La création de Dieu, partie 17

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« Le chrétien ne peut pas agir pour sa propre conscience seulement. Il doit considérer la conscience de ses frères et de ses sœurs qui n’ont pas réalisé encore certaines choses de la vie chrétienne. Cela dit, une personne dont la conscience est faible n’est pas appelée à demeurer dans cette situation. Il est appelé à prendre de la maturité, à progresser en toute chose comme tous les chrétiens. Nous avons vu que les païens ont l’œuvre de la loi écrite sur leur cœur, mais qu’ils n’affectionnent pas cette loi. »

 

Introduction

La semaine passée, nous avons parlé de la différence entre la situation du païen, dans lequel l’œuvre de la loi est écrite, et la situation du chrétien, dont la loi de Dieu a été écrite sur son cœur. J’ai mentionné que les régénérés ont la loi écrite dans leur cœur, alors que, pour les païens, il est dit que c’est l’œuvre de la loi. J’ai bien apprécié le commentaire de Samuel Bénétreau qui dit qu’il s’agit tout simplement de « ce que la loi demande et produit normalement quand on l’observe ». Naturellement, les hommes en société condamnent le meurtre, le vol, etc. Ils produisent parfois l’œuvre de la loi. Ils démontrent qu’il y a un témoignage de la loi de Dieu en eux, mais ils ne prennent pas plaisir dans la loi de Dieu. Quand un païen transgresse manifestement la loi de Dieu, il ne se repent pas. Seul le chrétien prend plaisir dans la loi de Dieu. Quand il la transgresse, le chrétien se repent, mais il n’y a aucune commune mesure avec l’œuvre de Dieu à la régénération qui écrit en nous sa loi. Il nous donne la disposition pour que nous l’aimions et pour que nous l’observions. C’est là toute la nuance. À la suite d’une conversation que j’ai eue la semaine passée avec notre frère Claude, j’aimerais développer un point sur la conscience. Notre conscience est influencée, voire déterminée, par des facteurs : nos traditions, notre culture, etc. Si un groupe de femmes se retrouve au restaurant et qu’une d’elles raconte qu’elle s’est fait avorter pour ne pas affecter sa carrière et qu’une autre femme, pendant ce temps, s’allume une cigarette, laquelle sera un scandale pour les autres? Probablement celle qui allume une cigarette. Notre conscience peut aussi être influencée par l’Église où nous avons grandi. Si nous avons grandi dans une Église où on considérait que prendre une seule coupe de vin est péché, ça va affecter notre conscience. Sur ce point, j’aimerais vous rappeler que notre conscience ne doit être liée que par l’Écriture. Cela dit, nous devons considérer la conscience des autres :

À propos donc de la consommation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a pas d’idole dans le monde, et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Car, quoiqu’il y ait ce qu’on appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, — et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, — néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. Mais tous n’ont pas cette connaissance. En effet, quelques-uns, retenus encore par l’habitude à l’égard de l’idole, mangent de ces viandes en tant que sacrifiées, et leur conscience qui est faible en est souillée. Ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus. Prenez garde, toutefois, que votre droit ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles? Et ainsi le faible périt par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort! En péchant de la sorte contre les frères et en heurtant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. (1 Corinthiens 8.4-12)

Le chrétien ne peut pas agir pour sa propre conscience seulement. Il doit considérer la conscience de ses frères et de ses sœurs qui n’ont pas réalisé encore certaines choses de la vie chrétienne. Cela dit, une personne dont la conscience est faible n’est pas appelée à demeurer dans cette situation. Il est appelé à prendre de la maturité, à progresser en toute chose comme tous les chrétiens. Nous avons vu que les païens ont l’œuvre de la loi écrite sur leur cœur, mais qu’ils n’affectionnent pas cette loi.

Daniel Durand, pasteur
16 juin 2019

Prédicateur invité

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