Le pécheur pèche

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« Pourquoi péchons-nous? Le péché est irrationnel, inexplicable. C’est la folie. Lorsque nous le trouvons répugnant, c’est souvent en raison de ses conséquences et non pas d’une appréciation morale, mais nous devons savoir que ce ne sont pas nos péchés qui sont le problème, mais le péché. Nos actions découlent de ce que nous sommes. C’est pourquoi, lorsque le Seigneur nous sauve, il ne nous donne pas de nouveaux comportements : il nous donne une nouvelle nature, un nouveau cœur, un nouvel esprit, afin que nous ayons de nouvelles actions, un nouvel agir. C’est en donnant à l’arbre une nouvelle nature que les fruits seront nouveaux. »

 

Introduction

Le pécheur pèche

Maintenant, quel est le lien entre le pécheur et le péché? On parle du pardon des péchés, mais on parle aussi du péché.

Jésus leur dit encore : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais. (Jean 8.21)

Ici, il est question du péché : « vous mourrez dans votre péché »

Heureux l’homme à qui le Seigneur ne compte pas son péché! (Romains 4.8)

Encore ici, il est question du péché, au singulier, mais il y a d’autres textes où on utilise le pluriel.

On lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. (Matthieu 9.2)

Qu’est-ce que tout cela signifie? En fait, nous commettons des péchés, parce que le péché habite en nous. Nos péchés, c’est-à-dire nos pensées et nos actions contre Dieu, viennent du péché qui est en nous. Nous péchons, parce que nous sommes pécheurs. Nous agissons en fonction de notre nature. Je cite Paul Wells : « Le péché, cependant, est singulier avant d’être pluriel et concerne la condition fondamentale de l’homme dans la vie. Le péché n’est pas, d’abord, ce que nous faisons, mais ce que nous sommes. » (p. 79) Pourquoi péchons-nous? Le péché est irrationnel, inexplicable. C’est la folie. Lorsque nous le trouvons répugnant, c’est souvent en raison de ses conséquences et non pas d’une appréciation morale, mais nous devons savoir que ce ne sont pas nos péchés qui sont le problème, mais le péché. Nos actions découlent de ce que nous sommes. C’est pourquoi, lorsque le Seigneur nous sauve, il ne nous donne pas de nouveaux comportements : il nous donne une nouvelle nature, un nouveau cœur, un nouvel esprit, afin que nous ayons de nouvelles actions, un nouvel agir. C’est en donnant à l’arbre une nouvelle nature que les fruits seront nouveaux. Sans cette action propre à l’évangile, celle de nous donner une nouvelle nature, une nouvelle disposition envers Dieu, nous serions perdus dans nos péchés. Le salut consiste à être sauvés de nous-mêmes. Avant d’être sauvés des conséquences, comme le jugement de Dieu sur nous, le Seigneur nous sauve de nous-mêmes, c’est-à-dire qu’il nous fait échapper à ce que nous sommes, c’est-à-dire des pécheurs. Il nous transforme, il nous purifie, il fait de nous de nouvelles créatures.

Daniel Durand, pasteur
31 mai 2017

Prédicateur invité

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