Méditation quotidienne – Matthieu 27.46

Vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu 27.46)

Mon Dieu

Dans les quatre évangiles, Jésus s’adresse toujours à Dieu en le désignant comme son Père, tourjous sauf une seule fois : sur la croix dans cette parole toute particulière. Il semble bien que Jésus, à ce moment précis, a goûté à la rupture relationnelle avec son Père céleste.

Colère

Plusieurs pensent que Jésus est allé en enfer lorsqu’il est mort, s’appuyant en particulier sur Éphésiens 4.9 (qui signifie plus probablement l’incarnation du Fils) et sur 1 Pierre 3.19 (dont le sens peut très bien être que Jésus avait prêché à travers Noé aux personnes maintenant décédées qui sont dans le séjour des morts). Rien de ces textes ne suggère l’idée que Jésus soit allé en enfer lorsqu’il est mort.

Il semble plutôt que ce soit sur la croix que Jésus a subi la colère de Dieu. Voici les raisons qui suggèrent cela :

Nous avons déjà mentionné que c’est sur la croix que Jésus désigne Dieu non pas par Père mais comme « mon Dieu ». Comme c’est la seule fois où Jésus s’adresse à Dieu ainsi et en raison du moment où il le fait, c’est très significatif.

La deuxième raison se trouve dans le texte qui fut l’objet de la méditation avant-hier.

Jésus lui répondit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. (Luc 23.43)

En disant « aujourd’hui », Jésus a fixé dans le temps la promesse au profit du malfaiteur en croix, mais il a aussi indiqué que lui-même serait dans le paradis ce même jour.

La troisième raison est le « tout est accompli » sur lequel nous nous arrêterons demain, Dieu voulant. Si Jésus avait dû aller souffrir en enfer après sa mort, ce serait donc que ses souffrances à notre place n’auraient pas été terminées à la croix. En disant « tout est accompli », Jésus affirme que son œuvre expiatoire est terminée.

Psaume 22

Lorsque Jésus dit cette parole : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il cite le début du psaume 22. Ce psaume s’ouvre avec cette question et jusqu’au verset 22, le psalmiste expose sa souffrance, mais à partir du verset 23, le propos se déplace vers la victoire. Jésus savait que la délivrance allait suivre, sinon il n’aurait jamais fait cette promesse d’être avec le larron gracié le même jour.

Frères et sœurs, un jour, nous allons tous nous retrouver dans le paradis avec le Seigneur, soit à notre mort, soit lorsque le Seigneur reviendra. De toutes les personnes présentes, une seule aura connu ce qu’est la colère de Dieu : c’est son Fils. Toutes les autres pourront dire : « J’en ai entendu parler, mais je ne sais pas trop c’est quoi. Je la méritais, mais la colère de Dieu que je méritais, Jésus l’a subie à ma place ».

Pour l’éternité, nous louerons le Seigneur pour ce qu’il a subi et porté à notre place à la croix.

Prière : Seigneur, nous ne réalisons pas vraiment ce que Jésus a subi à notre place, mais nous sommes tellement reconnaissants de ne pas connaître cette souffrance indicible.

Merci Seigneur Jésus pour tout ce que tu as subi. Donne en retour, à mes frères et sœurs comme à moi, de vivre dans une gratitude débordante et de nous consacrer à toi de plus en plus.

  1. Prions le Seigneur qu’il nous donne de nous sacrifier les uns pour les autres, considérant qu’il s’est sacrifié pour nous;
  2. Demandons au Seigneur qu’il nous rappelle ses souffrances lorsque nous souffrons nous-mêmes pour son glorieux nom sachant que nos souffrances en tant que chrétiens s’inscrivent dans notre union à Jésus-Christ.

Prédicateur invité

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