La justification, partie 2

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« S’il fallait que nous y soyons pour quelque chose dans notre salut, la gloire serait partagée entre Jésus et nous, mais tel n’est pas le cas. Nous étions sans force. Nous ne cherchions pas Dieu. Dieu nous a trouvés, parce qu’il va toujours chercher la brebis qui lui appartient. Certains chrétiens pensent le contraire, parce qu’ils croient qu’ils ont cherché le Seigneur avant de se convertir et c’est possible, mais nous devons savoir que si nous avons cherché le Seigneur, c’est qu’il disposait déjà nos cœurs. Paul nous dit bien que nul ne cherche Dieu. Ceux qui l’ont réellement cherché, c’est que le Seigneur les a disposés à le faire. C’est tellement important pour nous de savoir ce qui en est du péché, parce que sans cette prise de conscience, nous ne pourrons pas être reconnaissants du rachat de nos péchés. Si nous ne sommes pas conscients des ravages du péché dans nos vies, nous risquons de nous fier encore à nous-mêmes et non sur le Seigneur. Ce n’est que dans la reconnaissance de mon péché que je voudrai mourir à moi-même, mais si je ne me trouve pas si pire que ça, je vais vouloir conserver ma chair. »

 

Introduction

Ce que le péché requiert

Nous venons de couvrir toute la section concernant le péché : sa nature et ses ravages. Nous allons maintenant voir ce que le péché requiert. Pour les réprouvés, le péché requiert la condamnation juste et appropriée. Nous avons vu ce point sous différents aspects.

Tous les hommes sont sans défense. Ils sont tous inexcusables en raison de la révélation générale, la création, qui inclut la conscience, la connaissance de la loi de Dieu, ainsi que la notion de l’éternité présente en chacun. Nous avons vu que la condamnation éternelle est juste et justifiée parce que, non seulement les hommes pèchent en connaissance de cause, mais ils offensent le Dieu trois fois saint. C’est ce que la Bible nous dit de la condamnation. Pour les élus, le péché requiert l’effacement de celui-ci. Puisque le péché est une dette de l’homme envers Dieu, l’effacement du péché doit être un paiement de cette dette. Puisque le péché marque la séparation de l’homme envers Dieu, la réparation doit aboutir à la réconciliation avec Dieu. Puisque le péché est un crime, la transgression de la loi de Dieu, celui qui expie le péché doit porter le châtiment que prévoit cette même loi.

Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. (1 Timothée 2.5-6)

Jésus est le médiateur. Nous avions vu il y a quelques semaines que la nécessité d’un médiateur indique qu’il y a rupture de relation. Nous n’avons pas besoin d’un médiateur quand les relations sont harmonieuses. Jésus est le médiateur. Il a payé notre dette. Il s’est placé entre nous, débiteurs, et Dieu, notre créancier, et il a payé l’ensemble de notre dette. Ce n’est pas une dette quantifiable qui ferait en sorte que Jésus aurait payée pour tant de péchés, par exemple, pour tous mes péchés préconversion, mais pas pour les autres. C’est une dette légale et nous avons la quittance.

Notre péché faisait de nous des criminels sur qui la peine capitale était prononcée. Jésus est allé subir cette peine capitale à notre place. Il a été le médiateur qui a pris notre place. Notre péché faisait de nous des êtres séparés de Dieu. Jésus, le médiateur, nous a réconciliés avec Dieu. Jésus a tout fait pour nous. Jésus a tout fait, parce que nous ne pouvions rien faire.

S’il fallait que nous y soyons pour quelque chose dans notre salut, la gloire serait partagée entre Jésus et nous, mais tel n’est pas le cas. Nous étions sans force. Nous ne cherchions pas Dieu. Dieu nous a trouvés, parce qu’il va toujours chercher la brebis qui lui appartient. Certains chrétiens pensent le contraire, parce qu’ils croient qu’ils ont cherché le Seigneur avant de se convertir et c’est possible, mais nous devons savoir que si nous avons cherché le Seigneur, c’est qu’il disposait déjà nos cœurs. Paul nous dit bien que nul ne cherche Dieu. Ceux qui l’ont réellement cherché, c’est que le Seigneur les a disposés à le faire. C’est tellement important pour nous de savoir ce qui en est du péché, parce que sans cette prise de conscience, nous ne pourrons pas être reconnaissants du rachat de nos péchés. Si nous ne sommes pas conscients des ravages du péché dans nos vies, nous risquons de nous fier encore à nous-mêmes et non sur le Seigneur.

Ce n’est que dans la reconnaissance de mon péché que je voudrai mourir à moi-même, mais si je ne me trouve pas si pire que ça, je vais vouloir conserver ma chair.

Union du pécheur au Christ

Nous passons maintenant aux privilèges de la croix.

La justification

Nous avons déjà parlé de la justification. Est-ce que quelqu’un se rappelle ce qu’est la justification?

En règle avec la loi

C’est la déclaration que celui qui est au bénéfice de l’œuvre du Christ est considéré comme totalement juste devant Dieu. Il est en règle avec sa loi. Si nous étions déclarés injustes, c’était par rapport à la loi de Dieu. Par conséquent, la justification est le fait d’être déclarés justes par rapport à la loi de Dieu.

Lorsque des hommes auront un procès et se présenteront pour être jugés, on absoudra l’innocent et l’on condamnera le coupable. (Deutéronome 25.1)

Nous voyons ici que la loi vise à distinguer le juste du coupable. Le Seigneur agit ainsi.

Loin de toi de faire une chose pareille : mettre à mort le juste avec le méchant, en sorte qu’il en serait du juste comme du méchant, loin de toi! Celui qui juge toute la terre n’agira-t-il pas selon le droit? (Genèse 18.25)

La justification est donc un privilège énorme. Être déclarés justes alors que nous sommes injustes est un énorme privilège. Il signifie que nous sommes traités non pas selon nos fautes, mais comme si nous avons parfaitement obéi au Seigneur. Nous verrons plus loin ce qui en découle.

Déclaration unilatérale

La justification est une déclaration unilatérale de Dieu. Il ne s’agit pas d’une œuvre, mais d’une déclaration, et seul le juge suprême peut déclarer juste les coupables. Cette déclaration n’est pas faite en collaboration avec l’homme. Il y a des aspects pour lesquels l’homme est appelé à collaborer, mais pas pour la justification.

Il y a des impératifs dans la Bible à se convertir, à croire, à se sanctifier, à se purifier, à marcher, etc., mais il n’y en a aucun à être justifiés.

Daniel Durand, pasteur
18 octobre 2017

Prédicateur invité

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