Jésus, Sauveur de qui?… de quoi? – Luc 2.14

Introduction

Cet avant-midi, nous allons regarder un texte de la nativité qui se trouve dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 1, les versets 18 à 25 :

18 Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. 19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, 21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : 23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. 24 À son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. 25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

 

Exposition

Ce texte nous rapporte à un événement qui s’est déroulé il y a environ 2000 ans. Ça s’est passé en secret, Joseph était seul. Il dormait. Et là, un ange lui apparaît en songe. Nous allons nous arrêter aujourd’hui surtout sur la parole de l’ange aux versets 20 et 21 :

20 Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, 21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Matthieu nous présente Joseph qui craignait de prendre Marie comme épouse parce qu’elle était enceinte. On peut comprendre. Sa fiancée est enceinte alors que Joseph ne l’avait pas connue. Une crainte tout à fait fondée et justifiée puisqu’il ignore jusque-là que c’est l’œuvre de Dieu. Parce que si ça n’avait pas été l’œuvre de Dieu, ça signifierait que Marie serait allée vers un autre homme. Les craintes s’expliqueraient bien dans ce cas. Est-ce que Marie croyait en l’institution du mariage? Était-elle sérieuse dans son engagement? Craignait-elle Dieu? Que faisait-elle de la loi de Dieu? Et c’est pourquoi l’ange rassure Joseph : « Ne crains pas de prendre Marie. Il se passe quelque chose que tu ignores complètement, Joseph. Marie, celle que tu aimes, celle à qui tu es fiancée, celle qui s’est engagée vis-à-vis toi est enceinte par l’action du St-Esprit. Et l’enfant qui va naître n’est pas comme les autres. En fait, c’est toute la destinée du peuple de Dieu qui repose sur cet enfant. » Nous avons dans le verset 21 la déclaration claire que, premièrement, Jésus est LE sauveur, le Sauveur DIVIN, puisqu’il est conçu du St-Esprit, le sauveur d’un peuple en particulier et le sauveur pour des péchés particuliers.

 

Les péchés

Nous allons débuter notre réflexion par la notion de péché. Nous avons là la raison d’être du Sauveur. Sans le péché, pas besoin d’un sauveur. C’est le péché qui rend nécessaire le Sauveur. Lorsque Dieu a envoyé son Fils, il ne l’a pas fait pour que nous puissions avoir quelques congés pour couper l’hiver en deux. Il ne l’a pas fait non plus pour nous donner une occasion de décorer. Ni pour que les familles aient un prétexte pour se réunir. Il ne l’a pas fait pour donner un boum à la vente au détail ni du boulot aux sapinières. Il l’a fait à cause du péché. De sorte que la fête de Noël sans la fête de Pâques perd son sens. La raison de Noël, c’est Pâques. Le Seigneur s’est incarné pour donner sa vie pour son peuple à cause du péché de son peuple. Le péché qui est le fait de désobéir à Dieu, le fait de violer sa loi. Et nous avons tous désobéi à Dieu. La loi de Dieu requiert un amour total pour Dieu.

Nous sommes déclarés pécheurs. Nous avons tous manqué d’amour en vivant pour nous-mêmes et non pour Dieu. Si Noël est une occasion de bonheur, la cause de Noël est horrible : c’est mon péché. Nous avons tous manqué à la loi de Dieu qui requiert une consécration totale à Dieu en consacrant nos vies, notre temps, notre argent à nos propres intérêts, à nos projets et nos caprices. Nous sommes déclarés pécheurs. La loi de Dieu requiert une morale parfaite. Nous avons tous un jour menti, été malhonnête, hypocrite, sans-cœur, insoumis à nos parents, etc. Et sur cette base, nous sommes tous trouvés pécheurs. Paul dit en Romains 3.23 :

Il n’y a pas de distinction : tous ont péché.

Dès qu’on pense à Dieu, on pense à un Dieu parfait. On ne peut imaginer un Dieu qui se trompe, un Dieu qui ne sait pas où il va, un Dieu qui pèche. Nous ne pouvons concevoir qu’un Dieu parfait. Sinon, il ne serait pas Dieu. D’un autre côté, quand nous nous regardons, nous constatons très rapidement que nous sommes pécheurs, que nous ne sommes pas parfaits, que nous ne faisons pas le bien tel que nous le devrions. Nous sommes tous pécheurs devant Dieu. Et Romains 6, verset 23 dit que :

Le salaire du péché, c’est la mort.

Donc, si tous ont péché et que le salaire du péché c’est la mort, ce qui nous attend tous, c’est la mort. Et la mort ne désigne pas seulement l’inertie du corps comme nous le voyons quand nous perdons un être cher. La mort, c’est la séparation d’avec Dieu pour l’éternité. La mort, c’est l’enfer, littéralement. Autant que la mort physique signifie la séparation du corps et de l’esprit, et la séparation d’avec les vivants, la mort spirituelle c’est la séparation d’avec Dieu. La mort éternelle, c’est d’être éternellement séparé de Dieu. Vous savez, comme nous avons été créés, Dieu, le créateur, est la source de la vie. Il n’y a aucune vie, aucune joie, aucune paix en dehors de Dieu puisqu’il en est la source. Celui qui veut vivre sans Dieu choisit de vivre sans la vie, sans la joie, sans paix. C’est la mort éternelle.

 

Nous avons besoin d’un Sauveur

Si vous n’êtes pas conscients de votre péché, si vous n’êtes pas conscients de votre état de séparation d’avec Dieu, si vous ne reconnaissez pas votre misère, vous allez dire que vous n’avez pas besoin d’un sauveur. La bonne nouvelle de Jésus-Christ, ce n’est pas que personne n’a péché, ce n’est pas que Dieu passe comme ça par-dessus les péchés. C’est que Dieu a envoyé un Sauveur, son Fils unique qui s’offre à nous. Maintenant, de quels péchés est-ce que Jésus sauve? Ce n’est pas compliqué. Jésus sauve de tous les péchés de son peuple. S’il fallait que le Seigneur ne pardonne pas un péché pour son peuple, son peuple ne pourrait être sauvé. Parce que ça prend juste un péché pour être condamné. Comme ça prend juste un crime pour que quelqu’un mérite la prison. Le Seigneur Jésus pardonne tous les péchés de son peuple. Il lave complètement ceux qui se confient en lui. Il paie la dette entièrement. Il n’y a aucun péché pour lequel le pécheur repentant ne trouve pas le pardon de Dieu. Je dis bien, le pécheur repentant, le pécheur qui reconnaît son péché, sa nature pécheresse. C’est important de savoir que Jésus ne sauve pas de certains péchés de son peuple, mais de tous les péchés de son peuple. Le Seigneur me sauve des péchés que j’ai commis avant ma conversion comme ceux commis après ma conversion. Il me sauve des péchés dont je suis conscient comme ceux dont je ne suis pas conscient. Il me sauve de mes péchés volontaires comme involontaires. Des péchés d’action comme des péchés d’omission. Même les péchés que je commets en ignorant que c’est un péché doivent être expiés. Luc 12.47-48 :

47 Le serviteur qui aura connu la volonté de son maître, qui n’aura rien préparé et n’aura pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. 48 En revanche, celui qui ne l’aura pas connue et aura commis des actes dignes de châtiments, sera battu de peu de coups.

Le Seigneur Jésus a dû porter aussi nos péchés commis par ignorance de la volonté de Dieu. Certains pensent que Jésus est mort pour tous les péchés de tous les hommes, mais que les hommes doivent croire pour que ce soit efficace pour eux. La difficulté avec cette pensée est que l’incrédulité, le fait de ne pas croire, est aussi un péché pour lequel Jésus serait mort. Donc, Jésus aurait également expié le péché de ne pas croire, ce qui ne pourrait plus être reproché aux hommes. Nous croyons plutôt que Jésus est mort pour tous les péchés de son peuple auquel il donne la foi, y compris pour le péché d’incrédulité.

 

 

De son peuple

Il n’y a jamais eu d’autres moyens de salut que Jésus-Christ. En ce qui concerne ceux qui ont cru, mais qui ont vécu avant Jésus-Christ, je vous lis Romains 3.25 :

C’est lui, Jésus-Christ, que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. Parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant au temps de sa patience.

Les croyants qui ont vécu avant Jésus-Christ ont cru au messie à venir, alors que nous, nous croyons au messie qui est venu. Certains textes indiquent que Jésus n’est pas mort pour tous les hommes, mais pour son peuple, c’est-à-dire tous ceux qui croient au messie depuis Adam et Ève. Jean 10.11 :

Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.

Éphésiens 5.25 :

Maris, aimez chacun votre femme, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle,

Et c’est normal. Le sacrifice de Jésus-Christ en est un de substitution. C’est-à-dire que le Christ a réellement pris la place de tous les membres de son peuple à la croix. C’est moi qui mérite de mourir, mais le Christ est mort à ma place.  Si le Christ est mort pour tous les hommes, ça signifierait qu’il aurait pris réellement et efficacement la place de tous les hommes. Dans la Bible, le péché est souvent comparé à une dette. Si le Christ a payé la dette de tous les hommes, c’est donc dire que plus personne n’a de dette envers Dieu. Le Christ a payé la dette de son peuple. Un autre texte qui dit clairement que le messie est mort pour son peuple, Ésaïe 53.8 :

Dans sa génération qui s’est soucié de ce qu’il était retranché de la terre des vivants, à cause des crimes de mon peuple, de la plaie qui les avait atteints ?

 

Un Sauveur

Jésus est présenté comme le Sauveur. Jésus a fait de grands miracles. Il a multiplié les pains et les poissons pour nourrir la foule. Il a donné la vue aux aveugles, la parole aux muets, l’ouïe aux sourds. Il a guéri des paralytiques, purifié des lépreux. Il a délivré des personnes qui étaient possédées par des démons. Il a ressuscité des morts. Il a mis fin à une tempête. Jésus a fait plusieurs miracles, mais ce n’était pas là l’essentiel de son ministère terrestre. Il n’est pas présenté comme un guérisseur. Jésus fut également un grand prophète, le plus grand même. Il a annoncé les choses à venir, il a donné la bonne interprétation des Écritures, il savait ce qui était dans les cœurs et les pensées des personnes devant lui. Il est le grand prophète de Dieu. Mais ce n’était pas là l’essentiel de son ministère. L’essentiel de son ministère était de sauver son peuple de ses péchés. C’est ce que son nom exprime. Matthieu 1.21 :

Tu l’appelleras Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Son ministère prophétique pointait vers sa mission de sauver son peuple. Quand il a enseigné, il enseignait sur son œuvre sacrificielle et les bénédictions qui en découlent.

Quand il annonçait les choses à venir, il annonçait sa mort et sa résurrection et les conséquences cosmiques de cette mission. Quand il révélait ce qui était dans l’homme, c’était pour démontrer le profond besoin de l’homme d’être sauvé. Et c’était pour démontrer que Dieu sait ce qu’il y a dans l’homme. Alors quand l’homme va passer en jugement, même les secrets le plus profonds de son cœur, Dieu les connaît. L’homme qui aura rejeté le messie, celui qui offre la vie, va passer l’éternité dans la mort spirituelle. Il y aura jugement sans fin. Les miracles de Jésus pointaient également vers sa mission de sauver son peuple. Il les faisait pour appuyer ses enseignements sur lui-même, c’est-à-dire les effets de son œuvre à la croix. Par exemple, quand Jésus guérissait et délivrait, c’était pour affirmer et démontrer que ceux qui croient en lui seront lors de la résurrection totalement guéris et délivrés. Il n’y aura plus ni deuil, ni maladie, ni larmes, ni aucune souffrance. C’est ce que les miracles visaient. Jésus est cette pierre de fondation envoyée du Père afin que ceux qui croient en lui ne soient pas confus, mais qu’ils aient la vie éternelle. Et quiconque achoppe sur cette pierre sera confus. Jésus a dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui sont perdus. Et je pense que c’est ce qui différencie le christianisme de toutes les autres religions. Qu’arrive-t-il du péché dans les autres religions? Qui a un sauveur à présenter comme Jésus-Christ? Qui offre la vie éternelle, sinon Jésus-Christ? Quel autre Dieu s’est livré pour sauver son peuple? Il n’y a que le Dieu de la Bible. L’ange dit à Joseph : Matthieu 1.21

Tu lui donneras le nom de Jésus, c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Nul autre personnage de la Bible n’a reçu ce mandat ni cette autorité. Abraham, un grand personnage, le père dans la foi, n’a jamais sauvé son peuple. Moïse, le plus grand des prophètes de l’Ancien Testament, celui qui a ouvert la mer pour faire passer le peuple, n’a jamais sauvé son peuple. David, un roi selon le cœur de Dieu, un roi qui a régné sur le territoire d’Israël, un homme d’état, n’a jamais sauvé son peuple. Josué, même si son nom est de la même racine que celui de Jésus, a bien fait entrer le peuple de Dieu en terre promise, mais ce n’était là que l’ombre de la réalité. L’auteur de l’épître aux Hébreux dit clairement que Josué n’a pu faire entrer le peuple dans le véritable repos. Le Fils de Dieu vient, se dépouille, s’humilie et c’est lui, de façon exclusive, qui sauve son peuple de ses péchés. Personne d’autres. Nos parents, ils sont bien gentils, ils prennent soin de nous, mais ils ne peuvent jamais nous sauver de nos péchés. Notre patron, même s’il est peut-être très riche et qu’il peut améliorer notre niveau de vie, ne peut jamais nous sauver. Nos amis, autant que nous pouvons passer du bon temps avec eux, ne peuvent jamais nous sauver de nos péchés. Les médecins, bien qu’ils puissent nous aider à avoir une bonne santé, ne peuvent nous sauver de la mort. Un jour, c’est l’un d’eux qui va signer l’acte de notre décès. Et pour tous ceux qui ont confiance en eux-mêmes : si tu as rejeté le seul qui pouvait te sauver, lorsque tu seras porté en terre, qui va te secourir? Est-ce vraiment ce que tu veux que de souffrir pour l’éternité? Jésus, c’est lui et lui seul qui sauve son peuple de ses péchés. Il est la vie éternelle. Il est la résurrection et la vie. Il est celui qui a vaincu la mort. C’est lui qui sauvera son peuple. C’est lui. Personne d’autre. Actes 4.12 :

Le salut ne se trouve en aucun autre que Jésus-Christ ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Beaucoup de personnes disent qu’ils trouvent que Jésus était un bon prophète. Ils croient que c’est vraiment Dieu qui parlait à travers lui. D’autres trouvent que Jésus était un bon enseignant. Il a donné d’excellents principes de vie. D’autres encore trouvent que Jésus avait beaucoup de compassion. Il faisait du bien aux malades, ils prenaient la défense de la veuve et de l’orphelin. D’autres disent que Jésus n’avaient pas de préjugés. Il allait manger chez les pécheurs notoires. Il a parlé à la femme Samaritaine qui avait eu plusieurs maris. Pour plusieurs, Jésus est un modèle de vertu. Quelqu’un peut trouver que Jésus est le meilleur des prophètes, le plus vertueux des hommes qui sont passés sur terre, le modèle le plus inspirant… mais tant que tu n’as pas compris que Jésus est LE sauveur, tu n’es pas sauvé. Parce que pour croire que Jésus est le sauveur, tu dois croire que tu as besoin d’être sauvé. Tu dois croire que tu es un pécheur. Tu dois le reconnaître comme TON Sauveur. Je dois croire que je suis pécheur comme tous les humains, que mon péché est en abomination à Dieu, que par mon péché je mérite la mort éternelle, l’enfer. Je crois que j’ai offensé le créateur qui est parfaitement saint et qui ne laisse pas le péché impuni. Et je dois croire que tous les hommes sont pécheurs parce que la Bible le dit. Mais je crois que Jésus est le sauveur choisi, établi par Dieu, pour son peuple. Je crois qu’il est mon sauveur parce que je crois en lui seul pour mon salut. Matthieu 1.21 :

Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

 

Sauver

Maintenant, que signifie sauver? Est-ce que d’être sauvé est synonyme d’être pardonné? Non. Le salut est beaucoup plus grand que le pardon. À la limite, le Seigneur pourrait dire à quelqu’un qu’il lui pardonne, mais sans l’adopter comme enfant. Le pardon est nécessaire au salut, mais il ne définit pas le salut. Le salut en fait est ce projet de Dieu de prendre des hommes et des femmes et de les faire passer de la mort à la vie. Par notre péché, nous sommes morts. Et le salut, c’est Dieu

qui nous prend en charge,

qui nous régénère,

qui nous illumine,

qui nous montre notre péché,

qui nous amène à la repentance,

qui nous pardonne,

qui nous donne la foi au Christ,

qui nous justifie,

qui place en nous l’amour de la vérité,

qui nous sanctifie,

qui va nous ressusciter et nous glorifier un jour,

et qui nous accorde toutes les bénédictions spirituelles, les promesses de l’alliance.

Quand la Bible dit que Jésus sauve des pécheurs, c’est que Dieu est à l’action et non à la réaction. Jésus sauve des perdus, il redonne la vie à des morts spirituels, la vue à des aveugles, il délivre des captifs, ouvre les oreilles à des sourds. Il les fait entrer dans l’héritage de l’alliance. Le salut, c’est la vie éternelle. Jésus est celui qui sauve son peuple de ses péchés. Jésus n’offre pas qu’un simple pardon. Il nous offre la vie éternelle. Et quand il nous sauve, il y a d’un côté ce à quoi il nous fait échapper, c’est-à-dire l’enfer éternel, la souffrance éternelle, le malheur d’une profondeur que nous n’avons jamais connue ici-bas. Mais si le salut consiste à échapper au malheur, c’est qu’il y a de l’autre côté un bonheur à être sauvé. Le salut nous fait entrer dans un avenir heureux. Une paix intérieure intense, une joie indescriptible. Nous allons connaître une vie épanouie comme nous ne pouvons même pas l’imaginer. Nous serons en communion parfaite et éternelle avec Dieu et avec tous les frères et sœurs.

 

Applications

J’aimerais faire ressortir 3 applications.

Les inconvertis

D’abord, pour ceux qui n’ont pas encore placé leur confiance en Jésus-Christ. Pour ceux qui ne sont pas encore convertis. Il y a plusieurs années, un chanteur québécois plutôt célèbre, son nom était Boule Noire, n’allait pas voir son médecin. Il ne pensait pas en avoir besoin parce qu’il se pensait en parfaite santé. Un jour, il a eu une douleur qui persistait et il est allé voir son médecin. Il a dû subir une batterie de tests après quoi son médecin lui apprend qu’il faisait un cancer du côlon. Mais c’était trop tard. Boule Noire est décédé le 18 juin 2007 à l’âge de 55 ans. Plusieurs se croient en santé spirituelle sans voir le cancer qui les ronge. Et ce cancer, c’est le péché. Une maladie mortelle. Un jour, chacun va comparaître devant Dieu et les ravages du péché vont sortir. Il sera trop tard. Ne commettez pas cette erreur irréparable de dire non au Sauveur. Quand Jésus est né, les anges ont dit qu’ils avaient une bonne nouvelle à annoncer. Cette bonne nouvelle retentit toujours aujourd’hui en 2018. Nous avons un sauveur qui nous est offert. Ne tournez pas le dos à ce sauveur, c’est le seul qui vous est offert. Personne d’autres ne pourra vous sauver de la mort spirituelle.

 

Chrétiens, comment voir le fait d’être sauvés

La 2e application est pour nous qui sommes déjà chrétiens. Il y a un danger de penser que la question du salut est déjà réglée pour nous et que nous n’avons plus rien à tirer du fait que Jésus nous sauve. Il y a le danger de considérer le salut comme une intervention chirurgicale subie il y a plusieurs années, et maintenant on passe à autre chose. En fait, le Seigneur continue de nous sauver personnellement. Et nous devons réaliser que nous avons constamment ce besoin d’être sauvés, c’est-à-dire que le Seigneur nous fasse échapper au péché de ce monde ainsi qu’au nôtre. Nous continuons de pécher et sans le salut constant de Dieu, nous nous égarerions comme les païens. C’est le Seigneur qui guide nos pas, c’est lui qui garde notre départ comme notre arrivée, c’est lui qui ne permet pas que notre pied chancelle au point de ne pas se relever. En fait, à chaque instant, nous goûtons au salut accompli par Jésus-Christ.

 

Notre adoration

La 3e application concerne notre adoration, notre service et notre consécration. Je pense que de revoir ces vérités ne peuvent que nous porter à l’adoration. Comme les bergers, comme les mages qui l’ont adoré. Nous avons un Sauveur parfait qui nous a sauvés. Il ne cessera pas de nous sauver. Il ne nous laissera pas tomber. Il ne nous abandonnera pas. Il nous sauve réellement et totalement. Adorons-le, servons-le, aimons-le. Que le Seigneur nous donne de méditer sur la mission du Christ, raison d’être de son incarnation. Et qu’il puisse être pour chacun de nous celui qui nous sauve de nos péchés.

 

Daniel Durand, pasteur

23 décembre 2018

Prédicateur invité

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