La colère de Dieu

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« En quoi la colère de Dieu a un impact sur notre foi et sur notre vie? D’abord, il est rassurant de savoir que Dieu prend position de la façon la plus appropriée qui soit contre le péché. C’est rassurant de savoir que l’honneur de Dieu est préservé et que le péché sera enrayé et de savoir que la justice de Dieu sera parfaitement et définitivement appliquée. Sans la colère de Dieu, je n’aurais pas cette assurance que Dieu ne tolère pas le péché. Maintenant je sais que Dieu est un feu dévorant, que sa colère sera déversée sur les rebelles. De plus, la colère de Dieu doit me pousser à évangéliser. Je ne peux laisser mes proches aller au jugement sans leur présenter la personne de Jésus-Christ. Je dois tout faire, en particulier pour mes enfants, pour qu’ils ne subissent pas cette terrifiante colère. Je dois tout faire, prier, enseigner, être un modèle. Finalement, nous devons louer Dieu pour sa colère, parce que sa colère est très bonne et sainte. Sans elle, l’éternité ne serait pas aussi prometteuse. »

 

Introduction

Ce soir, c’est notre dernier enseignement de cette série. Le but de cette série était de s’arrêter sur l’impact des attributs de Dieu sur notre foi. Nous avions débuté avec l’importance de connaître Dieu.

Connaissance relationnelle

Le but était de nous convaincre de l’importance de connaître Dieu, mais une connaissance intellectuelle ne suffit pas. Je pourrais lire toutes les biographies de George W. Bush, écouter toutes les entrevues qu’il a données, toutes ses conférences de presse. Je pourrais lire aussi tous les articles de journaux, tous les travaux universitaires sur son sujet. Je connaîtrais beaucoup de choses sur le personnage, mais je ne connaîtrais pas le personnage pour autant : je ne l’aurais jamais vu, je ne lui aurais jamais parlé et je serais un pur inconnu pour lui. Connaître Dieu implique aussi une connaissance relationnelle. Le verbe grec a cette dimension relationnelle. La Bible nous dit que Joseph n’a pas connu Marie tant qu’elle n’a pas eu enfanté Jésus. Connaître Marie était plus que d’avoir des informations sur Marie : c’était vivre toute l’intimité avec elle. Ce soir, toujours dans le but de mieux connaître Dieu, nous allons voir un autre attribut de Dieu.

Colère

Nous avions vu il y a quelques semaines que Dieu est un Dieu jaloux et j’avais cité le théologien Wayne Grudem qui définit ainsi la jalousie de Dieu :

« La jalousie de Dieu signifie que Dieu cherche continuellement à protéger son propre honneur. » (Wayne Grudem. Théologie systématique, p. 207.)

Ce soir, nous allons regarder un sujet connexe à la jalousie de Dieu : c’est la colère de Dieu. Lors du congrès de notre association, je discutais avec un pasteur qui dénonçait la montée du mépris de la saine doctrine dans le milieu évangélique.

Il conclut en me disant qu’il est désolé, mais que ça le met en colère. Je lui ai répondu que, pour ma part, ça me met en colère lorsque des pasteurs ne sont pas en colère devant le dérapage auquel nous assistons. La colère de Dieu ne doit pas être comprise comme une crise de frustration, mais comme une prise de position. La colère de Dieu est la juste réaction de Dieu en raison du fait que les non croyants le déshonorent. Je pense que nous avons de la difficulté à comprendre le bien-fondé de la colère de Dieu pour la raison suivante : nous évaluons mal ce qu’est le péché. Lorsque nous pensons au péché, nous le voyons surtout comme de mauvaises actions ou de mauvaises pensées et nous oublions que le péché est un poing levé contre Dieu. Nous oublions que le péché ne décrit pas d’abord des actions et des pensées, mais le rapport de l’homme à Dieu.

Autrement dit, ce qui fait qu’une action est péché, c’est qu’elle constitue un rejet de Dieu, de sa loi, de sa sainteté, de sa morale. Si Dieu n’existait pas, il n’y aurait pas de péché et c’est ce qui fait que le péché est grave. Ce ne sont pas d’abord les conséquences du péché qui font qu’un péché est grave : il y a des personnes qui justifient un péché sous prétexte qu’ils ne font de mal à personne.

Certains s’adonnent à la pornographie sous prétexte que personne ne le sait et que personne ne subit de préjudice. Ça ne fait de mal à personne. Même ce genre de péché est grave, parce qu’à chaque fois, celui qui le commet est en train de lever son poing contre Dieu. Il est en train de dire au Seigneur qu’il n’en a rien à cirer de sa loi. Il est en train de dire au Seigneur que son petit plaisir trompeur a plus de valeur que la loi de Dieu, que la vie avec Dieu.

Il est en train de dire au Seigneur que l’homme a le droit de faire ce qui lui tente et que Dieu n’a rien à dire. Dieu hait le péché et il hait le pécheur. Je pense que nous devrions éviter de dire que Dieu hait le péché tout en aimant le pécheur. Il me semble que cette affirmation dissocie l’action de celui qui la commet.

Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux; tu as de la haine pour tous ceux qui commettent l’injustice. Tu fais périr ceux qui profèrent le mensonge. L’Éternel a en horreur les hommes de sang et de ruse. (Psaumes 5.6-7)

Le psalmiste ne dit pas seulement que Dieu hait l’injustice : il dit que Dieu a de la haine pour tous ceux qui commettent l’injustice. Ce sont les pécheurs qui sont l’objet de la haine et de la colère de Dieu. Pourquoi est-ce que Dieu tient-il tellement à ce que les hommes se plient à sa loi? Ne devrait-il pas faire preuve de tolérance? La réponse est non pour quelques raisons : lorsque Dieu a tout créé, il a créé afin que la création révèle sa gloire.

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. (Romains 1.18-20)

Dieu a tout créé de telle sorte que ses attributs soient manifestés. Dans la création, il a placé sa loi. Sa loi n’est pas un ajout à sa création : elle en fait partie.

Quand les païens, qui n’ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi — eux qui n’ont pas la loi — ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour. (Romains 2.14-15)

Par exemple, Dieu n’a pas simplement créé l’homme et la femme. Il n’y a pas que la matière créée : il y a aussi l’ordre qui régit la création. Le mariage est une institution créationnelle, l’union inviolable et exclusive d’un homme et d’une femme. Ne pas respecter cette union dans les règles déshonore celui qui a tout créé et qui a institué le mariage pour l’honorer.

Il répondit : N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. (Matthieu 19.4-6)

Jésus ne s’intéresse pas à la création pour la matière seulement ou pour les choses et les personnes créées : il s’y intéresse aussi pour l’ordre dans la création. Il y a une loi qui régit le mariage et cette même loi régit le travail, qui est aussi une ordonnance créationnelle. Quand nous regardons les dix commandements, nous constatons qu’ils constituent la codification, la charte de l’ordre créé par Dieu que l’homme doit observer.

Toute cette création avec cet ordre honore celui qui a créé. Lorsque l’homme pèche, il ne fait pas que saboter des choses : il lève son poing contre l’auteur de ces choses. Frères et sœurs, la colère de Dieu est totalement justifiée, au point où Dieu ne serait pas Dieu sans cette colère. Si Dieu n’était pas en colère contre le péché et contre le pécheur, c’est que Dieu banaliserait le péché. Puisque l’homme naît pécheur, il naît avec un statut lié à la colère de Dieu.

Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. (Éphésiens 2.3)

Tous les hommes méritent la colère de Dieu. Nous savons qu’à la fin des temps, la colère de Dieu sera manifestée avec plus de force. Jean-Baptiste a confronté les faux croyants, professant :

[…] qui vous a appris à fuir la colère à venir? (Matthieu 3.7)

Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la révélation du juste jugement de Dieu, (Romains 2.5)

Cela dit, la colère de Dieu est déjà manifestée dans le temps présent.

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive […] (Romains 1.18)

C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs, en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps; (Romains 1.24)

Le fait que le Seigneur livre les hommes à ce qu’ils sont, qu’il les laisse s’enfoncer dans le péché, est déjà la manifestation de la colère de Dieu. Il y a une colère de Dieu à venir : elle sera horrible. Déjà, la colère de Dieu est manifestée. Pour nous, chrétiens, nous sommes à l’abri de cette colère.

[…] et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. (1 Thessaloniciens 1.10)

En quoi la colère de Dieu a un impact sur notre foi et sur notre vie? D’abord, il est rassurant de savoir que Dieu prend position de la façon la plus appropriée qui soit contre le péché. C’est rassurant de savoir que l’honneur de Dieu est préservé et que le péché sera enrayé et de savoir que la justice de Dieu sera parfaitement et définitivement appliquée.

Sans la colère de Dieu, je n’aurais pas cette assurance que Dieu ne tolère pas le péché. Maintenant je sais que Dieu est un feu dévorant, que sa colère sera déversée sur les rebelles. De plus, la colère de Dieu doit me pousser à évangéliser. Je ne peux laisser mes proches aller au jugement sans leur présenter la personne de Jésus-Christ. Je dois tout faire, en particulier pour mes enfants, pour qu’ils ne subissent pas cette terrifiante colère. Je dois tout faire, prier, enseigner, être un modèle. Finalement, nous devons louer Dieu pour sa colère, parce que sa colère est très bonne et sainte. Sans elle, l’éternité ne serait pas aussi prometteuse.

Daniel Durand, pasteur
27 juin 2018

Prédicateur invité

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