La doctrine de Dieu, partie 6

« Nous sommes créés et Dieu est créateur. Quand on part de nos références, on tombe dans la confection d’une idole. Dieu est Dieu, et l’homme ne peut définir Dieu qu’à partir de ce que Dieu dit de lui-même. Quand on veut définir Dieu à partir de nous-mêmes, nous nous faisons un Dieu à notre image. »

 

Dieu est indépendant

Nous poursuivons ce matin sur la question de l’indépendance de Dieu. C’est-à-dire le fait que Dieu ne dépend de personne. Il n’a fait dépendre son plan de personne. Il ne tire pas sa connaissance d’une source extérieure. Alors que Job se questionne sur ce qui se passe, le Seigneur lui répond que Dieu fait ce qu’il veut et que la créature ne peut pas comprendre, elle ne peut pas saisir. Lisons quelques versets.

Job 38.4-6 :

4 Où étais-tu quand je fondais la terre ? Déclare-le, si tu le sais avec ton intelligence. 5 Qui en a fixé les mesures, le sais-tu ? Ou qui a étendu sur elle le cordeau ? 6 Dans quoi ses bases sont-elles enfoncées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire… ?

C’est difficile à concevoir pour nous. Quand j’ai l’occasion de témoigner de ma foi, le point revient souvent. On entend parfois : « c’est impossible que Dieu ait toujours existé. Il faut qu’il ait eu un commencement ». Cette pensée vient des hommes qui ont eu un commencement. Mais pourquoi est-ce que Dieu devrait-il être comme nous? Dieu est Dieu et puisqu’il est unique, il est foncièrement différent de nous.

L’homme a cette fâcheuse tendance à définir Dieu comme si Dieu était un homme. L’homme veut créer Dieu à son image. S’il y a une approche essentielle quand on étudie la personne de Dieu, c’est de ne pas partir de nos références. Nous sommes créés et Dieu est créateur. Quand on part de nos références, on tombe dans la confection d’une idole. Dieu est Dieu, et l’homme ne peut définir Dieu qu’à partir de ce que Dieu dit de lui-même. Quand on veut définir Dieu à partir de nous-mêmes, nous nous faisons un Dieu à notre image. Nous devenons l’original et c’est Dieu qui est à notre image, à notre ressemblance. Ce qui n’est pas la chose à faire. C’est pourquoi il est décrit comme le premier et le dernier. Le premier au sens d’origine. Il est à l’origine de tout ce qui existe. Il est aussi le dernier au sens où il ne sera pas délogé. Nul ne peut l’ébranler. Qu’il soit le dernier implique aussi que sa volonté se réalisera parfaitement. Il a un plan qui ne peut être menacé. Dieu est indépendant parce qu’il se suffit à lui-même. Autrement dit, Dieu n’a besoin de rien. Ne pensons pas que Dieu s’est créé un peuple parce qu’il s’ennuyait. Ne pensons pas que Dieu se soit créé un peuple parce qu’il en avait besoin. Dieu est auto-suffisant, il est indépendant et autonome. La création ne vise jamais à compléter Dieu, à ce qu’il puisse s’accomplir comme Dieu. Frères et sœurs. Le Seigneur n’a pas besoin de nous. Il n’a pas besoin de nos prières, de nos offrandes, de notre activité. Il est indépendant. Par contre, le Seigneur a voulu nous impliquer dans son plan. Non pas parce qu’il a besoin, mais pas amour pour nous. C’est de cette façon que nous devons considérer notre implication dans la prière, dans nos offrandes, dans toutes nos activités. Le Seigneur a voulu nous intégrer, nous rendre participants à ses œuvres. Donc, Dieu est indépendant, et nous, nous sommes dépendants. L’homme, puisqu’il est dépendant, ne peut comprendre celui qui se suffit à lui-même. Il y a un fossé de nature entre Dieu et nous. Nous ne pouvons pas comprendre la personne de Dieu. Mais ceci ne signifie pas que nous ne pouvons pas connaître des choses sur Dieu. Dieu nous a créés, et il nous a créés de sorte que nous ne pouvons pas saisir le tout de Dieu, mais nous pouvons comprendre des aspects de Dieu.

1 Corinthiens 2.11-12 :

11 Qui donc, parmi les hommes, sait ce qui concerne l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui concerne Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. 12 Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de savoir ce que Dieu nous a donné par grâce.

Ce texte nous dit que nous pouvons savoir des choses de Dieu en raison qu’il nous les a communiquées. Deutéronome 29.28 :

Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos fils, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Nous ne pouvons donc pas connaître Dieu exhaustivement, mais nous pouvons le connaître suffisamment pour réellement vivre notre relation avec lui. C’est pourquoi, quand on s’approche de Dieu, quand on lit sa Parole, nous devons toujours nous rappeler que nous sommes devant un être qui nous dépasse infiniment. Il n’y a pas de parité entre Dieu et nous. Il n’y a pas de place pour dire : « Toi Seigneur, tu penses telle chose, mais moi je pense différemment. Je ne suis pas d’accord avec toi. » Nous sommes devant un être unique, dont la sagesse n’a rien à voir avec notre supposée sagesse. Sa grandeur n’a rien à voir avec notre supposée grandeur. Le fait que nous ne pouvons connaître Dieu exhaustivement ne doit pas nous décourager de le connaître. Dieu se laisse connaître en partie et nous pouvons le connaître en partie. Et soyons assurés que connaître Dieu est la meilleure chose pour nous. Ce n’est pas parce que le cultivateur ne peut pas comprendre la mécanique complète de l’agriculture qu’il va s’en priver. Ce n’est pas parce que je ne comprends pas comment le médicament fonctionne sur ma maladie que je ne le prendrai pas.

 

Le Seigneur s’est révélé à nous suffisamment pour que nous puissions l’adorer, le servir et le connaître. Il y a un paradoxe dans le fait que Dieu s’est révélé. Il s’est révélé pour que nous le connaissions. Mais il veut que nous le connaissions comme celui qui ne peut être compris parfaitement. Il se révèle comme celui qui ne peut être sondé. Il se révèle comme celui qui ne peut se révéler totalement, ou il se révèle à des hommes qui ne peuvent saisir le tout de sa révélation. Et ça, c’est déjà un élément de sa révélation. Nous devons comprendre que nous ne pouvons pas comprendre Dieu. Et le fait que Dieu soit incompréhensible ne diminue pas notre capacité à l’adorer. Au contraire, s’il fallait que nous puissions comprendre toute la personne de Dieu, nous cesserions de l’adorer. Nous adorons celui qui nous dépasse, l’unique, celui dont il est dit que « nul n’est semblable à lui ».

 

Juste

Nous allons maintenant voir le fait que Dieu est parfaitement juste, punissant ceux qui ne le cherchent pas, et récompensant ceux qui le cherchent. Dieu est compatissant, riche en bonté et lent à la colère. La justice de Dieu signifie que Dieu agit et traite toutes les créatures en parfaite conformité à son caractère. Ne nous méprenons pas. La justice de Dieu ne signifie pas qu’il y a une justice extérieure à Dieu à laquelle il se soumet. Il n’y a pas une référence détachée de Dieu pour établir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. C’est Dieu et Dieu seul qui établit la justice. Et la justice est ce qui est conforme au caractère de Dieu. Dieu est patient. C’est juste que Dieu soit patient. Dieu est bon. C’est juste que Dieu soit bon. Et quand Dieu agit avec patience et bonté, c’est parfaitement juste. Quand Dieu condamne le pécheur, c’est aussi parfaitement juste parce que c’est conforme au caractère de Dieu. Et quand Dieu sauve les élus, c’est aussi parfaitement juste parce que c’est le caractère de Dieu de prendre sur lui le péché de son peuple pour le sauver. Et la loi de Dieu est l’expression de sa justice. Voyez les parallèles suivants. Ésaïe 42.21 :

L’Éternel a voulu, à cause de sa justice, Rendre la loi grande et magnifique.

Ésaïe 51.7 :

Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple, qui as ma loi dans ton cœur !

Romains 8.4 :

…pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous,…

 

Il y a un danger concernant la justice de Dieu…

 

Daniel Durand, pasteur

 

19 août 2018

Prédicateur invité

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