La création de Dieu, partie 20

« Nous devons savoir que c’est le Seigneur qui préserve sa création, il la soutient et il ne permettra jamais que l’homme mette fin à la vie sur la terre, parce que c’est Dieu qui décidera du moment. Frères et sœurs, ne cédons pas à cette idéologie hystérique : c’est Dieu qui a tout créé. Sans insinuer qu’il n’y a pas de variation en rien et que la pollution est banale, le Seigneur maintient sa création et il le fera jusqu’à son retour. »

 

La semaine passée, j’ai mentionné que nous devrions mettre un bémol sur tout le discours alarmiste sur l’écologie. Ça ne signifie pas que tout ce que les gens disent est faux. Cependant, il y a des scientifiques très reconnus qui ne se rangent pas du côté de ceux qui sont alarmistes. Si beaucoup de scientifiques rejettent le créationnisme pour ne retenir que la théorie de l’évolution, ça nous démontre des lacunes parfois tendancieuses chez la communauté scientifique.

Ça nous démontre aussi qu’il y a une possibilité que ces mêmes lacunes tendancieuses teintent leur discours sur l’écologie. Il est important pour nous de savoir qu’il y a des choses qui ne sont pas dites. On présente tout ce qui peut appuyer ce que j’ai appelé « le dogmatisme écologique », mais on tait tout ce qui est contraire. Je n’entrerai pas dans les arguments et les contre-arguments : ce n’est ni mon rôle ni ma compétence. Pourquoi devons-nous demeurer vigilants sur ce que nous entendons? Pourquoi est-ce important pour nous, chrétiens? C’est parce qu’on veut nous faire croire que la planète sera détruite ou, au moins, l’humanité.

Or, la Bible nous dit le contraire. Immédiatement après la sortie de l’arche, Noé bâtit un autel à l’Éternel. Dieu a agréé le sacrifice et dit :

L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus le sol, à cause de l’homme, parce que le cœur de l’homme est disposé au mal dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas. (Genèse 8.21-22)

Nous devons savoir que c’est le Seigneur qui préserve sa création, il la soutient et il ne permettra jamais que l’homme mette fin à la vie sur la terre, parce que c’est Dieu qui décidera du moment. Frères et sœurs, ne cédons pas à cette idéologie hystérique : c’est Dieu qui a tout créé. Sans insinuer qu’il n’y a pas de variation en rien et que la pollution est banale, le Seigneur maintient sa création et il le fera jusqu’à son retour.

Cela dit, nous devons utiliser la création de façon responsable. Certaines consignes dans l’Ancien Testament vont dans ce sens. Les gens devaient enterrer les déchets humains. On ne pouvait manger une oiselle qui venait de pondre ses petits. On pouvait manger les œufs, mais pas la mère, ceci afin de préserver la vie. Le Seigneur nous a donné la terre et ses produits afin que nous en jouissions, mais de manière responsable.

Nous devons cultiver les produits du sol, ce qui implique que nous maintenions les conditions favorables pour ce faire. Actuellement, la déforestation de très grands territoires en Afrique et en Amérique du Sud rend le sol tellement vulnérable que les pluies entraînent la terre et on assiste à la désertification qui avance à grands pas. On tue les végétaux avec des produits chimiques. Bref, l’homme utilise mal la création de Dieu. Pour nous, chrétiens, nous devons à la fois jouir joyeusement de tout ce que Dieu nous donne dans sa création et, en même temps, garder une attitude responsable. C’est évident que nous ne pouvons pas renverser ce qui se passe, mais nous, dans nos habitudes, nous devons être responsables. Les alarmistes militent afin que l’homme cesse deux pratiques pourtant bibliques. La première pratique, c’est de manger de la viande. En Genèse 6.3, Dieu dit :

Tout ce qui rampe et qui vit vous servira de nourriture : je vous le donne comme je l’ai fait des végétaux. (Genèse 6.3)

Les animaux sont donnés à l’homme comme nourriture. En Israël, les animaux étaient mangés, sauf ceux qui faisaient partie des restrictions alimentaires. Ces restrictions sont tombées avec la Nouvelle Alliance. De nos jours, il y a des personnes qui militent fortement pour que nous cessions de manger de la viande. L’année passée, à Drummondville, il y a eu au moins deux boucheries qui ont été vandalisées pour cette raison-là, alors que Dieu nous permet de manger de la viande. La deuxième pratique, c’est celle d’avoir des enfants. On entend de plus en plus, parmi les alarmistes, le discours faisant la promotion de ne plus avoir d’enfant, parce que les enfants vont devenir des consommateurs des ressources terrestres et on va en manquer. Or, avoir des enfants est un commandement du Seigneur depuis la création :

Dieu créa l’homme à son image : Il le créa à l’image de Dieu, Homme et femme il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. (Genèse 1.27-28)

Ce commandement est réitéré dans la Nouvelle Alliance par Paul :

Je veux donc que les jeunes veuves se marient, qu’elles aient des enfants […] (1 Timothée 5.14)

En 1 Timothée 4.2-3, Paul nous parle des :

[…] faux discoureurs marqués au fer rouge dans leur propre conscience. Ils prescrivent de ne pas se marier et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui connaissent la vérité. (1 Timothée 4.2-3)

Ne pas se marier, c’est ne pas fonder une famille. Frères et sœurs, le Seigneur nous a donné une belle création. Il veut que nous en jouissions pleinement, mais de façon responsable. Voilà qui met fin à la section sur la création. Si vous désirez aller plus loin dans votre réflexion, je vous suggère les deux livres suivants.

Bédard, P. (2013). In Six Days God Created : Refuting the Framework and Figurative Views of the Days of Creation. Maitland : Xulon.

Wolters, A. M. (2017). La création retrouvée : Les fondements bibliques d’une vision du monde réformatrice (Trad. par V. Collet). Trois-Rivières : Impact Académia.

Le premier ne se trouve qu’en anglais. Il a été écrit par un pasteur réformé de Saint-Georges-de-Beauce. Je l’ai lu dans la dernière année et j’ai bien aimé son étude. Il répond aux arguments de ceux qui remettent en question l’interprétation littérale des premiers chapitres de la Genèse. Le deuxième livre, je l’ai lu il y a peut-être deux ans. Il développe le fait que toute la doctrine de la création nous fournit une perspective éthique et théologique pour nos vies. Le prochain sujet que nous aborderons est celui de la providence divine.

Daniel Durand, pasteur
7 juillet 2019

Prédicateur invité

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