La création de Dieu, partie 14

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« La conscience rend témoignage à l’homme qu’il y a une loi et que cette loi est inscrite dans son cœur. Quand la conscience accuse, elle révèle la présence de cette loi. Le pécheur sait que ses actions sont mauvaises. Il connaît le décret de Dieu devant le péché, c’est-à-dire que l’homme sait qu’il devra passer en jugement. L’homme est pécheur, même celui qui n’a jamais entendu parler de l’évangile. C’est dans la révélation générale et dans le cœur des hommes. Le fait que ce soit la loi de Dieu qui soit écrite dans le cœur de l’homme, c’est qu’il y a des commandements et des châtiments en cas de transgression. Une loi se définit comme cela : des commandements, choses à faire comme choses à ne pas faire, et la condamnation de ceux qui ne s’y soumettent pas. […] Ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden nous enseigne quelques vérités sur le péché. La première est que Satan utilise la séduction, c’est-à-dire qu’il fait miroiter un avantage dans la désobéissance. Nous devons savoir que, dès qu’une invitation, une tentation, nous amène hors des voies de Dieu, c’est une séduction. C’est un mirage qui ne livre jamais ce qu’il promet. La deuxième est que nous pouvons aussi pécher simplement en suivant un pécheur. Adam n’a pas été séduit : il a simplement suivi. Le seul que nous devons suivre, c’est le Seigneur et, indirectement, ceux qui suivent le Seigneur. »

 

La loi écrite dans le cœur

La semaine passée, nous avons regardé la conscience placée dans l’homme. J’ai suggéré comme définition que la conscience est la sensibilité de l’esprit de l’homme au bien et au mal. La conscience est un mécanisme, mais à lui seul, il n’a aucune utilité. La conscience ne peut fonctionner que s’il y a une loi connue. La conscience sans loi, c’est comme un tribunal sans loi. C’est pourquoi Dieu a placé aussi sa loi dans le cœur de l’homme :

Les païens montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour. (Romains 2.15)

La conscience rend témoignage à l’homme qu’il y a une loi et que cette loi est inscrite dans son cœur. Quand la conscience accuse, elle révèle la présence de cette loi. Le pécheur sait que ses actions sont mauvaises. Il connaît le décret de Dieu devant le péché, c’est-à-dire que l’homme sait qu’il devra passer en jugement. L’homme est pécheur, même celui qui n’a jamais entendu parler de l’évangile. C’est dans la révélation générale et dans le cœur des hommes. Le fait que ce soit la loi de Dieu qui soit écrite dans le cœur de l’homme, c’est qu’il y a des commandements et des châtiments en cas de transgression. Une loi se définit comme cela : des commandements, choses à faire comme choses à ne pas faire, et la condamnation de ceux qui ne s’y soumettent pas :

bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent. (Romains 1.32)

Donc, puisque l’homme a la loi de Dieu écrite dans son cœur, c’est donc qu’il sait qu’il ne peut pas décider lui-même de sa vie. Qui dit loi dit législateur, dit autorité au-dessus. Donc, quand l’homme mène lui-même sa vie selon ses propres pensées, il sait qu’il n’est pas correct, mais il le fait. Si sa conscience l’accuse, il ne sera pas surpris au jugement dernier d’être accusé. Il s’y attend.

Une loi reçue

En plus de la loi écrite dans le cœur, l’homme a reçu une loi verbalement. Dieu a dit à Adam et Ève de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. En plus de la loi inscrite dans leur cœur, ils ont reçu l’ordre de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Si l’on veut, en plus de la révélation générale, l’homme a reçu une révélation spécifique. Dieu lui a donné le sens de tous les arbres et de toute la création. C’est quand même inouï. Le Seigneur donne tout à l’homme, le meilleur de sa création, il lui dit qu’il peut profiter de toutes les richesses de la création (et elles sont nombreuses) à une seule exception : un arbre. Ils n’ont pas résisté. Le péché consiste à prendre ce que Dieu donne et à en faire un usage contraire à sa volonté. Du fait que Dieu dise à l’homme quoi manger et quoi ne pas manger plaçait déjà l’homme sur le registre de la soumission à son créateur. « Tu ne feras pas ce que tu voudras. Je ne t’ai pas créé pour que tu décides toi-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. » Ces textes nous montrent que tous les hommes ont une loi. C’est ce que Paul dit en Romains 2.12-15 que nous avons lu :

Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui pratiquent la loi seront justifiés. Quand les païens, qui n’ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, eux qui n’ont pas la loi, ils sont une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs ; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour. (Romains 2.12-15)

Nous avons vu qu’Adam et Ève ont reçu la loi magistrale concernant l’arbre de la connaissance du bien et du mal ainsi que la loi dans leurs cœurs, mais ces deux lois ne sont pas distinctes. Dans les deux cas, il s’agit du bien et du mal. En mangeant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Ève a voulu décider elle-même ce qui est bien et ce qui est mal.

Avant même qu’elle mange de l’arbre défendu, nous voyons qu’elle a laissé monter en elle la disposition au péché, à la désobéissance. Nous le voyons dans deux textes. Nous allons d’abord regarder Genèse 2.9 :

L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. (Genèse 2.9)

Ce verset nous informe que l’arbre qui est au milieu du jardin est l’arbre de la vie. Maintenant, voyez comment Ève a vu la situation :

La femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. (Genèse 3.2-3)

La femme ne considère pas au centre l’arbre de la vie mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Sa perspective n’est déjà plus celle de Dieu révélée à Adam. Certains comprennent que les deux arbres étaient au centre du jardin, l’arbre de la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est ce qui ressort par exemple de la traduction Semeur :

[…] il mit l’arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l’arbre du choix entre le bien et le mal. (Genèse 2.9 [Semeur])

Autrement dit, Dieu aurait aussi mis au centre du jardin l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais même si les deux arbres étaient au milieu du jardin, ça ne règle pas ce qu’Ève a dit :

Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.  (Genèse 3.3)

Même si Dieu avait placé les deux arbres au centre du jardin, Ève n’en considère plus qu’un. Si c’est le sens, elle ne tient déjà plus compte de l’arbre de la vie. Donc, peu importe la traduction de Genèse 2.9, le regard d’Ève est déjà problématique par rapport à la réalité. Il y a eu une descente morale avant qu’elle mange du fruit défendu. Le deuxième élément textuel qui nous montre que la disposition d’Ève était mauvaise avant même qu’elle croque le fruit défendu se trouve en Genèse 3.6 :

La femme vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et propre à donner du discernement. Elle prit de son fruit et en mangea. (Genèse 3.6)

Or, après les jours 3, 4 et 5 de la création, de même qu’au jour 6 après la création des animaux, il est dit :

Dieu vit que cela était bon. (Genèse 1.10; Genèse 1.12; Genèse 1.18; Genèse 1.21; Genèse 1.25)

Quand il est dit en Genèse 3.6 :

La femme vit que l’arbre était bon à manger […] (Genèse 3.6)

C’est que la femme s’est déjà appropriée la prérogative de Dieu de voir, de considérer ce qui est bon. Nous avons déjà vu que la reprise de mots sert à faire des rapprochements. Le texte original reprend les deux mêmes mots pour faire ressortir cette vérité. C’est vrai : Dieu avait dit de ne pas en manger et la femme considère que c’est bon d’en manger. Donc, nous voyons que l’action a été précédée d’une disposition. Le péché, avant d’être commis, a été préparé dans le cœur d’Ève. Elle avait déjà abandonné la perspective de Dieu. Nous allons regarder un texte de Paul qui nous parle de ce qui s’est passé avec Ève :

[…] ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression. (1 Timothée 2.14)

Adam n’a pas péché en étant séduit : il a péché en écoutant la voix de sa femme. C’est ce que Dieu lui reproche en Genèse 4.17. Ce qui s’est passé dans le jardin d’Éden nous enseigne quelques vérités sur le péché. La première est que Satan utilise la séduction, c’est-à-dire qu’il fait miroiter un avantage dans la désobéissance. Nous devons savoir que, dès qu’une invitation, une tentation, nous amène hors des voies de Dieu, c’est une séduction. C’est un mirage qui ne livre jamais ce qu’il promet. La deuxième est que nous pouvons aussi pécher simplement en suivant un pécheur. Adam n’a pas été séduit : il a simplement suivi. Le seul que nous devons suivre, c’est le Seigneur et, indirectement, ceux qui suivent le Seigneur. Donc, voilà ce qui concerne la loi de Dieu dès la création, l’œuvre de la loi écrite dans le cœur de tous les hommes et la loi particulière donnée à Adam et Ève.

Prédicateur invité

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