La providence de Dieu, partie 16

La semaine passée, nous avons vu, concernant la providence divine que, dans le cas des réprouvés, Dieu pourvoit par l’endurcissement et l’égarement des rebelles en les laissant à leur propre nature afin que la justice de Dieu soit manifestée. En fait, pour la créature, la seule source de vie est dans le créateur. Quand l’homme veut vivre sans Dieu, c’est l’homme qui se retire de la vie, de la lumière et de toute possibilité de connaissance. C’est comme si Dieu avait un ruisseau sur son terrain et que ce ruisseau se poursuit sur le terrain de l’homme : quand l’homme refuse l’eau que Dieu lui donne, Dieu détourne le ruisseau afin qu’il ne donne plus d’eau à cet homme. Dans un sens, on peut dire que c’est Dieu qui a asséché la terre de cet homme, mais en fait, Dieu n’a fait que laisser la terre de cet homme à elle-même : « Tu as refusé mon eau, alors il ne te reste que la sécheresse. » Dieu livre les impies à eux-mêmes de sorte qu’ils s’assèchent, qu’ils s’endurcissent.

En plus d’abandonner les réprouvés à eux-mêmes, le Seigneur abandonne les réprouvés aux tentations du monde et au pouvoir de Satan. Satan est le père du mensonge. Les réprouvés n’ont pas l’amour de la vérité. Ils aiment le mensonge. Prenons par exemple le Feng-shui : c’est une philosophie orientale qui prône des pratiques loufoques. Selon cette philosophie, on doit fermer le siège de toilette, parce qu’on va perdre de l’argent.

Nous avons connu une personne qui ridiculisait l’évangile, mais qui pratiquait le Feng-shui. J’aimerais vous dire que le cœur humain est toujours une terre d’accueil pour le mensonge, mais demeure une terre hostile à la vérité. Ce qui est particulier, c’est que Dieu utilise les mêmes moyens pour endurcir les réprouvés que pour attirer les élus : il utilise la vérité. Si on revient au pharaon, ce sont les plaies que le Seigneur a utilisées pour endurcir son cœur.

Or, ces mêmes plaies ont probablement été utilisées pour attirer des Égyptiens à la foi au Dieu d’Israël :

L’Éternel fit en sorte que le peuple obtienne la faveur des Égyptiens, qui se rendirent à leur demande, et ils enlevèrent cela aux Égyptiens. Les Israélites partirent de Ramsès pour Soukkoth au nombre d’environ six cent mille hommes de pied, sans les enfants. Tout un ramassis de gens monta aussi avec eux ; (Exode 12.36-38)

Les mêmes plaies sont un moyen providentiel :

  1. pour délivrer les Israélites;
  2. pour attirer des élus égyptiens;
  3. pour endurcir le pharaon;
  4. pour que tous les peuples autour reconnaissent la puissance du Dieu d’Israël.

Providence particulière pour l’Église

Finalement, les élus bénéficient d’une providence particulière. J’en ai glissé un mot auparavant, mais nous allons maintenant voir plus en profondeur. Nous ne serons pas surpris d’apprendre que, si Dieu veille sur sa création entière, il veille de façon particulière sur son peuple, l’Église. C’est un principe biblique qui nous est même demandé :

Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. (Galates 6.10)

Nous avions déjà vu 1 Timothée 4.10 :

Nous travaillons et luttons, parce que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, surtout des croyants. (1 Timothée 4.10)

J’avais mentionné que le mot « sauveur » ici a un sens plus général, comme on le retrouve dans le grec extra-biblique. Si Paul voulait parler du salut, il n’aurait pas pu dire que Dieu est le Sauveur de tous les hommes, mais surtout des élus. En quoi le Seigneur serait le sauveur de tous les hommes, mais pas autant qu’il l’est pour les élus? Le mot « sauveur » a un sens plus général et c’est celui de « pourvoyeur », de « protecteur ».

Dans ce sens, Dieu est davantage sauveur des élus parce que, non seulement il accorde des bienfaits créationnels à ses enfants comme il le fait pour les autres, mais il leur accorde des bénédictions uniques auxquelles n’ont pas droit les réprouvés : son Esprit, la vie d’Église, etc. Dans Amos 9, aux versets 8 et 9, nous lisons :

Voici que le Seigneur, l’Éternel, a les yeux sur le royaume coupable. Je le détruirai de la surface de la terre ; Toutefois je n’irai pas jusqu’à détruire totalement La maison de Jacob, — Oracle de l’Éternel. Car voici que je donnerai mes ordres et je ferai secouer la maison d’Israël par toutes les nations, comme on est secoué par le crible, sans qu’il en tombe à terre une seule parcelle. (Amos 9.8-9)

Ici, le Seigneur affirme qu’en vertu du statut de peuple de Dieu, sa providence connaît des chemins différents.

Car je suis l’Éternel, ton Dieu, Le Saint d’Israël, ton sauveur ; Je donne l’Égypte pour ta rançon, L’Éthiopie et Seba à ta place. Du fait que tu as du prix à mes yeux, du fait que tu es honoré et que je t’aime, Je donne des hommes à ta place Et des peuples pour ta vie. Sois sans crainte, Car je suis avec toi ; Je ramènerai de l’orient ta descendance Et je te rassemblerai de l’occident. (Ésaïe 43.3-5)

Donc, le Seigneur est totalement souverain sur toute la création et, dans l’exercice de sa souveraineté, dans sa providence, il juge les rebelles et il sauve les élus.

Daniel Durand, pasteur
27 octobre 2019

Prédicateur invité

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