Méditation quotidienne – Psaumes 13

Je vous invite à faire la lecture du psaume 13 :

Au chef de chœur. Psaume de David. Jusques à quand, Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? Jusques à quand aurai-je des soucis dans mon âme, Et chaque jour du chagrin dans mon cœur ? Jusques à quand mon ennemi s’élèvera-t-il contre moi ? Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! Éclaire mes yeux, Afin que je ne m’endorme pas dans la mort, Afin que mon ennemi ne dise pas : Je l’ai vaincu ! Et que mes adversaires ne soient pas dans l’allégresse, si je chancelle. Mais moi, j’ai confiance en ta bonté, Mon cœur est dans l’allégresse, à cause de ton salut ;  Je chanterai à l’Éternel, car il m’a fait du bien. (Psaumes 13.1-6)

Dans ce psaume, David exprime son désespoir. La répétition de « jusques à quand » résume bien son état d’âme. On sent même une certaine exaspération, un essoufflement.

Frères et sœurs, le monde actuel, fortement influencé par Satan (1 Jean 5.19), n’offre aucun espoir à l’homme. La Bible compare ce monde aux eaux tumultueuses (Genèse 49.4; Psaumes 32.6; Psaumes 69.1) dans lesquelles les hommes se perdent : comme les mers, le monde n’offre rien de stable.

Face à ce constat, David répand son âme devant Dieu. Ce n’est pas une prière de routine, ni une prière rituelle. Sa prière indique une relation intime avec son Dieu. La transparence est de mise. David ne cache rien (Psaumes 39).

Avons-nous parfois l’impression que Dieu nous a oubliés, abandonnés aux mains de personnes malveillantes (Psaumes 13.2)? Avons-nous parfois le sentiment que Dieu est insensible à nos soucis, à notre chagrin (Psaumes 13.3)?

Les « jusques à quand » présupposent une question : pourquoi le Seigneur laisse-t-il certaines situations éprouvantes durer dans le temps?

Le Seigneur a plus d’une raison. Il veut nous former par les épreuves (Jacques 1.2-4) et, surtout, il veut se glorifier en toute circonstance. Il se glorifie du fait que ses enfants persévèrent en dépit des vents contraires.

Le verset 4 (Psaumes 13.4) m’interpelle particulièrement. David ne veut pas sombrer dans ses pensées. Il demande le secours de Dieu afin que celui-ci éclaire ses yeux et qu’il ne s’endorme pas dans la mort. David, qui avait exprimé son désespoir face à ce qu’il subit dans ce monde, trouve son espoir en Dieu. Notre Seigneur peut intervenir même dans ces situations.

Frères et sœurs, nos pensées peuvent nous entraîner vers le gouffre. Elles peuvent nous emporter dans une spirale descendante. Nous devons nous ressaisir lorsque nous constatons que notre âme vacille en raison de nos pensées, de nos impressions, de nos sentiments, de nos doutes, de nos craintes.

Quelques textes nous enseignent à imposer la pensée de Dieu à nos pensées (Lamentations 3.21-23; Philippiens 2.5).

David ne fait pas preuve d’arrogance et de bravade face à ses ennemis (Psaumes 13.5) : il se confie en Dieu. Non seulement reconnaît-il sa vulnérabilité devant Dieu, mais en ayant écrit ce psaume, il s’est trouvé à l’exprimer à tout le peuple. Quelle belle preuve d’humilité!

Le psaume se termine par une déclaration de confiance en Dieu. Les circonstances n’ont pas changé, mais la perspective de David s’est déplacée de la situation du monde vers les promesses de salut de Dieu. Rapidement, l’allégresse le saisit et un chant de louange émane de son âme (Psaume 13.6).

Frères et sœurs, quand on se tourne vers le Seigneur, on passe du désespoir à l’espérance, de la crainte à la joie. Combien nous devons développer ce réflexe de venir en présence de notre Père céleste!

Prière : Seigneur Dieu, merci pour ce bel exemple de David. Il savait reconnaître sa fragilité. Donne-moi et donne à mes frères et sœurs de venir humblement devant toi, surtout quand le doute nous envahit, quand les craintes nous submergent.

Seigneur, je veux te louer pour ta bonté, pour la joie que tu mets en nous, une joie qui ne repose pas sur les circonstances, mais sur tes promesses.

  1. Prions les uns pour les autres, que nous puissions de plus en plus connaître notre Dieu et son salut (Psaumes 13.6);
  2. Demandons au Seigneur qu’il change nos deuils en allégresse, nos doutes en convictions et nos craintes en assurance (Psaumes 13.6).

Prédicateur invité

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