Méditation quotidienne – Psaumes 88

Je vous invite à faire la lecture du psaume 88. Veuillez noter que la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

Cantique. Psaume des fils de Koré. Au chef des chantres. Pour chanter sur la flûte. Cantique d'Héman, l'Ézrachite. Éternel, Dieu de mon salut! Je crie jour et nuit devant toi. Que ma prière parvienne en ta présence! Prête l'oreille à mes supplications! Car mon âme est rassasiée de maux, Et ma vie s'approche du séjour des morts. Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse, Je suis comme un homme qui n'a plus de force. Je suis étendu parmi les morts, Semblable à ceux qui sont tués et couchés dans le sépulcre, A ceux dont tu n'as plus le souvenir, Et qui sont séparés de ta main. Tu m'as jeté dans une fosse profonde, Dans les ténèbres, dans les abîmes. Ta fureur s'appesantit sur moi, Et tu m'accables de tous tes flots. Pause. Tu as éloigné de moi mes amis, Tu m'as rendu pour eux un objet d'horreur; Je suis enfermé et je ne puis sortir. Mes yeux se consument dans la souffrance; Je t'invoque tous les jours, ô Éternel! J'étends vers toi les mains. Est-ce pour les morts que tu fais des miracles? Les morts se lèvent-ils pour te louer? Pause. Parle-t-on de ta bonté dans le sépulcre, De ta fidélité dans l'abîme? Tes prodiges sont-ils connus dans les ténèbres, Et ta justice dans la terre de l'oubli? O Éternel! j'implore ton secours, Et le matin ma prière s'élève à toi. Pourquoi, Éternel, repousses-tu mon âme? Pourquoi me caches-tu ta face? Je suis malheureux et moribond dès ma jeunesse, Je suis chargé de tes terreurs, je suis troublé. Tes fureurs passent sur moi, Tes terreurs m'anéantissent; Elles m'environnent tout le jour comme des eaux, Elles m'enveloppent toutes à la fois. Tu as éloigné de moi amis et compagnons; Mes intimes ont disparu.

Nombre de chrétiens renommés (Luther, Spurgeon et d’autres) ont connu des angoisses profondes et des doutes sérieux. Le psaume 88 nous parle des ténèbres. Derek Kidner a écrit : « Dans tout le psautier, il n’existe pas de prière plus triste que celle-ci ».

Frères et sœurs. La vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille. Les ennuis, les oppositions, les doutes, les angoisses, les découragements, sont sur le sentier du croyant.

Certains chrétiens soutiennent la pensée qu’un chrétien expérimenté ne connaîtra pas d’angoisse ni de doutes, ni rien du genre. Or, plusieurs exemples bibliques nous informent du contraire. David, Asaph et Paul sont 3 exemples de chrétiens accomplis qui traversaient des périodes ténébreuses.

Lorsque nous traversons ce genre de période, le fait de se rappeler que Dieu nous sauve (v. 2) nous garde du désespoir complet.

Nous devons aussi nous rappeler que c’est Dieu qui nous afflige (Lamentations 3.32-33). Le Seigneur nous fait passer par des états d’âme parfois douloureux et c’est pour notre bien en dépit de la souffrance du moment. Le psalmiste aussi attribue à Dieu son épreuve (Psaumes 88.7-9).

Le croyant goûte la mort (v. 4-9) dans ces expériences. Il arrive que nous ne voyions plus la vie de Dieu dans les nôtres et que nous nous sentions comme morts, sans force. Et il se peut même que d’autres nous considèrent comme morts (Psaumes 88.9).

Mais la beauté de la foi, c’est que, même lorsque nous comprenons que c’est Dieu qui nous afflige, qui nous éprouve, nous persévérons à faire appel à lui (Psaumes 88.10-14). C’est parce que nous continuons de croire que les compassions de Dieu ne sont pas épuisées et que le Dieu qui afflige est le même qui libère, relève et restaure.

Père éternel, tu vois la fragilité de mon âme, combien je suis vulnérable. Tu vois mes doutes, mes questionnements, mes angoisses, mes peurs. Tu vois tout de moi. Tu vois aussi mes motivations qui ne sont pas pures, mes pensées qui sont parfois orgueilleuses. Tu vois tout de moi.

Merci de m’éprouver pour me faire grandir en sainteté. Merci de poursuivre en moi l’œuvre que tu as commencée.

Prédicateur invité

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