Méditation quotidienne – Psaume 84

Je vous invite à faire la lecture du psaume 84. Veuillez noter que la numérotation des versets de ce psaume diffère d’une version à l’autre.

Au chef des chantres. Sur la guitthith. Des fils de Koré. Psaume. Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées! Mon âme soupire et languit après les parvis de l’Éternel, Mon coeur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Le passereau même trouve une maison, Et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits… Tes autels, Éternel des armées! Mon roi et mon Dieu! Heureux ceux qui habitent ta maison! Ils peuvent te célébrer encore. Pause. Heureux ceux qui placent en toi leur appui! Ils trouvent dans leur coeur des chemins tout tracés. Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca, Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, Et ils se présentent devant Dieu à Sion. Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière! Prête l’oreille, Dieu de Jacob! Pause. Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu! Et regarde la face de ton oint! Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs; Je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu, Plutôt que d’habiter sous les tentes de la méchanceté. Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L’Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. Éternel des armées! Heureux l’homme qui se confie en toi!

Dans ce psaume, tout est réservé à exprimer la joie d’être en présence de Dieu (v. 2-3). Autant les oiseaux se reposent dans leur nid (Psaumes 84.4), autant le chrétien se repose dans la présence de Dieu. Le psalmiste l’exprime par des béatitudes (Psaumes 84.5, 6 et 13).

Dans la Bible, le passereau (moineau dans certaines traductions) est un oiseau sans valeur (Matthieu 10.29). L’hirondelle est plutôt le symbole d’agitation. Le mot hébreu vient d’une racine signifiant liberté, affranchissement, ou encore mouvement rapide. C’est l’image de l’homme qui agit selon lui-même, se croyant libre.

Ces deux oiseaux sont emblématiques du peuple de Dieu. Dieu se fait un peuple avec ceux qui n’ont pas de puissance aux yeux du monde (Deutéronome 7.7 ; 1 Corinthiens 1.27). Et l’hirondelle, selon Boice, est l’image de l’homme qui s’agite tant qu’il ne fait pas de la présence de Dieu son nid. Ce n’est que dans la présence de Dieu que l’homme trouve le repos.

Es-tu agité ? Es-tu troublé ? Agis-tu selon tes propres pensées et non celles de Dieu ? Reçois cette exhortation et fais de l’Éternel ton repos.

Arrêtons-nous maintenant sur les trois béatitudes.

Heureux ceux qui habitent la maison de Dieu ! (v. 5)

Sous l’ancienne alliance, ce sont les sacrificateurs qui habitaient au temple. Mais pour nous de la nouvelle alliance, nous sommes le temple du Dieu vivant (1 Corinthiens 3.16) et nous sommes les sacrificateurs (Apocalypse 1.6). Quelle joie d’en faire partie. La notion d’habiter dans la maison de Dieu est riche. Dans les Écritures, déjà d’être invité à manger chez quelqu’un signifiait un désir de partage et de communion. Mais habiter est encore plus riche. C’est la communion en permanence. Comme Jésus a dit à Zachée : « hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » (Luc 19.5).

Heureux les hommes dont la force est en toi ! (v. 6)

Sous l’ancienne alliance, cette béatitude était à l’attention de ceux qui vivaient loin de Jérusalem et qui devaient s’y rendre à l’occasion pour adorer le Seigneur (Psaumes 84.7-8). La description de ce voyage comporte une belle image, la vallée de Baka qui signifie vallée de larmes.

Notre marche vers la patrie céleste comporte des larmes. Es-tu dans une vallée de larmes ? Je veux pleurer avec toi (Romains 12.15), mais je veux aussi te rappeler fraternellement que cette vallée de larmes se trouve justement sur la route vers la cité céleste (Psaume 84.8). Ce n’est pas parce que tu pleures aujourd’hui que tu te trouves sur la mauvaise route. Le plus important est d’être sur le sentier de la justice. Une heureuse destination nous attend. Marche. Marche en pleurant mais marche. Marche en pleurant avec nous.

Que tes yeux pleins de larmes regardent cet horizon glorieux devant toi. Ainsi, cette vallée sera pour toi un oasis, c’est-à-dire que tu réussiras à te rafraîchir et à te reposer même dans l’épreuve (Psaumes 84.7). Rappelons-nous que Dieu est un bouclier (Psaumes 84.10), il nous protège.

Heureux l’homme qui se confie en toi ! (v. 12)

Cette 3e béatitude du psaume résume tout ce qui vient d’être dit. Se confier en Dieu ne signifie pas demeurer passif devant les difficultés sous prétexte que Dieu fera tout.

Au contraire. Se confier en Dieu signifie lui faire confiance dans ce que Dieu est. Il est notre bouclier (Psaumes 84.10), notre soleil (Psaumes 84.12), celui qui donne la grâce et la gloire. Mais aussi, se confier en Dieu implique d’entrer dans ses institutions. Sous l’ancienne alliance, tout se passait au temple (Psaumes 84.11).

Pour nous, de la nouvelle alliance, nous avons la vie d’Église. C’est notre Dieu qui l’a instituée et il l’a acquise par son propre sang (Actes 20.28). Ce dernier verset parle d’une Église locale et non seulement de l’Église universelle.

Celui qui refuse la vie d’Église locale rejette le moyen d’édification donné par Dieu et se prive des béatitudes réservées aux enfants de Dieu.

Père céleste. Merci de rendre heureux tous tes enfants, même dans les vallées de larmes. Alors que nous yeux sont trop souvent dirigés vers les vallées de larmes, donne-nous de les lever vers toi et de voir que tu es notre bouclier, notre soleil, notre bon Père céleste qui ne veut que notre bonheur.

Prédicateur invité

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