L’omniscience de Dieu

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« Notre Père céleste comprend ce que nous vivons. Il comprend nos pensées. Si nous sommes troublés, il comprend ce qui traverse nos pensées. Si nous sommes inquiets, il le voit. Il comprend ce que nous vivons. Frères et sœurs, nous avons un Père céleste tellement compétent pour nous aider, pour nous secourir, pour nous comprendre. Lui seul peut nous délivrer, nous guérir. Sachons aller à celui qui nous aime infiniment même s’il voit tout ce que nous sommes. Il ne nous condamne pas. Il nous sanctifie patiemment. »

 

Introduction

La semaine passée, nous avons débuté une série intitulée La foi en action. Nous avons vu qu’il existe différentes sortes de foi : il y a la foi morte, celle qui ne produit pas d’œuvres selon Dieu; il y a la foi qui produit en apparence, mais qui est une foi superficielle et temporaire.

Il y a la vraie foi, celle que Dieu donne. C’est cette foi qui sauve. Cette foi demeure, parce que c’est Dieu qui la donne et il ne la donne pas pour un temps. Cette foi produit forcément des œuvres, parce que c’est une foi vivante. Les œuvres ne sont pas de l’activisme. Le service et les ministères ne sont pas là pour nous rassurer sur notre foi. La foi doit s’installer dans la connaissance. Ce soir, nous allons parler de la connaissance, de l’importance de connaître pour vivre.

Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire! c’est toi qui lui aurais demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. (Jean 4.10)

Voyez ici : la possibilité de croire de la femme samaritaine doit être la réponse à la connaissance de ce que Dieu donne et par qui il le donne.

[…] Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire! c’est toi qui lui aurais demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. (Jean 4.10)

Cela étant, la foi a besoin de se maintenir dans la connaissance : parce que la foi est vivante, elle doit grandir. La foi est une conviction, une persuasion de la vérité et cette conviction est telle qu’elle nous pousse à l’action. La vraie foi, celle que Dieu donne, ne peut laisser le croyant inactif.

Un texte que nous avons déjà vu :

à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ; (2 Pierre 1.5-8)

La foi, pour aller plus loin, ne peut se passer de la vertu, c’est-à-dire d’une bonne disposition, une recherche d’une vie consacrée. Cette recherche d’une vie consacrée, cette bonne disposition, débute par la connaissance.

Il ne s’agit pas d’une construction par étape où on ajoute à la brique de la foi, la brique de la vertu et, à celle-ci, la brique de la connaissance. Il s’agit plutôt de liens de causes à effets : a foi doit enfanter la vertu; la vertu doit enfanter la connaissance; etc. Nous voyons que la connaissance est vitale à la croissance du chrétien.

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! (2 Pierre 1.2)

Vous donc, bien-aimés, qui êtes prévenus, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté, mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. À lui la gloire, maintenant et jusqu’au jour de l’éternité! (2 Pierre 3.17-18)

Il y a un danger de renfermer la connaissance comme étant la simple acquisition de connaissance, d’informations. La connaissance dans la Bible est tellement plus riche. Elle est beaucoup plus que l’acquisition d’informations. Elle est aussi relationnelle. Nous avions aussi vu que la foi doit reposer sur la connaissance et nous avions terminé par la connaissance de Dieu et la connaissance de l’homme. Nous avions vu que ces deux connaissances doivent fonctionner ensemble, parce que nous sommes créés à l’image de Dieu. Dieu s’est fait connaître par des références humaines, donc, pour connaître Dieu, nous avons besoin de développer notre connaissance de qui est l’homme. Pour connaître l’homme, nous avons besoin de connaître Dieu. Nous sommes images, l’image a besoin de l’original pour prendre son sens et l’original se fait connaître par l’image. Ce soir, nous allons regarder la question de la connaissance de plus près.

Connaître l’homme

Pour bien vivre, nous avons besoin de nous connaître. Pour bien utiliser ma voiture, j’ai besoin d’un minimum de connaissance sur ma voiture.

Imaginez un homme qui aurait vécu il y a mille ans et qui apparaîtrait comme ça parmi nous. Il verrait une voiture. Il ne saurait pas à quoi ça sert. Même si on le lui disait, il ne saurait pas comment la faire fonctionner. Il aura besoin d’une multitude de connaissances pour tirer profit d’une voiture : il devra connaître à quoi sert une voiture; il devra connaître comment fonctionne une voiture; il devra connaître le code de la route; il devra savoir qu’il faut faire le plein à l’occasion; il devra savoir qu’il y a de l’entretien à faire; etc. Bref, une foule de connaissances pour tirer profit de sa voiture. C’est la même chose pour nous : si nous voulons bien vivre, nous devons connaître ce que Dieu dit sur nous. La foi ne se résume pas seulement à connaître la personne de Dieu : la foi consiste à connaître les pensées de Dieu, dont ses pensées sur l’homme. J’ai besoin de savoir ce que Dieu pense de l’homme et ce qu’il pense de l’homme pécheur est qu’il mérite la mort éternelle et que si l’homme ne se repent pas, il va subir la mort éternelle.

Connaître Dieu

Évidemment, la foi a besoin de connaître Dieu. La semaine passée, nous avions vu l’importance de connaître Dieu pour connaître l’homme, puisque nous sommes à son image; et l’importance de connaître l’homme pour connaître Dieu, parce que c’est par l’image qu’on peut connaître l’original. Il y a un mouvement constant de va et vient. Que devons-nous connaître de Dieu? Il y a ses attributs et il y a ses œuvres.

Les attributs

Connaître Dieu, c’est savoir ce qu’il est, mais c’est aussi intégrer cette connaissance dans nos vies. Si je connais une personne et que je sais qu’elle est sensible, je vais en tenir compte dans mes propos et dans mes actions. Connaître Dieu implique intégrer ce qu’il est dans nos vies. Nous allons tourner au psaume 139 pour découvrir comment David intégrait les attributs de Dieu dans sa vie. Il connaissait Dieu et sa connaissance déterminait ses pensées.

Omniscience

David nous fait découvrir d’abord l’omniscience de Dieu, c’est-à-dire le fait que Dieu sait tout. Psaume 139.1-6 :

Au chef de chœur. Psaume de David. Éternel! tu me sondes et tu me connais, Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu comprends de loin ma pensée; Tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, Éternel! tu la connais entièrement. Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi. Une telle science est trop merveilleuse pour moi, trop élevée pour que je puisse la saisir. (Psaumes 139.1-6)

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes préoccupations! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité! (Psaumes 139.23-24)

Dans ces versets que nous avons lus, quel impact la connaissance que David a de l’omniscience de Dieu a-t-il sur sa vie? Il ne cherche pas à se cacher de Dieu. Vous rappelez-vous de deux personnages bibliques qui ont pensé pouvoir se cacher de Dieu? Adam et Ève. Ils n’ont pas joué à la cachette très longtemps. David ne s’est pas caché de Dieu, parce qu’il connaissait Dieu. Voyez-vous une autre application que David fait de cette connaissance qu’il a? Il demande à Dieu de le sonder, de sonder son cœur et de le ramener sur la bonne voie.

Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité! (Psaumes 139.24)

David voit d’un bon œil que Dieu sait tout. David a compris que le Seigneur est le mieux placé pour le purifier. Le Seigneur nous connaît mieux que nous nous connaissons nous-mêmes. Il connaît nos moindres pensées.

L’omniscience de Dieu va même plus loin. Elle n’englobe pas seulement les choses qui existent, mais aussi celles qui auraient pu exister. 1 Samuel 23.11-10 :

Les autorités de Qeïla me livreront-elles entre ses mains? Saül descendra-t-il, comme ton serviteur en a été informé? Éternel, Dieu d’Israël, daigne l’indiquer à ton serviteur! Et l’Éternel répondit : Il descendra. David dit encore : Les autorités de Qeïla me livreront-elles, moi et mes hommes, entre les mains de Saül? Et l’Éternel répondit : Elles te livreront. Alors David se leva avec ses hommes — environ six cents hommes, ils sortirent de Qeïla et s’en allèrent où ils purent. On rapporta à Saül que David s’était échappé de Qeïla et il renonça à son expédition. (1 Samuel 23.11-13)

David demande au Seigneur ce que Saül fera s’il le trouve. Le Seigneur lui dit ce que Saül fera s’il le trouve, alors David s’enfuit. Saül ne l’a pas trouvé, mais le Seigneur savait ce que Saül aurait fait s’il avait trouvé David.

Malheur à toi, Chorazin! Malheur à toi, Bethsaïda! Car, si les miracles faits au milieu de vous avaient été faits à Tyr et à Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties avec le sac et la cendre. (Matthieu 11.21)

Jésus savait ce qu’aurait été la réaction des habitants de Tyr et Sidon s’ils avaient vu les mêmes miracles, mais ce n’est pas arrivé. L’omniscience de Dieu atteint aussi un aspect particulier que nous retrouvons au psaume 139, au verset 2 :

Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu comprends de loin ma pensée. (Psaumes 139.2)

Notre Père céleste comprend ce que nous vivons. Il comprend nos pensées. Si nous sommes troublés, il comprend ce qui traverse nos pensées. Si nous sommes inquiets, il le voit. Il comprend ce que nous vivons. Frères et sœurs, nous avons un Père céleste tellement compétent pour nous aider, pour nous secourir, pour nous comprendre. Lui seul peut nous délivrer, nous guérir. Sachons aller à celui qui nous aime infiniment même s’il voit tout ce que nous sommes. Il ne nous condamne pas. Il nous sanctifie patiemment.

Daniel Durand, pasteur
21 mars 2018

Prédicateur invité

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