La justification, partie 3

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« Frères et sœurs, dans nos relations humaines ou familiales, et même chrétiennes, il se peut que des personnes nous aient trahis, rejetés, abandonnés, mais ce n’est pas du tout comme ça que le Seigneur agit. Si Jésus-Christ est mort pour nous, nous avons le tout du salut. Voilà ce qui découle de la justification. Le fait d’être justifiés ne fait pas de nous des êtres non coupables : ça fait de nous des êtres non condamnables et cette distinction est très importante pour nous. Si je pèche, je ne peux pas dire que je ne suis pas coupable parce que je suis chrétien. […] [Je] doi[s] reconnaître [m]on péché, [je] doi[s] le confesser au Seigneur et [je] doi[s] prendre les moyens de grâce pour ne pas récidiver. Toutefois, le chrétien coupable n’est plus condamnable, parce que Jésus a payé la dette. C’est là que nous trouvons la délivrance. »

 

Introduction

Il y a deux semaines, nous avons regardé la question de la justification.

La justification conforme à la loi

La justification, si elle nous place en règle avec la loi de Dieu, ne peut piétiner la loi. Si le juge absout le coupable, de deux choses, une : soit que c’est un mauvais juge, soit que c’est un juge aimant qui prend sur lui les conséquences du crime.

C’est lui [Jésus-Christ] que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. Parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant au temps de sa patience, il a voulu montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être reconnu juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. (Romains 3.25-26)

Si le Seigneur avait pardonné au pécheur sans la croix, le Seigneur serait injuste. Il laisserait le péché impuni. Ce serait un Dieu sans aucune morale. Dans le salut, le Seigneur devait montrer sa justice. Il a donc destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, « afin de montrer sa justice ».

Problème universel

La justification est nécessaire, parce que tous les hommes sont injustes. Que nous soyons tombés dans une profonde déchéance ou non, nous sommes tous des hors-la-loi. Le fait que nous soyons justifiés a une grande incidence sur nos vies.

Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit. En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort. Car — chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force — Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair; et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. (Romains 8.1-4)

Paul nous dit qu’il n’y a maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ : mon passé ne peut plus me condamner, mon présent ne peut plus me condamner et mon futur ne peut plus me condamner.

Que dirons-nous donc à ce sujet? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? (Romains 8.31)

Le raisonnement ici, c’est que si Dieu est pour nous, personne ne peut réellement contrecarrer ce que Dieu veut pour nous. Il nous en donne la raison :

Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? (Romains 8.32)

C’est un raisonnement a fortiori, c’est-à-dire qui passe d’une proposition qui passe du plus fort, du plus évident, au moins fort.

Une meilleure traduction serait « à combien plus forte raison ». Par exemple, si c’est facile pour cet homme d’aider les personnes défavorisées, combien plus les gens de sa famille. Le verset 32 (Romains 8.32) cherche à nous faire comprendre que si le Seigneur n’a pas épargné son propre Fils, à combien plus forte raison il va nous donner le reste du salut. Paul continue en posant des questions qui sont évidentes en raison de son argument du verset 32 (Romains 8.32).

Qui accusera les élus de Dieu? Dieu est celui qui justifie! (Romains 8.33)

Ici, Paul rappelle que, bien que des personnes se permettent de nous accuser, ils n’ont aucun droit, puisque c’est Dieu qui justifie. Dieu nous a déclarés justes devant lui.

Qui les condamnera? Le Christ-Jésus est celui qui est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! (Romains 8.34)

Qui peut nous condamner? Nous sommes au bénéfice du Christ. Non seulement est-il mort pour nous, mais il est ressuscité et son action en notre faveur demeure. C’est le Ressuscité qui intercède pour nous. Quand les choses ne vont pas bien pour nous, si nous sommes découragés, inquiets, rappelons-nous que le Seigneur Jésus est au ciel, qu’il voit tout et qu’il intercède pour nous. Ensuite, Paul pose la question :

Qui nous séparera de l’amour de Christ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit : À cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. (Romains 8.35-39)

Paul énumère toutes les créatures possibles, et ça doit nous inclure, pour nous dire que personne ne peut nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur.

Frères et sœurs, dans nos relations humaines ou familiales, et même chrétiennes, il se peut que des personnes nous aient trahis, rejetés, abandonnés, mais ce n’est pas du tout comme ça que le Seigneur agit. Si Jésus-Christ est mort pour nous, nous avons le tout du salut. Voilà ce qui découle de la justification. Le fait d’être justifiés ne fait pas de nous des êtres non coupables : ça fait de nous des êtres non condamnables et cette distinction est très importante pour nous. Si je pèche, je ne peux pas dire que je ne suis pas coupable parce que je suis chrétien. Certains chrétiens qui cherchent à en conseiller d’autres répondent parfois à la légère. Un chrétien a péché et se sent coupable. Il en parle à un frère qui lui dit qu’il n’a pas à se sentir coupable parce que Jésus a payé pour ses péchés. Cette idée est nocive, puisqu’elle ne permet pas au chrétien qui a péché de traiter son péché. Il doit reconnaître son péché, il doit le confesser au Seigneur et il doit prendre les moyens de grâce pour ne pas récidiver. Toutefois, le chrétien coupable n’est plus condamnable, parce que Jésus a payé la dette. C’est là que nous trouvons la délivrance. Certains chrétiens ressentent constamment la culpabilité, mais lorsque nous avons confessé notre péché au Seigneur et aux personnes envers lesquelles nous avons péché, si nous sommes sincères, si notre cœur est contrit, nous devons recevoir le pardon de Dieu.

Si nous demeurons avec notre culpabilité, peut-être sommes-nous coupables d’un autre péché qui est de ne pas considérer l’œuvre du Seigneur à la croix. Nos yeux sont peut-être tournés vers notre péché seulement et non vers le Christ qui a payé pour notre péché. La justification est donc une déclaration légale, unilatérale, par laquelle celui que Dieu sauve est considéré en règle avec Dieu parce que la justice du Christ a été mise au compte de celui que Dieu sauve.

Déjà, la justification doit nous amener dans une action de grâce constante. Le Dieu trois fois saint, celui qui sait tout, celui qui voit tout, ne nous considère plus comme injustes, mais nous traite comme si nous étions parfaitement justes.

Daniel Durand, pasteur
1er novembre 2017

Prédicateur invité

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