Méditation quotidienne – Psaumes 3

Psaume 3

Je vous invite à faire la lecture du psaume 3 :

Psaume de David quand il fuyait devant son fils Absalom. Éternel, qu’ils sont nombreux mes adversaires ! Nombreux ceux qui se lèvent contre moi ! Nombreux ceux qui disent à mon sujet : Point de salut pour lui auprès de Dieu ! Mais toi, Éternel ! tu es pour moi un bouclier, Tu es ma gloire, et tu relèves ma tête. À haute voix je crie à l’Éternel, Et il me répond de sa montagne sainte. Je me couche, et je m’endors ; Je me réveille, car l’Éternel me soutient. Je ne crains pas les myriades de gens Qui de toutes parts se sont mis contre moi. Lève-toi, Éternel ! sauve-moi, mon Dieu ! Car tu frappes à la joue tous mes ennemis, Tu brises les dents des méchants. À l’Éternel est le salut ! Que ta bénédiction soit sur ton peuple ! (Psaume 3.1-9)

David est poursuivi par son propre fils Absalom. Tout allait très mal dans cette famille. David avait couché avec Bath-Schéba, qui tomba enceinte. David fit alors tuer son mari en le plaçant au front sur le champ de bataille, afin que celui-ci ne puisse pas témoigner de ne pas avoir eu de relation avec sa femme (2 Samuel 11). David voulait que la grossesse de Bath-Schéba passe comme venant de son mari.

David prend conscience de l’ampleur de la situation. Ses adversaires sont nombreux (Psaume 3.2-3), mais il y a pire : l’ennemi ne vient pas de l’extérieur, d’une autre nation. L’ennemi est dans la maison (cf. Matthieu 10.35-36).

S’ensuit la réaction de David : il se rappelle qui est Dieu (Psaume 3.4). Il est l’Éternel, le nom du Dieu de l’alliance, son protecteur (bouclier), celui qui relève la tête de ses enfants. Non seulement David savait qu’il pouvait crier à Dieu, mais il savait aussi que Dieu répond à ses enfants (Psaume 3.5). Jusqu’au verset 8, David se remémore qui est Dieu. David sait que la défaite des méchants s’inscrit dans le salut.

Frères et sœurs, nous ne sommes pas dans la même situation que celle que David a traversée. Certains peuvent connaître des tristesses semblables, c’est-à-dire avoir un enfant qui nous rejette parce que nous appartenons à Dieu.

En fait, ce psaume sait nous diriger et nous consoler dans toutes les oppositions que nous pouvons connaître.

Comme David, nous devons constater la situation. Ça ne donne rien de faire l’autruche. Parmi ses ennemis, David avait son propre fils (Psaume 3.1). Ça nous rappelle que nos vrais liens sont dans la famille de Dieu. Jésus-Christ n’est-il pas venu mettre l’épée entre le père et son fils, entre la mère et sa fille? (Matthieu 10.21; Luc 12.51-53).

Comme David, devant l’opposition, nous sommes invités à regarder qui est Dieu. Il est celui qui voit parfaitement la situation, contrairement à nous. Il est celui qui nous protège devant nos ennemis. Il est le Dieu de l’alliance et par voie d’alliance, Dieu déverse sur ses enfants toutes les promesses qui lui sont rattachées.

David a trouvé du repos (Psaume 3.6). À l’époque, les coups d’état se passaient souvent la nuit et on profitait du sommeil du roi pour aller le tuer. David savait cela, mais il réussissait à s’endormir, parce qu’il savait que Dieu ne sommeille ni ne dort (Psaume 121.4).

Dans l’adversité, avons-nous ce réflexe de trouver notre repos en Dieu? Le Dieu de l’alliance nous a tout donné en son Fils bien-aimé.

Prière : Seigneur, tu sais combien nos cœurs s’inquiètent facilement devant l’opposition, devant l’adversité. Tu sais que nous sommes facilement troublés. Nous voulons nous rappeler que Jésus a subi plus que nous l’opposition et qu’il s’en est remis à toi et à toi seul, en particulier dans le jardin de Gethsémanée. Il est même allé jusqu’à la mort pour nous servir de bouclier. Tu l’as ressuscité, tu l’as élevé. Quelle gloire! Merci Seigneur de nous avons donné ce nouveau David, Jésus-Christ. L’ancien n’était qu’un préfigurant et annonçait le nouveau, le Roi éternel. Merci, parce qu’en Jésus, tous les ennemis sont vaincus.

  1. Prions pour le salut de tous ceux qui s’opposent à nous en raison de notre foi. Que le Seigneur nous donne d’aimer nos ennemis, de bénir ceux qui nous maudissent, de faire du bien à ceux qui nous haïssent et de prier pour ceux qui nous maltraitent;
  2. Prions les uns pour les autres que le Seigneur nous donne à chacun le réflexe de toujours puiser en lui dans l’adversité. Notre regard sur les difficultés changent complètement lorsque nous considérons d’abord qui est l’Éternel pour nous.

Prédicateur invité

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