Écouter Dieu pour puiser en Lui, Deutéronome 18.9-22

Il y a un texte biblique qui est connu pour ses avertissements contre la divination et l’occultisme. C’est Deutéronome 18 que nous allons lire à partir du verset 9. Nous allons séparer le texte en deux parties : la première concerne les pratiques païennes défendues par Dieu (Deutéronome 18.9-14); puis la seconde, l’importance de s’attacher à ce que Dieu dit (Deutéronome 18.15-22).

Texte biblique 1

Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Éternel ; et c’est à cause de ces horreurs que l’Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. Tu seras entièrement consacré à l’Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. (Deutéronome 18.9-14)

Verset 9

Le peuple de Dieu s’apprête à entrer en Terre Promise. Avant que le peuple y entre, le Seigneur lui donne des directives, surtout que la Terre promise n’était pas un pays inhabité. Il y avait des païens, les habitants de Canaan, qui sont appelés les Cananéens. Le peuple a été libéré d’Égypte pour se rendre en terre promise.

Ici, Dieu décide de déposséder les Cananéens du territoire qu’ils occupent. On ne vit pas de n’importe quelle façon dans le pays que Dieu donne et c’est ça que Dieu enseigne. Ce texte s’applique à nous, non pas que nous allons déménager en Canaan, mais parce que Canaan, selon Hébreux 4, est une préfiguration de la nouvelle création que Dieu annonce. La Bible dit que nous avons déjà un pied dans la nouvelle création par la présence de l’Esprit en nous. Nous sommes de nouvelles créatures. Le texte de Deutéronome signifie donc que notre façon de vivre doit être totalement différente de celle des païens. Le peuple de Dieu ne doit jamais imiter les pratiques horribles des païens, des non-croyants. Jusqu’au verset 14 (Deutéronome 18.9-14), Moïse va dénoncer les pratiques païennes; dans les versets 15 à 22 (Deutéronome 18.15-22), il parlera du mouvement prophétique.

Versets 10 et 11

Le verset 10 interdit de passer son fils ou sa fille par le feu. Passer son enfant par le feu était une pratique qu’on retrouvait surtout chez les Ammonites. Les Ammonites étaient une nation païenne qui était dans l’entourage des Juifs.

Vous voyez Ammon complètement en haut, à droite de l’écran. L’influence des Ammonites était une menace réelle. La plus grande influence venait des mariages entre Ammonites et Juifs. Ces mariages étaient interdits par Dieu, mais certains les contractaient quand même. Quand il y avait un enfant, le conjoint ammonite voulait sacrifier son enfant au dieu des Ammonites. En tant que membre du peuple choisi, les parents devaient présenter leurs enfants à Dieu. Offrir un enfant au dieu des Ammonites, c’était du même coup renier Dieu. Aujourd’hui, ces pratiques ne font pas partie des influences que nous subissons. Par contre, nous ne devons pas sacrifier nos enfants au monde païen. Nous ne devons pas livrer nos enfants aux incroyants. Nous ne pouvons abandonner et sacrifier nos enfants à tout ce qui est étranger à Dieu, parce que, là aussi, les sacrifier, c’est les amener à la mort.

Nous avons la responsabilité parentale d’exposer nos enfants à la révélation de Dieu et de travailler en faveur de leur conversion. La suite du verset 10 et le verset 11 (Deutéronome 18.10-11) dénoncent les pratiques divinatoires : la divination, les présages, les techniques occultes, la sorcellerie, la consultation des personnes décédées, etc. Ces pratiques consistent à vouloir lire l’avenir et énoncer des oracles par une sorte d’inspiration, de souffle prétendu divin. C’est un peu la contrepartie païenne de la prophétie. Certains rajoutent des signes, des interprétations [quand j’étais jeune, on disait qu’échapper un couteau annonçait la visite d’un homme; une fourchette, c’est une femme; et une cuillère, c’est un enfant]. On faisait bien attention pour ne pas échapper toute la coutellerie… En fait, le texte ne cherche pas à donner une liste exhaustive de toutes les pratiques : il en énumère suffisamment pour qu’on comprenne que tout ce qui est divination est interdit, que ce soit l’horoscope, la cartomancie, les lignes de la main, les diseuses de bonne aventure, l’astrologie, l’occultisme, la clairvoyance, le p’tit message dans le biscuit chinois, etc.

Le verset 11 (Deutéronome 18.11) va un peu plus loin : il mentionne ceux qui jettent des sorts, ceux qui évoquent les esprits et ceux qui interrogent les morts. Remarquez que le texte ne dit jamais que ces pratiques ne fonctionnent pas. Il y a des manifestations qui démontrent que ces pratiques peuvent fonctionner.

Il y a même un exemple dans la Bible où cette pratique a fonctionné. Dans 1 Samuel 28.7, le roi Saül désobéit à Dieu et va consulter une femme qui évoque les morts. Cette femme évoque Samuel qui était décédé et Samuel entre en contact. La Bible ne dit pas que ça ne marche pas : elle dit de ne pas toucher à cela. Le problème, c’est que c’est probablement des forces démoniaques qui s’infiltrent dans ces pratiques.

Ce texte nous sert une mise en garde contre la prière aux personnes décédées, que ce soit nos proches ou des personnes considérées comme saintes, en particulier par l’Église catholique.

Verset 12

Nous apprenons au verset 12 que ces pratiques sont en horreur à l’Éternel et que les nations païennes seront jugées pour s’être adonnées à ces pratiques. C’est en abomination à Dieu, parce que ces pratiques indiquent qu’on n’a pas confiance en Dieu. Un jour, le peuple de Dieu va pleinement posséder et les opposants à Dieu seront complètement dépossédés.

Verset 13

Le verset 13 (Deutéronome 18.13) nous donne l’exigence de Dieu.

Tu seras entièrement consacré à l’Éternel. (Deutéronome 18.13 [version Colombe])

Quant à vous, soyez irréprochables envers l’Éternel votre Dieu. (Deutéronome 18.13 [version Semeur])

Tu seras parfait à l’égard du Seigneur, ton Dieu. (Deutéronome 18.13 [version NBS])

Littéralement, le texte dit : « Tu seras entier à Dieu ». Pas à 50%, pas à 75%, mais à 100%, entier. Il s’agit d’une vie réellement consacrée à Dieu. Ça implique que, lorsque je pèche, je me repens immédiatement. Dans nos rapports avec Dieu, il n’y a pas de place pour la tricherie, pour l’hypocrisie, ni pour les demi-mesures. Jusqu’où dois-je être consacré à Dieu? Combien d’heures par semaines doivent être consacrées à Dieu? Constamment, continuellement, sans aucune interruption. Parce qu’il s’agit d’un statut.

Verset 14

Le verset 14 (Deutéronome 18.14) nous montre que le peuple juif courait un réel danger de pratiquer la divination. Ce danger venait du fait qu’ils allaient être en contact avec ces nations qui pratiquent ces choses. Remarquez que Dieu aurait pu donner un pays déjà libre. Au contraire, il donne un pays occupé par des nations païennes, nations qui seront en contact avec le peuple de Dieu. Dieu place son peuple, il l’expose à des situations où l’obéissance sera un défi. Les épreuves deviennent l’occasion pour le peuple de démontrer sa fidélité ou sa désobéissance, l’occasion que soit révélé ce qui est dans le cœur. Le verset 14 (Deutéronome 18.14) termine par l’interdiction pour le peuple de Dieu de s’adonner aux pratiques énumérées. Dieu ne permet pas à son peuple de les pratiquer. Les Cananéens recherchaient la sagesse dans ces pratiques qui sont en fait un culte aux créatures. Qu’elles soient décédées ou non, que ce soit des rites aux oiseaux, aux feuilles de thé, à des esprits quelconques, ça demeure une confiance dans des créatures. Dieu dit de ne pas mettre notre confiance dans des créatures. Quand on pense au fait que nous sommes des créatures, ça implique de ne jamais placer notre confiance dans l’homme. Certains placent leur confiance dans la science; d’autres, dans la politique, la philosophie, la psychologie. La majorité des gens placent leur confiance en eux-mêmes. On entend souvent le cliché qu’il faut avoir confiance en soi : si ma confiance en moi m’amène à considérer mes pensées comme sages et que je m’y fie davantage que je me fie à ce que Dieu dit, c’est une pratique contre Dieu :

Cessez de vous confier en l’être humain, dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle : Car de quelle valeur est-il? (Ésaïe 2.22)

Texte biblique 2

La deuxième partie du texte, à partir du verset 15 :

L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez! C’est là tout ce que tu as demandé à l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, le jour du rassemblement, quand tu disais : Que je ne continue pas à entendre la voix de l’Éternel, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, afin de ne pas mourir. L’Éternel me dit : Ce qu’ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. Mais le prophète qui aura l’audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandé de dire, ou qui parlera au nom d’autres dieux, ce prophète-là sera mis à mort. Peut-être diras-tu dans ton cœur : Comment reconnaîtrons-nous la parole que l’Éternel n’aura pas dite? Quand le prophète parlera au nom de l’Éternel, et que sa parole ne se réalisera pas et n’arrivera pas, ce sera une parole que l’Éternel n’aura pas dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite : Tu n’en auras pas peur. (Deutéronome 18.15-22)

Verset 15

Le verset 15 est un verset très important dans la Bible. D’abord, Dieu se présente par son nom qui l’associe à son alliance : « l’Éternel, ton Dieu ». Ce n’est pas le dieu des Ammonites qui est ton dieu : c’est l’Éternel. Le verset 15 lance, si on veut, le mouvement prophétique de la Bible. Bien qu’il y avait des prophètes de Dieu avant, c’est ce texte du Deutéronome qui devient la référence pour comprendre le mouvement prophétique. Le prophète est celui que Dieu choisit, qu’il revêt de son autorité pour qu’il communique sa volonté aux hommes et pour qu’il les instruise. Dieu annonce qu’il enverra un prophète comme Moïse. Un prophète n’est pas quelqu’un qui ne fait qu’annoncer l’avenir. Le prophète :

  1. Communiquait au peuple ce que Dieu pensait d’eux. Il dénonçait le péché, condamnait l’hypocrisie et l’injustice, etc.;
  2. Annonçait le jugement de Dieu sur le péché et contre le peuple;
  3. Rappelait l’impératif de prendre au sérieux la loi de Dieu;
  4. Signifiait la nécessité de croire au Messie à venir.

Le verset précise que le prophète sera issu du peuple juif. Il dit à Moïse « un prophète d’entre tes frères », parce que c’est à travers la nation juive que Dieu a décidé de faire passer sa révélation. Les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs. Dieu veut communiquer avec son peuple. Il désire que nous connaissions son plan, sa personne, etc. Il y a eu plusieurs prophètes chez les Juifs, mais ici, le texte s’intéresse à un prophète en particulier dont l’identité sera révélée plus tard dans les Écritures.

Versets 16 et 17

Le verset 16 nous donne une information très intéressante. Le texte fait référence à un événement particulier qui s’est passé à Horeb.

Le mont Horeb se situe au bas au centre de l’écran. Horeb est un autre nom pour Sinaï et c’est la montagne où Dieu avait communiqué sa loi avec Moïse. Nous allons voir en Deutéronome 5 ce à quoi Moïse fait référence. Les versets 6 à 22 présentent les 10 commandements. Nous allons lire à partir du verset 23. C’est Dieu qui parle :

Après avoir entendu la voix du milieu des ténèbres, et tandis que la montagne [Horeb] était embrasée, vous vous êtes approchés de moi avec tous vos chefs de tribus et vos anciens et vous avez dit : Voici que l’Éternel, notre Dieu, nous a fait voir sa gloire et sa grandeur, et nous avons entendu sa voix du milieu du feu ; aujourd’hui nous avons vu que Dieu peut parler à l’homme et que celui-ci peut rester vivant. (Deutéronome 5.23-24)

Remarquez dans les versets suivants que ce que le peuple a vu a provoqué la peur :

Et maintenant pourquoi mourrions-nous? car ce grand feu nous dévorera ; si nous continuons à entendre la voix de l’Éternel, notre Dieu, nous mourrons. Quel est l’homme, en effet, qui ait jamais entendu, comme nous, la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu et qui soit resté vivant? (Deutéronome 5.25-26)

Là, le peuple n’en peut plus : il s’adresse à Moïse, pas à Dieu, mais à Moïse :

Approche-toi, écoute tout ce que dira l’Éternel, notre Dieu, et toi, Moïse, tu nous rediras tout ce que l’Éternel, notre Dieu t’aura dit ; nous écouterons et nous le ferons. (Deutéronome 5.27)

Ce que le peuple demande, c’est un médiateur. Le peuple n’est pas capable de faire face à Dieu. Le peuple est conscient de son péché en même temps que de la gloire de Dieu. Quand Dieu s’approche, le peuple a peur. Remarquez que, si Moïse est capable, c’est uniquement parce que Dieu l’a appelé à cela. Moïse s’approche de Dieu, non pas parce qu’il aurait une supériorité : Moïse s’approche, parce qu’il a un ministère de médiateur.

L’Éternel entendit vos paroles quand vous me les adressiez ; et l’Éternel me dit : J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées : tout ce qu’ils ont dit est bien. (Deutéronome 5.28)

Tout ce qu’ils ont dit est bien. Dieu approuve la requête du peuple d’avoir un médiateur, ce que rappelle le verset 17 de notre texte (Deutéronome 5.17). En fait, il faut comprendre que Dieu fait comprendre à l’homme qu’il a besoin d’un médiateur.

Verset 18

Au verset 18, Dieu reprend la première idée du verset 15 (Deutéronome 5.15) en rajoutant que Dieu lui-même mettra ses paroles dans la bouche du prophète. Autrement dit, quand le prophète de Dieu parle, c’est Dieu qui parle. Le prophète ne retiendra rien de ce que Dieu veut communiquer :

[…] et il leur dira tout ce que je lui commanderai. (Deutéronome 18.18)

Dieu annonce que ce prophète à venir sera comme Moïse. Ça signifie que, tout comme Moïse a été médiateur, ce prophète sera un médiateur, quelqu’un qui va représenter Dieu au milieu du peuple et quelqu’un qui va représenter le peuple devant Dieu.

Verset 19

Le verset 19 (Deutéronome 18.19) brandit le danger de ne pas écouter le prophète de Dieu. L’homme va passer en jugement sur la base de ce qu’il aura fait des paroles du prophète. Dans les versets 20 à 22 (Deutéronome 18.20-22), le texte met en garde contre les faux-prophètes.

Versets 20 et 21

Nous constatons au verset 20 (Deutéronome 18.20) qu’il y aura des gens qui parleront au nom de Dieu, mais qui sont en fait des faux-prophètes. Ils parlent par audace. Parfois, ils parlent au nom d’autres dieux.

Au verset 22 (Deutéronome 18.22), Dieu répond à une question potentielle et il donne une façon par laquelle le peuple pouvait reconnaître le faux-prophète.

Verset 22

Le prophète annonce quelque chose et cette chose ne se réalise pas. Dieu dit même de ne pas craindre ce qu’il dit. Combien de personnes ont eu peur, parce qu’un autre annonçait la fin du monde!

Qu’il fasse des menaces, qu’il ait de belles apparences, si c’est un faux-prophète, il ne faut ni l’écouter, ni le craindre, mais ça ne signifie pas que, si la chose arrive, le prophète est de Dieu. Si la chose n’arrive pas, le prophète n’est pas de Dieu, mais si la chose arrive, ce n’est pas nécessairement de Dieu. Lisons les cinq premiers versets de Deutéronome 13 :

S’il se lève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire qui t’annonce un signe ou un prodige, et qu’il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t’a parlé en disant : Rallions-nous à d’autres dieux — des dieux que vous ne connaissez pas — et rendons-leur un culte! tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce visionnaire, car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui vous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez l’Éternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. Vous vous rallierez à l’Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez, vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, c’est à lui que vous rendrez un culte, et vous vous attacherez à lui. Ce prophète ou ce visionnaire sera puni de mort, car il a parlé de rébellion contre l’Éternel, votre Dieu, qui vous a fait sortir du pays d’Égypte et vous a libérés de la maison de servitude, et il a voulu te pousser hors de la voie dans laquelle l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné de marcher. Tu extirperas ainsi le mal au milieu de toi. (Deutéronome 13.1-5)

Dans ce cas, le verset 2 (Deutéronome 13.2) dit que la chose annoncée arrive. Il y a accomplissement, sauf qu’il se peut que ce prophète en soit un faux, puisqu’il pousse à rendre un culte à d’autres dieux. Ce texte nous fournit donc des éléments qui nous aident à comprendre les balises de la révélation :

  • Dieu veut communiquer;
  • Dieu suscite les prophètes;
  • Dieu place sa Parole dans la bouche de ses prophètes;
  • Nous devons les écouter;
  • Mais il y aura aussi des faux-prophètes qui se reconnaissent de deux façons :
    1. Soit que la chose annoncée n’arrive pas;
    2. Soit qu’il incite à rendre un culte à d’autres dieux.

Je préciserais que certains ne disent pas ouvertement de se rallier à d’autres dieux, mais s’ils demandent que nous acceptions des choses qui sont contre Dieu, c’est la même chose.

Théologie

Frères et sœurs, les versets que nous avons vus trouvent leur point culminant dans la personne de Jésus-Christ.

Jésus-Christ, LE prophète

Le texte pointe vers un prophète qui se démarquera et qui sera vu, non pas comme un prophète, mais comme LE prophète. Les Juifs attendaient ce fameux prophète :

Ces gens, à la vue du miracle que Jésus avait fait, disaient : Vraiment c’est lui le prophète qui vient dans le monde. (Jean 6.14)

Ils ne disent pas que Jésus est un autre prophète, mais LE prophète :

Des gens de la foule, après avoir entendu ces paroles, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète. (Jean 7.40)

Les Juifs l’attendaient, sauf qu’ils ne l’ont pas écouté, mais Dieu lui-même dit que Jésus est CE fameux prophète :

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. (Hébreux 1.1-2)

Jésus est LE prophète de Dieu et, d’ailleurs, les versets 15 et 18 de Deutéronome 18 (Deutéronome 18.15; Deutéronome 18.18) sont clairement appliqués à Jésus dans Actes 3.22 et Actes 7.37. C’est lui que Dieu visait quand il a annoncé le prophète à venir. Si on reprend le verset 18 de Deutéronome 18 (Deutéronome 18.18), on se rend compte qu’il convient parfaitement à Jésus :

Je leur susciterai […] (Deutéronome 18.18)

Jésus a été envoyé par son Père.

[…] du milieu de leurs frères […] (Deutéronome 18.18)

Jésus est de nationalité juive.

[…] un prophète comme toi, […] (Deutéronome 18.18)

Jésus a révélé ce que son Père lui disait de révéler et, comme Moïse, il est médiateur.

[…] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. (Deutéronome 18.18)

Jésus a dit dans Jean 12.49 :

Car mes paroles ne viennent pas de moi ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a commandé lui-même ce que je dois dire et ce dont je dois parler. (Jean 12.49)

Jésus est le prophète qui nous convient, parce que Jésus n’est pas seulement le messager : il est le message, il est le Logos, la Parole.

Applications

L’enseignement de ce texte de Deutéronome est très pertinent pour nos vies. Il nous amène à nous poser les questions : « En qui et en quoi est-ce que je place ma confiance? Où est-ce que je trouve la vérité? Vers qui est-ce que je tends l’oreille? » Ce texte nous montre que nous devons abandonner toute pratique qui n’est pas selon les réalités de l’œuvre de Jésus-Christ, toute pratique qui vise à trouver une vérité en dehors de Dieu. Nous ne trouverons jamais rien de bon pour nous dans les pratiques païennes. Il n’y a rien qui peut servir de base à la vérité dans ce qui vient de l’homme. Nous ne tirerons jamais rien de bon en mettant notre confiance dans les créatures, même si cette créature est soi-même. Nous ne trouverons jamais de lumière dans ce monde de ténèbres et il n’y a pas de zone grise. Ce texte nous montre que soit l’homme écoute des créatures, soit qu’il écoute Dieu. Le prophète Ésaïe dit en 8.19 :

Si l’on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, qui chuchotent et marmonnent. Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu et s’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants? (Ésaïe 8.19)

Autrement dit, pensons-nous réellement trouver la vie en mettant notre confiance en ce qui est mortel? Parce que les morts ne sont pas seulement les personnes décédées : tous les hommes sont morts spirituellement et les chrétiens ont reçu la vie, non pas pour s’écouter désormais, mais pour s’alimenter dans la Parole de Dieu. Nous devons vivre selon l’instruction de Dieu qui nous donne le pays promis, qui nous donne son Royaume et qui nous donne la vie. Tout le combat de la vie chrétienne réside sur ce principe : écouter ce que Dieu dit, avoir confiance en ce que Dieu dit et agir selon ce que Dieu dit. Dieu ne donne pas sa Parole comme un dictateur qui n’a aucun souci des autres : Dieu donne sa Parole comme un berger dont la seule intention est de nous bénir, de nous diriger, de nous former, de nous conduire dans sa bergerie. Nous ne reviendrons jamais trop sur l’importance de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu qui doit être au centre de nos vies, au centre de notre assemblée. Nous sommes l’Église baptiste de la foi. Paul dit en Romains 10.17 :

Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Christ. (Romains 10.17)

Que le Seigneur bénisse sa Parole en nous.

Daniel Durand, pasteur
3 novembre 2019

Prédicateur invité

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