Habiter avec le Seigneur, Jean 14.2-3

« Chers frères et sœurs, notre condition actuelle est temporaire. Ce qui nous attend est infiniment plus merveilleux que ce que nos yeux ont vu jusqu’à maintenant. Ces promesses devraient nous pousser à étudier, à connaître davantage le plan de Dieu, parce que toute notre vie chrétienne ici-bas nous prépare à cette éternité. Dieu, présentement, nous sanctifie, nous transforme et lorsqu’il reviendra, cette transformation connaîtra son apogée : nous serons glorifiés. »

 

Introduction

Nous poursuivons aujourd’hui dans l’évangile de Jean au chapitre 14 et nous lirons les versets 2 et 3.

Texte biblique

Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit; car je vais vous préparer une place. Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. (Jean 14.2-3)

Que le Seigneur bénisse sa Parole en nous. Prions…

Exposé

Depuis le début du chapitre 13 (Jean 13), nous voyons Jésus qui prépare ses disciples à son départ. Nous avions vu avec le verset 1 du chapitre 14 (Jean 14.1) que les disciples sont troublés. Ils le sont à cause de la trahison de Judas, à cause du départ imminent de Jésus et à cause du reniement de Pierre. Pour remédier à cette angoisse, nous avions vu que Jésus prescrit comme antidote de croire en Dieu et de croire en lui.

Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. (Jean 14.1)

Puis, Jésus prescrit comme antidote l’espérance eschatologique, c’est-à-dire le fait de s’accrocher aux promesses futures. Au cœur de ces promesses, il y a le fait que Jésus revient et que nous serons toujours avec lui. Aujourd’hui, nous allons regarder de plus près ce que signifient les promesses de Jésus aux versets 2 et 3 (Jean 14.2-3).

Des demeures

Le premier point que Jésus présente, c’est le fait qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison de son Père. Nous ne pourrons pas élaborer vraiment sur ce qu’est la maison du Père, puisque les Écritures sont plutôt discrètes sur ce point. Y a-t-il un immense domaine à l’intérieur duquel il y a un nombre incalculable de demeures? Nous ne savons pas trop. Cependant, le reste des Écritures peut nous aider à établir certains points.

La maison du Père

D’abord, je ne sais pas si la notion de maison vous frappe, mais c’est une notion très riche de sens. Pour certaines personnes, la notion de maison paternelle n’évoque pas quelque chose de positif. Il y a des parents qui se sont vraiment mal comportés. Il y en a qui n’ont pas pris leurs responsabilités au sérieux, de sorte que la notion de maison paternelle n’est pas positive pour eux.

Certaines personnes voulaient fuir la maison paternelle. Elles ont été libérées d’une situation horrible en la quittant. J’ai déjà dit que Dieu n’est pas un Père comme nous en avons eu à notre naissance. Dieu est sans péché, alors que tous les pères humains sont des pécheurs. Un pécheur, ça détruit, ça sabote tout, même sa famille. Dieu est le seul qui peut nous reconstruire, nous restaurer. De la même façon, la maison de notre Père céleste n’est pas à comparer avec la maison paternelle où nous avons grandi. Chers frères et sœurs, la maison de notre Père céleste est un havre de paix. C’est une maison où la paix règne, où l’harmonie est permanente. La maison du Père, c’est un lieu de communion fraternelle intense, un lieu de partage, de réjouissances. C’est là où nous trouvons le repos, la quiétude. Lorsque nous revenons à la maison après une journée à l’école ou au travail, nous espérons pouvoir nous reposer un peu. Cependant, nous ne sommes jamais certains de ce qui va arriver à la maison. Peut-être y aura-t-il un problème de plomberie, une tension. Nous ne savons jamais. Peut-être que quelqu’un sera tendu et va plonger toute la maison dans une ambiance pénible. En ce qui concerne la maison de notre Père céleste, nous sommes certains d’y trouver un lieu de repos et de paix, un lieu où il fait bon vivre. Peut-être que lorsque nous lisons un tel texte qui nous parle de la maison du Père, nous pensons aux immenses jardins, aux fontaines, aux écureuils qui courent sur les branches. Ces choses ne sont pas impossibles, mais ce n’est pas ce qui fait de la maison du Père une maison dans laquelle nous aspirons vivre. La maison du Père est d’abord un lieu de communion, un lieu de relation authentique.

Les cieux

Les Écritures associent la maison de Dieu d’abord aux cieux.

L’Éternel regarde du haut des cieux, il voit tous les humains; Du lieu de sa demeure il observe tous les habitants de la terre. (Psaume 33.13-14)

Il est évident que ce concept ne signifie pas que Dieu demeure dans une maison avec des portes et des fenêtres. Il faut plutôt y voir que nos maisons terrestres sont des analogies à la maison de Dieu. Lorsque nous parlons de la maison de Dieu qui est au ciel, nous indiquons le fait que Dieu demeure séparé de sa création. Il semble qu’il y ait un lieu céleste où Dieu manifeste sa présence de façon particulière.

Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait par la main de l’homme, imitation du véritable, mais dans le ciel même, afin de se présenter maintenant pour nous devant la face de Dieu. (Hébreux 9.24)

Il est vrai que Dieu est immanent. Il est partout. Il agit dans sa création. Par sa transcendance, Dieu demeure distinct de toute sa création. Sa présence ne remet pas en question le fait que Dieu est le Très-Haut. Il est supérieur à tout ce qui existe. C’est dans ce sens que la Bible dit que Dieu est au ciel. Ceci ne fait pas de lui un être lointain pour autant.

Dans le jardin d’Éden, le Seigneur manifestait sa présence, sa communion par l’arbre de vie. Depuis, l’homme a été chassé de la présence de Dieu, ce qui n’empêche pas Dieu d’avoir une proximité avec l’homme. Un roi peut très bien être présent dans la population, s’intéresser aux besoins des gens… mais tout en gardant une distance appropriée en raison de ses fonctions. Cependant, Dieu, bien qu’il soit infiniment grand et qu’il soit séparé des pécheurs, n’en demeure pas près pour autant.

afin qu’ils cherchent Dieu pour le trouver si possible, en tâtonnant. Or il n’est pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. (Actes 17.27-28)

Donc, si la notion de maison de Dieu est associée au ciel pour indiquer sa supériorité absolue et sa distinction par rapport à la création, cela ne fait pas de lui un Dieu lointain.

L’Église

La notion de maison de Dieu se développe. Le Seigneur veut une communion avec les siens.

[…] mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant […] (1 Timothée 3.15)

Ici, la maison de Dieu est l’Église. L’Église est le temple de Dieu : c’est ce qu’il bâtit. Le croyant est en communion avec Dieu, parce qu’il est de sa maison. En même temps, nous constatons que le fait que le croyant soit de la maison de Dieu n’implique pas seulement la communion du croyant avec Dieu, mais aussi la communion avec tous ceux qui sont de sa maison.

Le fait que l’Église soit appelée maison de Dieu indique que nous avons une communion les uns avec les autres et que cette communion est ou sera aussi intense que celle entre le Père et le Fils.

afin que tous soient un; comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous […] (Jean 17.21)

L’unité entre le Père et le Fils est celle que Dieu établit entre les chrétiens par l’action de son Esprit. La personne qui veut vivre une relation avec Dieu mais sans relation d’Église avec ses frères et sœurs dans la foi s’illusionne. La vie chrétienne se vit dans l’Église. Lorsque Paul se convertit, il demande au Seigneur ce qu’il doit maintenant faire. Le Seigneur venait de parler à Paul. Il aurait bien pu lui dire ce qu’il devait faire. Au lieu de cela, le Seigneur dit à Paul :

Lève-toi, entre dans la ville, et l’on te dira ce que tu dois faire. (Actes 9.6)

Lorsque le Seigneur veut envoyer Paul et Barnabas en mission, il aurait bien pu le leur dire directement. Ce n’est pas ce qu’il fait.

Pendant qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. (Actes 13.2)

Pourquoi pensons-nous que Dieu agit ainsi? C’est pour montrer que c’est l’Église qui reconnaît l’appel. C’est dans l’Église que la vie chrétienne se vit. L’Église est le lieu de communion du croyant avec Dieu tout comme le lieu de communion du croyant avec les autres croyants. Imaginez une maison où il y a le père, la mère et six enfants et un des enfants va trouver son père pour lui dire : « Je t’apprécie beaucoup comme père, mais je n’aime pas mes frères et sœurs. Je veux vivre ici, mais sans mes frères et sœurs. » Quel père accepterait une telle chose? Ceux qui ne veulent pas de vie d’Église, de communion avec les autres chrétiens, ceux qui demeurent en dehors de l’Église n’en font probablement pas partie. L’Église est le lieu de communion, de relation avec Dieu et avec les siens. L’Église est la maison de Dieu. C’est là qu’il habite, c’est là qu’il vit la relation avec ses enfants. Cela dit, il n’est pas impossible que la notion de maison de Dieu dépasse l’Église.

La notion de maison de Dieu est l’Église ainsi que ce qui est confié à l’Église. Quand Jésus reviendra, ce sera toute la nouvelle création. Nous avons déjà vu, il y a plusieurs mois, que lorsque le Seigneur a placé Adam dans le jardin, il est dit :

L’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. (Genèse 2.15)

Les verbes traduits ici par « cultiver » et « garder » sont les mêmes que ceux qui décrivent l’activité des prêtres au temple. Ces mêmes verbes sont alors traduits par « servir » et « garder ». Ceci démontre que la création était un jardin-sanctuaire. La création devait être un temple à l’honneur de Dieu.

Nous voyons aussi que Dieu a manifesté sa gloire dans le temple, mais l’Écriture nous dit aussi que la gloire de Dieu remplit toute la terre.

Individu

Si la réalité communautaire est très présente, celle-ci ne supprime pas le caractère individuel des personnes. Le fait que le Seigneur va préparer une place à chacun indique que nous ne serons pas perdus dans une mer de monde. Nous ne perdrons pas notre personnalité. Nous serons glorifiés : il n’y aura plus aucune trace de péché en nous. Sur des emballages de produits alimentaires, il est de plus en plus fréquent que les fabricants écrivent sur l’emballage : « Peut contenir des traces de noix. » Ces compagnies se protègent, car elles ne peuvent garantir que des instruments servant à produire un aliment qui contient des noix n’ont pas contaminé d’autres aliments. Elles ne peuvent pas le garantir, mais en ce qui concerne notre glorification, nous avons cette garantie qu’il n’y aura plus aucune, mais vraiment aucune trace de péché. Nous allons conserver notre personnalité, mais celle-ci sera totalement libérée du péché. Un autre texte qui nous garantit que nous allons conserver notre individualité :

Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob, celui qui t’a formé, ô Israël! Sois sans crainte, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi! (Ésaïe 41.1)

Le Seigneur nous connaît par notre nom. Il connaît chacun de ses élus par son nom. C’est un appel personnel et individuel, non pas pour demeurer individualiste, mais plutôt pour nous incorporer à son Corps qui est l’Église. En même temps, cette incorporation ne fait pas de nous des êtres confondus, dépersonnalisés. Le peuple de Dieu n’est pas une simple foule : c’est une famille où chaque enfant a de l’importance aux yeux de Dieu.

Chacun de ses enfants a son nom gravé dans la paume de ses mains. Chacun de ses enfants est la prunelle de ses yeux. Chacun de ses enfants est important pour Dieu. Chacun de ses enfants est l’objet de son amour paternel. Si le Seigneur ne désirait qu’une foule, il n’irait pas chercher sa brebis perdue. S’il va la chercher, c’est qu’elle a aussi d’importance pour lui que les autres.

Une de mes tantes nous a raconté qu’un jour, elle est allée demander à sa mère pourquoi elle ne l’aimait pas. Sa mère lui a répondu que lorsqu’on a plusieurs enfants, on ne peut pas les aimer tous également. Combien de personnes ont vécu cela? Avec notre Père céleste, ce n’est pas du tout le cas. Il aime chacun de ses enfants d’un amour éternel et il aime chacun de ses enfants du même amour qu’il aime son propre Fils.

Lorsque Jésus dit qu’il y a plusieurs demeures dans la maison de son Père et qu’il est parti nous préparer une place, ça signifie que le Seigneur pense à chacun de ses enfants et qu’il s’apprête à les accueillir chacun personnellement.

La nature de cette place

Une question se pose lorsque nous lisons sur les promesses futures. Est-ce une vraie place? De quelle nature sera le royaume final? Certains pensent que tout sera spirituel, immatériel. Cette pensée découle probablement du fait que Dieu est Esprit. Cette pensée oublie l’incarnation du Fils : le Fils de Dieu s’est fait homme. Il ne s’est pas fait homme temporairement, mais définitivement. Il n’a pas pris une enveloppe humaine qu’il aurait laissé tomber en remontant vers son Père. Il s’est fait homme pour s’identifier à son peuple et il demeure le Dieu fait homme pour l’éternité. C’est corporellement qu’il est ressuscité. Au moment où on se parle, Jésus est avec son Père et il y est corporellement. Pour ma part, il me semble que les données bibliques pointent vers une nouvelle terre bien réelle, physique et palpable. Les choses spirituelles ne sont pas en opposition aux choses matérielles et physiques. Rendre un culte en esprit et en vérité ne signifie pas que mon corps ne participe pas. Le monde spirituel est le monde marqué par l’œuvre de l’Esprit de Dieu. La place qui nous attend est une place bien physique avec de la matière. C’est la création matérielle qui sera complètement renouvelée.

Jésus est ressuscité bien physiquement. Son corps n’a pas vu la corruption. Son tombeau a été retrouvé vide. Il a mangé avec ses disciples après sa résurrection. Il nous dit que nous allons manger non seulement avec Abraham, Isaac et Jacob, mais aussi avec lui. Nous boirons à nouveau le fruit de la vigne avec lui. Jésus nous prépare une place. Cette place sera merveilleuse comme nous ne pouvons pas l’imaginer. Nous allons aussi travailler. Je sais que certains théologiens disent que nous ne travaillerons pas, mais je suis d’un autre avis : nous allons consacrer pour l’éternité la nouvelle création à Dieu. Nous sommes un royaume de sacrificateurs. Nous régnerons avec le Christ pour l’éternité. Or, l’exercice de la royauté est une activité, un travail.

La joie de Jésus

Jésus a dit à ses disciples qu’il a vivement désiré manger cette Pâque avec eux. La joie de Jésus n’était pas seulement de nous libérer de notre péché, mais aussi de nous faire entrer dans cette éternité.

Il nous ouvre la porte de la maison de son Père. Il nous fait entrer. Nous, qui étions errants, des sans-abris spirituels, nous avons maintenant une maison, une place à la table du grand Roi. Jésus voyait cela, il le savait, et c’est aussi pour cela qu’il est allé à la croix. Il veut nous rendre heureux. Jésus sait que nous y serons heureux, parce qu’il sait mieux que nous ce qui va nous rendre heureux.

Lorsque nous rencontrons des non chrétiens qui sont profondément malheureux, nous savons que ce qui les rendrait heureux, c’est d’être réconciliés avec Dieu, d’avoir cette vie nouvelle que le Seigneur donne. Nous pouvons dire que nous savons plus qu’eux-mêmes ce qui les rendrait heureux. De la même façon, le Seigneur sait mieux que nous ce dont nous avons besoin pour être heureux.

Les Juifs pensaient que, pour être heureux, il fallait une libération politique. Jésus vient et ce qu’il offre, c’est la délivrance de notre péché. Il sait que pour être heureux, nous avons besoin d’être rachetés de ce monde, de ne plus appartenir à ce monde perdu et, éventuellement, d’être transportés corps et âme dans cette nouvelle création qui nous attend.

Il le sait et c’est pourquoi il a vivement désiré manger la Pâque avec ses disciples. Il avait cette joie de procurer ce bonheur à ceux que le Père lui a donnés.

Présence de Dieu

Un dernier point concernant la maison du Père : une maison peut avoir la plus belle apparence, être la plus fonctionnelle, si les gens qui y habitent sont méchants, haineux, cette maison ne sera pas agréable à vivre.

Imaginez si des enfants qui rentraient chez eux après l’école savaient que leurs parents allaient les chicaner, s’ils savaient que le repas serait l’occasion, encore une fois, de s’insulter : ces enfants voudront fuir. Ils vont chercher refuge chez des amis. Même si leur maison est la plus riche du quartier, la plus luxueuse, la plus spacieuse, ils ne la voudront pas. Ce qui fait que la maison de Dieu sera agréable, c’est que c’est le lieu de la présence de Dieu. Ce point est le plus important de tout.

On raconte l’histoire d’une jeune fille dont la mère était très malade. Des voisins ont hébergé la fille pour soulager sa mère. La fille voulait aller dans sa maison pour aller voir sa mère et les voisins l’amenaient à l’occasion. Malheureusement, la mère est décédée. Les voisins expliquent à la fille que sa mère est partie. À partir de ce moment-là, la maison ne représentait plus rien pour la fille. Ce qui avait de la valeur dans cette maison, c’était sa mère.

La nouvelle création est glorieuse, parce que Dieu y habitera. Tout sera conforme à sa loi. Tout sera parfait. Dieu y sera présent et il n’y aura plus aucune trace du péché. Cette création sera glorieuse. Notre Dieu habitera cette maison, tout comme son Fils Jésus-Christ.

Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. (Jean 14.3)

Imaginez : pouvoir remercier face à face celui qui a donné sa vie pour nous. Présentement, nous avons une communion en esprit avec le Seigneur, mais alors, nous le verrons face à face et nous habiterons avec lui.

Applications

But de l’eschatologie

Les versets que nous avons regardés nous montrent le but de l’eschatologie, c’est-à-dire de la doctrine des choses de la fin.

Ce but est de donner aux chrétiens une espérance vivante : il y a des promesses devant nous, de glorieuses promesses. Ces promesses sont telles qu’elles nous donnent la motivation pour que nous persévérions. Ces promesses visent aussi à nous convaincre que la vie ici-bas n’est pas une fin en soi. Notre patrie n’est pas ici : elle est céleste.

C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et saluées de loin, en confessant qu’ils étaient étrangers et résidents temporaires sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. Et s’ils avaient eu la nostalgie de celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. Mais en réalité ils aspirent à une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu; car il leur a préparé une cité. (Hébreux 11.13-16)

Chers frères et sœurs, notre condition actuelle est temporaire. Ce qui nous attend est infiniment plus merveilleux que ce que nos yeux ont vu jusqu’à maintenant. Ces promesses devraient nous pousser à étudier, à connaître davantage le plan de Dieu, parce que toute notre vie chrétienne ici-bas nous prépare à cette éternité. Dieu, présentement, nous sanctifie, nous transforme et lorsqu’il reviendra, cette transformation connaîtra son apogée : nous serons glorifiés. Si nous apprenions que nous devons déménager dans un autre pays le mois prochain, nous commencerions certainement à lire sur ce pays, à chercher à connaître les coutumes, la culture, la langue, la cuisine, le climat et c’est normal. Nous voudrions nous préparer le plus possible; à bien plus forte raison, lorsque nous savons que nous allons passer l’éternité dans un pays merveilleux, le royaume des cieux.

Question

Une question se pose à chacun. Avez-vous une maison qui vous attend à votre mort? Êtes-vous de ceux pour qui le Seigneur prépare une place dans la maison de son Père? Êtes-vous attendus à votre décès? Si quelqu’un ici ne veut pas vivre avec Dieu, si quelqu’un veut vivre sans Dieu, c’est l’éternité qu’il va passer sans Dieu. Vous êtes alors des gens du dehors.

Donc, si les doctrines des choses de la fin sont un encouragement pour le chrétien, elles devraient être un déclenchement de réflexion pour les non-chrétiens. Vous allez à la mort comme les chrétiens, mais vous y allez sans Dieu, sans lieu de repos, sans accueil. Toutefois, si vous croyez au Seigneur Jésus-Christ, vous avez cette assurance d’être accueillis dès votre mort, de ressusciter au dernier jour et de passer l’éternité dans la maison du Père. Lorsque j’étais pasteur à Montréal, il était fréquent que nous accueillions des chrétiens qui venaient d’un autre pays. Mon épouse et moi nous faisions une joie de les accueillir. Nous allions les chercher à l’aéroport, nous les accueillions chez nous. Pour les parents de ces personnes et pour les personnes elles-mêmes, c’était un grand soulagement de savoir que ces personnes à leur arrivée ne seraient pas seules. Il y a quelqu’un, il y a une famille, une maison qui les attendait. Nous avions aussi la joie de leur faire une place à notre table, de leur préparer une chambre. Ces personnes étaient accueillies dans le Seigneur. Lorsque vous irez à la mort, serez-vous accueilli par le Seigneur Jésus? Y aura-t-il une place pour vous dans la maison de son Père? Y aura-t-il une place pour vous autour de sa table?

Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit; car je vais vous préparer une place. Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. (Jean 14.1-3)

Chers frères et sœurs, ces paroles sont pour nous, chrétiens. Nous pouvons être apaisés face à la mort, face aux difficultés de la vie présente : nous sommes attendus. Que le Seigneur nous donne d’être puissamment fortifiés par sa Parole.

Daniel Durand, pasteur
11 février 2018

Prédicateur invité

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