La sanctification, partie 3

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« Voici comment la sanctification s’opère : si la sanctification implique Dieu et l’homme, cette collaboration n’est pas du type chacun fait sa part. Ce n’est pas comme si deux personnes déneigent l’aire de stationnement. Dans ce cas, chacun fait sa section et le travail d’un ne dépend pas du tout du travail de l’autre. Ce n’est pas comme déplacer un fauteuil à deux, où chacun lève son côté. Dans ce cas, les deux travaillent ensemble, le travail de l’un dépend du travail de l’autre, mais les deux travaillent également, chacun faisant sa part. Dans la sanctification, Dieu n’agit pas séparément de nous et nous n’agissons pas séparément de Dieu. Nous agissons en dépendant de Dieu et Dieu agit en opérant en nous ce qu’il faut pour que nous puissions prendre nos responsabilités. Ce n’est pas Dieu qui prend nos responsabilités : c’est le chrétien, mais Dieu opère en nous ce qu’il faut pour que nous puissions les prendre. Ainsi, toute la gloire lui revient. »

 

Introduction

Séparé pour

Nous avons vu que la sanctification consiste à être séparé du péché, de notre vieille nature, etc.

Toutefois, ce n’est pas là l’essence de la sanctification. Nous sommes surtout « séparés pour », et ce « pour », c’est pour Dieu, c’est pour les choses d’en haut.

C’est comme le mariage : ce qui définit le mariage n’est pas que le jeune homme ne s’intéresse plus aux autres filles, mais qu’il se donne entièrement pour la femme qu’il épouse. Le fait qu’il se garde des autres filles est la conséquence logique pour vivre le mariage. La sanctification, c’est la même chose. Nous sommes séparés du péché, mais s’il fallait que ça ne soit que ça, ça ne donnerait pas grand-chose si notre vie n’était pas pour Dieu. Dans ce sens, nous voyons plusieurs textes.

Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la vérité. (Jean 17.19)

Ici, Jésus dit qu’il se sanctifie, c’est-à-dire qu’il se consacre à ce que le Père lui demande, et ce, pour les élus. Il l’a fait afin que nous soyons sanctifiés, mis à part pour Dieu.

Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour aboutir à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour aboutir à la sanctification. (Romains 6.19)

Ici, il semble que ce soit le même sens. La sanctification est une consécration de plus en plus grande au Seigneur.

Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. (Romains 6.22)

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! (1 Thessaloniciens 5.23)

Synergisme

Ce verset indique que c’est Dieu qui nous sanctifie, mais alors, comment comprendre que le Seigneur nous demande d’être saints si c’est lui qui le fait?

Puisque nous avons de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en développant jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu. (2 Corinthiens 7.1)

La sainteté est un mot de même famille que « sanctification ». D’un côté, nous sommes appelés à rechercher la sanctification, à vivre la sainteté; d’un autre côté, c’est le Seigneur qui l’accomplit en nous. Comment comprendre cela? Comme nous l’avons vu déjà, il y a des aspects pour lesquels nous ne collaborons pas. Nous sommes régénérés sans y avoir collaboré. Quand Jésus dit à Nicodème : « Il faut que vous naissiez de nouveau », le verbe « naître » est au passif.

Jésus ne dit pas à Nicodème qu’il doit faire ce qu’il faut pour avoir cette nouvelle naissance. C’est un passif dont Dieu est le complément d’agent. La justification est aussi une œuvre unilatérale de Dieu. Nous ne sommes jamais appelés à nous justifier. Dieu est celui qui justifie, nous dit Paul en Romains 8. La sanctification initiale est aussi l’œuvre unilatérale de Dieu. Il nous a mis à part. Il nous a sanctifiés.

Le processus par lequel la consécration devient de plus en plus réelle, appliquée en nous : celle-là sollicite nos efforts. Toutefois, la question demeure : pourquoi est-il dit que c’est Dieu qui l’opère si nos efforts sont sollicités?

Olivier Favre dit ceci :

« Il existe parfois, même chez les croyants conscients de la souveraineté de Dieu, cette idée que l’homme justifié et adopté par pure grâce se retrouve ensuite tout seul, dans la barque de sa vie, pour atteindre à la force de ses poignets l’autre rive accordant l’accès à la cité céleste. »

Nous devons savoir que la sanctification initiale place en nous la disposition nécessaire pour lutter et cette disposition est alimentée par l’Esprit qui habite en nous. La sanctification initiale, objective, est opérée par Dieu seul. On dit qu’elle est monergique, c’est-à-dire qu’elle est l’œuvre de Dieu seul. Toutefois, la sanctification subjective, qui est progressive, est une collaboration entre Dieu et ses enfants. Elle est synergique. La chose est claire : la sanctification est totalement l’œuvre de Dieu.

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. (1 Thessaloniciens 5.23-24)

Pourtant, nous lisons dans cette même épître :

Nous nous souvenons sans cesse, devant Dieu notre Père, de l’œuvre de votre foi, du travail de votre amour, et de la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ. (1 Thessaloniciens 1.3)

Paul salue l’œuvre des chrétiens.

Nous vous avons exhortés, consolés, adjurés de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. (1 Thessaloniciens 2.12)

Paul exhorte les chrétiens à marcher d’une manière digne de Dieu. C’est donc que les chrétiens ont la responsabilité de leur marche.

Au reste, frères, nous vous le demandons et nous vous y exhortons dans le Seigneur Jésus : vous avez appris de nous comment vous devez marcher et plaire à Dieu, d’ailleurs vous le faites. Eh bien! progressez encore. (1 Thessaloniciens 4.1)

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’inconduite; c’est que chacun de vous sache tenir son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu; que personne, en affaires, n’use envers son frère de fraude ou de cupidité : le Seigneur fait justice de tout cela, nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Ainsi celui qui rejette (ces préceptes) ne rejette pas un homme, mais Dieu qui vous a aussi donné son Saint-Esprit. Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive, car vous êtes vous-mêmes instruits par Dieu en vue de l’amour réciproque; c’est aussi ce que vous faites envers tous les frères dans la Macédoine entière. Mais nous vous exhortons, frères, à progresser encore, à mettre votre honneur à vivre en paix, à vous occuper de vos propres affaires et à travailler de vos mains, comme nous vous l’avons recommandé; cela pour que vous vous conduisiez honnêtement envers ceux du dehors, et que vous n’ayez besoin de personne. (1 Thessaloniciens 4.3-12)

Paul insiste énormément sur la responsabilité des chrétiens. Tous ces versets peuvent nous donner l’impression que notre sanctification repose sur nous-mêmes, que Dieu nous regarde aller, mais que c’est nous qui ramons. Heureusement, à travers les portions de textes que nous avons lus, il y en a d’autres qui impliquent le Seigneur.

Nous nous souvenons sans cesse, devant Dieu notre Père, de l’œuvre de votre foi, du travail de votre amour, et de la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ. Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus, car notre Évangile n’est pas venu jusqu’à vous en paroles seulement, mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint et une pleine certitude. (1 Thessaloniciens 1.3-5)

nous vous avons exhortés, consolés, adjurés de marcher d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie, non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment : la parole de Dieu qui agit en vous qui croyez. (1 Thessaloniciens 2.12-13)

Que le Seigneur fasse abonder et déborder votre amour les uns pour les autres et envers tous les hommes, à l’exemple de celui que nous avons pour vous; qu’il affermisse vos cœurs pour qu’ils soient sans reproche dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints! (1 Thessaloniciens 3.12-13)

C’est à la fin de cette épître que Paul dit :

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. (1 Thessaloniciens 5.23-24)

Voici comment la sanctification s’opère : si la sanctification implique Dieu et l’homme, cette collaboration n’est pas du type chacun fait sa part. Ce n’est pas comme si deux personnes déneigent l’aire de stationnement. Dans ce cas, chacun fait sa section et le travail d’un ne dépend pas du tout du travail de l’autre. Ce n’est pas comme déplacer un fauteuil à deux, où chacun lève son côté. Dans ce cas, les deux travaillent ensemble, le travail de l’un dépend du travail de l’autre, mais les deux travaillent également, chacun faisant sa part. Dans la sanctification, Dieu n’agit pas séparément de nous et nous n’agissons pas séparément de Dieu. Nous agissons en dépendant de Dieu et Dieu agit en opérant en nous ce qu’il faut pour que nous puissions prendre nos responsabilités. Ce n’est pas Dieu qui prend nos responsabilités : c’est le chrétien, mais Dieu opère en nous ce qu’il faut pour que nous puissions les prendre. Ainsi, toute la gloire lui revient.

Daniel Durand, pasteur
3 janvier 2018

Prédicateur invité

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