La vie attachée au Cep, Jean 15.7-11

« Porter le fruit de l’Esprit consiste donc à être transformé par lui. C’est littéralement le Seigneur qui envahit tout notre être, de sorte que chaque chrétien peut dire avec Paul : “Ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi.” Frères et sœurs, la vie que nous avons et la transformation qui nous attend ne sont rien de moins que la personne de Dieu qui prend place en nous. C’est plus que des valeurs : c’est quelqu’un. C’est la personne de Dieu. Comme le Seigneur a insufflé un souffle de vie en Adam qui devint un être vivant, le Seigneur a placé son Esprit en nous et ce n’est rien de moins que sa vie, sa personne, qui nous fait revivre. »

 

Introduction

Nous poursuivons cet après-midi dans l’évangile de Jean, au chapitre 15, et nous lirons les versets 7 à 11 :

Texte biblique

Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Mon Père est glorifié en ceci : que vous portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. Je vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. (Jean 15.7-11)

Que le Seigneur bénisse sa Parole. Prions.

Exposé

Ces versets constituent la suite de la longue conversation que Jésus a eue avec ses disciples la nuit avant d’être livré. Depuis le début du chapitre 15 (Jean 15), les propos ne se tiennent plus dans la maison où ils ont célébré le dernier repas, mais quelque part entre cette maison et le jardin de Gethsémané, puisque dans le dernier verset du chapitre 14, Jésus avait dit :

Levez-vous, partons d’ici. (Jean 14.31)

On se rapproche donc du fameux baiser de Judas à Jésus qui eut lieu dans le jardin. Nous avons vu la semaine passée les disciples qui reçoivent un enseignement sur le cep et sur les sarments ou, si vous préférez, la vigne et les branches. Nous avions vu dans l’Ancien Testament que c’est Israël qui était appelé la vigne de l’Éternel. Or, Israël a échoué dans son mandat. Jésus se présente comme la vraie vigne ou le vrai cep.

Il assume le rôle pour son peuple, à titre de représentant, de sorte que la sécurité du Juif n’est pas d’être Juif au plan ethnique, mais d’être en Jésus-Christ, c’est-à-dire une branche attachée au vrai cep. Nous avions aussi vu que Jésus n’insinue jamais que celui qui est en Jésus-Christ pourrait perdre son salut et être arraché. Les branches mortes dont il est question sont des branches qui appartiennent à une vigne étrangère, mais qui sont entremêlées avec les branches qui appartiennent à la vraie vigne.

Plusieurs raisons nous permettent de dire cela. Premièrement, le texte grec permet cette pensée. Le verset 2 peut aussi être traduit par :

Tout sarment qui est parmi moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde afin qu’il porte encore plus de fruit. (Jean 15.2)

Le verset 3 confirme qu’il n’est pas question de la perte du salut :

Déjà, vous êtes émondés, à cause de la parole que je vous ai annoncée. (Jean 15.3)

Jésus parle à ses disciples. Au verset 2 (Jean 15.2), c’est une généralité. Au verset 3 (Jean 15.3), il utilise le pronom à la deuxième personne du pluriel. Une autre raison pour laquelle nous devons croire que le salut ne se perd pas, c’est que c’est le cep qui produit le fruit. La branche ne le produit pas : elle ne peut que le porter. Tout vient du cep. Il est impossible qu’une branche appartienne vraiment au cep et qu’elle ne produise pas de fruit. Ésaïe avait annoncé le jugement de Dieu sur sa vigne, c’est-à-dire sur Israël. Toutefois, il y avait aussi :

En ce jour, l’Éternel châtiera de sa dure, grande et forte épée Léviathan, serpent fuyard, Léviathan, serpent tortueux; et il tuera le monstre qui est dans la mer. En ce jour-là, entonnez le chant de la vigne au vin capiteux. Moi l’Éternel, j’en suis le gardien, je l’arrose à chaque instant; de peur qu’on ne l’attaque, nuit et jour je la garde. Il n’y a pas en moi de colère; mais si je trouve à combattre des ronces et des épines, je marcherai sur elles, je les consumerai toutes ensemble, À moins qu’on ne me prenne pour refuge, qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse avec moi la paix. Dans l’avenir, que Jacob prenne racine : Israël poussera des bourgeons et des fleurs et remplira le monde de ses produits. (Ésaïe 27.1-6)

C’est exactement ce qui arrive en Jésus-Christ. Ce qui était impossible par les hommes est accompli par le Christ. Les versets sur lesquels nous portons notre attention ce matin nous proposent quatre points :

  1. La prière;
  2. La gloire de Dieu;
  3. L’obéissance;
  4. La joie.

Lorsque nous lisons attentivement ces versets, force est de constater que les quatre points que j’ai mentionnés nous parlent des fruits de celui qui est attaché au cep, parce qu’il y a un danger de mal définir ce que sont les fruits et de s’activer dans toutes sortes d’activités pour se prouver quelque chose.

La prière

Le premier point est la prière :

Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. (Jean 15.7)

Le Seigneur avait introduit le sujet de la prière au chapitre 14 :

et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. (Jean 14.13-14)

Nous avions vu avec ces versets que le Seigneur n’enseigne pas que nous pouvons demander n’importe quoi. Demander en son nom, c’est demander selon sa volonté :

Voici l’assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté́, il nous écoute. (1 Jean 5.14)

Au chapitre 15, le Seigneur nous dit :

Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. (Jean 15.7)

Pourquoi revenir sur la prière ici? C’est pour démontrer le lien que la prière a avec notre appartenance au cep. N’oublions pas que Jésus est toujours en discussion avec ses disciples et les prépare non seulement à son départ, mais aussi à remplir la mission qui les attend. Le plus important dans cette mission est que le Saint-Esprit leur sera envoyé avec une puissance. C’est par le Saint-Esprit que les disciples restent attachés au cep. Le Seigneur fait un lien entre ce que nous demandons dans la prière et le fait de demeurer en lui et que ses paroles demeurent en nous. La raison est double. Premièrement, le fait de demeurer en Jésus-Christ et que ses paroles demeurent en nous détermine nos prières. Puisque l’Esprit de Dieu habite en nous et que cet Esprit nous sanctifie, nos prières seront marquées par la présence de l’Esprit de Dieu.

Il est vrai que nous ne demandons pas toujours selon Dieu. Jacques nous rappelle cette vérité :

Vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de tout dépenser pour vos passions. (Jacques 4.3)

Celui qui demande pour satisfaire ses passions ne recevra pas ce qu’il demande, mais parce que l’Esprit de Dieu habite en nous et que l’Esprit de Dieu agit et transforme celui qui appartient au Seigneur, cet Esprit va diriger nos prières. Deuxièmement, notre vie de prière fait partie de l’expression de notre appartenance au cep, c’est-à-dire à Jésus-Christ. Si quelqu’un se présente comme un homme marié, mais qui ne passe jamais de temps avec son épouse, c’est un mariage sur papier, qui n’a aucune vie. Le deuxième élément de ce point, c’est qu’en celui qui demeure attaché au Christ, le véritable cep, ses paroles demeurent. Que signifie cela? C’est que les pensées de Dieu demeurent en ses enfants. Ce que le véritable chrétien entend de la Parole de Dieu, il le reçoit comme une semence de vie. Le chrétien, en raison de la présence active de l’Esprit de Dieu en lui, est une terre fertile qui, lorsqu’il reçoit la Parole de Dieu, celle-ci donne son fruit. Cette Parole produit un effet de bénédiction dans sa vie : cette transformation se voit dans tous les aspects de sa vie et va déterminer ce qu’il va demander au Seigneur. Parce que la Parole de Dieu demeure en elle, la personne va demander en fonction de cette Parole. Il ne mettra pas ses priorités là où les païens les mettent, mais il sera concerné par les choses de Dieu. Ses priorités seront celles de Dieu. Il va rechercher le royaume de Dieu. Il va rechercher l’éthique de Dieu, la loi de Dieu, les institutions de Dieu. Il y aura harmonie entre sa prière et la volonté de Dieu. Son intérêt sera dans les choses de Dieu. Tout ce qu’il va demander va refléter la réalité spirituelle qui l’habite. L’image de la vigne nous aide à comprendre le principe. On se rappelle que le Christ est le seul vrai cep, la seule vraie vigne, et que nous, les chrétiens, sommes les sarments, c’est-à-dire les branches. Qu’est-ce que la branche a à demander au cep? Tout ce que le cep a à offrir. La vie des branches passe par la vie du cep. La branche veut recevoir du cep tout ce dont elle a besoin et c’est ce que nous faisons lorsque nous prions. Nous devons demander ce dont nous avons réellement besoin. Aussi, nous devons demander ce dont nous avons besoin pour porter du fruit. Nous devons prier le Seigneur qu’il nous donne de bien comprendre sa Parole et qu’il renouvelle notre intelligence. Nous devons lui demander de nous soutenir dans les épreuves, de nous diriger dans nos décisions. Nous devons lui demander notre pain quotidien. Nous devons lui demander tout ce qui contribue à notre vie chrétienne aussi, parce que nous ne sommes pas des branches isolées : nous avons une réalité communautaire. Nous faisons les mêmes demandes pour nos frères et pour nos sœurs.

Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. Veillez-y avec une entière persévérance. Priez pour tous les saints. (Éphésiens 6.18)

Aussi, nous prions pour les autorités civiles afin que la vigne puisse prospérer.

J’exhorte donc, en tout premier lieu, à faire des requêtes, prières, intercessions, actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui occupent une position supérieure, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et dignité. (1 Timothée 2.1-2)

Nous devons prier également pour les inconvertis, parce que parmi ceux-ci, il y a de futures branches qui paraîtront sur la vigne. Jésus lui-même a prié pour des inconvertis.

Jésus dit : Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. (Luc 23.34)

Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux [les Juifs], c’est qu’ils soient sauvés. (Romains 10.1)

Comme branches attachées au vrai cep, le Seigneur Jésus, nous devons prier pour que d’autres branches poussent et que la vigne grandisse.

La gloire de Dieu

Le deuxième point que nous propose le texte se trouve au verset 8 :

Mon Père est glorifié en ceci : que vous portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. (Jean 15.8)

Jésus affirme que le fait que nous portions du fruit glorifie son Père. Que signifie la gloire de Dieu? C’est le fait que tous les attributs de Dieu soient manifestés. En quoi le fruit que nous portons glorifie-t-il le Seigneur? Nous avions vu la semaine dernière que nous ne pouvons pas produire le fruit : nous ne pouvons que le porter. C’est le Seigneur qui produit le fruit.

C’est le fruit de la vigne. Nous avions aussi vu que nous ne pouvons porter le fruit que dans la mesure où nous sommes unis à la vigne. Par conséquent, le fruit que nous portons est produit par le Seigneur. C’est donc son fruit. L’idée de gloire et celle de fruit ont ceci en commun : il s’agit de la manifestation extérieure d’une réalité. Le fruit que nous portons glorifie le Seigneur en ceci : ce fruit manifeste le caractère de Dieu. Nous avons lu la semaine passée Galates 5.22 qui expose le fruit de l’Esprit :

Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi. (Galates 5.22)

Premièrement, par définition, un fruit ne peut être autre chose qu’un résultat déterminé par la nature de l’arbre. Le fruit de l’Esprit ne peut être autre chose qu’un résultat, un produit déterminé par la nature de Dieu.

Dieu est amour; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. (1 Jean 4.16)

Dieu est amour. Le fruit de l’Esprit est l’amour. Dieu est aussi joie.

Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup; entre dans la joie de ton maître. (Matthieu 25.21)

Le fruit de l’Esprit est la joie. Dieu est le Dieu de paix.

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté reposera sur son épaule; on l’appellera admirable conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. (Ésaïe 9.5)

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers […] (1 Thessaloniciens 5.23)

Dieu est le Dieu de paix. Le Fils est le Prince de paix. Le fruit de l’Esprit est la paix. Dieu est patient, lent à la colère. Il est aussi plein de bonté et de bienveillance.

Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa bienveillance, sans reconnaître que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? (Romains 2.14)

Le fruit de l’Esprit est aussi bonté, patience et bienveillance. Dieu est fidélité.

[…] de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle… (Apocalypse 1.5)

Le fruit de l’Esprit est aussi la fidélité. Dieu est douceur. Jésus dit :

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. (Matthieu 11.29)

Le fruit de l’Esprit est aussi la douceur. Concernant la maîtrise de soi, je n’ai pas trouvé de verset où la qualité est appliquée au Seigneur, mais il est évident que lui seul possède cette qualité. Le mot grec signifie « celui en qui est la puissance, la maîtrise, la domination ». Si le Seigneur ne possédait pas cette qualité, il ne pourrait l’appliquer en nous.

Porter le fruit de l’Esprit consiste donc à être transformé par lui. C’est littéralement le Seigneur qui envahi tout notre être, de sorte que chaque chrétien peut dire avec Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi. » Frères et sœurs, la vie que nous avons et la transformation qui nous attend ne sont rien de moins que la personne de Dieu qui prend place en nous. C’est plus que des valeurs : c’est quelqu’un. C’est la personne de Dieu. Comme le Seigneur a insufflé un souffle de vie en Adam qui devint un être vivant, le Seigneur a placé son Esprit en nous et ce n’est rien de moins que sa vie, sa personne, qui nous fait revivre.

L’obéissance

Le troisième point, c’est l’obéissance :

Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. (Jean 15.9-10)

Jésus fait le lien entre les commandements et son amour. Il le fait ailleurs aussi, sauf qu’ici, il lui donne un angle particulier. Si nous gardons ses commandements, nous demeurerons dans son amour. Comme nous l’avons vu dans les semaines passées, les commandements dont Jésus parle ne sont pas différents de ceux qui ont été communiqués au peuple juif. Nous avions vu en particulier que Paul exhorte les chrétiens à partir des dix commandements dans Romains 13 et dans Éphésiens 4-6. Jésus n’a pas remis en question la pertinence des commandements : il a remis en question l’hypocrisie de certaines personnes de garder une conformité extérieure aux commandements, mais tout en déshonorant le Dieu qui les avait donnés. Jésus a résumé la loi ainsi : « Aime le Seigneur et aime ton prochain. » « Aime ton Seigneur » résume les quatre premiers commandements; « aime ton prochain », les 6 derniers.

Maître, quel est le grand commandement de la loi? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. (Matthieu 22.36-40)

Les commandements de Dieu nous montrent la manière d’aimer.

Comment aimer Dieu?

  • En n’ayant pas d’autre dieu devant sa face (rien ni personne ne prend la place de Dieu dans ma vie);
  • En ne m’adonnant pas à l’idolâtrie;
  • En ne prenant pas son nom en vain (Cela inclut que je prends tout ce qui lui appartient et que je ne détourne pas le but qui est de le glorifier. J’utilise tout ce qu’il me donne pour l’honorer.);
  • Finalement, en mettant à part un jour sur sept pour le repos physique et spirituel.

Comment aimer mon prochain?

  • Comme enfant, en honorant mes parents;
  • Ensuite, en ne commettant pas de meurtre. (Il ne s’agit pas ici de simplement s’abstenir de mettre fin à la vie de quelqu’un. Jean dira dans son épître que si quelqu’un a de la haine pour son frère, il est un meurtrier.);
  • Maintenant, envers mon épouse, ne pas commettre d’adultère. (Cela inclut même mes yeux et mon cœur, nous dit Jésus dans le sermon sur la montagne.);
  • Puisque j’aime mon frère, je ne le volerai pas, je ne porterai pas contre lui de faux témoignage et je ne convoiterai pas ce qu’il a.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père et que je demeure dans son amour. (Jean 15.10)

C’est en obéissant à la loi de Dieu que je demeure dans son amour. En obéissant à sa loi non pas dans une approche légaliste, mais dans une disposition d’amour, c’est là que je manifeste l’amour de Dieu pour l’autre. Paul dit que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs. En obéissant, je demeure dans l’amour de Dieu. Je vis cet amour pour l’autre. Le Seigneur aime l’autre et il veut passer par les chrétiens qui l’entourent pour que cet amour soit manifesté. Cela n’est possible que pour ceux qui sont attachés au cep, au Seigneur. Ce n’est pas par notre amour que nous nous attachons au cep, mais c’est en étant attaché au cep que nous pouvons demeurer dans son amour.

La joie

Le quatrième point, c’est la joie :

Je vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. (Jean 15.11)

Nous touchons ici à une aspiration universelle. Tous les humains désirent la joie. Je n’en connais aucun qui aspire à la tristesse. Ce que Jésus nous dit ici, c’est qu’il n’y a qu’en vivant la vie qu’il nous donne, celle de la branche qui puise toutes ses ressources dans la vigne, ce n’est que là que nous serons heureux, que nous aurons la joie. Se pourrait-il que le Seigneur nous enseigne que nous n’aurons la joie que dans la mesure où nous obéissons à ses commandements? Cette pensée n’est pas nouvelle. Nous l’avons vu récemment.

Tu observeras ses prescriptions et ses commandements que je te donne aujourd’hui, afin que tu sois heureux, toi et tes fils après toi […] (Deutéronome 4.40)

Sachons ceci frères et sœurs : nous ne serons jamais heureux en dehors des commandements de Dieu. La raison est que les commandements nous instruisent sur comment nous devons vivre selon Dieu. Nous avons été créés pour vivre non de façon autonome, mais en dépendance à Dieu. Cette dépendance est tellement plus que de s’attendre au Seigneur pour la nourriture, le vêtement et le toit. Cette dépendance est le fait de prendre ce que Dieu nous dit dans sa Parole et de le mettre en pratique. Je dépends de Dieu dans mes réflexions. Je ne peux réfléchir de manière autonome. Je suis instruit par la Parole de Dieu, je vis selon la loi de Dieu. Ainsi, je suis heureux, parce que je maximise les bienfaits des institutions divines. Par exemple, si je veux maximiser les bienfaits de la vie familiale, si je suis le mari, je vais prendre mon rôle de chef de la famille selon ce que le Seigneur demande. Je vais ainsi maximiser les bienfaits de l’institution divine qu’est la famille.

De la sorte, ma famille sera plus épanouie, les choses vont prendre place selon le Seigneur. Nous aurons tous la joie que le Seigneur promet à ceux qui obéissent aux commandements.

Conclusion

En conclusion, le fait d’être attaché au cep, c’est-à-dire à Jésus-Christ, c’est ce qui nous permet de porter du fruit, fruit qui est produit par le Seigneur lui-même.

C’est dans cette union organique que nous pouvons obéir au Seigneur, que cette obéissance glorifie le Seigneur, et ce n’est que dans cette dynamique que je peux être heureux. Comme la branche doit puiser dans le tronc tout ce dont elle a besoin, je ne peux me réaliser comme créature de Dieu qu’en puisant en lui toutes mes ressources. Je ne peux me contenter de dire que j’appartiens au Seigneur. La branche ne peut se contenter de dire qu’elle est attachée au cep.

Si elle est vraiment attachée au cep, c’est qu’elle puise toutes ses ressources en lui. Tout ce que je peux demander dans la prière vise la santé et la croissance de cette vigne. Tout ce que je peux porter comme branche manifeste la gloire de Dieu, ses attributs. Si je puise toutes mes ressources dans le cep, je ne peux faire autrement que de mettre en pratique la loi de Dieu. Sinon, ce serait dire que je vis détaché du cep. Finalement, la seule façon d’avoir la joie du Seigneur est dans cette union organique entre le Christ et les chrétiens. Que le Seigneur nous donne de vivre ces vérités à sa gloire. Amen.

Daniel Durand, pasteur
10 juin 2018

Prédicateur invité

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