La providence de Dieu, partie 8

« Jacques semble faire un lien avec certaines situations de maladie et un péché commis par la personne malade. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est possible. Autrement dit, il arrive que, par la maladie, le Seigneur force son enfant à se retirer, à prendre un temps de réflexion pour qu’il entre en lui-même, voie son péché et le confesse. La maladie est providentielle, parce que Dieu pourvoit ainsi un moyen pour amener le malade à la repentance. […] Job est tombé malade, non pas parce qu’il pratiquait un péché. Au contraire, c’est parce qu’il s’écartait du mal que Satan l’a ciblé. Dans le cas de Job, Dieu a pourvu un moyen afin que Job démontre sa loyauté envers Dieu. Les épreuves sont des moyens de sanctification, des moyens de témoignage également. »

 

La semaine passée, nous avons commencé à regarder la providence de Dieu en lien avec certains attributs. J’avais dit que tout ce que Dieu fait s’inscrit dans sa providence et tout ce que Dieu fait révèle Dieu. Nous avions vu la providence en lien avec la toute-puissance de Dieu, puis en lien avec sa sagesse et, finalement, en lien avec la bonté de Dieu.

L’indépendance

Un autre attribut de Dieu qui ressort avec sa providence, c’est son indépendance. Dieu est indépendant au sens où il ne dépend de personne. Il n’a besoin de personne. Son plan ne dépend de personne. Ce n’est pas parce que Dieu a voulu dans sa grâce utiliser les hommes que son plan dépend des hommes. Ça ne signifie pas que Dieu a besoin des hommes. Dieu est indépendant et ce qu’il veut voir arriver, il le fait arriver. Puisque c’est Dieu qui pourvoit, Dieu est indépendant. Si Dieu dépendait de quelqu’un d’autre pour pourvoir, nous ne pourrions pas dire que c’est Dieu qui pourvoit. Je vous donne un exemple : nous disons dans notre langage courant que le père de famille pourvoit aux besoins des siens, mais en réalité, ce père dépend d’autres facteurs : il dépend peut-être de son employeur pour pouvoir travailler ou, s’il est à son compte, il dépend de ses clients pour tirer sa subsistance.

Si ce père peut travailler, c’est que Dieu pourvoit à sa santé et à ses compétences. Donc, ce père pourvoit aux besoins de sa famille, mais ce n’est pas au même niveau que la providence de Dieu. Si nous pouvons dire que Dieu pourvoit totalement, c’est que personne ne donne à Dieu pour qu’il nous redonne. Si c’était le cas, ce ne serait plus Dieu qui pourvoirait, mais celui qui donne à Dieu.

Qui m’a prêté pour que je le lui rende ? Sous tous les cieux tout est à moi. (Job 41.3)

Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? (Romains 11.35)

C’est de toi que viennent la richesse et la gloire, c’est toi qui domines sur tout, c’est dans ta main que sont la force et la puissance, et c’est ta main qui a le pouvoir de tout agrandir et de tout affermir. (1 Chroniques 29.12)

Car qui suis-je et qui est mon peuple, que nous soyons capables de faire de pareilles offrandes volontaires ? Tout vient de toi, et c’est de ta main que vient ce que nous te donnons ! (1 Chroniques 29.14)

L’immuabilité

Le prochain attribut de Dieu que je vous propose est son immuabilité. C’est-à-dire le fait que Dieu ne change pas. En quoi la providence de Dieu, appliquée dans un monde qui change, manifeste-t-elle l’immuabilité de Dieu ? Il me semble que ce monde change, mais que ça ne fait que ressortir, par voie de contraste, qu’il y a un Dieu qui ne change pas. Ça fait ressortir la distinction entre le créateur et la créature.

Parce qu’en même temps, je pense que derrière la mouvance du monde, il y a derrière des choses qui ne changent pas. Même chez l’homme, il y a des choses qui ne changent pas au fil de l’histoire : le besoin de respirer, de manger, de dormir et de se multiplier; la quête du bonheur; la science au sens de connaître son environnement pour mieux en bénéficier; et probablement beaucoup d’autres facettes de la vie. Voilà quelques attributs. Je ne les passerai pas tous en revue, mais nous pouvons dire que tout ce que Dieu fait dans sa providence révèle tout son être.

Les épreuves

Nous allons maintenant regarder la question de la providence de Dieu en lien avec les épreuves.

Nous traversons des moments où il nous semble que les combats sont plus faciles. Nous traversons des périodes qui semblent caractérisées par la victoire. Puis, nous entrons dans d’autres périodes où les combats semblent perdus. Nous chutons et nous avons l’impression que le Seigneur nous laisse à nous-mêmes. Les épreuves sont aussi providentielles.

Par épreuve, j’inclus les circonstances difficiles, comme la perte d’un être cher. J’inclus aussi ces périodes où le Seigneur expose, pour un temps, ses enfants à de multiples tentations où leur péché est mis en évidence.

Circonstances difficiles

Les circonstances difficiles peuvent avoir plusieurs buts.

Révéler un péché actif

Il se peut que ce soit en raison d’un péché que Dieu veut faire ressortir.

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que ceux-ci prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité. (Jacques 5.14-16)

Jacques semble faire un lien avec certaines situations de maladie et un péché commis par la personne malade. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est possible. Autrement dit, il arrive que, par la maladie, le Seigneur force son enfant à se retirer, à prendre un temps de réflexion pour qu’il entre en lui-même, voie son péché et le confesse. La maladie est providentielle, parce que Dieu pourvoit ainsi un moyen pour amener le malade à la repentance.

Appuyer le témoignage chrétien

Dans d’autres cas, la maladie n’est pas du tout la cause d’un péché personnel. L’exemple le plus flagrant est Job. C’est justement parce qu’il était juste devant Dieu :

Il y avait dans le pays d’Outs un homme dont le nom était Job. Cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et s’écartait du mal. (Job 1.1)

Job est tombé malade, non pas parce qu’il pratiquait un péché. Au contraire, c’est parce qu’il s’écartait du mal que Satan l’a ciblé. Dans le cas de Job, Dieu a pourvu un moyen afin que Job démontre sa loyauté envers Dieu. Les épreuves sont des moyens de sanctification, des moyens de témoignage également.

Daniel Durand, pasteur
25 août 2019

Prédicateur invité

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