La vie de l’Esprit, une vie d’obéissance, Jean 14.25-31

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« En guise de conclusion, voyons l’obéissance à la loi de Dieu comme l’expression de notre amour pour lui. Le Seigneur est le seul en qui nous pouvons avoir une confiance aveugle et à qui nous pouvons obéir les yeux fermés. Ne pas lui obéir, c’est rejeter ce qu’il est, c’est-à-dire le fait qu’il est Dieu, créateur de tout ce qui existe, roi de l’univers, souverain sur tout. De l’autre côté, voyons l’obéissance à la loi de Dieu comme l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Voyons-la comme le seul moyen d’être heureux, le seul moyen d’être épanouis, de porter du fruit, le seul moyen de goûter la paix de Dieu. »

 

Introduction

Nous poursuivons dans l’évangile de Jean au chapitre 14, les versets 25 à 31.

Texte biblique

Je vous ai parlé de cela pendant que je demeure auprès de vous. Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Moi, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais et je reviendrai vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez. Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi. Mais c’est afin que le monde sache que j’aime le Père et que j’agis comme le Père me l’a commandé. Levez-vous, partons d’ici. (Jean 14.25-31)

Que le Seigneur bénisse sa Parole en nous. Prions.

Exposé

De nos jours, nous assistons à un dérapage majeur dans le monde protestant. Il y eut un temps où l’Église était peut-être tombée dans un formalisme. On misait sur la forme, mais sans trop comprendre et sans trop s’intéresser à la transformation des personnes. Les choses étaient parfois faites mécaniquement, sans comprendre et sans rien en retirer, mais il me semble que, de nos jours, il y a un dérapage dans l’autre direction et ce dérapage est à mes yeux au moins aussi nocif. On valorise tellement l’intériorité que c’est devenu central dans la conception de la vie chrétienne. Les réseaux sociaux sont le théâtre où plusieurs prêchent un évangile contrefait, travesti. On nous sert un café décaféiné. La dernière fois que mon épouse et moi sommes allés à Cuba, il y avait près des crêpes des bouteilles dont une portait l’étiquette « Sirop d’érable ». J’en prends, mais je me rends compte que ce n’est pas du vrai sirop d’érable. Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas vraiment à avoir du vrai sirop d’érable. L’étiquette était bien là, mais le contenu n’y était pas. C’était du faux. Il se peut que notre conception de la vie chrétienne soit faussée par des pensées qui ne passent pas le test des Écritures.

Comme Paul l’a soulevé aux chrétiens de la Galatie, il se peut qu’on en soit venu à se détourner de l’évangile par l’introduction ne serait-ce d’un seul élément, comme un corps étranger qui vient contaminer le tout. Il se peut qu’on adhère à un évangile où la vie chrétienne ne tient qu’à l’intériorité et où il n’y a plus de référence objective. Autrement dit, on ne se fit plus sur une référence objective, mais à ce qui nous passe par la tête. Les formulations du genre « Le Seigneur m’a dit… » en font foi. De plus, les chrétiens, s’ils s’entendent sur la nécessité d’obéir au Seigneur, ne s’entendent pas sur la nature de cette obéissance. « À quoi doit-on obéir? » Certains croient que c’est toute la disposition mosaïque qui demeure en force, excepté les rites sacrificiels, comme les sacrifices d’animaux et les rites de purification. J’en ai parlé récemment : pour ma part, je penche vraiment vers cette position.

Comme je vous l’avais dit, si on rejette la disposition mosaïque, nous n’avons plus rien pour interdire la bestialité, les mariages consanguins et le fait de parler à des ancêtres décédés, puisque ces interdits ne se trouvent que dans la loi mosaïque. D’autres disent qu’il faut obéir aux dix commandements seulement, mais rejeter tout le reste de la loi mosaïque. D’autres encore disent que la loi est remplacée par l’amour, ce que la Bible ne dit jamais. La loi accomplit l’amour, mais ne le remplace pas du tout. Finalement, d’autres disent qu’on n’a pas besoin d’obéir à rien sous prétexte qu’on n’est plus sous la loi, que le Christ a accompli toute la loi et qu’on est libéré. Le texte de ce matin nous permet de préciser la question. J’espère et je prie que ce temps dans la Parole de Dieu soit l’occasion d’examiner nos convictions et notre marche à la lumière des paroles de Jésus-Christ.

Nous avions vu que le Seigneur rassure ses disciples en leur promettant le Saint-Esprit. Nous avions vu que le Saint-Esprit a une présence relationnelle. C’est par l’Esprit de Dieu que le Père et le Fils sont présents en nous. La présence de l’Esprit est aussi active. Il enseigne. Nous avions vu que ce que l’Esprit enseigne est surtout la loi de Dieu. Jésus mentionne les commandements au verset 21 :

Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime. Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. (Jean 14.21)

Expression de notre amour

Ce serait une erreur de conclure à partir de ce verset que Dieu nous aime parce que nous l’aimons. Le même apôtre Jean a écrit ceci en 1 Jean 4.19 :

Pour nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. (1 Jean 4.19)

Ce que Jésus affirme, c’est que l’obéissance aux commandements est la démonstration de notre amour pour Dieu. Il agrée notre obéissance et il l’agrée comme l’expression de notre amour pour lui. Il démontre qu’il agrée notre amour en nous aimant, de telle sorte que, même si c’est le Seigneur qui nous a aimés le premier, l’amour devient mutuel et l’amour d’un devient la réponse à l’amour de l’autre.

Ce qui est clair dans le texte, c’est que celui qui ne veut pas obéir au Seigneur ne l’aime pas et que celui qui dit aimer le Seigneur ne peut exprimer son amour que dans l’obéissance aux commandements. Cette obéissance aux commandements ne vise pas à être sauvés. Nous avons déjà vu que l’Ancienne Alliance était conditionnelle. La Nouvelle Alliance en fait est aussi conditionnelle, mais les conditions ont été remplies par le Christ, le représentant de son peuple.

Elles ont été remplies par le Christ, parce que l’homme pécheur est incapable d’obéir à Dieu. Cette incapacité inclut l’incapacité à aimer sa loi et à lui obéir, mais elle ne semble toutefois pas un problème pour Jésus, puisqu’il parle de ceux qui ont ses commandements et qui les gardent. Alors, si l’homme est incapable d’obéir à Dieu et que Jésus parle de ceux qui ont et qui gardent ses commandements, il doit bien y avoir quelque chose qui explique ce paradoxe apparent.

Par l’Esprit

Sommes-nous capables d’obéir aux commandements pour exprimer notre amour pour le Seigneur et être agréés par lui? Si la réponse est non, alors pourquoi est-ce que Jésus dit immédiatement après qu’il nous donne sa paix? La raison est que la présence de l’Esprit en nous fait que nous sommes enseignés. Être enseignés ici, c’est plus que de recevoir la compréhension des choses de Dieu. C’est aussi de recevoir l’affection pour les choses de Dieu. L’ébéniste qui transmet ses compétences à son fils veut plus que lui montrer les techniques. Il ne veut pas seulement que son fils apprenne des manières de faire : il veut lui transmettre la passion et l’amour de l’ébénisterie. L’Esprit nous enseigne, il nous donne de s’affectionner des choses d’en haut, de sa loi bonne et parfaite. Autrement dit, la présence de l’Esprit en nous fait que nous aimons sa loi.

Voici que les jours viennent, oracle de l’Éternel, où je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, Non comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, alliance qu’ils ont rompue, quoique je sois leur maître, oracle de l’Éternel. Mais voici l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, oracle de l’Éternel : Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai sur leur cœur; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au plus grand, oracle de l’Éternel; car je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché. (Jérémie 31.31-34)

Nous constatons ici que la grâce de Dieu, si elle pardonne, fait plus que pardonner : c’est une grâce qui transforme. Tout comme nous l’avons vu la semaine passée avec Jean 14, versets 20 et 21 (Jean 14.20-21), Jérémie fait le lien entre le fait que la loi de Dieu est inscrite dans le cœur de tous les membres de la Nouvelle Alliance et le fait de connaître Dieu. Le chrétien est celui qui a reconnu qu’il ne peut plus vivre par lui-même. Il veut se conformer à la loi de Dieu. C’est l’écho de ce que le prophète Ézéchiel nous dit au chapitre 36 versets 27 à 31 :

Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions, et que vous observiez et pratiquiez mes ordonnances. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères; vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. Je vous sauverai de toutes vos souillures. J’appellerai le blé et je le multiplierai; je ne vous enverrai plus la famine. Je multiplierai le fruit des arbres et le produit des champs, afin que vous ne subissiez plus le déshonneur de la famine parmi les nations. Alors vous vous souviendrez de votre conduite qui était mauvaise et de vos actions qui n’étaient pas bonnes; vous ne pourrez plus vous regarder en face, à cause de vos fautes et de vos horreurs. (Ézéchiel 36.27-31)

Ézéchiel annonce la Nouvelle Alliance. Il parle de la promesse du Saint-Esprit que Dieu avait faite à son peuple. Comme nous l’avons vu, cette promesse ne parle pas seulement de la présence de l’Esprit, mais de son action. Dieu dit bien :

Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions. Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions. (Ézéchiel 36.27)

Ce n’est pas par nous-mêmes; ça ne peut être par nous-mêmes; ce ne peut être que par l’Esprit de Dieu. Au point où celui qui dissocie l’œuvre de l’Esprit en lui et la conformité à la loi de Dieu n’a pas compris l’œuvre de l’Esprit ni la sanctification que l’Esprit opère. Il n’a pas compris ce qu’est la vie chrétienne. C’est la pensée de Dieu, sa morale, qui nous est inculquée. Vue de notre côté, la loi de Dieu semble restrictive, un obstacle à la liberté, mais ça, c’est du côté de l’homme pécheur, puisque le péché est justement le désir de vivre sans la loi de Dieu. Du côté de Dieu, sa loi est l’application de sa morale, de ses pensées, de l’ordre qu’il a établi. Quand le Seigneur écrit sa loi dans le cœur des élus, c’est un véritable cadeau qu’il fait. Sa loi est la seule façon pour l’homme de vivre en harmonie avec son créateur. C’est comme si notre ordinateur était reformaté et purifié de tout virus, de tout ce qui ralentit et rend l’ordinateur dysfonctionnel.

Vous garderez mes principes et mes ordonnances : l’homme qui les pratiquera vivra par eux. Je suis l’Éternel. (Lévitique 18.5)

L’idée de vivre par l’obéissance aux commandements pourrait être comprise comme le salut par les œuvres, mais ce n’est pas le sens du verset. La raison est que ça n’a jamais été le but de la loi de procurer le salut. Le vrai sens de ce verset est que celui qui obéit à la loi de Dieu trouve la vie, c’est-à-dire qu’il goûte pleinement à la vie que Dieu donne. Il jouit de tous les bienfaits de Dieu en conformité avec sa loi. Le mari et la femme qui vivent leur vie de couple en conformité à la loi de Dieu goûtent pleinement à cette belle institution créée par Dieu. C’est comme si un fabricant de voitures disait : « Celui qui suit le mode d’emploi va pleinement profiter de sa voiture. » Lorsque nous péchons, nous constatons et même nous ressentons que nous ne sommes pas en harmonie avec le Seigneur. Frères et sœurs, si nous voulons être en harmonie avec le Seigneur, nous devons vivre selon sa loi qui est bonne, sainte et juste. La loi de Dieu non seulement permet de jouir de la vie, mais c’est en elle que nous pouvons être heureux.

Tu reconnaîtras donc en ce jour et tu retiendras dans ton cœur que l’Éternel est Dieu, dans les cieux, là-haut, et sur terre, ici-bas, et qu’il n’y en a point d’autre, et tu observeras ses prescriptions et ses commandements que je te donne aujourd’hui, afin que tu sois heureux, toi et tes fils après toi, et que tu prolonges tes jours sur le territoire que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour toujours. (Deutéronome 4.39-40)

Si nous pouvions saisir cette vérité que le véritable bonheur n’est possible que dans une vie réglée, en conformité à la loi de Dieu! Je n’ai jamais rencontré de personnes qui vivent selon la loi de Dieu et qui sont malheureuses. Au cas où quelqu’un pense au jeune homme riche qui prétendait obéir parfaitement à la loi de Dieu et qui était pourtant malheureux, je réponds que ce jeune homme croyait obéir parfaitement à la loi de Dieu.

Jésus l’a amené à voir qu’il avait un autre dieu, une idole, qui était son argent, mais ceux qui modèlent leur vie réellement sur la loi de Dieu trouvent le bonheur. Imaginez une famille qui vit selon la loi de Dieu : elle adore son Dieu, elle le sert. La vie familiale est bien réglée : le mari aime sa femme en prenant le Christ comme modèle; l’épouse est soumise à son mari dans le Seigneur; les enfants sont bien éduqués dans les voies du Seigneur. Ils sont soumis à leurs parents. Tous les membres de la famille se respectent, s’aiment comme le Seigneur le demande. Le père travaille honnêtement. La famille met à part le jour du Seigneur et se rend à l’Église. La Bible dit aussi que c’est lorsque nous vivons selon la loi de Dieu que nous pouvons être épanouis.

Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied pas sur le banc des moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit! Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau, qui donne son fruit en son temps, et dont le feuillage ne se flétrit pas : tout ce qu’il fait réussit. (Psaume 1.1-3)

Tous les hommes veulent être épanouis, mais peu prennent le bon moyen. Celui qui veut être épanoui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et il la médite constamment pour la mettre en pratique. Lorsqu’il lit la loi de l’Éternel, il voit son péché, mais il sait qu’il n’est pas condamné, puisqu’il connaît la grâce de Dieu. Sinon, il ne prendrait pas plaisir dans la loi de l’Éternel. Il la médite, c’est-à-dire qu’il réfléchit à ce qu’il lit. Il fait des liens avec d’autres textes. Il veut savoir comment intégrer dans sa vie ce qu’il lit. Il sait que c’est la loi de l’Éternel, donc que c’est l’Éternel qui parle. Il cherche à modeler sa vie sur la loi de Dieu. Il est épanoui. Son feuillage ne se flétrit pas. Même lorsque viennent les vents contraires, son feuillage peut être secoué, mais il ne se flétrit pas. En plus, il porte du fruit en sa saison. Il y a des résultats heureux et visibles dans sa vie. Son obéissance est fructueuse. Les bienfaits de son obéissance vont rejaillir sur sa famille, sur ses proches, sur ses voisins. Certains viendront peut-être à l’évangile sur son témoignage de vie.

Voulons-nous être épanouis? Voulons-nous porter du fruit? Vivons selon la loi de Dieu. Si nous sommes réfractaires à la loi de Dieu, il se peut que notre perception de la loi soit faussée par notre péché. On pense qu’on va être plus heureux si on s’émancipe, si on fait ce qu’on veut. On pense qu’une vie remplie, c’est une vie sans balise, sans morale. Cette pensée, nous l’avions avant notre conversion. Nous étions errants.

Lorsque nous sommes venus au Seigneur, nous avons reconnu notre besoin d’avoir un guide, un berger. Nous avons reconnu notre incompétence, notre immoralité pour ne pas dire notre amoralité. Le Seigneur place sa loi en nos cœurs afin que nous ayons un cadre moral, des balises dans nos vies. Si nous sommes réfractaires à la loi de Dieu, il se peut que notre compréhension de la loi soit tordue. Il se peut que, dans notre compréhension, la loi de Dieu ne soit bonne que pour les Juifs ou que pour les inconvertis. Nous avons vu la semaine passée que Paul exhorte les chrétiens à partir des commandements dans Romains 13 et dans Éphésiens 4-6. Jérémie en parle comme d’une modalité de la Nouvelle Alliance. Apocalypse 12 décrit l’Église comme l’entité qui garde les commandements.

Le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa descendance, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus. (Apocalypse 12.17)

Imaginez que vous présentiez l’évangile à quelqu’un, que vous lui disiez que le Seigneur le désapprouve parce qu’il pèche, parce qu’il rejette la loi de Dieu. Allez-vous lui dire : « Vis-tu en désobéissance aux commandements? À cause de ta désobéissance, le Seigneur te condamne. Alors, viens à Jésus, tu seras sauvé et tu pourras continuer à vivre en rejetant la loi de Dieu »?

Nous voyons bien que ce n’est pas logique. La vie nouvelle est la vie selon Dieu. C’est la vie où la rébellion a pris fin. C’est la vie où nous cherchons à plaire au Seigneur. C’est la vie d’obéissance à sa loi.

Chrysostome

Voici ce qu’a écrit Jean Chrysostome, un Père de l’Église qui vécut au IVe siècle. Il était très réputé pour ses prédications. D’ailleurs, on lui a donné le nom Chrysostome parce que ça signifie en grec « bouche d’or ».

Voici ce qu’il a écrit, et vous allez constater que ce n’est pas d’hier que certains attribuent au Saint-Esprit ce qui ne l’est pas :

« Plusieurs, dit-il, se vantent de l’Esprit : mais ceux qui présentent leurs propres pensées se réclament de lui de façon erronée. Comme Christ a attesté qu’il ne parlait pas de lui-même puisque sa doctrine était tirée de la Loi et des Prophètes, si donc on nous propose, sous le couvert de l’Esprit, une chose qui ne se trouve pas dans l’Évangile, ne la croyons pas. »

Applications

Maintenant, quelques applications :

Besoin d’être enseignés

La première application, c’est que si le Seigneur envoie son Esprit pour nous enseigner, c’est que nous avons besoin d’être enseignés. La vie selon Dieu ne se découvre pas par nous-mêmes. Il faut l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Il faut que l’Esprit de Dieu opère, transforme nos intelligences.

Comme pour éviter que quiconque prenne ses émotions, ses impressions, ses sensations comme étant des enseignements du Saint-Esprit, le Seigneur nous dit que le Saint-Esprit enseigne un contenu précis. Ce contenu, c’est sa Parole.

Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui. (Jean 14.23)

Les apôtres ont été conduits dans la vérité et nous avons cette vérité dans les Écritures. Par conséquent, lorsque nous lisons les Écritures, nous devons désirer cette action du Saint-Esprit en nous.

La paix

Dans le contexte de Jean 14, Jésus rassure ses disciples : il leur promet le Saint-Esprit qui enseigne toutes choses. Cet Esprit nous rend aptes à obéir aux commandements de Dieu et c’est dans ce contexte que Jésus dit au verset 27 :

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Moi, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. (Jean 14.27)

Je vous invite à vous méfier du cliché du genre : « Moi, j’ai la paix avec cela. » Il y a des chrétiens qui ne se soumettent pas à la loi de Dieu et qui disent : « Moi, j’ai la paix avec cela. Je n’ai pas d’Église, je n’en veux pas, mais pas de problème : j’ai la paix avec ça et je me sens en paix. » Ce n’est qu’une sensation, comme si mon ressenti était une étampe qui authentifie une pseudo réalité dont je me convaincs.

C’est une fausse paix. C’est une paix qui passe par de faux raisonnements. C’est une paix subjective basée sur de fausses conceptions. C’est une paix dont la personne doit se convaincre. C’est impossible de vivre en transgression à la loi de Dieu et de goûter à la paix véritable. Ce n’est pas la paix de Dieu. Se peut-il que Jésus veuille nous montrer que la paix qu’il donne est reliée à la présence du Saint-Esprit qui écrit sa loi dans nos cœurs et qui nous donne d’appliquer ses commandements?

Se peut-il que cet élément soit essentiel à la paix que Jésus donne? La réponse est oui. Si je n’obéis pas à la loi de Dieu, c’est que je m’aventure dans des situations selon mes propres lois. Dans ce cas, je devrais être anxieux. Toutefois, si je me soumets à la loi de Dieu, je suis les balises du Seigneur et je peux être en paix, parce que je suis dans ses voies, imparfaitement, humblement, mais certainement.

Je connais des personnes qui se disent chrétiennes, mais qui ne marchent plus, qui n’obéissent plus et qui sont malheureuses. C’est tellement triste. La solution ne se trouve que dans un retour à la vie chrétienne, qui inclut l’obéissance aux commandements.

À l’image du Christ

Finalement, le texte fait un lien entre notre obéissance et l’obéissance de Jésus envers son Père.

Mais c’est afin que le monde sache que j’aime le Père et que j’agis comme le Père me l’a commandé. (Jean 14.31)

Tout comme Jésus a fait un lien entre notre amour pour lui et notre soumission à la loi de Dieu, le Christ se présente maintenant comme l’exemple parfait. Le Christ s’est soumis parfaitement à la loi de Dieu. Il n’y a pas eu une seconde de son séjour terrestre où il aurait agi contre la loi de Dieu. Ses pensées, ses actions et même ses omissions ont été en tout point conformes à la loi de Dieu.

Le Christ a obéi à son Père aussi en mourant pour nous à la croix. Cette obéissance n’est pas étrangère à la loi de Dieu, puisque cette loi demandait de prendre soin de la veuve et de l’orphelin. Jésus a obéi à son Père par amour et c’est ce qu’il nous demande. En guise de conclusion, voyons l’obéissance à la loi de Dieu comme l’expression de notre amour pour lui. Le Seigneur est le seul en qui nous pouvons avoir une confiance aveugle et à qui nous pouvons obéir les yeux fermés. Ne pas lui obéir, c’est rejeter ce qu’il est, c’est-à-dire le fait qu’il est Dieu, créateur de tout ce qui existe, roi de l’univers, souverain sur tout. De l’autre côté, voyons l’obéissance à la loi de Dieu comme l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Voyons-la comme le seul moyen d’être heureux, le seul moyen d’être épanouis, de porter du fruit, le seul moyen de goûter la paix de Dieu.

Que le Seigneur vous bénisse.

Daniel Durand, pasteur
27 mai 2018

Prédicateur invité

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