L’adoption, partie 3

Share on facebook
Share on twitter
Share on google
Share on email

« Nous sommes les cohéritiers du Fils de Dieu, c’est-à-dire que tout ce que le Père a remis au Fils, celui-ci le partage avec tous ses enfants. Frères et sœurs, l’adoption est probablement la réalité du salut qui devrait nous faire exploser d’actions de grâce et nous faire désirer la consécration. Imaginez tout le salut, mais sans être faits enfants de Dieu. C’est parce que nous sommes ses enfants que nous sommes ses héritiers. L’adoption sans l’héritage serait une adoption pauvre. Un Père qui aime ses enfants veut tout leur donner. »

Introduction

Nous poursuivons ce soir le thème de l’adoption dans le cadre de la série sur la croix.

La semaine passée, nous avons vu en particulier le témoignage du Saint-Esprit à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Nous allons maintenant voir la nature de la relation filiale.

Nature de la relation

Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba! Père! (Galates 4.6)

Ce verset nous montre que cette adoption n’est pas du tout banale. Nous avions déjà vu ce point l’année dernière. Paul fait le lien entre le fait que nous sommes des fils de Dieu et le fait que c’est l’Esprit de son Fils qu’il a envoyé dans nos cœurs. La désignation du Saint-Esprit comme l’Esprit de son Fils est unique dans les Écritures. Il y a une intention évidente de faire le lien. Notre relation filiale à Dieu comme fils adoptés découle de la relation filiale éternelle entre le Père et le Fils. Ce n’est pas une adoption du bout des lèvres, mais totale, sans mesure. Imaginez un couple ayant un enfant et qui décide d’en adopter trois par la suite. Imaginez la difficulté des enfants adoptés si le couple privilégie l’enfant qu’ils ont conçu.

Ce que Dieu a fait est le contraire : il a sacrifié son Fils unique en l’envoyant pour qu’il porte nos péchés, afin que des ennemis comme nous recevions l’adoption, soyons faits fils et filles de Dieu.

L’Esprit de son Fils

Et même plus : afin que nous puissions vivre cette relation, il a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils. Si nous lisons bien, parce que nous sommes des fils, Dieu envoya dans nos cœurs l’Esprit de son Fils et c’est cet Esprit qui crie Abba Père. Autrement dit, l’Esprit du Fils de Dieu est en nous et assure constamment la relation filiale avec le Père. Ceci nous montre que la relation que le Père établit avec nous est la même que celle qu’il vit avec son Fils : une relation filiale pure, d’un amour parfait; une relation où le Père et ses enfants trouvent tous leur joie l’un dans l’autre. C’est le point culminant de la vie chrétienne : notre relation avec Dieu.

Privilège d’être héritier

Le deuxième privilège de l’adoption, c’est d’être héritiers.

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu. (Galates 4.7)

L’héritage est un thème qui traverse toutes les Écritures. Dans un premier temps, c’est Jésus qui est l’héritier.

Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes. (Hébreux 1.2)

Le Fils est l’héritier de toutes choses. Toutes choses, ça signifie tout ce qui existe, toute la création. Le Fils partage cet héritage. Paul parle aussi d’adoption :

Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui. (Romains 8.15-17)

Nous sommes les cohéritiers du Fils de Dieu, c’est-à-dire que tout ce que le Père a remis au Fils, celui-ci le partage avec tous ses enfants. Frères et sœurs, l’adoption est probablement la réalité du salut qui devrait nous faire exploser d’actions de grâce et nous faire désirer la consécration. Imaginez tout le salut, mais sans être faits enfants de Dieu. C’est parce que nous sommes ses enfants que nous sommes ses héritiers. L’adoption sans l’héritage serait une adoption pauvre. Un Père qui aime ses enfants veut tout leur donner.

Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. (Galates 3.29)

Être descendants et être ses enfants, c’est synonyme. Pourquoi est-ce que Paul dit à des chrétiens non juifs, c’est-à-dire d’origine païenne, qu’ils sont de la descendance d’Abraham? Dans un sens, nous sommes attachés à la descendance biologique d’Abraham.

Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n’est pas dit : et aux descendances, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais comme à une seule : et à ta descendance, c’est-à-dire, à Christ. (Galates 3.16)

Alors qu’on s’attendrait à ce que Paul considère toute la nation juive comme la descendance d’Abraham, il nous surprend en nous disant qu’une seule personne est concernée.

Paul joue sur un sens du mot « descendance ». Ce mot peut avoir un sens collectif, mais ici, il s’intéresse au mot dans son sens singulier. La descendance est synonyme ici de « descendant ». Ce descendant est Jésus-Christ. Or, Jésus-Christ est le descendant biologique promis, attendu. Puisque nous, chrétiens, sommes en Jésus-Christ, nous sommes dans le descendant biologique. Nous sommes unis à la descendance biologique.

Donc, la descendance est d’abord un seul descendant, le Christ, mais ça ne s’arrête pas là.

Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. (Galates 3.29)

Le Christ est la descendance d’Abraham. Si nous sommes à Christ, nous sommes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Daniel Durand, pasteur
22 novembre 2017

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email