L’adoption, partie 1

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« Paul parle aux chrétiens et il nous dit que c’est par la foi en Jésus-Christ que nous sommes fils de Dieu. […] Nous devons savoir qu’avant d’avoir Dieu pour Père, nous avions un autre père. […] Dans ces versets, les Juifs sont convaincus que leur père est Abraham dans un sens (Jean 8.39) et que leur Père est Dieu dans un autre sens (Jean 8.41). Jésus leur dit que leur père est un personnage ignoble : c’est Satan. […] Ça, c’est la triste réalité des inconvertis, ce que nous étions. Par conséquent, l’adoption consiste à quitter la filiation de Satan pour entrer dans une relation Père-enfants avec Dieu. »

 

Introduction

Nous avons parlé de la justification dans les dernières semaines.

La condition

Sous quelle condition est-ce que le Seigneur justifie le pécheur? C’est par la foi. La foi est la condition requise par Dieu, mais nous ne devons pas penser que c’est notre foi qui a opéré notre justification.

Car nous comptons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. (Romains 3.28)

La foi est comme la fenêtre qui laisse entrer le soleil. La condition pour que le soleil entre est que le rideau soit tiré, mais la fenêtre ne produit rien et elle ne mérite rien. Donc, quand la Bible dit que c’est par la foi que nous sommes justifiés, elle indique la condition nécessaire, mais ce n’est pas la cause. La cause est l’œuvre du Seigneur.

[…] et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus. (Romains 3.24)

L’œuvre du Fils à la croix est la base de notre justification. Ce n’est pas notre foi.

Si la foi en est la condition, c’est uniquement parce que la foi est en Jésus-Christ. Ma foi n’a aucune valeur. Elle est agréée par Dieu en raison de son objet, c’est-à-dire en raison de la personne en qui ma foi est placée, c’est-à-dire Jésus-Christ. Cette condition au salut a toujours été. Ce n’est pas une nouveauté qui vient avec Jésus-Christ. Il n’y a jamais eu un autre moyen de salut pour le pécheur que par la foi au messie.

Abram crut en l’Éternel qui le lui compta comme justice. (Genèse 15.6)

La repentance et la foi vont ensemble : ce sont deux revers d’une même médaille. On mentionne la repentance avant pour la raison suivante : la repentance porte sur la loi de Dieu. La foi est le fait de se tourner vers le Christ parce que nous sommes conscients que nous avons transgressé la loi de Dieu. De plus, la foi n’est pas le produit de l’homme : c’est un don de Dieu.

L’adoption

Maintenant, qu’est-ce qui découle de la foi et de la justification? La première chose que nous verrons, c’est l’adoption, c’est-à-dire le fait d’être enfants de Dieu et d’avoir Dieu pour Père.

Privilège d’avoir Dieu comme Père

Le premier privilège de l’adoption est d’avoir Dieu comme Père, un privilège que même les anges n’ont pas.

Contrairement à ce qu’on entend parfois, Dieu n’est pas le père de tous les hommes au sens où nous l’entendons : il est le père au sens créationnel. On cite parfois certains textes :

Est-ce l’Éternel que vous en rendrez responsable, peuple insensé et dépourvu de sagesse? N’est-il pas ton père, ton créateur? N’est-ce pas lui qui t’a fait et qui t’a affermi? (Deutéronome 32.6)

Ici, il est vrai que le titre de Père est associé à celui de créateur (Malachie 2.10), mais le mot « père » peut avoir le sens de « celui qui est la source ». De plus, ce texte s’adresse au peuple de Dieu et non à tous les hommes, mais quand nous parlons de Dieu le Père au sens relationnel, seul ceux qui lui appartiennent sont concernés. La raison est que nous sommes adoptés.

Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus. (Galates 3.26)

Paul parle aux chrétiens et il nous dit que c’est par la foi en Jésus-Christ que nous sommes fils de Dieu.

Deux paternités

Nous devons savoir qu’avant d’avoir Dieu pour Père, nous avions un autre père.

Moi, je dis ce que j’ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de votre père. Ils lui répondirent : Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit : Si vous êtes enfants d’Abraham, faites les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me faire mourir, moi un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent : Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu. Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge. (Jean 8.38-44)

Dans ces versets, les Juifs sont convaincus que leur père est Abraham dans un sens (Jean 8.39) et que leur Père est Dieu dans un autre sens (Jean 8.41).

Jésus leur dit que leur père est un personnage ignoble : c’est Satan.

Vous avez pour père le diable […] (Jean 8.44)

Ça, c’est la triste réalité des inconvertis, ce que nous étions. Par conséquent, l’adoption consiste à quitter la filiation de Satan pour entrer dans une relation Père-enfants avec Dieu.

À l’époque

Le pasteur Olivier Favre, auteur du livre Le bon fondement, écrit ceci :

« Pour comprendre l’immensité de cette grâce, nous devons comprendre ce qu’était l’adoption dans le Nouveau Testament. À l’époque de Paul on n’adoptait pas des bébés ou de jeunes enfants comme aujourd’hui. On adoptait de jeunes adultes qui avaient fait leurs preuves, qui étaient connus pour leur honnêteté, leur bon caractère et dignes de confiance. On les adoptait lorsque l’on n’avait pas d’héritier, afin de leur accorder notre héritage dans le but qu’ils perpétuent la famille dans les générations futures. Mais Dieu — et c’est là toute la grâce divine — adopte des enfants, des enfants indignes qui ont fait preuve d’infidélité, de malhonnêteté, de rébellion, d’incrédulité. Il les introduit dans sa maison et leur fait partager l’héritage de son Fils bien-aimé. Voilà ce qu’est l’adoption! »

Daniel Durand, pasteur
8 novembre 2017

Prédicateur invité

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