La providence de Dieu, partie 11

« [S]’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés », c’est-à-dire que si l’expérience passée avait été authentique, ces personnes vivraient encore la vie chrétienne aujourd’hui, mais puisque ces personnes ne vivent pas la vie chrétienne aujourd’hui, leur expérience passée n’était pas authentique. Je ne crois pas que Jean parle de ceux qui ont changé d’Église locale. Je crois que Jean parle de ceux qui ont abandonné la vie d’Église. C’est parfois difficile pour nous, parce que nous avons vu de ces personnes servir, témoigner, prier et nous avons un attachement pour ces personnes, mais nous devons faire fi de ces choses et recevoir ce que Jean a dit dans les versets que nous venons de lire. »

 

Introduction

Dans les dernières semaines, nous avons vu que le Seigneur nous place parfois dans des épreuves et que ces épreuves s’inscrivent dans sa providence. Un des buts de ces épreuves est de démontrer la réalité de la foi de son enfant, comme Job.

Une foi inauthentique

À l’inverse, l’épreuve est aussi là pour démontrer que la foi d’un autre est inauthentique, superficielle et non réelle. Nous avons lu la semaine passée dans la parabole du Semeur :

Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même, il est l’homme d’un moment et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. (Matthieu 13.20-21)

Luc rapporte la parabole, mais avec des variantes :

Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont pas de racine, ils croient pour un temps et au moment de l’épreuve ils se retirent. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, après avoir entendu la parole, s’en vont, sont étouffés par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ne donnent pas de fruits mûrs. (Luc 8.13-14)

Sur ce point, j’aimerais vous dire qu’il y a des personnes qui fréquentent une Église locale et qui la quittent pour des raisons non bibliques, pour ne plus fréquenter d’Église. Ces personnes affirment souvent qu’elles n’ont pas abandonné le Seigneur. Elles ont simplement abandonné l’Église locale. Nous ne devrions pas croire ce que ces personnes disent. Si elles abandonnent ce que le Seigneur demande, elles abandonnent le Seigneur.

Si leur désertion est temporaire, c’est bon, mais je parle des personnes qui ont abandonné tout rassemblement. Tant qu’elles sont dans cet abandon du plan de Dieu, nous ne pouvons les considérer comme des frères et sœurs.

Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous ; mais de la sorte, il est manifeste que tous ne sont pas des nôtres. (1 Jean 2.19)

La conjugaison de ce verset est très instructive. « [S]’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés », c’est-à-dire que si l’expérience passée avait été authentique, ces personnes vivraient encore la vie chrétienne aujourd’hui, mais puisque ces personnes ne vivent pas la vie chrétienne aujourd’hui, leur expérience passée n’était pas authentique. Je ne crois pas que Jean parle de ceux qui ont changé d’Église locale. Je crois que Jean parle de ceux qui ont abandonné la vie d’Église. C’est parfois difficile pour nous, parce que nous avons vu de ces personnes servir, témoigner, prier et nous avons un attachement pour ces personnes, mais nous devons faire fi de ces choses et recevoir ce que Jean a dit dans les versets que nous venons de lire. Donc, pour finir avec ce point, à savoir que l’épreuve est parfois là pour que ressorte l’inauthenticité de certains qui ont fait profession de foi, mais superficiellement, la Bible nous avertit que ça arrive.

Daniel Durand, pasteur
15 septembre 2019

Prédicateur invité

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