La Vérité, marque de l’Église, Jean 17.17

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« Nous avons la conviction qu’elle est l’expression de la sagesse de Dieu, qu’elle fait autorité dans ce monde, qu’elle est pleinement vérité, qu’elle seule peut interpréter, donner le sens à tout ce qui existe dans l’univers. Notre conviction sur la Parole de Dieu ne vient pas du fait que nous trouvons qu’elle « a bien du bon sens ». Notre conviction vient du Saint-Esprit. »

 

Nous poursuivons ce matin dans l’évangile de Jean, au chapitre 17, et nous lirons le verset 17.

Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

La question de la vérité a toujours intéressé les penseurs et les philosophes. La question que Pilate posa à Jésus dans Jean 18.38 est :

Qu’est-ce que la vérité ?

Je ne serais pas surpris que tous les humains se posent cette même question. Qu’est-ce que la vérité? Avons-nous un moyen de savoir ce qui est la vérité? Comment être sûr qu’une chose est la vérité? L’importance de la vérité est telle que tous les humains agissent en fonction de ce qu’ils croient être la vérité. Par exemple, de nos jours, on tient comme vérité que nos vies nous appartiennent et que l’on peut en faire ce que l’on veut. Toute la pensée du suicide assisté vient de cette pensée. Une personne aurait le droit de décider de mettre fin à ses jours. Et pourtant, c’est un mensonge. Mais les gens agissent en fonction de ce qu’ils croient être la vérité. Le problème du monde est qu’il regarde le mensonge et il croit que c’est la vérité.

Ésaïe 5.20 :

Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres,

Jean 3.19 :

Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

C’est un drame de voir le monde qui nous entoure vivre dans le mensonge, dans les ténèbres. Pour nous, chrétiens, nous connaissons la vérité et ça a un impact sur l’ensemble de nos vies. Jésus a prié pour les siens. Jean 17.17 :

Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

Il y a 3 éléments qui ressortent de ce verset : la sanctification, la vérité et la parole. Et si nous lisons bien, nous constatons que ces 3 éléments fonctionnent ensemble.

 

La sanctification

Il y a 2 semaines, j’ai parlé de la sanctification. J’ai mentionné qu’il s’agit d’une séparation, d’une mise à part. En fait, nous, les chrétiens, avons été pris du monde. Colossiens 1.12-14 :

12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, 13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.

Le Seigneur nous a sortis de ce monde perdu. Nous étions dans les ténèbres, il nous a conduits à la lumière. Nous étions dans le mensonge, il nous a conduits dans la vérité. Nous étions en Adam, il nous a placés en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons pour vivre cette mise à part, cette séparation. J’ai suffisamment insisté sur les dérives du monde protestant qui laisse entrer la pensée du monde en son sein. Ceci dit, nous devons aussi et surtout considérer les privilèges d’être en Jésus-Christ qui sont autant de motivations à vivre cette séparation. Parce que la sanctification ne consiste pas seulement en une séparation. Il y a une appartenance nouvelle qui vient avec. La sanctification est d’abord le fait d’appartenir au Seigneur. Et un des grands privilèges d’être mis à part, c’est que nous connaissons la vérité, nous sommes dans la vérité. C’est la vérité qui nous sanctifie. Autrement dit, c’est la connaissance de la vérité qui nous donne de mieux vivre cette séparation. Jésus avait prié pour la paix. Jean 16.33 :

Je vous ai parlé ainsi, pour que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde.

Il a prié pour notre unité. Jean 17.11 :

Père saint, garde-les en ton nom, ce nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous.

Jésus a prié pour notre joie. Jean 17.13 :

Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.

Toutes ces choses sont autant de privilèges de ceux que Dieu met à part, ceux qu’ils sanctifient. Mais ces choses ne sont pas possibles sans la connaissance de la vérité. Jésus n’a pas dit que c’est l’unité, ni la paix ni la joie qui nous sanctifie. C’est la vérité. L’unité, la paix, la joie découlent de cette sanctification. C’est parce que nous avons été sortis du monde que nous pouvons goûter à ces choses. Mais c’est la vérité qui nous sanctifie, qui nous maintient séparés du monde et unis à Jésus-Christ. Ce qui ressort ici c’est que la sanctification que Dieu opère, il l’opère par l’action, l’impact de la vérité dans la vie du chrétien par l’œuvre de son Esprit. En nous sanctifiant, le Seigneur nous donne une nouvelle identité. Nous lui appartenons. Nous sommes ses enfants bien-aimés. La sanctification vient aussi avec une vocation. Se sanctifier, c’est se consacrer. Dans un sens, nous n’avons pas tous le même appel, la même vocation. Mais dans un autre sens, nous avons tous un point commun dans notre appel. L’appel commun sur toutes nos vies est d’être consacrés à Dieu. C’est-à-dire que nos vies sont réservées pour l’usage exclusif d’honorer Dieu. Et mon impression est que c’est le point le plus difficile à nous inculquer. Il arrive que nous nous satisfassions d’une vie chrétienne du bout des lèvres, du strict minimum. Et je pense qu’il y a 2 principales raisons pour cela.

 

La première nous ramène à ce que j’ai mentionné il y a deux semaines. L’intrusion de la pensée du monde dans l’Église. Nous ne sommes pas suffisamment scandalisés, voire choqués par la pensée qui circule dans le monde. Il arrive que nous la trouvions même intéressante et séduisante. De sorte que nous l’adoptons en partie. Elle réussit parfois à nous convaincre. Et on ne réalise pas toujours le caractère pervers et souillé de celle-ci. Luc 16.15 :

…ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Ce qui se passe dans le monde est en horreur à Dieu. Tous ces gens qui utilisent toutes les ressources de la création sans rendre grâce à celui qui les a créées. Toutes ces personnes qui se vautrent dans l’immoralité, celles qui brisent leur famille. Nous n’avons pas idée des crimes contre Dieu que le monde commet. Toutes ces paroles prononcées les unes plus prétentieuses que les autres. Ces gens qui se permettent de juger et condamner ce que Dieu a institué, ce que Dieu a révélé. Le monde pue de son péché. Et nous, chrétiens, ne posons pas toujours le regard de Dieu sur les choses du monde. Nous ne réalisons pas toujours que le monde est plongé dans le mensonge et que les problèmes de ce monde viennent du fait qu’il est coupé de la vérité. Les gens croient au mensonge et c’est ainsi que le monde se détruit. Par exemple, tout le mensonge concernant la théorie des genres, les orientations sexuelles qui ne sont pas déterminées par le corps mais par des émotions. Ces mensonges qui veulent que le mariage doit être à notre convenance, et que le jour où ça ne nous convient plus, nous avons tous les droits de mettre fin au mariage. Ce sont des mensonges et les ravages sont multiples. La seule solution, le seul remède, frères et sœurs, est de regarder les choses comme Dieu les voit. Comment avoir la même perception que Dieu sur ces choses? C’est par la vérité. La vérité, c’est la pensée de Dieu. C’est lui qui définit ce qu’est la vérité. La 2e raison pour laquelle nous ne nous consacrons pas pleinement, c’est que nous n’apprécions pas à sa juste valeur la beauté et les bienfaits de la consécration. Le christianisme ne demande pas seulement le renoncement aux choses mauvaises. Le christianisme nous attire vers ce qu’il y a de plus beau et de plus grand. Matthieu 16.24 :

Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.

Ce n’est pas tout de renoncer. Nous devons suivre le Christ. Et c’est là l’essentiel du christianisme. Il est impossible de renoncer à notre vie passée sans suivre Jésus-Christ. Et suivre Jésus-Christ, c’est recevoir la vérité, marcher dans la vérité. La vérité est au cœur du christianisme. Quand on y pense, nos oreilles entendent des souillures à chaque jour, nos yeux voient des horreurs constamment. Comment pouvons-nous bien traverser notre séjour ici-bas dans ce monde opposé à Dieu? C’est par la vérité. Seule la vérité peut repousser les erreurs de ce monde. D’abord, c’est la vérité de Dieu qui nous donne d’être réalistes sur ce monde. Ce n’est pas notre constat mais celui de Dieu. Et c’est la vérité qui nous ouvre les yeux aux merveilles de la loi de Dieu. Puissions-nous faire cette prière de David tirée du Psaume 119 verset 18 :

Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi !

La loi ne désigne pas les commandements seulement, mais toute la révélation de Dieu.

 

La vérité

Le verset nous pose une autre question. Qu’est-ce que la vérité? Pour nous, la vérité est la véracité d’un fait. Si je dis qu’hier, je suis allé souper chez Jean-Paul alors que je suis allé souper chez Jean-Charles, je mens. Je ne dis pas la vérité. Mais dans la Bible, la vérité est tellement plus large que la véracité d’un fait. La vérité est le fait de donner la bonne signification des choses. Le péché n’est pas selon la vérité parce que le péché consiste à utiliser ce que Dieu a donné dans un sens opposé à celui que Dieu a voulu. Celui qui commet un péché sexuel prend son corps et l’utilise dans le sens opposé à celui que Dieu a voulu. Il n’est pas dans la vérité. Par conséquent, être sanctifié par la vérité, c’est vivre la mise à part en utilisant selon Dieu tout ce qu’il nous donne. Nous devons donner aux choses le sens que Dieu leur donne. Ce n’est pas à la créature à donner le sens aux choses. Dieu l’a fait. Dieu a défini le mariage et c’est une folie de redéfinir les modalités de cette institution. Nous devons donner au mariage le sens que Dieu lui donne. Et c’est la même chose pour tout ce qui existe dans la création. Et nous allons regarder la chute pour comprendre la dynamique de ceux qui n’appliquent pas ce principe. Mais d’abord, rappelons-nous ce que Jésus a dit de Satan et Jean 8.44 :

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge.

Jésus dit aux dirigeants juifs qu’ils ont pour père le diable. En fait, tous les réprouvés ont pour père le diable, c’est-à-dire qu’ils sont de la descendance du serpent. Et ça se voit par leurs actions. Ils veulent accomplir les désirs de leur père. Lorsque le diable profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même. Les paroles qui viennent d’une créature détachée de Dieu sont toujours du mensonge. C’est-à-dire qu’elles sont tordues et ne représentent jamais le point de vue de Dieu. Et quand les hommes rebelles, qui ont le diable pour père, pèchent, c’est qu’ils donnent aux choses un sens différent de celui que Dieu donne. Et tout sens qui n’est pas celui de Dieu est un sens perverti. Quand Jésus annonce à ses disciples qu’il doit se rendre à Jérusalem pour être sacrifié, Pierre lui dit en Matthieu 16.22 :

Que Dieu t’en préserve, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas.

La réponse de Jésus est très forte. Matthieu 16.23 :

Arrière de moi, Satan ! Tu es pour moi un scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.

Jésus dit ici que de simples paroles d’hommes font l’œuvre de Satan. Il ne dit pas que Pierre était possédé d’un démon, ni qu’un démon a suggéré ces paroles à Pierre. Jésus dit que si les paroles sont des paroles d’hommes, elles sont du côté de Satan. Ce sont des paroles mensongères, qui ne représentent pas du tout la pensée de Dieu. Même qu’elles s’y opposent. Nous sommes souvent comme Pierre dans le sens où nous prenons souvent nos pensées comme valables et sages. Mais le verdict du Seigneur est que des paroles d’hommes servent Satan. Être sanctifiés par la vérité implique que nous ne nous fions pas sur nos pensées humaines. Ésaïe 55.7-9 :

7 Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme de rien ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura compassion de lui, à notre Dieu, qui pardonne abondamment. 8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, oracle de l’Éternel. 9 Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées.

Proverbes 3.7 :

Ne sois point sage à tes propres yeux, crains l’Eternel, et détourne-toi du mal.

Si nous voulons marcher dans la vérité, la première chose que nous devons savoir c’est que nous ne la trouvons pas par nos analyses, notre supposé gros bon sens, nos pensées, nos expériences. Elle doit venir de l’extérieur de nous.

 

La Parole

Et ça nous conduit au 3e élément du verset. Jean 17.17 :

Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

Nous apprenons dans la Bible que la parole de Dieu n’est pas toujours l’Écriture. C’est-à-dire qu’il y a eu des paroles que Dieu a prononcées, qu’il a communiquées à des hommes, et que nous ne retrouvons pas dans la Bible. Il y a eu des prophètes dont les paroles, bien que données par Dieu, ne figurent pas dans nos Bibles. En 2 Corinthiens 12.4, Paul raconte qu’il a vécu une vision et qu’il a reçu des révélations qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. De plus, durant tout l’Ancien Testament, ainsi que durant l’Église primitive, le Seigneur a suscité des prophètes pour communiquer avec son peuple. Maintenant que le canon biblique est terminé, c’est-à-dire que Dieu a donné aux apôtres tout ce qu’il voulait que l’Église ait, il n’y a plus de prophète. Les apôtres ont été conduits dans toute la vérité, et ils ont communiqué cette vérité aux croyants à travers leurs écrits que nous avons dans notre Nouveau Testament. De sorte que, pour nous, lorsque nous lisons « ta parole est vérité », c’est dans la Bible que nous avons accès à cette vérité. Nous vivons dans le segment de l’histoire où la vérité de la révélation de Dieu est la plus brillante. Nous avons beaucoup plus de révélation et de compréhension que les croyants avant Jésus-Christ. Je vous ai déjà dit que dans l’évangile de Jean, la notion de vérité est presque toujours en contraste non pas avec les religions païennes mais avec les institutions juives. Dès l’ouverture de l’évangile de Jean, Jésus est présenté comme la véritable lumière. C’est Israël qui avait cette mission d’être une lumière pour les autres nations. Israël a échoué. Jésus a réussi. Jésus présente Nathanaël comme un Juif qui l’est vraiment, « vraiment » étant de même famille que « vérité ». C’est par opposition aux Juifs qui ne le sont que dans la chair. Jésus annonce que dorénavant, le culte sera non plus à Jérusalem, mais en esprit et en vérité. Le culte en vérité est par opposition au culte du judaïsme. Jésus se présente comme le vrai pain descendu du ciel et qui donne la vie au monde. L’opposition est avec la manne du désert. Les pères avaient peur de mourir de faim et ils ont crié au secours. Dieu leur envoya la manne, mais Jésus dit : Vos pères ont mangé la manne et ils sont tous morts. Jésus affirme qu’il est la vraie vigne. Ésaïe et Jérémie se font l’écho du psaume 80 pour qualifier le peuple juif de vigne de l’Éternel. Et Jésus affirme que c’est lui la vraie vigne. C’est-à-dire que toute la destinée du peuple de Dieu passe par le Fils. Israël, qui avait été placé dans une alliance conditionnelle, a échoué. Jésus vient et il accomplit ce qu’Israël n’a pas réussi. Israël est appelé fils premier-né en Exode 3. Jésus est le vrai premier-né. Bref, on le constate bien. Chez Jean, la notion de vérité englobe toute la réalité de Jésus-Christ qui, d’un côté, met en lumière comme jamais les horreurs de ce monde, la gravité du péché, et de l’autre côté, les attributs de Dieu. Frères et sœurs, considérons le privilège d’être dans la vérité. Nous avons accès à la pensée de Dieu sur le monde. Nous allons relire quelques versets de la prière sacerdotale. Jean 17.15-19 :

15 Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde.

Ces versets nous rappellent que le Seigneur nous laisse pour un temps dans ce monde perdu et rebelle à Dieu. Au verset 15, Jésus a prié pour que nous soyons préservés du monde. Jean 17.15-19 :

17 Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité.

Ici, Jésus prie pour notre sanctification par la vérité. C’est important parce que nous marinons encore dans ce monde. Par conséquent, nous sommes constamment exposés aux choses du monde. Jean 17.15-19 :

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. 19 Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité.

Au verset 18, Jésus dit que les disciples sont envoyés dans le monde. Frères et sœurs. C’est un mandat, c’est une mission. Mais notre cohabitation avec les réprouvés comporte le risque d’être entraînés, d’être influencés par le monde. Et la seule façon de s’en prémunir est de prendre le moyen de Dieu qui est la vérité de la Parole. On dit que la sanctification est synergique, c’est-à-dire que Dieu œuvre en nous pour qu’elle se réalise, et que nous sommes aussi appelés à joindre tous nos efforts. Le Saint-Esprit agit en nous par sa Parole. 1 Thessaloniciens 2.13 :

C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie, non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment : la parole de Dieu qui agit en vous qui croyez.

La régénération du croyant vient avec la réception, l’accueil de la Parole de Dieu en nous. Le Seigneur nous transforme de telle sorte que nous avons la conviction que la Parole de Dieu est vraiment SA Parole. Nous avons la conviction qu’elle est l’expression de la sagesse de Dieu, qu’elle fait autorité dans ce monde, qu’elle est pleinement vérité, qu’elle seule peut interpréter, donner le sens à tout ce qui existe dans l’univers. Notre conviction sur la Parole de Dieu ne vient pas du fait que nous trouvons qu’elle « a bien du bon sens ». Notre conviction vient du Saint-Esprit. C’est lui qui nous convainc, qui nous donne cette persuasion que la Bible est la Parole de Dieu. Et seule cette Parole peut nous guider, trancher entre la vérité et l’erreur. Elle seule est compétente pour ce faire. Nous devons ériger un mur entre la pensée du monde et nous. Et ce mur est la Parole de Dieu. Nous devons constamment analyser ce que nous voyons et entendons à la lumière de la Parole de Dieu. 1 Corinthiens 2.15 :

L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.

Nous sommes appelés à la vigilance dans ce monde. Jacques 1.21 :

C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes.

Pierre va dans le même sens. 1 Pierre 1.1-2 :

1 Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance, 2 désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

Frères et sœurs. Recevoir la Parole de Dieu ne consiste pas simplement à la lire à chaque matin dans une brève méditation pour y trouver un encouragement. C’est bien de faire cela. Mais ce n’est pas tout. La Parole de Dieu est l’antidote contre la pensée du monde. Elle est notre bouclier. Il n’y a que par elle que nous pouvons résister à la pensée du monde. Il se peut que certaines personnes ne désirent que le ciel à la fin de leurs jours. Ils veulent être séparés de ceux qui s’en vont en enfer. Mais cette séparation finale et définitive n’est possible que si nous sommes déjà séparés, sortis du monde présentement. Et c’est plus qu’un statut. C’est un mode de vie. C’est la nouvelle vie. C’est la vie chrétienne. Évidemment, recevoir la pensée de Dieu par sa Parole nécessite de bien l’interpréter. Il arrive que des chrétiens prennent des versets hors contexte. Leur intention est certainement bonne; ils désirent obéir au Seigneur. Mais les conclusions ne sont pas toujours bonnes. Un jour, j’entends quelqu’un dire qu’il a dénoncé publiquement le pasteur durant la prédication parce qu’il jugeait que son enseignement n’était pas correct. Il se basait sur le verset où Paul dit : Que les anciens qui pèchent soient repris devant tous. Je lui ai fait remarquer que Paul a écrit cela à un pasteur, Timothée, et qu’il lui dit que c’est lui qui doit reprendre les anciens qui pèchent. Frères et sœurs. Avant de tirer une conclusion, nous devons nous assurer d’avoir bien compris le texte. Nous devons faire un travail, une étude sérieuse. Il y a d’excellents livres qui peuvent nous aider. Nous sommes aussi en Église pour comprendre ensemble la Parole de Dieu. Ne nous lassons pas de méditer cette Parole. Par elle et par elle seule nous pouvons nous prémunir de l’égarement. Par elle, nous pouvons nous sanctifier, vivre la séparation du monde, et surtout vivre selon Dieu et pour Dieu.

 

Que le Seigneur vous bénisse.

 

Daniel Durand, pasteur

20 janvier 2019

 

 

Prédicateur invité

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