Les Élus, don du Père au fils, Jean 17.6

Introduction

La dernière fois, nous avons commencé le chapitre 17 de l’évangile de Jean, et nous avions vu entre autre que la prière que Jésus fait est une prière sacerdotale. Sous l’ancienne alliance, le jour de l’expiation, le grand prêtre offrait le sacrifice en débutant par une prière. Nous allons lire à partir du verset 1, mais nous nous concentrerons sur le verset 6.

Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Je t’ai glorifié sur la terre ; j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Jean 17.1-6

Exposé

Dans les cinq premiers versets, Jésus prie pour lui-même. À deux reprises, Jésus prie son Père de le glorifier. Et ce n’est qu’ensuite que Jésus prie pour les siens.

Dans nos prières, nous sommes parfois, sinon souvent égoïstes. Nous prions pour nous-mêmes. Nous demandons des choses pour nous-mêmes. Nous portons souvent beaucoup plus attention à notre bien-être qu’à celui des autres. Et il se peut même que nous nous soucions peu de la gloire de Dieu. Dans sa prière, Jésus a commencé à prier pour lui-même. Mais dans ce cas, ce n’est pas par égoïsme.

C’est que, dans la prière sacerdotale, le souverain sacrificateur devait commencer par lui-même. Il devait prier pour ses propres péchés avant de prier pour ceux des autres. Jésus a respecté l’ordre des choses, mais comme il n’a jamais péché, il n’avait rien à confesser. Il a donc prié pour ce qui devait se passer par la suite, c’est-à-dire être glorifié par son Père.  Puisque l’éternité des élus reposait sur le destin de Jésus, il était tout à fait approprié que Jésus commence en priant pour lui-même. Autrement dit, Jésus a prié pour lui-même parce que les bénédictions pour son peuple nécessitaient la glorification du Fils. Jésus a donc prié pour lui-même en premier, mais il ne l’a pas fait dans un but égoïste. Il l’a fait dans le but de glorifier son Père.

Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie… Jean 17.1

Ensuite, au verset 2, il le fait dans le but d’exercer l’autorité sur toute chair que le Père lui a donnée. Et en particulier pour les élus.

…selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Jean 17.2

À partir du verset 6, l’attention se porte sur les élus, c’est-à-dire ceux que le Père a donnés au Fils. La 1ère vérité que ce verset nous enseigne, c’est que les élus sont d’abord des humains qui appartiennent au Père. Dans un sens général, tout appartient à Dieu.

Voici qu’à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve. Deutéronome 10.14

Et c’est vrai que tout ce qui existe appartient à Dieu. Puisque Dieu a tout créé, il est l’unique propriétaire de tout l’univers, des choses et des êtres visibles et invisibles.

De la plus petite poussière au soleil le plus immense de l’univers, tout est à lui. Ça serait le comble que Dieu ait tout créé, mais que ça appartienne à quelqu’un d’autre. Il n’y a aucun atome, aucune molécule qui n’est pas dans ses actifs. Le fait que tout appartient à Dieu lui donne tous les droits sur toute la création. Notre Dieu a tous les droits pour décider de qui sera sauvé et qui ne le sera pas. Il a tous les droits pour faire naître un individu dans un milieu hostile au christianisme, un milieu où l’évangile n’est pas du tout prêché, et en faire naître un autre dans une famille chrétienne. Tout appartient à Dieu. Même les humains appartiennent au Seigneur et il a tous les droits de décider de ce qui leur arrive.

L’Éternel dit à Moïse : Qui a donné une bouche à l’être humain ? Et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle? N’est-ce pas moi, l’Éternel? Exode 4.11

Donc, dans un sens général, tout appartient à Dieu. Mais le verset 6 de Jean 17 parle d’un autre type d’appartenance. S’il fallait que l’appartenance d’une roche à Dieu soit de même type que l’appartenance des chrétiens à Dieu, notre appartenance serait bien pâle. Le peuple de Dieu appartient à Dieu dans un sens spécifique. C’est une appartenance alliancielle, relationnelle et familiale.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Jean 17.6

Il est clair ici que ce ne sont pas tous les humains qui appartiennent à Dieu. Je vous ai déjà dit que dans son évangile, Jean présente les principaux thèmes dans son introduction, c’est-à-dire les 18 premiers versets. Puis, les thèmes reviennent tour à tour au fil des chapitres. L’appartenance à Dieu avait déjà été développée au chapitre 10.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par un autre côté, celui-là est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Jean 10.1-4

Mais le mercenaire, qui n’est pas berger et à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit. Et le loup s’en empare et les disperse. Jean 10.12

Frères et sœurs, c’est une vérité qui n’est pas toujours facile à accepter parce que nous ne comprenons pas toujours les raisons qui l’expliquent, mais ce ne sont pas tous les humains qui appartiennent à Dieu au sens relationnel. Ce ne sont pas tous les humains que le Père donne au Fils pour les sauver. Si vous remarquez bien dans ce verset, l’appartenance au Père précède tout le reste du salut. Autrement dit, ce que Jésus a pu faire pour les élus a été possible parce que les élus appartenaient déjà au Père. Nous voyons la même vérité en Jean 6.37 :

Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai point dehors celui qui vient à moi…

Si nous sommes venus au Christ, c’est parce que le Père nous a d’abord donnés au Fils. Frères et sœurs, nous n’avons pas commencé à appartenir au Seigneur à partir de notre conversion. Nous lui appartenons depuis l’éternité passée. Ce point est très important lorsque nous regardons notre vie passée. Si j’ai vécu des abus, des injustices dans mon enfance, ou avant ma conversion, qu’est-ce que j’étais pour Dieu? Si je me suis vautré dans le péché avant ma conversion, qu’est-ce que j’étais pour Dieu? Est-ce que Dieu a commencé à s’intéresser à moi à partir de ma conversion? La réponse est non. Bien avant, j’appartenais au Seigneur.

Vous avez en effet entendu parler de ma conduite autrefois dans le judaïsme : je persécutais alors à outrance l’Église de Dieu et je la ravageais ;…

…dans le judaïsme, je surpassais beaucoup de ceux de mon âge et de ma race, car j’avais un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais, quand celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, a trouvé bon de révéler en moi son Fils… Galates 1.13-16

Paul voit sa conduite d’autrefois comme indigne. Mais ça ne l’empêche pas de dire que le Seigneur l’avait mis à part dès le sein maternel. Et c’est comme ça pour tous ceux qui appartiennent au Seigneur. Ils appartiennent au Seigneur depuis l’éternité passée.

 

La 2e vérité, c’est que ceux qui appartiennent à Dieu sont donnés au Fils.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde.

Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Jean 17.6

Nous devons suivre le processus. Ceux qui sont élus appartiennent à Dieu depuis l’éternité passée. Et parce qu’ils appartiennent à Dieu, ils sont donnés à son Fils.

Ça signifie quoi être donné au Fils? D’abord, ça implique que le Fils est mort pour eux. Si le Père m’a donné au Fils, c’est pour que le Fils me sauve.

Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent.

Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les arracher de la main du Père. Jean 10.27-29

C’est comme si le Père avait dit au Fils : « J’ai un peuple que je chéris, un peuple que je veux sauver. Je te confie chacune des personnes que j’ai choisies. Je t’envoie afin de les racheter de leur péché, afin de les sauver. Mon Fils, va mourir pour ces brebis. » Il y a donc l’œuvre objective à la croix qui est concernée. Jésus est mort sur la croix pour tous ceux que le Père lui a donnés. Jésus a payé le prix de mon péché. Il a subi la colère de Dieu à la place de tous ceux que le Père avait élus.

C’est pour cela que le Père les a donnés au Fils. Mais ça ne s’arrête pas là. Il y a aussi une réalité subjective. Ça implique que nous venions à lui.

Tout ce que le Père me donne viendra à moi, Jean 6.37

Ça signifie qu’il n’en manquera aucun. Ça signifie que si je suis venu à Jésus, c’est parce que le Père m’a donné à Jésus. Jamais je n’aurais pu sans cette intervention déterminante de Dieu.

Et il disait : C’est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui est donné par le Père. Jean 6.65

Mais pourquoi le Père m’a-t-il donné à son Fils?

La rédemption

D’abord, ça implique que le Fils est mort pour moi. Comme je l’ai dit, si le Père m’a donné au Fils, c’est pour que le Fils me sauve.

La sécurité

Ces mêmes versets nous montrent que le fait d’avoir été donnés au Fils nous donne une sécurité parfaite.

Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les arracher de la main du Père. Jean 10.29

Peut-être qu’il y en a qui traversent une période sombre et se demandent où est Dieu. Peut-être que certains ne constatent pas la providence de Dieu dans leur vie.

Peut-être que d’autres sont dans un temps d’épreuves, de douleurs, où tout semble noir. Et parfois, on peut avoir l’impression que Dieu s’est absenté de nous. Que Dieu se concentre sur d’autres et qu’il nous a délaissés pour un temps. Il se peut que certains tombent même dans le désespoir parce qu’ils ne voient pas ce qu’ils souhaitent voir, parce qu’ils ne goûtent pas ce qu’ils aimeraient goûter. Si nous sommes véritablement chrétiens, personne ne peut nous ravir de la main de Dieu. Le fait que nous avons été donnés au Fils nous assure de la protection de Dieu où notre Père céleste déploie toute sa puissance pour nous garder. Ne pensons pas que le Seigneur nous protège seulement des ennemis de Dieu. Il nous protège aussi de nous-mêmes. Il ne nous empêche pas toujours de pécher. Durant les 3 années du ministère de Jésus, les disciples ont péché et nous le voyons dans les Écritures. Jésus leur a reproché la dureté de leur cœur. Deux des disciples ont voulu faire descendre le feu du ciel pour éliminer les Samaritains, un peuple que les Juifs regardaient avec mépris. Alors que Jésus annonce à ses disciples qu’il doit se rendre à Jérusalem pour être livré, souffrir et mourir avant de ressusciter, la seule chose que les disciples trouvent à faire est de chercher à savoir lequel est le plus grand parmi eux. Dans le jardin de Getsémané, Jésus demande à ses disciples de prier un temps avec lui, et les disciples ont préféré dormir. Et Pierre, le grand apôtre, a finalement renié son Maître à 3 reprises. Bref, les disciples étaient des pécheurs comme vous et moi. Le Seigneur les a gardés. C’est-à-dire que les disciples ont toujours été ramenés. Jésus a corrigé les mauvaises pensées, il les a exhortés. Il a prié pour eux. Frères et sœurs, le Père nous a donnés au Fils, et le Fils prend soin de nous. Nous verrons plus loin dans le chapitre 17 que ce que Jésus dit de ses disciples avec lesquels il a parcouru la Galilée, il le dit de nous aussi. Le Fils ne permettra pas que nos péchés nous emportent dans la mort.

La résurrection

Le fait que le Père nous a donnés au Fils implique une autre grande bénédiction.

Or, voici la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. Jean 6.39

Quel avenir nous avons! Ce n’est rien de moins que l’éternité qui nous attend dans un corps glorifié, dans une création complètement renouvelée, débarrassée de toute trace du péché, de toute maladie, de tout désordre. En nous donnant au Fils, le Père nous assure de notre arrivée dans la maison paternelle, dans la patrie céleste. Le Fils nous a pris en charge et nous allons tous arriver à destination.

Le Fils fait connaître le Père aux élus.

Le verset que nous étudions ce matin nous parle de deux implications positives du fait que le Père nous a donnés au Fils. Nous avons vu l’implication négative. Nous ne sommes plus emportés par notre péché. Mais il y a deux implications positives que le verset nous rappelle.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Jean 17.6

Jésus dit dans sa prière qu’il a manifesté le nom de Dieu aux hommes que le Père lui a donnés. Le nom de Dieu avait bien été prêché dans tout l’Ancien Testament. Mais ici, ce n’est pas le verbe prêcher, ni annoncer. C’est le verbe manifester.

Parce que toute la vie de Jésus-Christ a été de manifester la personne de Dieu.

Dans la trinité, c’est le Fils qui rend le Père visible. C’est le Fils qui manifeste qui est le Père. C’est par le Fils que le Père accomplit le plan. C’est par le Fils que nous pouvons savoir qui est le Père. Nous constatons que, si le Père a donné les élus à son Fils, le Fils veut glorifier son Père. C’est le Père que le Fils a manifesté.

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par un Fils en ces jours qui sont les derniers. […] Hébreux 1.1-2

La plupart des traductions disent par « le Fils » et certaines osent même dire par « SON Fils ». Mais ce n’est pas ce que le texte grec nous dit. En fait, il n’y a ni adjectif possessif, ni article défini. Le texte dit bien par UN Fils. Et pourquoi en est-il ainsi? Certains théologiens disent que c’est pour faire ressortir le statut plutôt que la relation. Autrement dit, pour nous parler, pour se révéler pleinement, il fallait quelqu’un qui a le statut de Fils de Dieu. Seul celui qui a ce statut était habileté pour révéler Dieu. Le verset 3 nous confirme cette pensée.

Ce Fils, qui est le rayonnement de la gloire de Dieu et l’expression de son être… Hébreux 1.3

Jésus précise en Jean 17.6 qu’il n’a pas manifesté le nom de Dieu à tous les hommes.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde.

C’est vrai que Jésus a enseigné aux foules. C’est vrai qu’il a fait des miracles en présence de beaucoup, et aussi devant des personnes qui n’étaient pas élues.

Mais il y a toute une dimension de la manifestation de qui est Dieu qui échappe complètement aux hommes, à moins d’être un élu et que le Seigneur fasse une œuvre dans la personne. Ceux qui ont vu des miracles sans croire n’ont vu que des phénomènes spectaculaires et impressionnants. Mais ceux que le Seigneur choisit reçoivent ces choses pour le sens qu’elles ont. Un miracle pour un miracle ne manifeste pas le nom de Dieu. Les magiciens égyptiens ont fait des miracles. Satan fait des miracles. Mais dans le cas de Jésus, ses miracles faisaient ressortir qui est Dieu. Un Dieu qui démontre sa victoire sur la maladie lorsqu’il guérissait, un Dieu qui démontre sa victoire sur la mort lorsqu’il ressuscitait des morts, un Dieu qui démontre sa victoire sur toutes les puissances du mal lorsqu’il délivrait des personnes des esprits mauvais. Les non croyants ne voyaient pas à travers que Jésus faisait la manifestation du Père. Un Dieu compatissant, un Dieu qui délivre, un Dieu qui offre le salut aux hommes. Il y a un danger de s’arrêter à la pelure sans manger le fruit. Les élus reçoivent et gardent la Parole communiquée par le Fils.

 

La dernière vérité sur ceux que le Père donne au Fils concerne la persévérance.

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Jean 17.6

C’est vrai de tous ceux que le Père donne au Fils. Ils gardent la Parole de Dieu. Ils entendent la voix du Berger et ils le suivent, et personne ne les ravira de sa main.

L’idée de garder la Parole de Dieu faisait partie de l’ancienne alliance.

…suivre l’Éternel et observer ses commandements, ses préceptes et ses prescriptions de tout son cœur et de toute son âme, afin de garder les paroles de cette alliance, écrites dans ce livre ; 2 Rois 23.3

Quand Jésus dit que ceux que le Père lui a donnés ont gardé sa parole, il est en train de dire que ceux que le Fils prend en main, en les sauvant, sont rendus conformes aux exigences de l’alliance. Ce n’était pas possible sous les modalités de l’ancienne alliance parce que cette alliance ne comportait que des ombres, comme des sacrifices d’animaux. Il fallait l’intervention, l’œuvre du Fils qui accomplit toutes les clauses de l’alliance, ce qui fait que les membres de la nouvelle alliance sont transformés à l’image du Fils. Ces membres gardent la Parole du Seigneur. C’est ce que le prophète Ézékiel avait annoncé. D’abord, le Seigneur affirme par ce prophète ce qui suit :

Vous n’avez pas suivi mes prescriptions ni pratiqué mes ordonnances ; mais vous avez agi selon les principes des nations qui vous entourent. Ézékiel 11.12

Les Israélites n’ont pas obéi aux clauses de l’alliance. La raison est qu’ils n’étaient pas régénérés. Ils étaient encore dans leur péché. Mais le Seigneur annonce aussi une œuvre où son peuple, à commencer par la nation juive, sera visitée et sera au bénéfice de l’œuvre du salut.

C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes disséminés et je vous donnerai le territoire d’Israël. C’est là qu’ils viendront et ils en ôteront toutes les abominations et toutes les horreurs. Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur chair le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, Afin qu’ils suivent mes prescriptions et qu’ils observent et pratiquent mes ordonnances ; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu. Ézékiel 11.17-20

Ces versets nous disent clairement que le nouveau cœur, le nouvel esprit, c’est-à-dire la régénération, fait que nous suivons les commandements du Seigneur. Nous gardons sa Parole. Alors qu’une femme affirmait que celle qui a porté Jésus était heureuse, Jésus a répliqué :

Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent! Luc 11.28

Frères et sœurs, le Père nous a donnés à son Fils, mais c’était pour accomplir une grande œuvre en nous. Nous avons été pris en charge, et ce, pour l’éternité. Le Fils n’abandonne pas ceux que le Père lui a donnés.

 

Applications

Se rappeler l’œuvre du Fils pour nous

Premièrement, nous devons nous rappeler notre statut. Nous sommes des cadeaux du Père à son Fils. Si nous pensons que nous nous sommes rendus agréables à Dieu en croyant par nous-mêmes, nous nous glorifions de notre salut. Mais si nous reconnaissons que c’est Dieu qui nous a élus avant la fondation du monde, que c’est Dieu qui nous a donnés à son Fils, que c’est lui qui nous a donné la foi pour que nous croyons en son Fils, nous donnons toute la gloire à Dieu. Nous ne nous attribuons aucun mérite dans notre salut, même pas celui d’avoir cru.

Arrivé là, il se rendit très utile à ceux qui avaient cru par la grâce. Actes 18.27

Le mot grâce est synonyme de don. Le mot grec met l’emphase sur l’objet, le bénéfice. Ici, c’est le fait de croire qui est l’objet. Le fait que nous ayons cru en Jésus-Christ est par la grâce de Dieu.

…car il vous a été fait la grâce non seulement de croire en Christ, mais encore de souffrir pour lui. Philippiens 1.29

La gratitude

La 2e application est la gratitude. Le Seigneur nous a libérés de nous-mêmes. Nous étions du nombre des païens. Chacun suivait sa propre voie. Et le Seigneur nous a fait sortir. Soyons reconnaissants, frères et sœurs.

 

Daniel Durand

28 octobre 2018

 

 

Share on facebook
Share on twitter
Share on google
Share on email

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email