La création de Dieu, partie 10

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« La présence des ténèbres au verset 2 est comprise comme la présence du mal et c’est vrai que les ténèbres sont associées au mal dans la Bible. « La terre était informe et vide » peut être traduit par « La terre est [devenue] informe et vide ». Donc, Dieu l’aurait créée remplie, mais en raison de la rébellion des forces du mal, la terre serait devenue informe et vide. En fait, les ténèbres ne sont associées au mal qu’après la chute. Durant la création, il y a eu des étapes progressives qui ont mené au résultat final. Les ténèbres n’indiquaient que l’absence de lumière. Ça n’avait rien à voir avec le mal. D’ailleurs, lorsque Dieu crée la lumière au jour 1 pour séparer les ténèbres et que les ténèbres soient appelées nuit, la notion de ténèbres n’était pas négative, encore moins reliée au mal. »

 

Introduction

Théorie du gap

La semaine passée, nous avons effleuré ce qu’on appelle « la théorie du gap ». C’est la pensée selon laquelle Genèse 1.2 implique un cataclysme causé par la chute des anges. Selon cette théorie, Dieu aurait tout créé il y a bien longtemps, c’est-à-dire bien avant les six jours de la création. C’est leur compréhension de Genèse 1.1.

Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. (Genèse 1.1)

La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, mais l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. (Genèse 1.2)

Les adhérents de cette théorie considèrent l’informe et vide de la terre comme le résultat de la rébellion de Satan et ses anges, rébellion qui serait arrivée entre les deux premiers versets de Genèse 1. Le Seigneur aurait laissé la terre dans cet état lamentable causé par les forces démoniaques durant une très longue période, ce qui expliquerait selon les tenants de cette position les affirmations scientifiques qui croient en une vieille terre. Pour eux, les six jours de la création présentent en réalité une nouvelle création, une création restaurée. Il y a des arguments très intéressants en faveur de cette théorie. La présence des ténèbres au verset 2 est comprise comme la présence du mal et c’est vrai que les ténèbres sont associées au mal dans la Bible. « La terre était informe et vide » peut être traduit par « La terre est [devenue] informe et vide ». Donc, Dieu l’aurait créée remplie, mais en raison de la rébellion des forces du mal, la terre serait devenue informe et vide. En fait, les ténèbres ne sont associées au mal qu’après la chute. Durant la création, il y a eu des étapes progressives qui ont mené au résultat final. Les ténèbres n’indiquaient que l’absence de lumière. Ça n’avait rien à voir avec le mal. D’ailleurs, lorsque Dieu crée la lumière au jour 1 pour séparer les ténèbres et que les ténèbres soient appelées nuit, la notion de ténèbres n’était pas négative, encore moins reliée au mal.

Difficultés

Cette théorie présente plusieurs difficultés.

Tentative d’harmonisation avec la science

La première difficulté est commune à l’interprétation qui remet en question le littéralisme de Genèse 1. C’est le désir de ne pas être en confrontation avec la science. S’il y a eu une première création qui date d’avant les six jours de Genèse 1, on laisse un terrain temporel suffisant pour y faire résider la théorie de l’évolution ainsi que l’idée d’une vieille terre.

Entrée du péché et de la mort

Une autre difficulté concerne la présence de la mort. Les tenants de la théorie du gap disent que c’est durant cette période avant les six jours de création que les fossiles et les strates se sont formés. Or, si les fossiles ont été formés avant les six jours de création, ça signifierait que des animaux seraient morts avant qu’Adam soit créé. Romains 5.12 nous dit que c’est par un seul homme que le péché est entré dans le monde et, par le péché, la mort. Est-ce seulement la mort des humains qui est entrée dans le monde suite à la désobéissance d’Adam? Je ne le pense pas. Le déluge a été un jugement de Dieu sur l’humanité en raison du péché des hommes. Ce jugement a entraîné la mort des animaux. Le déluge nous montre que c’est le péché de l’homme qui entraîne la mort des animaux. Je pense que nous devons penser qu’il en fut de même à la chute. La mort des animaux n’est pas arrivée avant le péché de l’homme.

La terre seulement

Une autre difficulté de la théorie du gap est que Genèse 1.2 ne parle que de la terre. C’est la terre qui serait « devenue » informe et vide. Le ciel serait donc demeuré intact. Or, nous savons que Satan avait accès au ciel. Ce n’est que lorsque le Christ est monté au ciel que Satan a été précipité, ce que nous apprend Apocalypse 12.1-17. Pourquoi il n’y aurait que la terre qui aurait été affectée par le péché? La promesse biblique est que le renouvellement ne concerne pas la terre seulement, mais les cieux aussi. On parle de nouvelle terre et de nouveaux cieux.

Analogie de la foi

Une autre difficulté est que cette théorie ne reçoit aucun appui ailleurs dans les Écritures. C’est très imprudent d’étayer une théorie à partir d’un verset dont le sens peut très bien dire autre chose. Autrement dit, si le verset était clair dans ce sens, ce serait différent, mais rien dans le verset n’oblige à croire cette théorie et rien ailleurs dans la Bible ne vient appuyer cette théorie.

Essais répétitifs

La dernière difficulté que je vous soumets, c’est que le plan de Dieu tel que vu par les tenants de la théorie du gap est présenté bizarrement. Dieu aurait tout créé, Satan aurait tout saboté et Dieu aurait jugé seulement la terre en la recommençant. Alors, pourquoi avoir laissé Satan saboter la terre restaurée? À quoi sert une restauration sans régler le péché? Il me semble que c’est une restauration bidon qui se cache derrière cette théorie.

Voilà pour la théorie du gap.

La complexité

Nous allons maintenant voir qu’un des puissants témoignages de la création est sa complexité qui rend impossible le fruit du hasard. Prenons simplement une trappe à souris. C’est déjà d’une certaine complexité : il y a un puissant ressort relié à une tige qui est bloquée par un bout de métal et un simple petit mouvement, si minime soit-il, suffit à tout déclencher. Ceux qui refusent la doctrine de la création non seulement sont comme s’ils croyaient que la trappe n’a pas été fabriquée par un homme, qu’elle est apparue comme ça au gré du hasard, mais aussi que le mécanisme n’a pas été placé par un homme pour fonctionner. La pièce de métal qui retient fébrilement la trappe a été placée par le hasard. La complexité de chaque corps terrestre, dans ses infimes parties comme dans son tout, et la synergie entre tous les corps terrestres sont d’une complexité incroyable. Nous parlons souvent de la chaîne alimentaire.

Réfléchissons un seul instant à la complémentarité de tout ce qui existe : il y a des animaux végétariens; d’autres qui sont carnivores; il y a les plantes avec ses arbres fruitiers, les champignons, les fleurs; pensons aussi aux animaux aquatiques; d’autres, terrestres; il y a les oiseaux, les insectes; et toutes ses espèces fonctionneraient dans un équilibre parfait sans qu’il n’y ait de créateur? Maintenant, pensons aux astres, aux planètes et à tous les corps célestes. Encore là, la complexité est énorme. La vitesse de chaque planète a dû être calculée avec une précision parfaite. En plus, les planètes n’ont pas une trajectoire circulaire mais elliptique, c’est-à-dire que la forme de leur parcours est un ovale. Quand on pense à l’attraction des planètes qui s’influence l’une l’autre et qui sont chacune influencée par le soleil, la complexité est énorme. Tout cela ne peut venir du hasard. Il y a un Dieu d’une toute puissance qui mérite toute notre admiration et notre adoration. La complexité de la nature et de l’univers nous force à parler de création, de sorte que la Bible nous dit que celui qui ne se tourne pas vers Dieu est inexcusable, parce que Dieu s’est révélé dans sa création.

L’homme

Après avoir fait toutes les autres créatures, Dieu créa l’homme ; il les créa mâle et femelle, avec des âmes rationnelles et immortelles qui les rendaient propres à cette vie avec Dieu pour laquelle ils avaient été créés. Ils ont été faits à l’image de Dieu en connaissance, justice et vraie sainteté, ayant la loi de Dieu inscrite dans leur cœur et le pouvoir de l’accomplir. Ils avaient cependant la possibilité de la transgresser, puisqu’ils étaient laissés à la liberté de leur propre volonté qui était capable de changement. C’est à l’homme qu’est confiée la gestion de la création qui nous est donnée pour que nous en jouissions. Il est donc normal que l’homme exploite toutes les ressources de la terre, mais de façon responsable.

Daniel Durand, pasteur
7 avril 2019

Prédicateur invité

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