La doctrine de Dieu, partie 13/13

Share on facebook
Share on twitter
Share on google
Share on email

« L’engendrement du Fils dit simplement que le Fils émane du Père. C’est parce que le Fils est engendré du Père que c’est le Fils qui s’est incarné. C’est parce que le Fils est le rayonnement du Père que c’est le Fils qui révèle le Père. »

 

Introduction

Avant de poursuivre notre étude, j’aimerais amener une précision sur ce que j’ai enseigné la semaine passée suite à une question qu’un frère m’a posée. J’ai proposé la semaine passée que les fausses religions ont un témoignage tordu de la révélation de Dieu. Par exemple, la pluralité en Dieu devient chez les nations païennes le polythéisme et la mythologie. La question du frère est de savoir si ces torsions de la vraie révélation sont dues seulement à l’imaginaire des hommes sans Dieu ou s’il n’y aurait pas aussi une influence démoniaque. Cette question est très bonne et je pense que les démons se plaisent dans ces religions. Lorsque le Seigneur envoya les plaies d’Égypte, il s’en est pris à leurs divinités, parce que les éléments de la nature que le Seigneur a utilisés pour juger les Égyptiens, que ce soit le fleuve du Nil, les grenouilles, etc., étaient tous vénérés comme des dieux. Nombres 33.4 :

Et les Égyptiens ensevelissaient ceux que l’Éternel avait frappés parmi eux, tous les premiers-nés ; l’Éternel exerçait aussi des jugements contre leurs dieux.

Et Deutéronome 32.16-17 :

16 Ils excitent sa jalousie par des dieux étrangers, ils l’irritent par d’horribles pratiques ; 17 Ils sacrifient à des démons qui ne sont pas Dieu, à des dieux qu’ils ne connaissent pas, …

Et lorsque Paul exhorte les chrétiens à ne pas manger de viande sacrifiée à des idoles, il leur dit ceci en 1 Corinthiens 10.19-21 :

19 Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose ? ou qu’une idole est quelque chose ? Nullement. 20 Mais ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons.

Donc, ma pensée est que les démons se mêlent des religions païennes. En fait, ils se mêlent de tout ce qui n’est pas biblique. Ces pratiques païennes sont du mensonge et Satan est le père du mensonge. La seule sécurité pour nous est de demeurer dans la Parole de Dieu.

 

La semaine passée, nous avons vu quelques éléments sur la sagesse de Dieu et j’avais dit que nous regardons la sagesse comme qualité. C’était le premier volet.

 

La sagesse personnifiée

Le deuxième volet de la sagesse, c’est qu’elle est personnifiée par Jésus-Christ. Autrement dit, le Père déploie sa sagesse par le Fils. Proverbes 8.1 :

La Sagesse ne crie-t-elle pas ? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix ?

Donc, nous sommes donc dans un contexte de la sagesse. C’est un exposé sur la sagesse divine. Allons maintenant aux versets 22 et suivants : Proverbes 8.22-31 :

22 L’Éternel me possédait au commencement de son activité, avant ses œuvres les plus anciennes. 23 J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. 24 J’ai été enfantée quand il n’y avait point d’abîmes, point de sources chargées d’eaux ; 25 Avant que les montagnes soient établies, avant les collines j’ai été enfantée ; 26 Il n’avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, ni le premier grain de la poussière du monde. 27 Lorsqu’il disposa les cieux, j’étais là ; lorsqu’il traça un cercle à la surface de l’abîme, 28 Lorsqu’il fixa les nuages en haut, et que les sources de l’abîme jaillirent avec force, 29 Lorsqu’il donna une limite à la mer, pour que les eaux n’en franchissent pas les bords, lorsqu’il traça les fondements de la terre, 30 J’étais à l’œuvre auprès de lui, et je faisais de jour en jour ses délices, jouant devant lui tout le temps, 31 Jouant sur la surface de sa terre, et trouvant mes délices parmi les êtres humains.

Le texte présente la sagesse comme quelque chose que Dieu possède depuis le commencement. Au verset 24, elle est enfantée ou engendrée avant la création. Au verset 30, cette sagesse engendrée œuvrait auprès de Dieu dans la création, de sorte que les théologiens comprennent qu’il est question du Fils ici. Nous croyons que ce chapitre 22 de Proverbes a inspiré l’apôtre Jean dans l’introduction de son évangile. Quelques autres versets… 1 Corinthiens 1.24-25 :

24 nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, 25 mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

Colossiens 2.2-3 :

2 pour connaître le mystère de Dieu, Christ, 3 en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.

En quoi le Fils est-il la sagesse de Dieu? D’abord, ça ne signifie pas que le Père serait dépourvu de sagesse et que c’est le Fils qui la possède au sein de la trinité. La sagesse dans ces passages signifie le déploiement du plan de Dieu qui révèle la sagesse de Dieu et c’est le Fils qui accomplit ce que le Père a décrété.

 

Filiation éternelle

Nous allons maintenant regarder quelques considérations au sujet de la filiation du Fils.

 

L’engendrement éternel

La Bible parle du Fils de Dieu comme celui qui est engendré. Jean 1.18 :

Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique [l’unique engendré], qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.

Certains manuscrits rapportent pour ce texte que le Fils est l’unique engendré. Jean 3.16 :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique [litt. l’unique engendré],…

Le texte original ne dit pas simplement son Fils, mais son Fils unique engendré. Quand on parle d’engendrement, on s’intéresse à la notion de Fils au sein de la trinité. On se pose la question : « Qu’est-ce qui fait que le Fils est Fils? » Du coup, on répond à l’autre question : « Qu’est-ce qui fait que le Père est Père? » Nous devons nous garder de chercher à comprendre à partir de nos réalités humaines. Pour nous, un père qui engendre un fils signifie que le fils est né telle date. Il a donc un commencement et il y eut un temps où le père existait alors que le fils n’existait pas. Nous devons nous rappeler que nos relations familiales sont analogiques aux relations intra-trinitaires et non identiques. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que nos relations familiales nous permettent d’avoir un aperçu de qui est Dieu, mais elles ne sont pas identiques. Nous vivons des réalités en tant que créatures, alors que Dieu est Dieu. Notre problème avec cette doctrine vient toujours du fait qu’on cherche à expliquer à partir de notre réalité humaine et créationnelle et c’est là, l’erreur! Je pense que la meilleure chose pour éviter les erreurs est de dire ce que l’engendrement du Fils ne signifie pas.

 

Fils incréé

Nous devons écarter l’idée que le Père aurait vécu seul et que Dieu serait devenu trinitaire en engendrant le Fils. Dit autrement, nous devons écarter l’idée que le Père est éternel, mais que le Fils aurait eu un commencement. Ce genre de proposition ne fait que faire du Fils une simple créature. Quelle différence entre le Fils, que Dieu aurait engendré à un moment donné dans l’éternité passée, et nous, qui avons été créés à un moment donné dans le passé? Jésus ne serait qu’une créature supérieure à nous, mais une créature. Par conséquent, il ne serait pas Dieu. Pourtant, les Écritures disent bien que le Fils est engendré du Père. On parle d’engendrement éternel. C’est comme une source qui jaillirait depuis toute éternité. Le Fils est engendré du Père depuis toute éternité. Ça signifie que, pour l’éternité, le Fils est engendré du Père. Cet engendrement n’est pas un acte passé et terminé, mais un état permanent et éternel. Le Fils de Dieu est engendré du Père de toute éternité. Ça ne signifie pas que le Fils ait eu une origine, une cause à son existence. Je vous avoue que les théologiens sont très prudents ici. Ils reçoivent les textes bibliques, mais affirment qu’on ne peut expliquer davantage. Ce qui est clair, c’est que le Fils est le rayonnement du Père depuis toute éternité. Hébreux 1.3 :

Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être,…

Ce rayonnement n’a pas commencé avec la création, ni avec l’incarnation du Fils. Ce rayonnement est éternel et fait partie de qui est le Fils. L’engendrement du Fils ne fait pas de lui une personne inférieure au Père. L’engendrement du Fils n’insinue pas que le Fils a eu un commencement. L’engendrement du Fils dit simplement que le Fils émane du Père. C’est parce que le Fils est engendré du Père que c’est le Fils qui s’est incarné. C’est parce que le Fils est le rayonnement du Père que c’est le Fils qui révèle le Père. Nous retrouvons l’idée en Jean 1.14 :

La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

Les disciples ont vu Jésus agir, confronter les autorités juives, repousser les démons, guérir les malades, s’arrêter et prendre du temps envers les plus misérables. Ils l’ont entendu présenter l’évangile, enseigner par des paraboles, exposer comment il accomplit les prophéties de l’Ancien Testament. C’est ce que Jean affirme ici. Ils ont contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique, littéralement, celle du Fils l’unique engendré venu, ou envoyé du Père. C’est très intéressant : ce que Jean affirme, c’est qu’ils n’ont pas simplement vu en Jésus de belles valeurs et une attitude parfaite. Ils ont vu que Jésus est l’envoyé du Père, qu’il est engendré du Père, qu’il est le resplendissement du Père. Nous allons regarder ce qu’en dit le Symbole de Nicée-Constantinople sur la question. Le Symbole de Nicée-Constantinople a été rédigé à la suite d’un concile qui s’est tenu en 325.

 

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du Ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles. Il est Dieu, engendré de Dieu, lumière, engendrée de la Lumière, vrai Dieu engendré du vrai Dieu, engendré non pas créé, de même nature que le Père et par Lui tout a été fait.

 

Ce document résume bien ce qui en est. Nous allons maintenant regarder quelques textes qui appuient la doctrine de l’engendrement éternel. Colossiens 1.15 :

Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.

C’est par le Fils que le Père se rend visible. C’est lui l’image parfaite du Père. Le titre « premier-né » ne signifie pas du tout le premier-créé, contrairement à ce qu’affirment les Témoins de Jéhovah. L’expression réfère au fait que le Fils est l’héritier. Au psaume 89, David est appelé le premier-né de Dieu et ça ne fait jamais référence au fait que David aurait été créé le premier. En fait, David était le benjamin de sa famille. Il a été le deuxième roi en Israël. En rien, il n’a été le premier chronologiquement. Il s’agit plutôt du rang de celui qui recevait une double portion de l’héritage. Donc, en résumé pour l’engendrement éternel du Fils, voici les grandes lignes.

1.         Le Fils émane du Père de toute éternité;

2.         Le Fils n’a jamais été créé : il est donc éternel, tout comme le Père;

3.         Le Fils est égal au Père;

4.         Le Fils est Dieu, tout comme le Père, est Dieu.

 

Daniel Durand, pasteur

 

7 octobre 2018

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email