La chute de l’homme, partie 12

« C’est fascinant : le Seigneur a mis en place ce qu’il fallait pour que le messie vienne, puisque le messie devant lui aussi naître. Ces versets ont une valeur éthique pour nous. Le mandat de se multiplier demeure. Le mandat de travailler demeure. La souffrance fait partie de notre réalité. Ainsi, nous devons accepter cette réalité. Nous souffrons parfois à cause de nous-mêmes, nous subissons parfois de la souffrance à cause des autres et nous subissons aussi de la souffrance parce que toute la création est entrée dans un désordre qui entraîne des maladies, des cataclysmes, etc. En même temps, même dans la souffrance, nous devrions rendre grâce au Seigneur parce qu’il poursuit son plan parfait. N’oublions pas que c’est dans ce monde de souffrance que le Fils de Dieu est venu et que personne parmi tout le peuple de Dieu n’a subi autant de souffrance que lui. Peut-être que certains auront souffert plus que lui si nous nous arrêtons aux souffrances physiques, mais parmi tous les membres du peuple de Dieu, personne n’aura connu la colère de Dieu. Lorsque nous serons tous réunis dans nos corps glorifiés, après notre résurrection, de toutes les personnes présentes, une seule aura connu ce qu’est la colère de Dieu : c’est Jésus-Christ, le seul qui ne la méritait pas. »

 

La semaine passée, nous avons vu que, suite à la chute, le Seigneur s’adresse d’abord au serpent pour le maudire. Puis, il s’adresse à la femme, lui annonçant qu’elle va enfanter : ce mandat demeure, mais ça va se passer dans de grandes douleurs.

L’homme

Puis, le Seigneur s’adresse à Adam. C’est là que nous étions rendus :

Il dit à l’homme : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, […] (Genèse 3.17-19)

Comme je l’avais déjà mentionné, il y a eu une discussion entre la femme et l’homme qui a eu lieu entre le moment où la femme a mangé de l’arbre défendu et le moment où l’homme en a mangé. Dieu reproche à Adam d’avoir écouté la voix de sa femme :

[…] le sol sera maudit à cause de toi ; c’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, Il te produira des chardons et des broussailles, et tu mangeras l’herbe de la campagne. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans le sol, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. (Genèse 3.17-19)

Deux points ici : le premier est semblable à ce que j’avais dit sur les conséquences pour la femme, c’est-à-dire les douleurs de l’enfantement. Ici, le Seigneur annonce à Adam que c’est à la sueur de son front qu’il va manger du pain, mais il annonce en même temps qu’il va manger du pain. Le mandat créationnel de cultiver le sol demeure et le privilège de manger, de se nourrir, demeure. Seulement, la douleur fera dorénavant partie de sa vie comme de la vie de la femme. Le deuxième point, c’est la mort : son corps va retourner à la poussière d’où il a été pris.

Le Seigneur a annoncé la mort en cas de péché. Cette mort fut instantanée sur le plan spirituel, c’est-à-dire qu’Adam et Ève ont été séparés de Dieu. Même si l’expulsion du jardin a probablement pris quelques instants, la relation avec Dieu n’était déjà plus harmonieuse. La preuve : Adam et Ève se sont cachés immédiatement. La mort physique, pour sa part, n’a pas été instantanée : Adam et Ève ont vécu longtemps et ils ont eu le temps de se multiplier avant de mourir. Leur fils Seth a aussi connu la mort physique, mais pas sans s’être multiplié avec son épouse, et ainsi de suite. C’est fascinant : le Seigneur a mis en place ce qu’il fallait pour que le messie vienne, puisque le messie devant lui aussi naître. Ces versets ont une valeur éthique pour nous. Le mandat de se multiplier demeure. Le mandat de travailler demeure. La souffrance fait partie de notre réalité. Ainsi, nous devons accepter cette réalité. Nous souffrons parfois à cause de nous-mêmes, nous subissons parfois de la souffrance à cause des autres et nous subissons aussi de la souffrance parce que toute la création est entrée dans un désordre qui entraîne des maladies, des cataclysmes, etc. En même temps, même dans la souffrance, nous devrions rendre grâce au Seigneur parce qu’il poursuit son plan parfait. N’oublions pas que c’est dans ce monde de souffrance que le Fils de Dieu est venu et que personne parmi tout le peuple de Dieu n’a subi autant de souffrance que lui. Peut-être que certains auront souffert plus que lui si nous nous arrêtons aux souffrances physiques, mais parmi tous les membres du peuple de Dieu, personne n’aura connu la colère de Dieu. Lorsque nous serons tous réunis dans nos corps glorifiés, après notre résurrection, de toutes les personnes présentes, une seule aura connu ce qu’est la colère de Dieu : c’est Jésus-Christ, le seul qui ne la méritait pas.

Adam et Ève sauvés

Nous allons maintenant regarder la question à savoir si Adam et Ève ont été sauvés. Il n’y a aucun verset qui le dit clairement, mais des indices nous portent à croire que oui.

Un reste

D’abord, Dieu s’est toujours gardé un reste, c’est-à-dire qu’il y a toujours eu des membres de son peuple au sein de l’humanité.

Foi d’Abel et de Seth

Deuxièmement, Abel était croyant et, après sa mort, Seth est né et fut aussi un croyant. Or, il est probable que ces deux hommes aient cru parce que leurs parents leur ont transmis la foi et les ont enseignés sur ce qu’ils connaissaient de Dieu.

Confession d’Ève

Troisièmement, en ce qui concerne Ève, voici ce qu’elle a dit en Genèse 4.1 :

L’homme connut Ève sa femme ; elle devint enceinte et accoucha de Caïn. Elle dit : J’ai mis au monde un homme avec l’aide de l’Éternel. (Genèse 4.1)

Ça ressemble à une profession de foi et il semble bien que ce qu’elle dit soit la suite logique de ce que Dieu avait dit en Genèse 3.15 lorsqu’il a annoncé la descendance victorieuse. Ève a sans doute affirmer ici qu’elle croit en la promesse de la victoire de la descendance de la femme sur la descendance du serpent.

Descendance de la femme

Quatrièmement, il serait très particulier que le Seigneur désigne son peuple comme étant la descendance de la femme sans qu’elle n’en fasse partie. Voici ce que nous lisons en Apocalypse 12.1 et aux versets suivants :

Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous les pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête. Elle était enceinte et elle criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : et voici, un grand dragon rouge feu qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre. Le dragon se tint debout devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, dès qu’elle l’aurait enfanté. Elle enfanta un fils, un mâle qui doit faire paître toutes les nations avec un sceptre de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s’enfuit au désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant 1 260 jours. Il y eut une guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent le dragon. Le dragon combattit, lui et ses anges, mais il ne fut pas le plus fort, et il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel. Il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre habitée ; il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant est arrivé le salut, ainsi que la puissance et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ. Car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. (Apocalypse 12.1-10)

Daniel Durand, pasteur
1e mars 2020

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email