Méditation quotidienne – Psaumes 16

Je vous invite à faire la lecture du psaume 16 :

Hymne de David. Garde-moi, ô Dieu ! car je me réfugie en toi. Je dis à l’Éternel : Tu es mon Seigneur, Mon Bien, il n’y a rien au-dessus de toi ! Les saints qui sont dans le pays, eux-mêmes, Et les puissants sont l’objet de toute mon affection. On multiplie les idoles, on se hâte d’aller vers un autre (dieu) ; Je ne répandrai pas leurs libations de sang, Je ne mettrai pas leurs noms sur mes lèvres. L’Éternel est mon partage et ma coupe ; C’est toi qui assures mon lot ; Ma part me revient en (un lieu de) délices ; C’est un héritage magnifique pour moi. Je bénis l’Éternel, qui me conseille ; La nuit même mon cœur m’exhorte. Je contemple l’Éternel constamment devant moi, Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, Même mon corps repose en sécurité. Car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie le gouffre Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a abondance de joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. (Psaume 16.1-11)

Ce psaume est messianique, c’est-à-dire que derrière la plume de David, c’est l’expérience du Christ dont il est question. Autrement dit, bien que David pose sur lui les évènements qui y sont présentés, c’est du Christ qu’il s’agit.

La question derrière ce psaume est de savoir où est mon refuge ou, plutôt, qui est mon refuge au milieu de tout ce qu’on vit. David se réfugiait en Dieu (Psaume 16.1).

Que signifie « se réfugier en Dieu »? C’est d’abord de reconnaître qui est Dieu (Psaume 16.2). Déjà, de pouvoir le désigner comme l’Éternel rappelle que Dieu est le Dieu de l’alliance. Lorsque David, encore trop jeune pour l’enrôlement militaire, a affronté Goliath, ce géant entraîné à la guerre et muni d’un équipement de combat très impressionnant, voici ce qui a nourri la foi de David et ce qu’il dit au Philistin :

Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je marche contre toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu des troupes d’Israël, que tu as mises au défi. (1 Samuel 17.45)

Le nom « Éternel » est très chargé de sens et de promesses. Ce nom est relié au Dieu qui fit alliance avec son peuple. Au-delà des lettres qui composent le nom, il y a toutes les promesses de l’alliance qui lui sont rattachées. David le savait très bien. Sa foi était dans le Dieu de l’alliance (Psaume 16.2).

David s’est approprié ce que Dieu donne aux croyants.

Tu es mon Seigneur, Mon bien. (Psaume 16.2)

La joie de David n’était pas qu’à la verticale, c’est-à-dire lui seul avec Dieu. La dimension horizontale, c’est-à-dire communautaire, fait aussi partie de notre relation avec Dieu. David avait la joie de se savoir parmi une communauté de croyants (Psaume 16.3). Combien nous ne devons jamais nous contenter d’une relation à la verticale seulement. La vie d’Église, en dépit de toutes ses difficultés, est voulue par Dieu et nous devons la considérer comme aussi importante dans nos vies. L’Église est le Corps du Christ. Nous ne pouvons désirer la Tête sans le Corps. Le Seigneur refuse l’affection de ceux qui rejettent et méprisent son Épouse.

Après s’être dissocié des païens (Psaume 16.4), David revient à la contemplation de la personne de Dieu (Psaume 16.5-8). Celui qui ne se concentre que sur la méchanceté des hommes sombre dans des pensées paralysantes, mais celui qui sait se tourner vers Dieu rayonne de joie (Psaume 34.6).

La contemplation de qui est Dieu ne consiste pas seulement à considérer sa personne, mais aussi tout ce que Dieu fait pour ceux qui se réfugient en lui. Il est notre héritage (Psaume 16.5-6), notre conseiller (Psaume 16.7), celui qui assure nos pas (Psaume 16.8).

David porte les yeux plus loin, vers la mort (Psaume 16.9-10). Ces paroles sont citées par l’apôtre Pierre, qui les applique à Jésus (Actes 2.27-31). Pierre précise que David est toujours dans son tombeau et que ces paroles n’étaient pas pour lui, mais pour le Christ.

Jésus a connu la mort, mais brièvement. Son corps n’a pas eu le temps de se décomposer, conformément à la promesse (Psaume 16.10; Actes 2.31).

Est-ce à dire que Dieu a trompé David? Certainement pas : David était un préfigurant, c’est-à-dire que, sous plusieurs aspects, sa vie annonçait la venue du messie. David n’est pas perdant du tout.

Tout comme nous, les chrétiens, David va ressusciter et entrer dans les mêmes promesses éternelles décrites au verset 11 :

Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite. (Psaume 16.11)

Jésus est entré dans cette félicité éternelle, à sa suite, tous ceux qui sont en lui, c’est-à-dire les croyants de tous les temps.

Prière : Seigneur Dieu, nous voulons te louer pour tes promesses. Non seulement elles sont sûres, mais elles sont les meilleures que nous puissions recevoir.

Je te prie pour mes frères et sœurs. Que tu nous donnes, comme David, de considérer qui tu es et ce que tu déverses sur tes enfants. Donne-nous de puiser notre encouragement en toi.

  1. Prions pour que notre foi en Dieu grandisse. Alimentons-nous de la Parole du Seigneur. Contemplons la personne de Jésus-Christ, seule voie par laquelle nous pouvons connaître Dieu;
  2. Louons le Seigneur pour ses promesses glorieuses qui nous attendent. Rendons-lui grâce pour son Église, pour les frères et sœurs (Psaume 16.3);
  3. Que le Seigneur nous apprenne à nous dissocier des non chrétiens (Psaume 16.4). Que nous ne recherchions pas la compagnie des pécheurs, mais la communion avec les saints.

Prédicateur invité

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