant qu’il délivre toujours le malheureux qui crie à lui.

Prière : Seigneur, toi à qui je ne peux rien cacher, je veux confesser mon péché. Tu vois tous les états d’âme qu’il m’inflige. Merci de me montrer la gravité de mon péché. Merci de me donner l’amour de ta loi qui révèle mon péché (Romains 7.22). Merci de me donner la repentance (2 Timothée 2.25). Merci de ton pardon et de ton œuvre de sanctification dans ma vie.

Je te prie pour mes frères et sœurs. Je te demande que tu nous relèves de toutes nos chutes, que tu nous guérisses de toutes nos maladies de l’âme, que tu nous ramènes de tous nos égarements.

  1. Prions le Seigneur qu’il nous donne une conscience aiguisée de notre péché et une compréhension rassurante de sa grâce qui pardonne et transforme tous les pécheurs repentants.
  2. Demandons au Seigneur qu’il nous donne d’être humbles comme Jésus.

Prédicateur invité

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